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Intertextualité et mémoire discursive au prisme de la multimodalité

Revue « Espaces linguistiques » numéro 12 (décembre 2026)

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Published on Friday, January 30, 2026

Abstract

Le but de ce numéro de la revue Espaces linguistiques est de discuter de l’intertextualité à l’aune de la multimodalité sur le terrain de la didactique des langues et des sciences du langage. Dans l’enseignement des langues, l’étude de l’intertextualité permet d’identifier et d’expliciter les syntagmes porteurs non seulement de sens mais véhiculant aussi les éléments culturels ou encore d’améliorer la production des textes des apprenants.

Announcement

Coordination

Numéro coordonné par Lidia Miladi & Catherine Muller, LIDILEM, Université Grenoble Alpes

Argumentaire 

Initiée dans le champ littéraire (Kristeva, 1969 ; Genette, 1982 ; Samoyault, 2010), la notion d’intertextualité a été investie dans les sciences du langage. Elle a été pensée dès l'origine comme un processus de production du texte passant par la transformation et la réutilisation de textes antérieurs (Barthes, 1968 ; Todorov, 1981). En ce sens, l'intertextualité est un véritable mode de production qui dépasse largement la pratique de la citation ou de la référence. En utilisant un texte antérieur, on modifie non seulement son statut mais aussi la lecture qu'on peut en avoir.

L’intertextualité génère en effet maints croisements de textes et de lectures, créant un véritable espace transversal bien loin d’une perception linéaire, et conduit à la mémoire d’une œuvre littéraire ou artistique source. Chaque référence intertextuelle mise en contexte inédit relance le signifiant dans un nouveau procès de signification (Hellégouarc’h, 2006) en devenant un réel « hack créatif ».

Dans une acception large, l’intertextualité peut être définie comme un art de tisser des liens entre un texte et des références culturelles, qu'elles soient littéraires, cinématographiques, musicales, artistiques ou autres (Nycz, 1990 ; Lugrin, 2006 ; Sławek, 2014 ; Burkacka, 2016). C’est une stratégie qui ouvre un espace à la fois créatif, mémoriel et culturel (Trouvé, 2006). Ainsi, l’intertextualité peut être au cœur des investigations non seulement littéraires mais aussi linguistiques, didactiques et autres.

Le but de ce numéro est précisément de discuter de l’intertextualité à l’aune de la multimodalité sur le terrain de la didactique des langues et des sciences du langage. Dans l’enseignement des langues, l’étude de l’intertextualité permet d’identifier et d’expliciter les syntagmes porteurs non seulement de sens mais véhiculant aussi les éléments culturels ou encore d’améliorer la production des textes des apprenants.

En sciences du langage, l’intertextualité peut être au cœur des investigations discursives tout en se situant à l’interface entre la syntaxe, la sémantique et la pragmatique. En analyse du discours, le terme d’interdiscours lui est préféré (Moirand, 2007 ; Paveau, 2010), aux côtés d’autres notions afférentes comme le dialogisme et la polyphonie (Bres, 2005) ou encore la mémoire discursive (Courtine, 1981 ; Paveau, 2006). 

Recourir à l’intertextualité permet d’étayer les dires, de renforcer l’argumentation et surtout de rendre les propos percutants et mémorables (Possenti, 2011 ; Hajok & Miladi, 2025). Tous ces effets peuvent être majorés lorsque le texte est accompagné d’images. L’association du signifiant linguistique avec le signifiant iconique contribue à créer une entité unique, originale et nouvelle (Adam & Bonhomme, 2012). Ainsi, les discours médiatiques, politiques, publicitaires (Brouat, 1994), religieux, scientifiques, discours des mèmes Internet et des réseaux sociaux recourent à l’intertextualité. En introduisant des clins d’œil à des œuvres célèbres littéraires ou artistiques (films, peintures…) ou en insérant des formules figées (ou non) connues, on capte l’attention des récepteurs et on éveille des émotions liées aux souvenirs et aux expériences partagées, ce qui fait naître une forte connexion entre le texte et celui qui l’interprète.

En intégrant des références intertextuelles, tout texte s'enrichit des ramifications culturelles menant le récepteur dans les nœuds de signification, ce qui nécessite un effort interprétatif de sa part car « un énoncé n'accède au sens qu'à partir du moment où il est reçu, perçu, et déchiffré » (Kerbrat-Orecchioni, 1998 : 308sq.). Ces références créent une résonance chez les récepteurs partageant un univers commun, que la source précise soit clairement identifiée ou non. 

L’étude de l’intertextualité ou de l’interdiscours nécessite l’intégration de la notion de mémoire discursive, introduite par Courtine (1981 : 52-53) pour qui toute production discursive fait circuler des formulations antérieures, déjà énoncées et qui sonnent comme un effet de mémoire : « toute formulation possède dans son “domaine associé” d'autres formulations, qu'elle répète, réfute, transforme, dénie..., c'est-à-dire à l'égard desquelles elle produit des effets de mémoire spécifiques ; mais toute formulation entretient également avec des formulations avec lesquelles elle coexiste (son “champ de concomitance”, dirait Foucault) ou qui lui succèdent (son “champ d'anticipation”) des rapports dont l'analyse inscrit nécessairement la question de la durée et celle de la pluralité des temps historiques au cœur des problèmes que pose l'utilisation du concept de FD[1] » (Courtine, ibid.). 

Une telle approche permet de développer une perspective historique en sciences du langage (Courtine, 1994). 

Pour sa part, la mémoire discursive est définie comme un ensemble de représentations partagées, ce qui est corrélé avec la notion de l’historicité à la fois du texte et des discours sociaux (Paveau, 2013). Moirand (2007) a recours à cette notion pour analyser le procédé d’allusion dans la presse. Récemment, Moïse et al. (2021) la mobilisent notion pour l’étude des discours de haine et elle revêt une grande importance dans la réflexion sur la notion de contexte en sociolinguistique critique (Moïse, 2025).

Si l’intertextualité se focalise principalement sur les références entre textes, l’intericonicité, pendant visuel de l’intertextualité (Chéroux, 2009), ou de l’interdiscours (Courtine, 2011), désigne selon Arrivé « l’ensemble des phénomènes de circulation, de transfert et de dialogue entre les codes graphiques » (2015 : § 12). Cette auteure souligne l’intérêt d’utiliser un terme spécifique à l’image et non calqué sur le texte, plutôt que de reprendre celui d’intertextualité, qui implique d’envisager les images comme des textes. Lorsque l’on se situe du côté des concepteurs d’images, il s’agit d’échos volontaires entre productions visuelles qui visent à créer une connivence, par exemple les références à des œuvres picturales dans des publicités[2] (Pauzet, 2003, 2005). Les producteurs d’images médiatiques puisent largement dans une mémoire collective et une culture visuelle, savante ou populaire, qu’ils estiment partagées. Dans « l’écriture nativement numérique » (Longhi, 2018) et notamment les réseaux sociaux, les échos entre images sont présents dans une visée ludique à travers le rapprochement inattendu de deux univers (Muller & Veyrier, 2021) et c’est notamment le cas des mèmes Internet (Gautier & Siouffi, 2016). 

Dans la réception des images, l’intericonicité joue également un rôle fondamental à travers les mises en relation analogiques (Muller, 2014). Des souvenirs d’autres images surgissent à la vue d’une publicité, d’un film, d’une photographie, sans que ce réseau d’images ait été nécessairement souhaité par leur auteur. L’existence même d’une mémoire iconique, ou « la vaste bibliothèque de références iconiques qui fait office de pensée » (Pauzet, 2014 : 4) met en lumière l’importance des images mentales (Belting, [2001] 2004) et « tout le catalogue mémoriel de l’image chez l’individu, et peut-être aussi les rêves, les images vues, oubliées, ressurgies ou bien fantasmées qui hantent l’imaginaire » (Courtine, 2011 : 40). La mémoire des images ne se limite toutefois pas à une dimension singulière propre au « réservoir iconique personnel » (Muller & Borgé, 2020 : 176). Les images ancrées dans la mémoire comportent également une dimension collective, qui permet de documenter l’imaginaire collectif (GiustDesprairies, 2009) et la mémoire collective (Halbwachs, [1950] 1997).

Nous proposons d’interroger les interactions entre textes et images dans le cadre de productions multimodales impliquant plusieurs formes sémiotiques (Kress, 2003). La notion de multilittératie (Cope & Kalantzis, 2000) renvoie à l’usage de différents moyens d’expression, notamment visuels. Les littératies multimodales (Dagenais, 2012 ; Lebrun & Lacelle, 2014) mobilisent diverses ressources sémiotiques. La notion d’intermédialité apparaît appropriée pour rendre compte du recours simultané à l’intertextualité et à l’intericonicité. Si l’intermédialité désigne initialement les relations entre littérature et arts visuels (par exemple les textes littéraires qui se réfèrent à des arts plastiques), elle peut renvoyer plus largement aux rapports entre textes et images (Louvel, 2022). Ramazzina Ghirardi et Lacelle (2018) proposent de parler d’intermédialité et d’intersémiotique pour désigner les interactions entre les médias et les systèmes sémiotiques. Selon Rajewski (2005), le terme intermédialité peut correspondre à la transposition de médias (par exemple d’adaptation d’un roman en film ou en bande dessinée), à la combinaison de médias (un roman qui comporte des images) ou encore aux références entre médias (référence du cinéma à la littérature). C’est la troisième dimension, la référence à une œuvre ou un autre système, qui nous intéressera ici dans le cadre des références multimodales. 

Présentation des axes

Les articles pourront s’inscrire dans des perspectives interdisciplinaires et s’emploieront à analyser l’intertextualité, l’intericonicité et l’intermédialité dans des productions variées (discours publicitaires, politiques, réseaux sociaux, dessins de presse, street art…). Ils pourront notamment aborder les points suivants : 

  • Intertextualité et argumentation : campagnes publicitaires, politiques, discours médiatiques, discours militants, graffitis, notamment la récupération et la réutilisation dans les discours de formules figées qui sont « la force de la trace mémorielle » (Grunig, 1990 : 121),
  • Intertextualité et humour : visée ludique des références,
  • Intertextualité et didactique des langues : sensibilisation des apprenants aux références discursives et iconiques, identification et explicitation de références textuelles et iconiques en cours de langues,
  • Intertextualité et traduction (Roux-Faucard, 2006) : traduction dans d’autres contextes et d’autres langues de références fondées sur l’intertextualité, l’intericonicité et l’intermédialité,
  • Intertextualité et interprétabilité : inférence du message à partir de l’intertextualité, intericonicité et intermédialité, malentendus liés à une mémoire non partagée (Miladi, 2021).

Calendrier prévisionnel

Remise des articles entièrement rédigés selon la feuille de style de la revue : 7 avril 2026

Les consignes éditoriales sont disponibles sur le site de la revue.

Retour des évaluations en double aveugle (notification des acceptations ou refus) : 18 mai 2026

Retour des articles corrigés : 1er septembre 2026

Publication du numéro : décembre 2026 

Bibliographie

Adam, J.-M. & Bonhomme, M. 2012. L’argumentation publicitaire. Rhétorique de l’éloge et de la persuasion. Paris, Armand Colin.

Arrivé, M. 2015. L’intelligence des images - l’intericonicité, enjeux et méthodes. E-Rea, 13.1. https://doi.org/10.4000/erea.4620

Barthes, R. 1968. Texte (Théorie du), Encyclopedia Universalis, t. XV, 1. p. 1013-7.

Belting, H. [2001] 2004. Pour une anthropologie des images (traduit de l’allemand par J. Torrent). Paris, Gallimard.

Berrendonner, A. 1993. « La phrase et les articulations du discours », Le français dans le monde, Paris, Hachette, p. 20-26.

Bres, J. 2005. Savoir de quoi on parle : dialogue, dialogal, dialogique ; dialogisme, polyphonie. In Bres J. et al. (dir.). Dialogisme, polyphonie : approches linguistiques, De Boeck, p. 4762. 

Brouat, M. 1994. L’intertextualité dans les accroches publicitaires : un exemple historique. Les

Cahiers de l'APLIUT, volume 14, numéro  2,  p. 73-87. https://doi.org/10.3406/apliu.1994.3429 Burkacka, I. 2016. « Intertekstualność współczesnej komunikacji. Memy a teksty kultury ». Poznańskie Spotkania Językoznawcze, n°32, p. 75-91.

Chéroux, C. 2009. Diplopie. L’image photographique à l’ère des médias globalisés. Essai sur le 11 septembre 2001. Cherbourg, Le Point du jour.

Cope, B. & Kalantzis, M. 2000. Multiliteracies. Literacy Learning and the Design of Social Futures, New York, Routledge.

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Courtine, J.-J. 1994. Le tissu de la mémoire : quelques perspectives de travail historique dans les sciences du langage. Langages n°114. Mémoire, histoire, langage, pp. 5-12.

Courtine, J.-J. 2011. Déchiffrer le corps. Penser avec Foucault, Grenoble, Éd. Jérôme Million. 

Dagenais, D. 2012. Littératies multimodales et perspectives critiques. Recherches en didactique des langues et des cultures, 9-2. http://journals.openedition.org/rdlc/2338 Foucault, M. 1969. L'Archéologie du savoir. Paris, Gallimard.

Gautier, A. & Siouffi, G. 2016. Introduction. Travaux de linguistique, 73, p. 7-25. https://www.cairn.info/revue-travaux-de-linguistique-2016-2-page-27.htm

Genette, G. 1982. Palimspestes : la littérature au second degré. Paris, Éditions du Seuil. 

Giust-Desprairies, F. 2009. L’imaginaire collectif. Ramonville Saint-Agne, Éditions érès.

Grünig, B. 1990. Les mots de la publicité. L’architecture du slogan. Paris. Presses du CNRS.  Hajok, A. & Miladi, L. 2025. Intertextualité à l’appui de la persuasion sur l’exemple de la publicité sociale. Academic Journal of Modern Philology.

Halbwachs, M. [1950] 1997. La mémoire collective. Paris, Albin Michel.

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Kerbrat-Orecchioni, C. 1998. Les interactions verbales, Variations culturelles et échanges rituels. Tom III. Paris, Armand Colin.

Kress, G. 2003. Literacy in the new Media Age, Londres, Routledge.

Kristeva, J. 1969. Sèméiotikè: Recherches sur une sémanalyse, Paris, Seuil.

Lebrun, M. & Lacelle, N. 2014. L’ère du numérique : un défi pour la didactique du FLE. Synergies Portugal, 2.

Longhi, J. 2018. L’écriture nativement numérique, de Twitter à YouTube : pour une approche non-conversionnelle des processus créatifs. Le français aujourd'hui, 200, p. 43-56.

Louvel, L. 2022. Intermédialité, intersémioticité, multimédialité, multimodalité : de quoi l’intermédialité est-elle le nom ? L'Atelier, Trouble dans la théorie, 13 (2). 

Lugrin, G. 2006. Généricité et intertextualité dans le discours publicitaire de presse écrite. Berne, Peter Lang.  Miladi, L. 2021. La fabrication de la mise en relief dans les énoncés publicitaires d’accroche. Lexique, 29. http://www.peren-revues.fr/lexique/139

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Muller, C. 2014. L’image en didactique des langues et des cultures : une thématique de recherche ancienne remise au goût du jour. Synergies Portugal, n° 2, p. 119-130. http://gerflint.fr/Base/Portugal2/muller.pdf

Muller, C. & Borgé, N. 2020. Aborder l’œuvre d’art dans l’enseignement des langues. Paris, Didier. 

Muller, C. & Veyrier, C.-A. 2021. Les littératies multimodales sur Twitter : des démarches créatives pour l’enseignement du FLE. Le français dans le monde – Recherches et applications, n° 69, p. 167-180.  Nycz, R. 1990. Intertekstualność i jej zakresy : teksty, gatunki, światy. Pamiętnik Literacki :

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Pauzet, A. 2003. En route pour les « I.L.E.S. » ! De l’utilisation des images picturales en classe de français langue étrangère. Études de Linguistique appliquée, n° 132, p. 491-510.

Pauzet, A. 2005. Représentations picturales et imaginaire collectif. Études de linguistique appliquée, n° 138, p. 137-151.

Pauzet, A. 2014. « Quand les images citent l’art ! », Voix plurielles, vol. 11, n° 1, p. 2-12, https://journals.library.brocku.ca/ index.php/voixplurielles/issue/view/56

Paveau, M.-A. 2006. Chapitre 3. La mémoire en discours. Les prédiscours, Paris, Presses Sorbonne Nouvelle.  https://doi.org/10.4000/books.psn.735.

Paveau, M.-A. 2010. Interdiscours et intertexte. Généalogie scientifique d’une paire de faux jumeaux. Actes du colloque international Linguistique et littérature : Cluny, 40 ans après, 29-31 octobre 2007, Besançon, PUFC, p. 93-105.

Paveau, M.-A. 2013.  Mémoire, démémoire, amémoire. Quand le discours se penche sur son passé. Version française d'un article publié en portugais du Brésil dans la revue EID&A 5 sous le titre « Memoria, des-memoria, a-memoria. Quando o discurso volta-se para seu passado » (décembre 2013, p. 137-161).

Possenti, S. 2011. Réflexions sur la mémoire discursive. Argumentation et Analyse du Discours, 7. https://doi.org/10.4000/aad.1200

Rajewsky, I. 2005. Intermediality, Intertextuality, and Remediation: A Literary Perspective on Intermediality. Intermédialité 6, p. 43-64. 

Ramazzina Ghirardi, A. L. & Lacelle, N. (dir.). 2018. Vers les productions multimodales et intermédiales. Synergies Brésil

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Samoyault, T. 2010. L'intertextualité : Mémoire de la littérature. Paris, Armand Colin. https://doi.org/10.3917/arco.samoy.2010.01.

Sławek, T. 2014. Intertekstualność. In M. Saryusz-Wolska, R. Traba, J. Kalicka. Modi memorandi. Leksykon kultury pamięci. Warszawa: Wydawnictwo Naukowe Scholar. p.

180-181. https://cbh.pan.pl/pl/intertekstualno%C5%9B%C4%87 Todorov, T. 1981. Bakhtine Mikhäel : le principe dialogique. Paris, Seuil. 

Trouvé, A. 2006. Lecture et intertextualité. In Gladieu M.-M. & Trouvé A. (dir.). Parcours de la reconnaissance intertextuelle, 1, Éditions et Presses Universitaires de Reims, p. 5-2.

Notes

[1] Formation discursive. 

[2] Pauzet (2003, 2005) propose ainsi de sensibiliser à l’intericonicité dans les cours de langue à travers l’étude d’images du quotidien qui citent des tableaux célèbres afin de mettre en évidence l’importance de l’art comme univers de référence dans l'imaginaire collectif. ms, p. 5-2.

Subjects


Date(s)

  • Tuesday, April 07, 2026

Keywords

  • intericonicité, mémoire discursive, intertextualité, multimodalité

Contact(s)

  • Catherine MULLER
    courriel : catherine [dot] muller [at] univ-grenoble-alpes [dot] Fr

Reference Urls

Information source

  • Catherine MULLER
    courriel : catherine [dot] muller [at] univ-grenoble-alpes [dot] Fr

License

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To cite this announcement

« Intertextualité et mémoire discursive au prisme de la multimodalité », Call for papers, Calenda, Published on Friday, January 30, 2026, https://doi.org/10.58079/15ld5

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