Annonce
Argumentaire
Au début des années 1990, l’histoire sociale a connu un processus de redéfinition qui a conduit à repenser la manière d’appréhender la relation entre les structures et les acteurs. Ce tournant a favorisé l’intégration d’approches issues de l’histoire culturelle, de l’anthropologie historique ou de la sociologie, permettant d’examiner plus attentivement comment se construisent les expériences et les pratiques des acteurs historiques dans leurs contextes.
La reformulation de concepts tels que la subalternité, [ii] le genre, [iii] la mémoire [iv] ou l’identité, [v] la problématisation des critères de validation empirique et de la définition de « source », les débats sur les formes de narration, ainsi que le développement de perspectives transnationales et globales, [vi] ont contribué au renouvellement — de diverses manières — de la réflexion sur l’action et la réflexivité individuelle des acteurs.
L’étude historique des mouvements sociaux a particulièrement bénéficié de ces transformations. Les pratiques, les représentations, les expériences et les attitudes des acteurs et des communautés ont pris une place centrale dans de nombreuses recherches récentes, dans un champ historiographique qui ne cesse de progresser. [vii] Cela est visible dans l’historiographie du communisme en Espagne, qui, ces dernières années, a intégré des contributions alignées sur les débats internationaux et avec une perspective socioculturelle plus large. Dans le cadre de cette dynamique, on peut citer quelques exemples notables, tels que les études sur le communisme en Catalogne — et en particulier sur le Partit Socialista Unificat de Catalunya (PSUC) —, qui ont constitué un champ dynamique et inspirant pour d’autres cas en mettant l’accent sur l’ancrage territorial, les pratiques militantes et la dimension sociale de l’engagement politique. [ix] À ceux-ci s’ajoutent de nouvelles recherches — thèses de doctorat, travaux en cours et premières publications — qui reflètent un renouveau générationnel en cours. [x]
Dans cette perspective, l’intérêt pour les individus — leurs parcours, leurs expériences et leurs formes de participation — est devenu central L’attention portée au rôle des acteurs, à leurs pratiques quotidiennes et à leurs formes d’engagement et de sociabilité constitue aujourd’hui une voie essentielle pour comprendre les processus historiques, en particulier dans les mouvements où la dimension organisationnelle et l’expérience personnelle s’entrecroisent.
Afin de contribuer à cette discussion collective, cet appel à communications invite les jeunes chercheurs et chercheuses à présenter leurs travaux sur les communismes en Espagne — ou sur leur rayonnement et leurs connexions internationales — tout au long du XXe siècle, en se concentrant sur les parcours, les expériences, les engagements, les biographies et les formes d’action de leurs acteurs, avec une conception plurielle des « communismes » qui insiste sur la multiplicité des formes d’engagement politique qui émanent de la même matrice idéologique et politique, comme cela se fait depuis plusieurs décennies dans les études sur la gauche radicale. [xi]
Nous invitons à proposer des contributions qui abordent ces questions à partir de différentes définitions historiques du communisme et d’approches théoriques ou méthodologiques variées, en particulier dans les axes de recherche suivants :
Axe 1 – Engagements partagées : antifascisme, compagnons de route et solidarités transversales.
Axe 2 – Relations de genre, expériences de l’intimité et perspectives générationnelles.
Axe 3 – Subjectivités en conflit : trajectoires, répressions, clandestinités, dissidences et mémoires.
Axe 4 – Sociabilités en mouvement : circulations transnationales et connexions mondiales.
Modalités de contribution
Les communications pourront se faire en catalan, en espagnol ou en français. Les propositions de communication devront inclure une présentation du sujet, de la méthodologie et des sources ainsi que présenter succinctement le caractère novateur de l’approche. Les résumés des propositions ne devront pas dépasser les 350 mots. Une courte bibliographie (max. 10 références) pourra être ajoutée.
Les propositions sont à envoyer avant le 15 mars 2026 à l’adresse suivante : jornada.comesp@gmail.com
Cette journée d’études est principalement dédiée aux jeunes chercheurs·euses dont les recherches entrent en contact avec l’histoire du communisme en Espagne, indépendamment de leur discipline et de leur spécialité.
Calendrier :
- 15 mars 2026 : Date limite d’envoi de propositions de communication
- Fin mars 2026 : Notification d’acceptation ou de refus des propositions
- 28 mai 2026 : Journée d’études au Centre d’Études Catalanes (9 Rue de la Sainte-Croix de la Bretonnerie, 75004 Paris)
Comité d’organisation
- Diego de la Calle y Díaz (CRH, École des Hautes Études en Sciences Sociales)
- Pablo Gil Valero (Lycée Simone Weil, Paris)
- David Marcilhacy (CRIMIC, Sorbonne Université)
- Françoise Martinez (CRIMIC, Sorbonne Université)
- Michel Martínez Pérez (CRIMIC, Sorbonne Université)
- Mercedes Yusta Rodrigo (LER, Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis)
Cette journée d’études est coorganisée par les axes Études Catalanes et IBERHIS du CRIMIC.
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[i] Juliá, Santos. “La Historia Social y La Historiografía Española.” Ayer, no. 10, 1993, pp. 29–46 ; Revel, J. Jeux d’échelles. La micro-analyse à l’expérience. Paris : Gallimard / Seuil, 1996.
[ii] Cerutti, S. Who is below ? Annales. Histoire, sciences sociales, vol. 70, No. 4, Éditions de l’EHESS, pp. 931-956, 2015.
[iii] Tilly, L. A., Yvon-Deyme, B., & Deyme, M. Genre, histoire des femmes et histoire sociale. Genèses, (2), 148-167, 1990
[iv] Magnússon, S. G. Social History as “Sites of Memory” ? The Institutionalizaton of History : Microhistory and the Grand Narrative. Journal of Social History, 39(3), 891-913, 2006.
[v] Tilly, C. “Citizenship, identity and social history”. International review of social history, 40(S3), 1-17, 1995.
[vi] Charle, C. “Histoire sociale, histoire globale ?”. Vingtième Siècle. Revue d’histoire, (23), 124-129, 1989.
[vii] Par exemple : Revista Ayer, La Alltagsgeschichte y el estudio de las dictaduras europeas. 2024, Vol 133, No 1.
[viii] Voir Cruz Chamizo, Laura. “Un silencio multitudinario : La matanza de Atocha y la contención emocional comunista.” Ayer, 124(4), 307–329, 2021 ; Fernández Rincón, Javier. Maoístas en Euskadi. La Agrupación de Trabajadores Marxistas-Leninistas de Euskadi. Madrid : Cisma, 2021 ; Rueda Laffond, José Carlos. “El peso de la historia : Memoria colectiva y repertorios simbólicos en un siglo de comunismo” en F. Erice Sebares y D. Ginard Féron (eds.), Un siglo de comunismo en España II. Presencia social y experiencias militantes. Madrid : Ediciones Akal, pp. 39–60, 2022 ; Hernández Sánchez, Fernando. El torbellino rojo. Auge y caída del Partido Comunista de España. Barcelona : Pasado y Presente, 2022 ; Rosano, Mario. “Cultura política, historiografía y comunismo en España”. Ayer, no. 130, pp. 329-341, 2023 ; Ginard i Féron, David. “La historiografía española sobre el comunismo. De los orígenes a la actualidad (1920-2020)” en Erice, Francisco (dir.). Un siglo de comunismo en España II, Madrid, Akal, pp. 11-37, 2022 ; Bueno Lluch, Manuel y Gálvez Biesca, Sergio (eds.). Nosotros los comunistas. Memoria, identidad e historia social, Sevilla : Fundación de Investigaciones Marxistas-Atrapasueños, 2004 ; Valobra, Adriana y Yusta, Mercedes. Queridas camaradas. Historias iberoamericanas de mujeres comunistas, Buenos Aires : Miño & Dávila, 2017.
[ix] Cebrián, Carme. Estimat PSUC. Editorial Empúries, 1997 ; Ferrer González, Cristian. “La fase expansiva del antifranquismo, 1962-1976 : presencia, espacios y redes del PSUC en comarcas”. Nuestra Historia, 3, 18-38, 2017 ; Molinero i Ruiz, Carme y Ysàs, Pere. Els anys del PSUC : El partit de l’antifranquisme (1954-1981, L’Avenç, 2010. Pala, Giaime. “El militante total. Identidad, trabajo y moral de los comunistas catalanes bajo el franquismo”. Cahiers de civilisation espagnole contemporaine, no. 10, 2013 ; Sancho Galán, Jordi. El antifranquismo en la universidad. Catarata, 2024.
[x] Uría, Jorge. “La historia social hoy.” Historia Social, no. 60, 2008, 233–248.
[xi] Laíz, Consuelo. La izquierda radical en España durante la transición a la democracia. Madrid : Universidad Complutense de Madrid, 2003.
Argumentos
A comienzos de la década de 1990, la historia social atravesó un proceso de redefinición que llevó a replantear la manera de entender la relación entre estructuras y actores. Este giro favoreció la incorporación de enfoques procedentes de la historia cultural, la antropología histórica o la sociología, permitiendo examinar con mayor atención cómo se construyen las experiencias, las prácticas y los significados de los actores históricos en sus contextos. [i]
La reformulación de conceptos como subalternidad, [ii] género, [iii] memoria [iv] o identidad, [v] la problematización de los criterios de validación empírica y de la definición de “fuente”, los debates sobre las formas de narrar, así como el desarrollo de perspectivas transnacionales y globales, [vi] han contribuido a renovar — de manera diversa — la reflexión sobre la agencia y la reflexividad individual de los actores.
El estudio histórico de los movimientos sociales se ha beneficiado especialmente de estas transformaciones. Las prácticas, representaciones, experiencias y actitudes de actores y comunidades han cobrado un lugar central en numerosas investigaciones recientes, en un panorama historiográfico que sigue expandiéndose. [vii] Esto se aprecia en la historiografía sobre el comunismo en España, que en los últimos años ha incorporado aportes alineados con debates internacionales y con una perspectiva sociocultural más amplia. [viii] Dentro de este impulso, pueden señalarse algunos ejemplos destacados, como los estudios sobre el comunismo en Cataluña —y en particular sobre el Partit Socialista Unificat de Catalunya (PSUC)—, que han actuado como un campo dinámico e inspirador para otros casos al poner el acento en el anclaje territorial, las prácticas militantes y la dimensión social del compromiso político. [ix] A ello se suma la aparición de nuevas investigaciones — tesis doctorales, trabajos en curso y primeras publicaciones — que reflejan una renovación generacional en marcha. [x]
En este marco, el interés por los individuos — sus trayectorias, experiencias y formas de participación — ha adquirido un peso creciente. La atención al papel de los actores, a sus prácticas cotidianas y a sus modos de militancia y sociabilidad constituye hoy una vía central para comprender los procesos históricos, especialmente en aquellos movimientos donde la dimensión organizativa y la vivencia personal se entrecruzan de manera decisiva.
Con el propósito de contribuir a esta discusión colectiva, esta llamada a comunicaciones invita a jóvenes investigadoras e investigadores a presentar trabajos sobre los comunismos en España —o sobre su proyección y conexiones internacionales— a lo largo del siglo XX, focalizados en las trayectorias, experiencias, militancias, biografías y formas de agencia de sus actores, desde una concepción plural de los “comunismos” que insiste en la multiplicidad de formas de compromiso político que emanan de una misma matriz ideológica y política, como se viene haciendo desde hace varias décadas en los estudios sobre la izquierda radical. [xi]
Se buscan contribuciones que aborden estas cuestiones desde distintas definiciones históricas del comunismo y desde enfoques teóricos o metodológicos variados, especialmente en los siguientes ejes de investigación :
Eje 1 – Militancias compartidas : antifascismos, compañeros de viaje y solidaridades transversales.
Eje 2 – Relaciones de género, experiencias de la intimidad y perspectivas generacionales.
Eje 3 – Subjetividades en conflicto : trayectorias, represiones, clandestinidades, disidencias y memorias.
Eje 4 – Sociabilidades en movimiento : circulaciones transnacionales y conexiones globales.
Modalidades de envío
Las comunicaciones podrán realizarse en catalán, español o francés. Las propuestas de comunicación deberán incluir una presentación del tema, la metodología y las fuentes, así como exponer brevemente el carácter innovador del enfoque. Los resúmenes de las propuestas no deberán exceder las 350 palabras. Se podrá añadir una breve bibliografía (máximo 10 referencias).
Las propuestas deben enviarse antes del 7 de marzo de 2026 a la dirección siguiente : jornada.comesp@gmail.com
Esta jornada de estudios está dedicada principalmente a jóvenes investigadores/as cuyos trabajos estén relacionados con la historia del comunismo en España, con independencia de su disciplina y especialidad.
Calendario :
- 7 de marzo 2026 : Fecha límite para el envío de propuestas
- Finales de marzo 2026 : Notificación de selección o de rechazo de las propuestas
- 28 de mayo 2026 : Celebración de la jornada en el Centre
Comité organizador
- Diego de la Calle y Díaz (CRH, École des Hautes Études en Sciences Sociales)
- Pablo Gil Valero (Lycée Simone Weil, Paris)
- David Marcilhacy (CRIMIC, Sorbonne Université)
- Françoise Martinez (CRIMIC, Sorbonne Université)
- Michel Martínez Pérez (CRIMIC, Sorbonne Université)
- Mercedes Yusta Rodrigo (LER, Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis)
Esta jornada está coorganizada por los ejes Études Catalanes e IBERHIS del CRIMIC.
d’Études Catalanes (9 Rue de la Sainte-Croix de la Bretonnerie, 75004 Paris)
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[i] Juliá, Santos. “La Historia Social y La Historiografía Española.” Ayer, no. 10, 1993, pp. 29–46 ; Revel, J. Jeux d’échelles. La micro-analyse à l’expérience. Paris : Gallimard / Seuil, 1996.
[ii] Cerutti, S. Who is below ? Annales. Histoire, sciences sociales, vol. 70, No. 4, Éditions de l’EHESS, pp. 931-956, 2015.
[iii] Tilly, L. A., Yvon-Deyme, B., & Deyme, M. Genre, histoire des femmes et histoire sociale. Genèses, (2), 148-167, 1990
[iv] Magnússon, S. G. Social History as “Sites of Memory” ? The Institutionalizaton of History : Microhistory and the Grand Narrative. Journal of Social History, 39(3), 891-913, 2006.
[v] Tilly, C. “Citizenship, identity and social history”. International review of social history, 40(S3), 1-17, 1995.
[vi] Charle, C. “Histoire sociale, histoire globale ?”. Vingtième Siècle. Revue d’histoire, (23), 124-129, 1989.
[vii] Véase, por ejemplo : Revista Ayer, La Alltagsgeschichte y el estudio de las dictaduras europeas. 2024, Vol 133, No 1.
[viii] Ver Cruz Chamizo, Laura. “Un silencio multitudinario : La matanza de Atocha y la contención emocional comunista.” Ayer, 124(4), 307–329, 2021 ; Fernández Rincón, Javier. Maoístas en Euskadi. La Agrupación de Trabajadores Marxistas-Leninistas de Euskadi. Madrid : Cisma, 2021 ; Rueda Laffond, José Carlos. “El peso de la historia : Memoria colectiva y repertorios simbólicos en un siglo de comunismo” en F. Erice Sebares y D. Ginard Féron (eds.), Un siglo de comunismo en España II. Presencia social y experiencias militantes. Madrid : Ediciones Akal, pp. 39–60, 2022 ; Hernández Sánchez, Fernando. El torbellino rojo. Auge y caída del Partido Comunista de España. Barcelona : Pasado y Presente, 2022 ; Rosano, Mario. “Cultura política, historiografía y comunismo en España”. Ayer, no. 130, pp. 329-341, 2023 ; Ginard i Féron, David. “La historiografía española sobre el comunismo. De los orígenes a la actualidad (1920-2020)” en Erice, Francisco (dir.). Un siglo de comunismo en España II, Madrid, Akal, pp. 11-37, 2022 ; Bueno Lluch, Manuel y Gálvez Biesca, Sergio (eds.). Nosotros los comunistas. Memoria, identidad e historia social, Sevilla : Fundación de Investigaciones Marxistas-Atrapasueños, 2004 ; Valobra, Adriana y Yusta, Mercedes. Queridas camaradas. Historias iberoamericanas de mujeres comunistas, Buenos Aires : Miño & Dávila, 2017.
[ix] Cebrián, Carme. Estimat PSUC. Editorial Empúries, 1997 ; Ferrer González, Cristian. “La fase expansiva del antifranquismo, 1962-1976 : presencia, espacios y redes del PSUC en comarcas”. Nuestra Historia, 3, 18-38, 2017 ; Molinero i Ruiz, Carme y Ysàs, Pere. Els anys del PSUC : El partit de l’antifranquisme (1954-1981, L’Avenç, 2010. Pala, Giaime. “El militante total. Identidad, trabajo y moral de los comunistas catalanes bajo el franquismo”. Cahiers de civilisation espagnole contemporaine, no. 10, 2013 ; Sancho Galán, Jordi. El antifranquismo en la universidad. Catarata, 2024.
[x] Uría, Jorge. “La historia social hoy.” Historia Social, no. 60, 2008, 233–248.
[xi] Laíz, Consuelo. La izquierda radical en España durante la transición a la democracia. Madrid : Universidad Complutense de Madrid, 2003.
Argument
A començaments dels anys noranta, la història social va experimentar un procés de redefinició que va dur a una reflexió sobre com entenem la relació entre les estructures i els actors. Aquest canvi va afavorir la incorporació d’enfocaments de la història cultural, l’antropologia històrica i la sociologia, la qual cosa va permetre un estudi més acurat de com es construeixen en els seus contextos les experiències, les pràctiques i els significats dels actors històrics. [i]
La reformulació de conceptes com la subalternitat, [ii] el gènere, [iii] la memòria [iv] o la identitat, [v] la problematització dels criteris de validació empírica i la definició de “font”, els debats sobre les formes de narració, així com el desenvolupament de perspectives transnacionals i globals, [vi] han contribuït a renovar —de diverses maneres— la reflexió sobre l’agència i la reflexivitat individual dels actors.
En aquest context, l’estudi històric dels moviments socials s’ha beneficiat particularment d’aquestes transformacions. Les pràctiques, representacions, experiències i actituds dels actors i de les comunitats han ocupat un lloc central en nombrosos estudis recents, en un panorama historiogràfic que continua expandint-se. [vii] Això es pot observar en la historiografia del comunisme a Espanya, que en els darrers anys ha incorporat contribucions alineades amb debats internacionals i una perspectiva sociocultural més àmplia. [viii] En aquest impuls, es poden destacar alguns exemples notables, com ara els estudis sobre el comunisme a Catalunya —i en particular sobre el PSUC—, que han actuat com un camp dinàmic i inspirador per a altres casos en posar èmfasi en l’arrelament territorial, les pràctiques militants i la dimensió social del compromís polític. [ix] A això s’hi suma l’aparició de noves investigacions —tesis doctorals, treballs en curs i primeres publicacions— que reflecteixen un renovament generacional en curs. [x]
En aquest context, l’interès per les persones —les seves trajectòries, experiències i formes de participació— ha guanyat importància. L’atenció al paper dels actors, les seves pràctiques diàries i les seves modalitats de militància i sociabilitat és ara una manera central d’entendre els processos històrics, especialment en aquells moviments on la dimensió organitzativa i l’experiència personal s’entrellacen de manera decisiva.
Amb l’objectiu de contribuir a aquest debat col·lectiu, aquesta crida a comunicacions convida els joves investigadors i investigadores a presentar llurs treballs sobre els comunismes a Espanya —o sobre la seva projecció i connexions internacionals— al llarg del segle XX, centrant-se en les trajectòries, les experiències, la militància, les biografies i les formes d’agència dels seus actors des d’una concepció plural dels « comunismes » que insisteix en la multiplicitat de formes de compromís polític que emanen de la mateixa matriu ideològica i política, com ha estat el cas durant diverses dècades en els estudis sobre l’esquerra radical. [xi]
Busquem contribucions que abordin aquestes qüestions des de diferents definicions històriques del comunisme i des d’enfocaments teòrics o metodològics variats, especialment en les àrees de recerca següents :
Eix 1 – Militància compartida : antifeixisme, companys de viatge i solidaritats transversals.
Eix 2 – Relacions de gènere, experiències de la intimitat i perspectives generacionals
Eix 3 – Subjectivitats en conflicte : trajectòries, repressió, clandestinitat, dissidència i memòries
Eix 4 – Sociabilitat en moviment : circulacions transnacionals i connexions globals.
Procediments de proposta
Les comunicacions podran presentar-se en català, castellà o francès. Les propostes de comunicació hauran d’incloure una presentació del tema, la metodologia i les fonts, així com exposar breument el caràcter innovador de l’enfocament. Els resums de les propostes no hauran de superar les 350 paraules. Es podrà afegir una breu bibliografia (màxim 10 referències).
Les propostes s’han d’enviar abans del 15 de març de 2026 a l’adreça següent : jornada.comesp@gmail.com
Aquesta jornada d’estudis està dedicada principalment a joves investigadors/es els treballs dels quals estiguin relacionats amb la història del comunisme a Espanya, amb independència de la seva disciplina i especialitat.
Calendari :
- 15 de març de 2026 : Data límit per a l’enviament de propostes
- Finals de març de 2026 : Resolució de comunicacions acceptades
- 28 de maig de 2026 : Celebració de la Jornada al Centre d’Estudis Catalans (9 Rue de la Sainte-Croix de la Bretonnerie, 75004 Paris)
Comitè organitzador
- Diego de la Calle y Díaz (CRH, École des Hautes Études en Sciences Sociales)
- Pablo Gil Valero (Lycée Simone Weil, Paris)
- David Marcilhacy (CRIMIC, Sorbonne Université)
- Françoise Martinez (CRIMIC, Sorbonne Université)
- Michel Martínez Pérez (CRIMIC, Sorbonne Université)
- Mercedes Yusta Rodrigo (LER, Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis)
Aquesta jornada està coorganitzada pels eixos Estudis Catalans i IBERHIS del CRIMIC.
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[i] Juliá, Santos. “La Historia Social y La Historiografía Española.” Ayer, no. 10, 1993, pp. 29–46 ; Revel, J. Jeux d’échelles. La micro-analyse à l’expérience. Paris : Gallimard / Seuil, 1996.
[ii] Cerutti, S. Who is below ? Annales. Histoire, sciences sociales, vol. 70, No. 4, Éditions de l’EHESS, pp. 931-956, 2015.
[iii] Tilly, L. A., Yvon-Deyme, B., & Deyme, M. Genre, histoire des femmes et histoire sociale. Genèses, (2), 148-167, 1990
[iv] Magnússon, S. G. Social History as “Sites of Memory” ? The Institutionalizaton of History : Microhistory and the Grand Narrative. Journal of Social History, 39(3), 891-913, 2006.
[v] Tilly, C. “Citizenship, identity and social history”. International review of social history, 40(S3), 1-17, 1995.
[vi] Charle, C. “Histoire sociale, histoire globale ?”. Vingtième Siècle. Revue d’histoire, (23), 124-129, 1989.
[vii] Vegeu : Revista Ayer, La Alltagsgeschichte y el estudio de las dictaduras europeas. 2024, Vol 133, No 1.
[viii] Veure Cruz Chamizo, Laura. “Un silencio multitudinario : La matanza de Atocha y la contención emocional comunista.” Ayer, 124(4), 307–329, 2021 ; Fernández Rincón, Javier. Maoístas en Euskadi. La Agrupación de Trabajadores Marxistas-Leninistas de Euskadi. Madrid : Cisma, 2021 ; Rueda Laffond, José Carlos. “El peso de la historia : Memoria colectiva y repertorios simbólicos en un siglo de comunismo” en F. Erice Sebares i D. Ginard Féron (eds.), Un siglo de comunismo en España II. Presencia social y experiencias militantes. Madrid : Ediciones Akal, pp. 39–60, 2022 ; Hernández Sánchez, Fernando. El torbellino rojo. Auge y caída del Partido Comunista de España. Barcelona : Pasado y Presente, 2022 ; Rosano, Mario. “Cultura política, historiografía y comunismo en España”. Ayer, no. 130, pp. 329-341, 2023 ; Ginard i Féron, David. “La historiografía española sobre el comunismo. De los orígenes a la actualidad (1920-2020)” en Erice, Francisco (dir.). Un siglo de comunismo en España II, Madrid, Akal, pp. 11-37, 2022 ; Bueno Lluch, Manuel i Gálvez Biesca, Sergio (eds.). Nosotros los comunistas. Memoria, identidad e historia social, Sevilla : Fundación de Investigaciones Marxistas-Atrapasueños, 2004 ; Valobra, Adriana i Yusta, Mercedes. Queridas camaradas. Historias iberoamericanas de mujeres comunistas, Buenos Aires : Miño & Dávila, 2017.
[ix] Cebrián, Carme. Estimat PSUC. Editorial Empúries, 1997 ; Ferrer González, Cristian. “La fase expansiva del antifranquismo, 1962-1976 : presencia, espacios y redes del PSUC en comarcas”. Nuestra Historia, 3, 18-38, 2017 ; Molinero i Ruiz, Carme i Ysàs, Pere. Els anys del PSUC : El partit de l’antifranquisme (1954-1981, L’Avenç, 2010. Pala, Giaime. “El militante total. Identidad, trabajo y moral de los comunistas catalanes bajo el franquismo”. Cahiers de civilisation espagnole contemporaine, no. 10, 2013 ; Sancho Galán, Jordi. El antifranquismo en la universidad. Catarata, 2024.
[x] Uría, Jorge. “La historia social hoy.” Historia Social, no. 60, 2008, 233–248.
[xi] Laíz, Consuelo. La izquierda radical en España durante la transición a la democracia. Madrid : Universidad Complutense de Madrid, 2003.