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Argumentaire
La diversité des situations minoritaires dans les Amériques, résultat d’un long brassage des populations, comme de la diversité des situations coloniales, implique une pluralité de représentations de passés multiples. Différents usages du passé pointent vers un potentiel morcellement des « mémoires collectives » (Lavabre, 2020 ; Schwaller et al. (Ed.), 2010 ; Bonniol, 2007). Les minorités dans les Amériques, qu’elles soient historiques, raciales, ethniques, religieuses, diasporiques, selon la « nomenclature » qu’avait proposée le géographe Pierre George (George, 1984, p. 15), diffèrent aussi par le nombre, la dispersion ou au contraire la concentration, le statut juridique, la situation économique, au point qu’il semble difficile de les analyser dans un même mouvement ou de les comparer. Toutefois, à minima, elles partagent la même expérience minoritaire : le fait d’être catégorisées, de gré ou non, dans une relation de pouvoir qui s’impose à vous, avec parfois la conscience de posséder des caractéristiques communes. Leur passé a été souvent marginalisé, au profit d’une mémoire et d’une histoire nationale. Nous proposons d’aborder l’expérience minoritaire avant tout comme un rapport au passé, rapport qui prend des formes diverses. Les minorités ethnoraciales ne perdurent finalement peut-être qu’au travers de la conservation et la transmission de leur passé, pour résister à l’effacement qui les menace du fait de la domination des récits majoritaires (Candau, 1998 ; Lomnitz-Adler, 2018).
Par « passé » il faut entendre non seulement l’évocation de la mémoire ou de l’histoire (Hartog et Revel 2001), mais aussi, au sens le plus large du terme, ce qui peut être transmis ou évoqué, comme les traditions, objets, récits, histoire, mais peut aussi être marginalisé, oublié, invisibilisé ou détruit. L’omniprésence contemporaine des questions mémorielles s’est traduite sur le plan de la recherche par de nombreux travaux (Gensburger et Lefranc, 2023 ; Jelin, 2002 ; Jelin, 2020 ; Rousso Henry, 2016 ; Wüstenberg, 2020 ; Michel, 2005). Nous proposons d’ouvrir de nouvelles perspectives en abandonnant le point de vue majoritaire, qui se décline en termes de domination et d’assignation, pour nous situer du point de vue minoritaire. L’expérience minoritaire implique de nombreux usages du passé, qui permettent d’exister au présent et parfois de répliquer à une assignation identitaire et aux stigmates qui l’accompagnent. Il s’agit de se situer à l’échelle des pratiques et des représentations, pour saisir les résultats des usages minoritaires du passé.
La notion de « minorités » a donné lieu à de nombreuses tentatives de définitions (Simon, 2006 ; Tartakowsky, 2020), d’abord à partir des caractères distinctifs « physiques ou culturels » qui entrainent un traitement « différencié et inégal » (Wirth, 1964, p. 245), puis en se fondant sur un ensemble de critères : subordination, caractères spécifiques, conscience de l’appartenance, transmission familiale (Wagley et al., 1958, p. 10). Cependant les minorités n’existent pas en dehors des rapports sociaux (Guillaumin 1985) et afin d’éviter toute naturalisation, il faut les envisager au travers des rapports de pouvoir et des logiques d’assignation qu’elles ils ? (les rapports de pouvoir) impliquent (Policar, 2020, p. 119). Le terme de minorité implique la dialectique inclusion/exclusion au sein d’un tout national, régional, comme il peut aussi renvoyer à une dimension diasporique, que celle-ci soit liée aux migrations, à une expérience historique partagée, ou à un espace imaginaire de circulations d’idées (Gilroy, 1993 ; Peretz, 2004 ; Banerjee et al., 2012).
Ainsi, malgré ses ambiguïtés, la notion de minorité permet de souligner les expériences de groupes cantonnés aux marges de l'histoire, à distance du récit majoritaire (Laithier et al., 2008 ; Capotorti, 1991). Le passé, dans sa présence au présent, est traversé par des rapports de forces qui marginalisent certains faits au service d’une histoire nationale présentée comme homogène et continue. La notion de minorité relève d’une « discrimination objective » qui se légitime sur le plan symbolique. Dès lors il est possible de se demander dans quelle mesure la contestation de la situation minoritaire permet de confirmer l’existence du groupe (Voutat et al., 1997, p. 148‑149). Les usages du passé jouent un rôle essentiel dans ces différentes dynamiques, les catégorisations imposées de l’extérieur, mais aussi les efforts pour faire reconnaître les discriminations.
Les politiques mémorielles étatiques ont été analysées par les historien·nes qui en questionnent les résultats (Gensburger et al., 2017 ; Dujisin, 2020 ; Araujo, 2016). En nous situant du point de vue de l’expérience minoritaire, il est possible d’envisager les minorités dans leur capacité à agir (Wüstenberg, 2020), par diverses formes d’évocation du passé (littéraires, artistiques, intimes), comme celles qui relèvent de l’infrapolitique (Gensburger, 2023 ; Rosenzweig et al., 1998 ; Jaramillo Marín, 2012 ; Farrell-Banks, 2023). Plus que jamais, les tensions du présent s’expriment au travers de contestations mémorielles, comme les déboulonnages de monuments l’ont démontré avec force depuis 2020 (Gensburger et Wüstenberg, 2023 ; Tillier, 2022 ; Chantiluke et al., 2018 ; Hicks, 2025 ; Thompson, 2022 ; Gill et al., 2021 ; Thompson, 2022). Les contestations des héritages du patrimoine colonial, esclavagiste, sont de nos jours un mode d’action important de l’antiracisme (Aje et al. (eds.), 2018 ; Chivallon, 2012 ; Araujo Ana Lucia, 2010 ; Barre, 1983).
Leur caractère parfois spectaculaire ne doit pas masquer le fait que la mémoire chemine le plus souvent d’une manière souterraine, dans les registres de l’infrapolitique (Scott, 2006 ; Marche, 2012), pour ressurgir avec force lors de brefs épisodes de mobilisations. Inversement, des « entrepreneur.es de mémoire » promeuvent publiquement l’histoire minoritaire (Pollak, 1993, p. 29 ; Becker, 1963, p. 147 ; Gensburger, 2010 ; Autry, 2017). Activistes, généalogistes, historiens, muséographes, enseignants, souvent autodidactes, elles et ils développent des pratiques de collection, d’archivage, bâtissent des monuments, fondent des musées (Le Dantec-Lowry et al., 2016 ; Meringolo, 2021 ; Maheo, 2024 ; Burns, 2013 ; Morgan, 2021 ; Escallón, 2023 ; Sansone, 2013).
Ce colloque propose de faire dialoguer différents terrains de recherche et approches disciplinaires. Il prend la suite d’une première rencontre, qui portait sur les formes des usages du passé pour se pencher sur les conséquences de ces usages, leurs résultats, aussi bien sur l’histoire nationale, sur la minorité que sur les disciplines et leurs méthodes. Les chercheur.es de différentes disciplines sont invité.es à réfléchir aux mêmes objets du point de vue de leur méthode : anthropologues, sociologues, géographes, historiennes et historiens, spécialistes en Études littéraires, Études culturelles, historiennes et historiens de l’art, linguistes. Les quatre axes suivants pourront guider les propositions de communication.
Face à l’histoire nationale : s’inclure, se distinguer, s’affirmer
Quels sont les résultats des usages minoritaires du passé ? Peuvent-ils contribuer à des révisions de l’histoire nationale, à une forme de décentrement du récit ? (Chakrabarty, 2000 ; Larré, 2009 ; Bodenstein et al., 2024). Quelle part prennent-ils dans la formation des mondes sociaux, des catégories identitaires, d’une mémoire collective (Célestine, 2018 ; Gensburger et Lefranc, 2023 ; Joutard, 2010 ; Wang, 2018 ; McGrattan, 2012) ? Permettent-ils de contester efficacement des discriminations, une marginalisation, voire de changer les représentations (Hooks, 1992 ; Hall (ed.), 1997 ; Rocksborough-Smith, 2018 ; Poulot, 2022 ; Gruson, 2011) ? Comment les traces des expériences minoritaires s’inscrivent-elles dans les représentations, mais aussi dans le paysage (Peretz, 2024 ; Barrère et al., 2025 ; Gensburger et al., 2021, p. 1) ? Ces usages risquent cependant de figer dans le passé des identités minoritaires, dans une contemporanéité déniée, qui a souvent caractérisé le regard anthropologique et les collections muséales (Modest et al., 2016 ; Fabian, 1983) ? Enfin comment l’action mémorielle de groupes marginalisés s’articule-t-elle avec les politiques mémorielles des autorités ?
Patrimoine, musées et légitimation des histoires minoritaires
Un enjeu central des usages minoritaires du passé réside dans l’appropriation – souvent conflictuelle – du patrimoine et des institutions muséales. Longtemps façonnés par des récits nationaux homogénéisants, les musées et les politiques patrimoniales deviennent aujourd’hui des espaces où se renégocient des appartenances, où se contestent des silences, où se déploient des stratégies de légitimation historique. Les minorités ethnoraciales s’emploient à réinscrire leurs expériences dans ces dispositifs : création de musées communautaires, réécriture de narrations existantes, participation à des programmes de décolonisation, réinterprétation d’objets, ou encore revendications autour des lieux de mémoire (Chagas et al., 2014 ; Maheo, 2024). Ces appropriations ne relèvent pas seulement d’une quête de reconnaissance, mais d’une volonté d’établir des continuités historiques, de consolider des identités diasporiques ou autochtones, de contrer les processus d’effacement ou de folklorisation. Les musées, les archives, les monuments, les collections familiales ou communautaires sont devenus des outils de pouvoir, de visibilité et d’émancipation. Les propositions de communication pourront envisager la manière dont les pratiques curatoriales, artistiques ou militantes bouleversent les cadres patrimoniaux établis ; comment les acteurs minoritaires mobilisent ces espaces pour transmettre, contester ou transformer les représentations du passé (Golding et al., 2013 ; Bodenstein et al., 2024 ; Hicks, 2025). Les questions de la réception et des potentiels « effets » du musée sont également à envisager (Poulot, 2022 ; Blanc et al., 2023).
Transmissions, circulations, hybridations des catégories identitaires : quels effets sur la minorité ?
Comment les usages du passé prennent-ils part à la continuité des logiques de minorisation comme à celle de la construction identitaire de la minorité, à la recherche d’une authenticité, d’une conformité à la « tradition » qui peut contribuer à une forme d’essentialisation (Lenclud, 1987). Ces récits « authentiques » entrent cependant en tension avec de nouvelles représentations émergentes, celles des communautés diasporiques et autres groupes transnationaux, qu’ils se réfèrent à des origines africaines, indiennes ou autres (Gilroy, 1993 ; Barre, 1983 ; Clifford, 2013 ; Benesch et al., 2006 ; Chivallon, 2008). Par ailleurs, il est possible d’interroger les fabriques locales de l’authenticité et de son travestissement. Des approches comparatistes, qui traitent en parallèle de diverses situations dans différents espaces sont également intéressantes, et peuvent permettre également de saisir les circulations et les transferts. Il s’agit également de penser les circulations, à commencer par les migrations, mais aussi les transferts culturels, à l’heure du numérique, pour prendre en compte l’imaginaire de communautés diasporiques (Flores, 1995 ; Boumankhar, 2011 ; Fridman et al., 2020 ; Guenancia, 2017).
Concepts et méthodes : questions épistémologiques
Si leurs usages sont divers, les passés minoritaires sont disjoints, discontinus, au point qu’il est possible de se demander s’ils partagent la même texture que le récit national. Comment s’articule la durée de la mémoire d’une génération avec la soudaineté des mobilisations mémorielles ? (Koselleck 1990). La trace des passés minoritaires est plus ténue, ses archives plus rares (Kaplan, 2000 ; Foscarini et al., 2016 ; White, 2013 ; Flinn et al., 2009 ; Foote, 1990). Ces passés ne recouvrent pas les mêmes espaces, ne suivent pas les mêmes chronologies, ni parfois les mêmes logiques en ce qui concerne l’administration de la preuve, ce qui ouvre un questionnement ontologique sur le passé en tant que tel (Ricœur, 1998, p. 8). Dès lors, quels sont les cheminements méthodologiques pour y accéder ? Et quels concepts sélectionner ? Les termes de « marges », de « périphéries », ont été employés pour insister sur la dimension spatiale, sur le décentrement. Pour leur part, les courants décoloniaux contestent l’universalisme d’une épistémè qualifiée d’occidentale (Mignolo, 2011 ; Policar, 2021 ; Schaub, 2024 ; Colin et al., 2023 ; Bertho et al., 2021 ; Soumahoro, 2022), proposent une forme de « polycentrisme » scientifique (Bertho, 2025, p. 13), voire mettent en avant une épistémologie du point de vue, de fait potentiellement opposée aux méthodes disciplinaires (Soumahoro, 2020 ; Agudel et al., 2015). Finalement dans quelle mesure cette « montée de la mémoire et du patrimoine », pourrait-elle être le signe d’un « présent perpétuel », celui du présentisme défini par François Hartog ? (Hartog et al., 2014, p. 16).
La recherche sur les groupes minoritaires, et plus largement sur les questions de mémoire, d’exil, d’identité ou de post-colonialité, ne peut aujourd’hui être dissociée du contexte politique dans lequel elle s’inscrit, dans un climat de plus en plus hostile à la production de savoirs critiques, qui affecte nos objets, nos terrains, mais aussi nos manières de faire, d’écrire et de transmettre. Ce colloque porte l’ambition de réfléchir aux formes contemporaines de résistance par la recherche, la création et l’engagement citoyen. Résister aujourd’hui, c’est documenter, transmettre, relier. C’est faire entendre les voix minorisées, questionner les récits dominants et ouvrir des espaces de dialogue et de mémoire partagée. C’est refuser de considérer les migrations comme un « problème » et affirmer au contraire qu’elles constituent un prisme fondamental pour penser nos sociétés, leurs tensions, leurs dynamiques et leurs devenirs. Dans cette perspective, la recherche joue un rôle essentiel dans la construction d’imaginaires collectifs plus ouverts, plus justes et plus solidaires.
Modalités de contribution
Les résumés de propositions de 500 mots environ sont à envoyer aux organisateurs, accompagnés d'un court CV à l’adresse suivante raconterlesminorites@gmail.com avant le 15 avril 2026.
Cet appel s'adresse aussi bien aux jeunes chercheur.es qu'aux plus expérimenté.es. Les participant.es sont invité.es à demander une aide financière à leur laboratoire de rattachement pour leurs frais de déplacement et d'hébergement.
Calendrier
- Date de soumission : 15 avril 2026
- Notification de sélection : 15 juin 2026
- Date du colloque : Jeudi 26 novembre 2026, Vendredi 27 novembre 2026
- Lieu : Campus Condorcet.
Comité d’organisation
- Andréa Delaplace, Docteure, centre de recherche Histoire culturelle et sociale des arts, (HiCSA) de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
- Maud Delevaux, Docteure en anthropologie, IFEA/UMIFRE 17 CNRS/MAEDI-USR 3337 América Latina
- Olivier Maheo, Collaborateur de l’Institut d’histoire du temps présent, IHTP, UMR CNRS/Université Paris 8
Comité scientifique
- Gabrielle Adjerad, Maîtresse de conférences, CHCSC – UVSQ
- Lawrence Aje, Maître de conférences, DIRE, Université de la réunion
- Yves Bergeron, Professeur de muséologie à l’UQAM, Université du Québec à Montréal
- Christine Chivallon, Directrice de recherche CNRS, PHEEAC-UMR 8053
- Elisabeth Cunin, Directrice de recherche (DR2) à l’IRD, UMR URMIS
- Dorothée Delacroix, maîtresse de conférences en anthropologie, Université Sorbonne Nouvelle, Institut des hautes études de l’Amérique latine (IHEAL), Centre de recherche et de documentation sur les Amériques (CREDA, UMR CNRS/USN 7227, UMR IRD 280).
- Alvar De la Llosa, Professeur des universités, Langues et Civilisations Étrangères – Lyon 2
- Paola Domingo, Maîtresse de conférences IRIEC - Montpellier 3- Paul Valéry
- Anne-Claire Fauquez, Maîtresse de conférences de Civilisation américaine, Paris 8
- Thomas Grillot, Chargé de recherches, IHTP, UMR 8244
- Lionel Larré, Professeur des universités, CLIMAS – Bordeaux Montaigne
- Jacques Leenhardt, Directeur d’Études, EHESS-EFISAL
- Nicola Lo Calzo, Docteur, CY Héritages
- C. Rafael Martínez-Martínez, Professeur associé, Université Cardenal Herrera CEU, Valence
- Pauline Peretz, Professeure, IHTP, Université Paris 8 – CNRS ; Institut Universitaire de France
- Camille Riverti, Chargée de recherche, CREDA-CNRS
- Jean Paul Rocchi, Professeur de Littératures et Cultures Américaines, université Gustave EiffelLISAA
- Ian Rocksborough-Smith, Professeur, University of the Fraser Valley, Canada
- Lorena B. Rodríguez, Profeseure – Chercheure, UBA-CONICET, Argentine
- Rogerio Rosa, Professeur : Teoria e Metodologia da História, Universidade do Estado de Santa Catarina (UDESC)
- Romy Sanchez, Chargée de recherche, IRHIS – CNRS
- Mônica Raisa Schpun, Chercheure, Mondes américains - EHESS – École des hautes études en sciences sociales
- Anne Stefani, Professeure, CAS- Université de Toulouse 2, Jean Jaurès
- Fabien Van Geert, Fabien Van Geert, Maître de conférences en Médiation culturelle, Sorbonne Nouvelle
- Jean-Paul Zuniga, Directeur d'études EHESS, Centre de recherches historiques UMR 8558
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Argument
The diversity of minority situations in the Americas, resulting from a long history of population mixing and colonial diversity, implies a plurality of representations of multiple pasts. Different uses of the past point to a potential fragmentation of “collective memories” (Lavabre, 2020; Schwaller et al. (Ed.), 2010; Bonniol, 2007). Minorities in the Americas, whether historical, racial, ethnic, religious, or diasporic, according to the “nomenclature” proposed by geographer Pierre George (George, 1984, p. 15), also differ in terms of their numbers, dispersion or, conversely, concentration, legal status, and economic situation, to the extent that it seems difficult to analyze them in the same way or to compare them. However, at the very least, they share the same minority experience: being categorized, willingly or not, in a power relationship that is imposed on them, sometimes with the awareness that they share common characteristics. Their past has often been marginalized in favor of a national memory and history. We propose to approach the minority experience primarily as a relationship to the past, a relationship that takes on different forms. Ethnorace minorities may ultimately only survive through the preservation and transmission of their past, in order to resist the erasure that threatens them due to the dominance of majority narratives (Candau, 1998; Lomnitz-Adler, 2018).
By “past,” we mean not only the evocation of memory or history (Hartog and Revel 2001), but also, in the broadest sense of the term, that which can be transmitted or evoked, such as traditions, objects, narratives, and history, but which can also be marginalized, forgotten, rendered invisible, or destroyed. The contemporary omnipresence of memory issues has been reflected in numerous research projects (Gensburger and Lefranc, 2023; Jelin, 2002; Jelin, 2020; Rousso Henry, 2016; Wüstenberg, 2020; Michel, 2005). We propose to open up new perspectives by abandoning the majority viewpoint, which is expressed in terms of domination and assignment, and instead situate ourselves from the minority viewpoint. The minority experience involves numerous uses of the past, which enable people to exist in the present and sometimes to respond to identity assignment and the stigma that accompanies it. This involves situating ourselves at the level of practices and representations in order to grasp the results of minority uses of the past.
The concept of “minorities” has given rise to numerous attempts at definition (Simon, 2006; Tartakowsky, 2020), initially based on distinctive “physical or cultural” characteristics that lead to “differentiated and unequal” treatment (Wirth, 1964, p. 245), then based on a set of criteria: subordination, specific characteristics, sense of belonging, family transmission (Wagley et al., 1958, p. 10). However, minorities do not exist outside of social relations (Guillaumin 1985) and in order to avoid any naturalization, they must be considered through the lens of power relations and the logic of assignment that they (power relations) imply (Policar, 2020, p. 119). The term “minority” implies the dialectic of inclusion/exclusion within a national or regional whole, as it can also refer to a diasporic dimension, whether linked to migration, a shared historical experience, or an imaginary space for the circulation of ideas (Gilroy, 1993; Peretz, 2004; Banerjee et al., 2012).
Thus, despite its ambiguities, the concept of minority allows us to highlight the experiences of groups confined to the margins of history, far removed from the mainstream narrative (Laithier et al., 2008; Capotorti, 1991). The past, in its presence in the present, is traversed by power relations that marginalize certain facts in the service of a national history presented as homogeneous and continuous. The concept of minority is a form of “objective discrimination” that is legitimized on a symbolic level. This raises the question of the extent to which challenging the minority status serves to confirm the group's existence (Voutat et al., 1997, pp. 148-149). The uses of the past play an essential role in these different dynamics, as do externally imposed categorizations and efforts to gain recognition of discrimination.
State memory policies have been analyzed by historians who question their results (Gensburger et al., 2017; Dujisin, 2020; Araujo, 2016). From the perspective of minority experience, it is possible to consider minorities in terms of their capacity for action (Wüstenberg, 2020), through various forms of evocation of the past (literary, artistic, intimate), such as those relating to infrapolitics (Gensburger, 2023; Rosenzweig et al., 1998; Jaramillo Marín, 2012; Farrell-Banks, 2023). More than ever, the tensions of the present are expressed through challenges to memory, as the dismantling of monuments has powerfully demonstrated since 2020 (Gensburger and Wüstenberg, 2023; Tillier, 2022; Chantiluke et al., 2018; Hicks, 2025; Thompson, 2022; Gill et al., 2021; Thompson, 2022). Challenges to the legacies of colonial and slave-based heritage are now an important form of anti-racist action (Aje et al. (eds.), 2018; Chivallon, 2012; Araujo Ana Lucia, 2010; Barre, 1983).
Their occasionally spectacular nature should not obscure the fact that memory most often travels underground, in the registers of infrapolitics (Scott, 2006; Marche, 2012), only to resurface forcefully during brief episodes of mobilisation. Conversely, “memory entrepreneurs” publicly promote minority history (Pollak, 1993, p. 29; Becker, 1963, p. 147; Gensburger, 2010; Autry, 2017). Activists, genealogists, historians, museographers, teachers, often self-taught, they develop practices of collecting and archiving, build monuments, and found museums (Le Dantec-Lowry et al., 2016; Meringolo, 2021; Maheo, 2024; Burns, 2013; Morgan, 2021; Escallón, 2023; Sansone, 2013).
This conference aims to foster dialogue between different fields of research and disciplinary approaches. It follows on from an initial meeting, which focused on the forms of uses of the past, to examine the consequences of these uses and their results, both on national history and on minorities, as well as on disciplines and their methods. Researchers from different disciplines are invited to reflect on the same subjects from the perspective of their methods: anthropologists, sociologists, geographers, historians, specialists in literary studies, cultural studies, art historians, and linguists. The following four themes may guide proposals for papers.
Facing national history: including, distinguishing, asserting oneself
What are the results of minority uses of the past? Can they contribute to revisions of national history, to a form of decentering the narrative? (Chakrabarty, 2000; Larré, 2009; Bodenstein et al., 2024). What role do they play in the formation of social worlds, identity categories, and collective memory (Célestine, 2018; Gensburger and Lefranc, 2023; Joutard, 2010; Wang, 2018; McGrattan, 2012)? Do they enable effective challenges to discrimination and marginalization, or even changes in representations (Hooks, 1992; Hall (ed.), 1997; Rocksborough-Smith, 2018; Poulot, 2022; Gruson, 2011)? How do traces of minority experiences become embedded in representations, but also in the landscape (Peretz, 2024; Barrère et al., 2025; Gensburger et al., 2021, p. 1)? However, these uses risk freezing minority identities in the past, in a denied contemporaneity that has often characterized the anthropological gaze and museum collections (Modest et al., 2016; Fabian, 1983). Finally, how does the memorial action of marginalized groups relate to the memorial policies of the authorities?
Heritage, museums, and legitimizing minority histories
A central issue in minority uses of the past lies in the appropriation—often conflictual—of heritage and museum institutions. Long shaped by homogenizing national narratives, museums and heritage policies are now becoming spaces where affiliations are renegotiated, silences are challenged, and strategies for historical legitimization are deployed. Ethnorace minorities are working to reinsert their experiences into these mechanisms: creating community museums, rewriting existing narratives, participating in decolonization programs, reinterpreting objects, and even making claims around places of memory (Chagas et al., 2014; Maheo, 2024). These appropriations are not only a quest for recognition, but also a desire to establish historical continuities, consolidate diasporic or indigenous identities, and counter processes of erasure or folklorization. Museums, archives, monuments, and family or community collections have become tools of power, visibility, and emancipation. Proposals for papers may consider how curatorial, artistic, or activist practices are disrupting established heritage frameworks; how minority actors are mobilizing these spaces to transmit, challenge, or transform representations of the past (Golding et al., 2013; Bodenstein et al., 2024; Hicks, 2025). Questions of reception and the potential “effects” of museums should also be considered (Poulot, 2022; Blanc et al., 2023).
Transmission, circulation, and hybridization of identity categories: what effects do they have on minorities?
How do past practices contribute to the continuity of minoritization and the construction of minority identity, in the search for authenticity and conformity to “tradition,” which can contribute to a form of essentialization (Lenclud, 1987)? However, these “authentic” narratives come into tension with new emerging representations, those of diasporic communities and other transnational groups, whether they refer to African, Indian, or other origins (Gilroy, 1993; Barre, 1983; Clifford, 2013; Benesch et al., 2006; Chivallon, 2008). Furthermore, it is possible to question the local fabrications of authenticity and its travesty. Comparative approaches, which deal in parallel with various situations in different spaces, are also interesting and can also help to understand circulations and transfers. It is also important to consider circulation, starting with migration, but also cultural transfers in the digital age, in order to take into account the imagination of diasporic communities (Flores, 1995; Boumankhar, 2011; Fridman et al., 2020; Guenancia, 2017).
Concepts and methods: epistemological questions
While their uses are diverse, minority pasts are disjointed and discontinuous, to the point that one might wonder whether they share the same texture as the national narrative. How does the duration of a generation's memory relate to the suddenness of memorial mobilizations? (Koselleck 1990). The traces of minority pasts are more tenuous, their archives rarer (Kaplan, 2000; Foscarini et al., 2016; White, 2013; Flinn et al., 2009; Foote, 1990). These pasts do not cover the same spaces, do not follow the same chronologies, and sometimes do not follow the same logic with regard to the administration of evidence, which raises ontological questions about the past as such (Ricœur, 1998, p. 8). So, what methodological approaches can be used to achieve this? And which concepts should be selected? The terms “margins” and “peripheries” have been used to emphasize the spatial dimension and decentering. For their part, decolonial currents challenge the universalism of what is described as Western epistemology (Mignolo, 2011; Policar, 2021; Schaub, 2024; Colin et al., 2023; Bertho et al., 2021; Soumahoro, 2022), propose a form of scientific “polycentrism” (Bertho, 2025, p. 13), or even put forward an epistemology of perspective, which is potentially opposed to disciplinary methods (Soumahoro, 2020; Agudel et al., 2015). Ultimately, to what extent could this “rise of memory and heritage” be a sign of a “perpetual present,” that of presentism as defined by François Hartog? (Hartog et al., 2014, p. 16).
Research on minority groups, and more broadly on issues of memory, exile, identity, and post-colonialism, cannot today be dissociated from the political context in which it takes place, in a climate that is increasingly hostile to the production of critical knowledge, affecting not only our subjects and fields of study, but also our methods, our writing, and our means of transmission. This conference aims to reflect on contemporary forms of resistance through research, creation, and civic engagement. Resisting today means documenting, transmitting, and connecting. It means making minority voices heard, questioning dominant narratives, and opening spaces for dialogue and shared memory. It means refusing to consider migration as a “problem” and affirming, on the contrary, that it constitutes a fundamental prism for thinking about our societies, their tensions, their dynamics, and their futures. From this perspective, research plays an essential role in constructing collective imaginaries that are more open, more just, and more supportive.
Submission guidelines
Abstracts of approximately 500 words should be sent to the organizers, along with a short CV, to the following address: raconterlesminorites@gmail.com before April 15, 2026.
This call is open to both young and experienced researchers. Participants are invited to request financial assistance from their affiliated laboratory to cover travel and accommodation expenses.
Schedule
- Submission deadline: April 15, 2026
- Notification of selection: June 15, 2026
- Conference dates: Thursday, November 26, 2026, Friday, November 27, 2026
- Location: Condorcet Campus.
Convenors
- Andréa Delaplace, Docteure, centre de recherche Histoire culturelle et sociale des arts, (HiCSA) de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
- Maud Delevaux, Docteure en anthropologie, IFEA/UMIFRE 17 CNRS/MAEDI-USR 3337 América Latina
- Olivier Maheo, Collaborateur de l’Institut d’histoire du temps présent, IHTP, UMR CNRS/Université Paris 8
Scientific Committee
- Gabrielle Adjerad, Maîtresse de conférences, CHCSC – UVSQ
- Lawrence Aje, Maître de conférences, DIRE, Université de la réunion
- Yves Bergeron, Professeur de muséologie à l’UQAM, Université du Québec à Montréal
- Christine Chivallon, Directrice de recherche CNRS, PHEEAC-UMR 8053
- Elisabeth Cunin, Directrice de recherche (DR2) à l’IRD, UMR URMIS
- Dorothée Delacroix, maîtresse de conférences en anthropologie, Université Sorbonne Nouvelle, Institut des hautes études de l’Amérique latine (IHEAL), Centre de recherche et de documentation sur les Amériques (CREDA, UMR CNRS/USN 7227, UMR IRD 280).
- Alvar De la Llosa, Professeur des universités, Langues et Civilisations Étrangères – Lyon 2
- Paola Domingo, Maîtresse de conférences IRIEC - Montpellier 3- Paul Valéry
- Anne-Claire Fauquez, Maîtresse de conférences de Civilisation américaine, Paris 8
- Thomas Grillot, Chargé de recherches, IHTP, UMR 8244
- Lionel Larré, Professeur des universités, CLIMAS – Bordeaux Montaigne
- Jacques Leenhardt, Directeur d’Études, EHESS-EFISAL
- Nicola Lo Calzo, Docteur, CY Héritages
- C. Rafael Martínez-Martínez, Professeur associé, Université Cardenal Herrera CEU, Valence
- Pauline Peretz, Professeure, IHTP, Université Paris 8 – CNRS ; Institut Universitaire de France
- Camille Riverti, Chargée de recherche, CREDA-CNRS
- Jean Paul Rocchi, Professeur de Littératures et Cultures Américaines, université Gustave EiffelLISAA
- Ian Rocksborough-Smith, Professeur, University of the Fraser Valley, Canada
- Lorena B. Rodríguez, Profeseure – Chercheure, UBA-CONICET, Argentine
- Rogerio Rosa, Professeur : Teoria e Metodologia da História, Universidade do Estado de Santa Catarina (UDESC)
- Romy Sanchez, Chargée de recherche, IRHIS – CNRS
- Mônica Raisa Schpun, Chercheure, Mondes américains - EHESS – École des hautes études en sciences sociales
- Anne Stefani, Professeure, CAS- Université de Toulouse 2, Jean Jaurès
- Fabien Van Geert, Fabien Van Geert, Maître de conférences en Médiation culturelle, Sorbonne Nouvelle
- Jean-Paul Zuniga, Directeur d'études EHESS, Centre de recherches historiques UMR 8558
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Argumentos
La diversidad de las situaciones minoritarias en las Américas, resultado de una prolongada mezcla entre poblaciones como también de la pluralidad de experiencias coloniales, implica una variedad de representaciones de pasados múltiples. Diferentes usos del pasado denotan un potencial fraccionamiento de las «memorias colectivas» (Lavabre, 2020; Schwaller et al. (eds.), 2010; Bonniol, 2007). Las minorías en las Américas, ya sean históricas, raciales, étnicas, religiosas o diaspóricas, según la «nomenclatura» propuesta por el geógrafo Pierre George (George, 1984, p. 15), difieren también en términos de tamaño, de dispersión o, por el contrario, de concentración, de estatus jurídico y de situación económica, hasta el punto de que parece difícil analizarlas al mismo tiempo o compararlas de manera sistemática. No obstante, comparten al menos la misma experiencia minoritaria: el hecho de ser categorizadas, voluntariamente o por fuerza, dentro de una relación de poder que se les impone, acompañada en ocasiones por la conciencia de compartir características comunes. Su pasado ha sido frecuentemente marginado en beneficio de una historia nacional. Proponemos abordar la experiencia minoritaria ante todo como una relación al pasado, relación que adopta formas diversas. Las minorías etnorraciales quizá solo perduren a través de la conservación y la transmisión de su pasado, para resistir a la desaparición que les amenaza resultado de la dominación de los relatos mayoritarios (Candau, 1998; Lomnitz-Adler, 2018).
Por «pasado» no debe entenderse únicamente la evocación de la memoria o de la historia (Hartog y Revel, 2001), sino, en el sentido más amplio del término, todo aquello que puede ser transmitido o evocado como las tradiciones, los objetos, los relatos, la historia, pero que también puede ser marginado, olvidado, invisibilizado o destruido. La omnipresencia contemporánea de las cuestiones memoriales se ha traducido, en el ámbito de la investigación, en numerosos trabajos (Gensburger y Lefranc, 2023; Jelin, 2002; Jelin, 2020; Rousso Henry, 2016; Wüstenberg, 2020; Michel, 2005). Proponemos abrir nuevas perspectivas abandonando el punto de vista mayoritario, que se expresa en términos de dominación y asignación, para situarnos desde el punto de vista minoritario. La experiencia minoritaria implica numerosos usos del pasado, que permiten existir en el presente y, en ocasiones, responder a una asignación identitaria y a los estigmas que la acompañan. Se trata de situarse a la escala de las prácticas y de las representaciones para captar los resultados de los usos minoritarios del pasado.
La noción de «minorías» ha dado lugar a numerosos intentos de definición (Simon, 2006; Tartakowsky, 2020), inicialmente a partir de rasgos distintivos «físicos o culturales» que implican un trato «diferenciado y desigual» (Wirth, 1964, p. 245), y posteriormente basándose sobre un conjunto de criterios: subordinación, características específicas, conciencia de pertenencia y transmisión familiar (Wagley et al., 1958, p. 10). Sin embargo, las minorías no existen al margen de las relaciones sociales (Guillaumin, 1985) y, para evitar cualquier forma de naturalización, resulta necesario abordarlas a través de las relaciones de poder y de las lógicas de asignación que dichas relaciones implican (Policar, 2020, p. 119). El término «minoría» comprende la dialéctica de inclusión y exclusión en el seno de un conjunto nacional o regional, pero también puede referirse a una dimensión diaspórica, ya sea vinculada a las migraciones, a una experiencia histórica compartida o a un espacio imaginario de circulación de ideas (Gilroy, 1993; Peretz, 2004; Banerjee et al., 2012).
Así, pese a sus ambigüedades, la noción de minoría permite resaltar las experiencias de grupos relegados a los márgenes de la historia, alejados del relato mayoritario (Laithier et al., 2008; Capotorti, 1991). El pasado, en su presencia en el presente, se ve atravesado por relaciones de fuerza que marginan determinados hechos en beneficio de una historia nacional presentada como homogénea y continua. La noción de minoria se inscribe en el ámbito de una «discriminación objetiva» que se legitima en el plano simbólico. En este sentido, cabe preguntarse en qué medida la contestación de la situación minoritaria contribuye a confirmar la existencia misma del grupo (Voutat et al., 1997, pp. 148-149). Los usos del pasado desempeñan un papel central en estas dinámicas, tanto en lo que respecta a las categorizaciones impuestas desde el exterior como a los esfuerzos por lograr el reconocimiento de las discriminaciones.
Las políticas memoriales estatales han sido ampliamente analizadas por los historiadores y las historiadoras que han cuestionado los resultados (Gensburger et al., 2017; Dujisin, 2020; Araujo, 2016). Situándonos desde el punto de vista de la experiencia minoritaria, resulta posible considerar a las minorías en su capacidad de actuar (Wüstenberg, 2020), a través de diversas formas de evocación del pasado (literarias, artísticas, íntimas), como las que se inscriben en el registro de la infrapolítica (Gensburger, 2023; Rosenzweig et al., 1998; Jaramillo Marín, 2012; Farrell-Banks, 2023). Más que nunca, las tensiones del presente se expresan a través de contestaciones memoriales, como lo han demostrado con especial fuerza, desde 2020, los derribos de monumentos (Gensburger y Wüstenberg, 2023; Tillier, 2022; Chantiluke et al., 2018; Hicks, 2025; Thompson, 2022; Gill et al., 2021). Las contestaciones de los legados del patrimonio colonial y esclavista constituyen hoy en día un modo de acción antirracista (Aje et al. (eds.), 2018; Chivallon, 2012; Araujo Ana Lucia, 2010; Barre, 1983).
El carácter a veces espectacular de estas movilizaciones no debe ocultar el hecho de que la memoria suele abrirse camino de manera subterránea, en los registros de la infrapolítica (Scott, 2006; Marche, 2012), para resurgir con fuerza en breves episodios de movilización. De forma inversa, determinados «emprendedores y emprendedoras de memoria» promueven públicamente la historia minoritaria (Pollak, 1993, p. 29; Becker, 1963, p. 147; Gensburger, 2010; Autry, 2017). Activistas, genealogistas, historiadores e historiadoras, museógrafos, docentes, a menudo autodidactas, desarrollan prácticas de recopilación y archivo, erigen monumentos y fundan museos (Le Dantec-Lowry et al., 2016; Meringolo, 2021; Maheo, 2024; Burns, 2013; Morgan, 2021; Escallón, 2023; Sansone, 2013).
Este coloquio propone entablar un diálogo entre distintos terrenos de investigación y enfoques disciplinarios. Prosigue el primer encuentro centrado en las formas de los usos del pasado, para interrogar ahora las consecuencias de dichos usos, sus efectos y resultados, tanto sobre la historia nacional como sobre la minoría y sobre las propias disciplinas y sus métodos. Investigadores e investigadoras de diferentes campos están invitados a reflexionar sobre objetos comunes desde la perspectiva de sus métodos respectivos: antropólogos, sociólogos, geógrafos, historiadores, especialistas en estudios literarios, estudios culturales, historiadores del arte y lingüistas. Las propuestas de comunicación podrán articularse en torno los cuatro ejes siguientes.
Frente a la historia nacional: incluirse, distinguirse y afirmarse
¿Cuáles son los resultados de los usos minoritarios del pasado? ¿Pueden contribuir a revisiones de la historia nacional o a una forma de descentrar el relato hegemónico? (Chakrabarty, 2000; Larré, 2009; Bodenstein et al., 2024). ¿Qué papel desempeñan en la configuración de los mundos sociales, de las categorías identitarias y de una memoria colectiva? (Célestine, 2018; Gensburger y Lefranc, 2023; Joutard, 2010; Wang, 2018; McGrattan, 2012). ¿Permiten impugnar de manera eficaz las discriminaciones y las formas de marginalización, o incluso transformar las representaciones? (Hooks, 1992; Hall (ed.), 1997; Rocksborough-Smith, 2018; Poulot, 2022; Gruson, 2011). Asimismo, cabe interrogar la manera en que las huellas de las experiencias minoritarias se inscriben tanto en las representaciones como en el paisaje (Peretz, 2024; Barrère et al., 2025; Gensburger et al., 2021, p. 1). Estos usos arriesgan, sin embargo, de fijar las identidades minoritarias en el pasado, denegándoles una plena contemporaneidad, como ha ocurrido con frecuencia en la mirada antropológica y en colecciones museísticas (Modest et al., 2016; Fabian, 1983). Por último, ¿cómo las acciones memoriales de los grupos marginados se articulan con las políticas memoriales impulsadas por las autoridades públicas?
Patrimonio, museos y legitimación de las historias minoritarias
Un eje central de los usos minoritarios del pasado reside en la apropiación - a menudo conflictiva - del patrimonio y de las instituciones museales. Durante largo tiempo modelados por relatos nacionales homogeneizadores, los museos y las políticas patrimoniales se han convertido hoy en espacios en los que se renegocian las pertenencias, donde se cuestionan los silencios y se despliegan estrategias de legitimación histórica. Las minorías etnorraciales se esfuerzan por reinscribir sus experiencias en estos dispositivos mediante la creación de museos comunitarios, la reescritura de narrativas existentes, la participación en programas de descolonización, la reinterpretación de objetos o la formulación de reivindicaciones en torno a los lugares de memoria (Chagas et al., 2014; Maheo, 2024). Estas apropiaciones no responden únicamente a una búsqueda de reconocimiento, sino también a la voluntad de establecer continuidades históricas, consolidar identidades diaspóricas o autóctonas y contrarrestar los procesos de desaparición o de folclorización. Los museos, los archivos, los monumentos, así como las colecciones familiares o comunitarias, se han convertido en herramientas de poder, de visibilidad y de emancipación. Las propuestas de comunicación podrán abordar la manera en que las prácticas curatoriales, artísticas o militantes transforman los marcos patrimoniales establecidos, así como el modo en que los actores minoritarios se apropian de estos espacios para transmitir, impugnar o transformar las representaciones del pasado (Golding et al., 2013; Bodenstein et al., 2024; Hicks, 2025). Asimismo, podrán considerarse las cuestiones relativas a la recepción y a los posibles «efectos» del museo (Poulot, 2022; Blanc et al., 2023).
Transmisiones, circulaciones e hibridaciones de las categorías identitarias: ¿Cuáles son los efectos sobre las minorías?
¿De qué manera los usos del pasado participan tanto en la continuidad de las lógicas de minoración como en la construcción identitaria de las minorías, en la búsqueda de una autenticidad o de una conformidad con la «tradición», que puede contribuir a formas de especialización? (Lenclud, 1987). Estos relatos «auténticos» entran, sin embargo, en tensión con nuevas representaciones emergentes, propias de las comunidades diaspóricas y de otros grupos transnacionales, que se refieran a orígenes africanos, indígenas u otros (Gilroy, 1993; Barre, 1983; Clifford, 2013; Benesch et al., 2006; Chivallon, 2008). Por otra parte, resulta pertinente interrogar las fábricas locales de la autenticidad y de su travestismo.
En este sentido, los enfoques comparativos, que abordan de manera paralela diversas situaciones en diferentes espacios, son igualmente interesantes, en la medida en que pueden permitir de captar las circulaciones y los procesos de transferencia. Se trata asimismo de pensar las circulaciones - comenzando por las migraciones, pero también las transmisiones culturales - en la era digital, con el fin de integrar los imaginarios de comunidades diaspóricas (Flores, 1995; Boumankhar, 2011; Fridman et al., 2020; Guenancia, 2017).
Conceptos y métodos: cuestiones epistemológicas
Si bien sus usos son diversos, los pasados minoritarios se presentan como disjuntos y discontinuos, hasta el punto de que cabe preguntarse si comparten la misma textura que el relato nacional. ¿Cómo se articula la duración de la memoria de una generación con la súbita irrupción de las movilizaciones memoriales? (Koselleck, 1990). La huella de los pasados minoritarios es más tenue y sus archivos más escasos (Kaplan, 2000; Foscarini et al., 2016; White, 2013; Flinn et al., 2009; Foote, 1990). Estos pasados no ocupan los mismos espacios, no siguen las mismas cronologías ni obedecen siempre a las mismas lógicas en lo que respecta a la administración de la prueba, lo que abre un cuestionamiento ontológico sobre el pasado como tal (Ricœur, 1998, p. 8). De ahí, ¿cuáles son los recorridos metodológicos que permiten acceder a estos pasados? ¿Qué conceptos conviene movilizar? Términos como «márgenes» o «periferias» han sido utilizados para insistir en la dimensión espacial y en el descentramiento. Por su parte, los enfoques decoloniales contestan el universalismo de una episteme calificada de occidental (Mignolo, 2011; Policar, 2021; Schaub, 2024; Colin et al., 2023; Bertho et al., 2021; Soumahoro, 2022), proponen una forma de «policentrismo» científico (Bertho, 2025, p. 13) e incluso ponen en primer plano una epistemología del punto de vista, potencialmente opuestos a los métodos disciplinarios (Soumahoro, 2020; Agudel et al., 2015). Finalmente, ¿en qué medida esta «creciente centralidad de la memoria y del patrimonio» puede representar el signo de un «presente perpetuo», es decir, del presentismo definido por François Hartog? (Hartog et al., 2014, p. 16).
La investigación sobre los grupos minoritarios, y más ampliamente sobre las cuestiones de memoria, exilio, identidad o poscolonialidad, no puede hoy disociarse del contexto político en el que se inscribe. En un clima cada vez más hostil a la producción de saberes críticos, este contexto afecta tanto a nuestros objetos y nuestros terrenos de investigación como a nuestras maneras de investigar, de escribir y de transmitir. Este coloquio tiene la ambición de reflexionar sobre las formas contemporáneas de resistencia a través de la investigación, de la creación y del compromiso ciudadano. Resistir hoy implica documentar, transmitir y establecer vínculos. Implica hacer audibles las voces minoritarias, cuestionar los relatos dominantes y abrir espacios de diálogo y de memoria compartida. Significa también negarse a considerar las migraciones como un «problema» y afirmar, por el contrario, que constituyen un prisma fundamental para pensar nuestras sociedades, sus tensiones, sus dinámicas y sus futuros. En esta perspectiva, la investigación desempeña un papel esencial en la construcción de imaginarios colectivos más abiertos, más justos y más solidarios.
Modalidades de presentación de propuestas
Los resúmenes de las propuestas (aproximadamente 500 palabras), acompañados de un breve currículum vitae, deberán enviarse a los organizadores a la siguiente dirección: raconterlesminorites@gmail.com antes del 15 de abril de 2026.
Esta convocatoria está dirigida tanto a jóvenes investigadores como a los más experimentados. Se invita a los y las participantes a solicitar el apoyo de sus instituciones para cubrir los gastos de desplazamiento y alojamiento.
Calendario
- Fecha límite de envío de propuestas: 15 de abril de 2026
- Notificación de aceptación: 15 de junio de 2026
- Fechas del coloquio: jueves 26 y viernes 27 de noviembre de 2026
- Lugar : Campus Condorcet
Comité organizador
- Andréa Delaplace, Docteure, centre de recherche Histoire culturelle et sociale des arts, (HiCSA) de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
- Maud Delevaux, Docteure en anthropologie, IFEA/UMIFRE 17 CNRS/MAEDI-USR 3337 América Latina
- Olivier Maheo, Collaborateur de l’Institut d’histoire du temps présent, IHTP, UMR CNRS/Université Paris 8
Comité científico
- Gabrielle Adjerad, Maîtresse de conférences, CHCSC – UVSQ
- Lawrence Aje, Maître de conférences, DIRE, Université de la réunion
- Yves Bergeron, Professeur de muséologie à l’UQAM, Université du Québec à Montréal
- Christine Chivallon, Directrice de recherche CNRS, PHEEAC-UMR 8053
- Elisabeth Cunin, Directrice de recherche (DR2) à l’IRD, UMR URMIS
- Dorothée Delacroix, maîtresse de conférences en anthropologie, Université Sorbonne Nouvelle, Institut des hautes études de l’Amérique latine (IHEAL), Centre de recherche et de documentation sur les Amériques (CREDA, UMR CNRS/USN 7227, UMR IRD 280).
- Alvar De la Llosa, Professeur des universités, Langues et Civilisations Étrangères – Lyon 2
- Paola Domingo, Maîtresse de conférences IRIEC - Montpellier 3- Paul Valéry
- Anne-Claire Fauquez, Maîtresse de conférences de Civilisation américaine, Paris 8
- Thomas Grillot, Chargé de recherches, IHTP, UMR 8244
- Lionel Larré, Professeur des universités, CLIMAS – Bordeaux Montaigne
- Jacques Leenhardt, Directeur d’Études, EHESS-EFISAL
- Nicola Lo Calzo, Docteur, CY Héritages
- C. Rafael Martínez-Martínez, Professeur associé, Université Cardenal Herrera CEU, Valence
- Pauline Peretz, Professeure, IHTP, Université Paris 8 – CNRS ; Institut Universitaire de France
- Camille Riverti, Chargée de recherche, CREDA-CNRS
- Jean Paul Rocchi, Professeur de Littératures et Cultures Américaines, université Gustave EiffelLISAA
- Ian Rocksborough-Smith, Professeur, University of the Fraser Valley, Canada
- Lorena B. Rodríguez, Profeseure – Chercheure, UBA-CONICET, Argentine
- Rogerio Rosa, Professeur : Teoria e Metodologia da História, Universidade do Estado de Santa Catarina (UDESC)
- Romy Sanchez, Chargée de recherche, IRHIS – CNRS
- Mônica Raisa Schpun, Chercheure, Mondes américains - EHESS – École des hautes études en sciences sociales
- Anne Stefani, Professeure, CAS- Université de Toulouse 2, Jean Jaurès
- Fabien Van Geert, Fabien Van Geert, Maître de conférences en Médiation culturelle, Sorbonne Nouvelle
- Jean-Paul Zuniga, Directeur d'études EHESS, Centre de recherches historiques UMR 8558
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Apresentação
A diversidade das situações minoritárias nas Américas, resultado de uma longa mistura entre populações, assim como da pluralidade de experiências coloniais, implica uma variedade de representações de “múltiplos” passados. Diferentes usos do passado indicam um potencial fracionamento das “memórias coletivas” (Lavabre, 2020; Schwaller et al., 2010; Bonniol, 2007).
As minorias nas Américas, sejam históricas, raciais, étnicas, religiosas ou diaspóricas, segundo a “nomenclatura” proposta pelo geógrafo Pierre George (George, 1984, p. 15), diferem também em termos de tamanho, dispersão ou, ao contrário, concentração, status jurídico e situação econômica, a ponto de ser difícil analisá-las simultaneamente ou compará-las de forma sistemática. No entanto, compartilham pelo menos a mesma experiência minoritária: serem categorizadas, voluntária ou forçadamente, dentro de uma relação de poder imposta, às vezes acompanhada da consciência de características comuns. Seu passado frequentemente foi marginalizado em benefício de uma história nacional.
Propomos abordar a experiência minoritária antes de tudo como uma relação com o passado, relação que assume formas diversas. Minorias étnico-raciais talvez apenas perdurem através da conservação e transmissão de seu passado, resistindo à ameaça de desaparecimento imposta pelos relatos majoritários (Candau, 1998; Lomnitz-Adler, 2018).
Por “passado” não se entende apenas a evocação da memória ou da história (Hartog e Revel, 2001), mas, em sentido mais amplo, tudo aquilo que pode ser transmitido ou evocado: tradições, objetos, narrativas, história mas que também pode ser marginalizado, esquecido, invisibilizado ou destruído. A presença contemporânea das questões memoriais se traduz, no campo da pesquisa, em numerosos trabalhos (Gensburger e Lefranc, 2023; Jelin, 2002, 2020; Rousso Henry, 2016; Wüstenberg, 2020; Michel, 2005).
Propomos abrir novas perspectivas de análise abandonando o ponto de vista majoritário, que se expressa em termos de dominação e atribuição, para situar-nos a partir do ponto de vista minoritário. A experiência minoritária envolve múltiplos usos do passado, que permitem existir no presente e, às vezes, responder a uma atribuição identitária e aos estigmas associados. Trata-se de analisar as práticas e representações para compreender os resultados dos usos minoritários do passado.
O conceito de “minorias” deu origem a numerosos esforços de definição (Simon, 2006; Tartakowsky, 2020), inicialmente a partir de traços distintivos “físicos ou culturais” que implicam um tratamento “diferenciado e desigual” (Wirth, 1964, p. 245), e posteriormente com base em critérios como subordinação, características específicas, consciência de pertencimento e transmissão familiar (Wagley et al., 1958, p. 10). No entanto, as minorias não existem à margem das relações sociais (Guillaumin, 1985) e, para evitar qualquer naturalização, é necessário abordá-las através das relações de poder e das lógicas de atribuição que essas relações implicam (Policar, 2020, p. 119).
O termo “minoria” inclui a dialética de inclusão e exclusão dentro de um conjunto nacional ou regional, mas também pode se referir a uma dimensão diaspórica, seja vinculada a migrações, experiências históricas compartilhadas ou um espaço imaginário de circulação de ideias (Gilroy, 1993; Peretz, 2004; Banerjee et al., 2012).
Assim, apesar de suas ambiguidades, a noção de minoria permite evidenciar experiências de grupos relegados às margens da história, afastados do relato majoritário (Laithier et al., 2008; Capotorti, 1991). O passado, em sua presença no presente, é atravessado por relações de força que marginalizam determinados eventos em favor de uma história nacional apresentada como homogênea e contínua. O conceito de minoria se inscreve no âmbito de uma “discriminação objetiva” legitimada simbolicamente. Cabe, portanto, questionar em que medida a contestação da situação minoritária contribui para afirmar a própria existência do grupo (Voutat et al., 1997, pp. 148-149).
Os usos do passado desempenham papel central nessas dinâmicas, tanto em relação às categorizações impostas externamente quanto aos esforços de reconhecimento das discriminações.
As políticas memoriais estatais foram amplamente analisadas por historiadores e historiadoras, que questionaram seus resultados (Gensburger et al., 2017; Dujisin, 2020; Araujo, 2016). A partir do ponto de vista da experiência minoritária, é possível considerar as minorias em sua capacidade de ação (Wüstenberg, 2020), por meio de diversas formas de evocação do passado (literárias, artísticas, íntimas), incluindo as inscritas no registro da infrapolítica (Gensburger, 2023; Rosenzweig et al., 1998; Jaramillo Marín, 2012; Farrell-Banks, 2023).
Mais do que nunca, as tensões do presente se expressam por meio de contestação memorial, como evidenciado com especial força, desde 2020, pelos derrubos de monumentos (Gensburger e Wüstenberg, 2023; Tillier, 2022; Chantiluke et al., 2018; Hicks, 2025; Thompson, 2022; Gill et al., 2021). A contestação de legados do patrimônio colonial e escravista constitui hoje um modo de ação antirracista (Aje et al., 2018; Chivallon, 2012; Araujo Ana Lucia, 2010; Barre, 1983).
O caráter às vezes espetacular dessas mobilizações não deve ocultar que a memória frequentemente avança de forma subterrânea, nos registros da infrapolítica (Scott, 2006; Marche, 2012), ressurgindo em breves episódios de mobilização. De forma inversa, certos “empreendedores da memória” promovem publicamente a história minoritária (Pollak, 1993, p. 29; Becker, 1963, p. 147; Gensburger, 2010; Autry, 2017).
Ativistas, genealogistas, historiadores e historiadoras, museógrafos, docentes, muitas vezes autodidatas, desenvolvem práticas de coleta e arquivamento, erguem monumentos e fundam museus (Le Dantec-Lowry et al., 2016; Meringolo, 2021; Maheo, 2024; Burns, 2013; Morgan, 2021; Escallón, 2023; Sansone, 2013).
Este colóquio propõe estabelecer um diálogo entre diferentes campos de pesquisa e abordagens disciplinares. Dá continuidade ao primeiro encontro centrado nas formas de uso do passado, para agora interrogar suas consequências, efeitos e resultados, tanto sobre a história nacional quanto sobre a minoria e sobre as próprias disciplinas e métodos. Pesquisadores e pesquisadoras de diversos campos estão convidados a refletir sobre objetos comuns a partir da perspectiva de seus métodos: antropólogos, sociólogos, geógrafos, historiadores, especialistas em estudos literários, estudos culturais, história da arte e linguistas. As propostas de comunicação podem se organizar em torno de quatro eixos.
Frente à história nacional: incluir-se, distinguir-se e afirmar-se
Quais são os resultados dos usos minoritários do passado? Podem contribuir para revisões da história nacional ou para descentrar o relato hegemônico? (Chakrabarty, 2000; Larré, 2009; Bodenstein et al., 2024). Qual é seu papel na configuração de mundos sociais, categorias identitárias e memória coletiva? (Célestine, 2018; Gensburger e Lefranc, 2023; Joutard, 2010; Wang, 2018; McGrattan, 2012). Permitem questionar eficazmente discriminações e formas de marginalização, ou mesmo transformar representações? (Hooks, 1992; Hall, 1997; Rocksborough-Smith, 2018; Poulot, 2022; Gruson, 2011).
Também é importante investigar como vestígios das experiências minoritárias se inscrevem tanto nas representações quanto na paisagem (Peretz, 2024; Barrère et al., 2025; Gensburger et al., 2021, p. 1). Esses usos correm o risco de fixar identidades minoritárias no passado, negando-lhes plena contemporaneidade, como ocorreu frequentemente na antropologia e em coleções museológicas (Modest et al., 2016; Fabian, 1983).
Por fim, como as ações memoriais dos grupos marginalizados se articulam com políticas memoriais promovidas pelas autoridades públicas?
Patrimônio, museus e legitimação das histórias minoritárias
Um eixo central dos usos minoritários do passado reside na apropriação — frequentemente conflitiva — do patrimônio e das instituições museais. Durante muito tempo moldados por relatos nacionais homogeneizadores, museus e políticas patrimoniais tornaram-se espaços de renegociação de pertencimentos, questionamento de silêncios e estratégias de legitimação histórica.
Minorias étnico-raciais esforçam-se para reinscrever suas experiências nesses dispositivos por meio da criação de museus comunitários, reescrita de narrativas existentes, participação em programas de descolonização, reinterpretando objetos ou reivindicando lugares de memória (Chagas et al., 2014; Maheo, 2024). Essas apropriações não visam apenas reconhecimento, mas também a manutenção de continuidades históricas, consolidação de identidades diaspóricas ou autóctones e resistência à desaparecimento ou folclorização.
Museus, arquivos, monumentos, bem como coleções familiares ou comunitárias, tornam-se ferramentas de poder, visibilidade e emancipação. Propostas de comunicação podem abordar como práticas curatoriais, artísticas ou militantes transformam quadros patrimoniais estabelecidos, e como atores minoritários se apropriam desses espaços para transmitir, contestar ou transformar representações do passado (Golding et al., 2013; Bodenstein et al., 2024; Hicks, 2025). Também podem tratar da recepção e possíveis “efeitos” do museu (Poulot, 2022; Blanc et al., 2023).
Transmissões, circulações e hibridizações de categorias identitárias: quais os efeitos sobre as minorias?
De que forma os usos do passado participam tanto da continuidade de lógicas de minoração quanto da construção identitária das minorias, na busca por autenticidade ou conformidade com a “tradição”, que pode contribuir para formas de essencialização? (Lenclud, 1987).
Esses relatos “autênticos” entram em tensão com novas representações emergentes, próprias de comunidades diaspóricas e de outros grupos transnacionais, referindo-se a origens africanas, indígenas ou outras (Gilroy, 1993; Barre, 1983; Clifford, 2013; Benesch et al., 2006; Chivallon, 2008).
Também é pertinente interrogar as construções locais de autenticidade e suas transformações. Abordagens comparativas, analisando situações em diferentes espaços, permitem compreender circulações e processos de transferência, incluindo migrações e transmissões culturais na era digital, integrando imaginários de comunidades diaspóricas (Flores, 1995; Boumankhar, 2011; Fridman et al., 2020; Guenancia, 2017).
Conceitos e métodos: questões epistemológicas
Embora seus usos sejam diversos, os passados minoritários se apresentam como descontínuos, levantando a questão se compartilham a mesma textura do relato nacional. Como se articula a duração da memória de uma geração com a súbita irrupção de mobilizações memoriais? (Koselleck, 1990).
A marca dos passados minoritários é mais tênue e seus arquivos mais escassos (Kaplan, 2000; Foscarini et al., 2016; White, 2013; Flinn et al., 2009; Foote, 1990). Esses passados não ocupam os mesmos espaços, não seguem as mesmas cronologias nem obedecem sempre às mesmas lógicas de administração da prova, abrindo questionamentos ontológicos sobre o passado (Ricœur, 1998, p. 8).
Quais os percursos metodológicos para acessar esses passados? Quais conceitos mobilizar? Termos como “margens” ou “periferias” destacam a dimensão espacial e o descentramento. Abordagens decoloniais contestam o universalismo de uma episteme ocidental (Mignolo, 2011; Policar, 2021; Schaub, 2024; Colin et al., 2023; Bertho et al., 2021; Soumahoro, 2022), propõem um “policentrismo” científico (Bertho, 2025, p. 13) e enfatizam uma epistemologia do ponto de vista, potencialmente oposta a métodos disciplinares (Soumahoro, 2020; Agudel et al., 2015).
Por fim, até que ponto essa “centralidade crescente da memória e do patrimônio” representa um “presente perpétuo”, ou seja, o presentismo definido por François Hartog? (Hartog et al., 2014, p. 16).
A pesquisa sobre grupos minoritários, e mais amplamente sobre memória, exílio, identidade e pós-colonialidade, não pode ser dissociada do contexto político em que se insere. Em um clima cada vez mais hostil à produção de saberes críticos, este contexto afeta nossos objetos e campos de pesquisa, bem como nossas maneiras de investigar, escrever e transmitir.
Este colóquio visa refletir sobre formas contemporâneas de resistência por meio da pesquisa, da criação e do engajamento cidadão. Resistir hoje significa documentar, transmitir e estabelecer vínculos, dar voz às minorias, questionar relatos dominantes e abrir espaços de diálogo e memória compartilhada. Também significa recusar a visão das migrações como um “problema” e afirmar que constituem um prisma essencial para pensar nossas sociedades, suas tensões, dinâmicas e futuros. Nesse sentido, a pesquisa desempenha papel central na construção de imaginários coletivos mais abertos, justos e solidários.
Comissão organizadora
- Andréa Delaplace, Docteure, centre de recherche Histoire culturelle et sociale des arts, (HiCSA) de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
- Maud Delevaux, Docteure en anthropologie, IFEA/UMIFRE 17 CNRS/MAEDI-USR 3337 América Latina
- Olivier Maheo, Collaborateur de l’Institut d’histoire du temps présent, IHTP, UMR CNRS/Université Paris 8
Comité científico
- Gabrielle Adjerad, Maîtresse de conférences, CHCSC – UVSQ
- Lawrence Aje, Maître de conférences, DIRE, Université de la réunion
- Yves Bergeron, Professeur de muséologie à l’UQAM, Université du Québec à Montréal
- Christine Chivallon, Directrice de recherche CNRS, PHEEAC-UMR 8053
- Elisabeth Cunin, Directrice de recherche (DR2) à l’IRD, UMR URMIS
- Dorothée Delacroix, maîtresse de conférences en anthropologie, Université Sorbonne Nouvelle, Institut des hautes études de l’Amérique latine (IHEAL), Centre de recherche et de documentation sur les Amériques (CREDA, UMR CNRS/USN 7227, UMR IRD 280).
- Alvar De la Llosa, Professeur des universités, Langues et Civilisations Étrangères – Lyon 2
- Paola Domingo, Maîtresse de conférences IRIEC - Montpellier 3- Paul Valéry
- Anne-Claire Fauquez, Maîtresse de conférences de Civilisation américaine, Paris 8
- Thomas Grillot, Chargé de recherches, IHTP, UMR 8244
- Lionel Larré, Professeur des universités, CLIMAS – Bordeaux Montaigne
- Jacques Leenhardt, Directeur d’Études, EHESS-EFISAL
- Nicola Lo Calzo, Docteur, CY Héritages
- C. Rafael Martínez-Martínez, Professeur associé, Université Cardenal Herrera CEU, Valence
- Pauline Peretz, Professeure, IHTP, Université Paris 8 – CNRS ; Institut Universitaire de France
- Camille Riverti, Chargée de recherche, CREDA-CNRS
- Jean Paul Rocchi, Professeur de Littératures et Cultures Américaines, université Gustave EiffelLISAA
- Ian Rocksborough-Smith, Professeur, University of the Fraser Valley, Canada
- Lorena B. Rodríguez, Profeseure – Chercheure, UBA-CONICET, Argentine
- Rogerio Rosa, Professeur : Teoria e Metodologia da História, Universidade do Estado de Santa Catarina (UDESC)
- Romy Sanchez, Chargée de recherche, IRHIS – CNRS
- Mônica Raisa Schpun, Chercheure, Mondes américains - EHESS – École des hautes études en sciences sociales
- Anne Stefani, Professeure, CAS- Université de Toulouse 2, Jean Jaurès
- Fabien Van Geert, Fabien Van Geert, Maître de conférences en Médiation culturelle, Sorbonne Nouvelle
- Jean-Paul Zuniga, Directeur d'études EHESS, Centre de recherches historiques UMR 8558
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