HomeLes représentations genrées en période de crise et de mutations historiques
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Published on Tuesday, February 17, 2026

Abstract

Ce colloque international organisé par l’Association Forum de Carthage et plusieurs partenaires académiques et culturels tunisiens propose d’étudier le genre comme une construction culturelle et sociale dans des contextes de crise et de transformation historique. L’objectif est d’analyser comment les rôles, identités et représentations genrées évoluent, se renforcent ou sont contestés durant des périodes de bouleversements : révolutions, conflits, transitions sociales, mouvements de libération.

Announcement

Argumentaire

L’approche du Congrès s’intéresse au genre en tant que catégorie construite culturellement qui détermine les identités, les représentations et les relations de pouvoir. Ces rôles de genre sont ancrés dans les mentalités et les traditions, mais peuvent être relativisés par des mouvements réformateurs, voire contestataires. Les travaux du Congrès se focaliseront spécifiquement sur les représentations genrées en périodes de crise, de grandes mutations historiques et culturelles (Renaissances et Révolutions occidentales et arabes, luttes anticoloniales, etc.).

Il est clair que notre époque se distingue par l’émergence d’une thématique nouvelle qui est celle de l’identité de genre. Elle concentre autour d’elle des intérêts aussi bien scientifiques que sociaux. Plusieurs études, qui concernent différents pays surtout en Occident, mettent en évidence une nouvelle approche de l’identité. Parmi les aspects les plus saillants de cette thématique, le glissement de la caractérisation de l’identité personnelle sexuée vers l’identité de genre. De nombreuses questions demandent des analyses exigeant le recours à des éclairages pluridisciplinaires de philosophie, psychologie, sociologie, sciences du langage, études littéraires, créations artistiques.

Notre époque est un moment de douloureux passages entre des époques « sociales », mais aussi et surtout culturelles et philosophiques. La réflexion sur le genre s’inscrit dans ce cadre : d’une image de la femme héritée d’un essentialisme théologico-philosophique on passe à une contestation à la fois existentielle et politique.

La question à partir de laquelle une réflexion peut aujourd’hui être menée est alors la suivante : sous quels régimes de discursivités et de représentations les “femmes” peuvent-elles être désormais pensées et écrites ? Les histoires des femmes sont-elles à écrire ou à réécrire ? Selon quelles épistémologies ? Selon quelles herméneutiques ? Selon quelles logiques du sens ?

L’approche sociologique peut apporter des éléments de réponse à ces questions. Après les sociologues fonctionnalistes qui ont analysé la répartition des rôles genrés par les institutions sociales dans les contextes des révolutions industrielles et politiques des XVIIIe et XIXe siècles (notamment Durkheim et John Stuart Mill), au XXème s., l’anthropologie, surtout à travers Margaret Mead (1901–1978), met en évidence la diversité culturelle des rôles sexués et affirme que «  ce qui est féminin ou masculin est en grande partie construit culturellement  » (Mead, 1935). La période contemporaine, marquée par la globalisation, les révolutions arabes et l’essor du numérique, ouvre de nouvelles perspectives pour l’analyse des rapports de genre. Françoise Héritier (1933–2017) conceptualise la domination masculine selon une «  logique de substance  » et la «  valence différentielle des sexes  », soulignant comment certaines fonctions et valeurs sont attribuées de manière positive aux hommes et négative aux femmes. Judith Butler (1990) développe la théorie de la performativité du genre, affirmant que «  le genre n’est pas ce que l’on est, mais ce que l’on fait  ».

L’approche sociojuridique de Kimberlé Crenshaw (1989) de l’«  intersectionnalité  » emploie le concept de genre pour analyser non seulement les différences sexuelles mais aussi d’autres axes de discrimination tels que la race, l’âge, le handicap, l’origine ethnique, la classe sociale, l’orientation sexuelle. Quant au féminisme de la troisième vague et à « la théorie queer », ils remettent en cause certaines certitudes du féminisme classique et invitent à une approche plus inclusive.

L’étude du genre dans les sciences du langage révèle que les périodes historiques de transition sont des moments privilégiés pour observer comment les pratiques langagières reflètent et façonnent les transformations des identités de genre. Ces périodes, marquées par des bouleversements normatifs, permettent de comprendre les dynamiques de pouvoir, de résilience et de réinvention des rôles genrés. A titre d’exemple, on assiste au XVIIIe. en France, à l’émergence des idéaux d’égalité et de droits universels, mais avec l’exclusion des femmes de la sphère publique. En effet, le discours révolutionnaire utilise le masculin générique « les droits de l’homme » pour incarner l’universel, invisibilisant ainsi les femmes. Olympe de Gouges montre combien la Révolution française de 1789 et La Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen qui en émane, reflétaient des représentations exclusives du genre masculin. Sa célèbre phrase : « La femme a le droit de monter sur l’échafaud, elle doit avoir également celui de monter à la tribune » illustre son engagement pour la question de l’égalité des genres.

Dans L’invention de la virilité (1997), Georges Vigarello analyse la construction discursive de la masculinité révolutionnaire. Aux XIXe-XXe siècles, les mouvements suffragistes luttent pour le droit de vote et l’accès à l’éducation. A cet effet, les suffragettes réclament la féminisation des titres (ex. « doctoresse ») pour légitimer leur présence dans l’espace public. En anglais, des slogans comme « Votes for Women » utilisent des stratégies de répétition pour imposer une visibilité. Durant les années 1970, les mouvements féministes et LGBTQ+ contestent des normes de genre traditionnelles. Ainsi, ils ont suggéré l’invention de termes comme « iel » en français ou « they/them » en anglais comme pronom neutre.

Dans cette perspective, Marie-Anne Paveau propose une approche novatrice du genre en sciences du langage, en le considérant non seulement comme un objet d’analyse, mais également comme un outil épistémologique transformateur. Dans son article intitulé Le genre : une épistémologie contributive pour l’analyse du discours, elle envisage le genre comme une force critique qui interroge les normes, les idéologies et les hiérarchies incorporées dans les pratiques discursives. Avec l’ère numérique (XXIe siècle), la globalisation et les médias sociaux, des expressions telles que Hashtags « #MeToo » ou « #BalanceTonPorc » créent des espaces discursifs pour dénoncer les violences genrées. Puis le langage inclusif (point médian, accord de proximité) se diffuse via les plateformes en ligne.

Appliquée à la production intellectuelle et littéraire, l’approche du genre permet d’analyser les conflits identitaires en période de bouleversements historiques. Cela se vérifie dans les cultures arabes à travers les tensions et conflits idéologiques à l’époque de la Renaissance arabe qui a fait de la question de l’identité genrée une thématique à la fois pertinente et controversée notamment après que les femmes firent irruption dans des domaines de la connaissance dont elles étaient exclues. C’est pourquoi il est intéressant de lier la problématique du genre dans ce contexte à l’étude des questions identitaires.

En fait, dans le monde arabo-musulman, la question du genre oscille entre mythe et réalité. La place et la représentation des femmes dans les sociétés arabes restent fondamentalement tributaires des mouvements de réforme ou des forces rétrogrades. Il serait intéressant de réfléchir sur les origines de la situation des femmes arabes, notamment après la conquête de Napoléon, l’effondrement de l’Empire ottoman et l’expansion colonialiste française et britannique, les mouvements de libération nationale et les influences que les pays occidentaux ont exercées sur le monde arabe après la deuxième guerre mondiale. Kacem Amine a, à ce propos, écrit en 1899, son livre sur la libération des femmes où il affirme que l’éducation et l’autonomie des femmes sont des signes de modernité. Il préconise la nécessité de s’inspirer de l’Occident sans se soucier des justifications religieuses. En revanche, Tahar Haddad, dans son livre de 1930 : Notre femme dans la législation islamique et la société, a essayé de trouver des justifications religieuses à l’émancipation des femmes. Avant ces deux penseurs, Rafaa Rifaa Tahtaoui, devenu, grâce à son séjour en France, un réformateur, a préconisé l’éducation des filles dans les écoles égyptiennes. Dès lors, pourquoi la situation des femmes arabes, à quelques exceptions près, depuis plus de deux siècles n’a-t-elle pas évolué et a même, dans certains pays, beaucoup régressé ?

La question des représentations genrées dans la littérature maghrébine d’expression française s’invite de manière persistante. Comme l’a établi l’ouvrage Un siècle de littérature en Tunisie de Samia Charfi Kassab et Adel Khedher, les représentations de genre sont importantes dans les écrits de Faouzi Mallah et de Rafik Ben Salah. Dans les œuvres des autrices maghrébines, les tensions entre tradition et modernité, identité déchirée et rôles sociaux sont fondamentales. Ces écrivaines remettent en cause les structures patriarcales, le pouvoir et les dynamiques familiales. À l’instar de Assia Djebar (Algérie), Fatima Mernissi (Maroc) et Hélé Béji (Tunisie), les autrices dépeignent des femmes brisant les codes, explorant la sexualité et discréditant les rôles traditionnels du pouvoir autoritaire, de l’éducation obsolète. 

Plus récemment, des autrices comme Faouzia Zouari (Tunisie), Leïla Slimani (Maroc) ou Maïssa Bey (Algérie) poussent plus loin les limites dans l’exploration du mixte, de l’hybride, de l’intime, de la violence, intégrant les questions relatives au corps, à la sexualité, à l’enfermement (physique et/ou social), au mariage forcé, aux croyances populaires, voire au rapport à la mère. L’écriture de certaines est qualifiée de « littérature féminine de l’urgence », ayant ciblé le statut des femmes, la liberté, le savoir, la religion et la politique dans les sociétés maghrébines.

Le Congrès s’intéressera aussi à la littérature francophone africaine, avec des pionnières comme Mariama Bâ (Une si longue lettre) et Ken Bugul (Le Baobab fou), mais aussi Aminata Sow Fall ou Calixthe Beyala qui ont interrogé le statut des femmes dans les sociétés africaines ainsi que leurs combats contre les traditions coercitives, le mariage forcé, l’excision, etc.

Il serait intéressant d’ouvrir une brèche épistémologique et critique à travers les théories de l’art visuel, en interrogeant les représentations genrées du corps dans les arts plastiques et visuels en temps de bouleversements sociopolitiques, de conflits ou de révolutions. Cette approche se situe à l’intersection des gender studies, de l’esthétique critique et de l’anthropologie visuelle, dans une perspective comparatiste et transhistorique. Le corps et tout particulièrement le corps féminin est un champ de projection symbolique où se jouent à la fois domination, altérité et résistance. Comme l’a montré Georges Didi-Huberman, « voir, ce n’est pas comprendre, mais c’est déjà toucher, affecter, être pris » (Ce que nous voyons, ce qui nous regarde, 1992). Or les représentations du corps genré, dans les périodes de transition, sont souvent des lieux de tension entre tradition et modernité, entre invisibilisation et hypervisibilité, entre assignation et réappropriation. Les représentations des femmes dans la Renaissance arabe traduisent cette ambivalence : elles sont tantôt icônes de progrès (portées par le discours moderniste) et tantôt figures de menace à l’ordre patriarcal (instrumentalisées par les discours conservateurs). Le corps devient alors le territoire du politique, comme l’ont analysé Joan Scott (1988) ou encore Griselda Pollock (1999), qui a souligné l’importance de déconstruire les régimes de visibilité produits par l’histoire de l’art dominée par le regard masculin (male gaze). Les performances de l’artiste tunisienne Aïcha Filali ou de l’égyptienne Shady El Noshokaty, interrogent les normes sexuelles, la violence patriarcale et la mémoire collective par des stratégies plastiques d’hybridation et de subversion. Ces œuvres, analysées à l’aune des théories de Laura Mulvey, Amelia Jones ou encore Judith Butler, montrent comment le corps en art devient un dispositif critique capable de mettre à nu les structures invisibles du pouvoir.

Par ailleurs, il serait intéressant d’examiner la problématique du Congrès sous un angle contradictoire, celui du masculinisme, du contre-courant féministe. Depuis les premières occurrences du mot, le concept a évolué pour désigner aujourd’hui un mouvement réactionnaire qui promeut un idéal de masculinité aussi bien convenue que dépassée par les acquis des luttes féministes. « Ressac identitaire », le masculinisme essentialise les hommes et les femmes et rend ainsi légitime la domination masculine.

Nous invitons à examiner l’idéologie et le discours masculiniste dans la littérature, les arts et les sciences sociales afin d’en appréhender la rhétorique et les objectifs. De fait, le discours masculiniste se propose comme une voix militante contre la prétendue « crise de la masculinité », le masculin étant considéré comme menacé par la montée du féminisme. Les mouvements féministes seraient à l’origine du déclin de la virilité et du masculin de façon générale. Le masculinisme milite ainsi pour une organisation patriarcale des sociétés, considérée comme réparatrice du monde. Les masculinistes n’avancent pas l’argument éculé de la supériorité des hommes sur les femmes mais accusent les féministes de promouvoir une féminité qui menace l’ordre des choses. Car, paradoxalement, le masculinisme victimise les hommes. Ceux-ci seraient évincés du marché du travail et des écoles prestigieuses, lésés par les tribunaux familiaux, etc. Les exemples des Incels et des pickt-up artists illustrent cette stratégie qui repose sur les ressorts de l’empathie. La montée de l’homophobie, des féminicides et des violences faites aux femmes témoignent paradoxalement de la fragilité d’un certain modèle viril.

De même, il serait possible de s’interroger sur les liens existants entre la montée du masculinisme et l’extrême droitisation du paysage politique international. Les calendriers électoraux comme les guerres constituent souvent un terrain favorable à son expansion. Le mouvement masculiniste resserre ses rangs dans le contexte mondial de crises écologiques, économiques ou sanitaires. Est-il possible de penser le lien entre les troubles du monde actuel et la montée des idéologies rétrogrades ? On pourrait également interroger le rôle joué aujourd’hui et de façon globale par un certain modèle hégémonique de masculinité qui polarise les attitudes et les opinions entre idéal et contre-modèle. Quelles sont les nouvelles perspectives des études féministes qui se penchent de plus en plus sur l’étude des masculinités depuis la fin des années 90 ?

Axes du Congrès :

  • Représentations genrées chez les penseurs et philosophes des périodes de crise et de bouleversements. Notamment, les philosophes des Lumières.
  • Représentations genrées dans les essais, les pratiques littéraires et les arts visuels dans les périodes de crise en contexte arabo-musulman : Renaissance arabe, Luttes anticoloniales, « Révolutions », etc. 
  • Représentations genrées dans les textes des Renaissances et Révolutions européennes (dans les littératures et les arts visuels)
  • Représentations genrées dans les littératures francophones (maghrébines et africaines)
  • Masculinisme/Féminisme et étude de genre : théories, enseignements et dates clés.
  • Approches sociologiques, socio-anthropologiques et psychosociales des représentations genrées en période de crise : rapports de pouvoir, identités en recomposition et dynamiques intersectionnelles (les rapports de domination et de résistance, les imaginaires sociaux, ou encore les subjectivités genrées en recomposition).
  • Le langage comme un outil de domination, via des normes excluantes, et un levier de transformation sociale, en période de crise.

8-Esthétiques du corps et mutations sociopolitiques (représentation du corps féminin dans les iconographies coloniales et postcoloniales/-performances artistiques et pratiques corporelles féminines ou queer comme formes de résistance/-mutations esthétiques liées aux « révolutions » arabes, aux guerres civiles, aux migrations forcées/-imaginaire visuel de la masculinité dominante ou en crise -en lien avec les théories du masculinisme-/archives visuelles et numériques -photographies, affiches, vidéos- produites par les mouvements féministes contemporains dans le monde arabe et ailleurs).

Modalités de contribution

  • Date butoir pour la réception des projets de communication (un CV succinct, et le résumé en une page. Chaque proposition devra inclure un titre, préciser l’axe choisi, et exposer la problématique et la méthodologie adoptée) : 17 mai 2026 

Les candidatures sont à envoyer au coordinateur général à l’adresse email suivante : jamil.chaker@outlook.com

Toutes les propositions seront évaluées par des membres du comité scientifique.

  • Réponses du comité scientifique : 28 juin 2026
  • Tenue du Congrès : 3-4-5 décembre 2026 à Tunis Conditions de participation :

Il n’y a pas de frais d’inscription pour participer aux travaux du Congrès

Les frais d’hébergement des intervenants tunisiens travaillant dans les universités de l’intérieur sont pris en charge par le budget du Congrès

Les intervenants étrangers prennent en charge leurs frais de voyage et d’hébergement.

Le Congrès prend en charge les frais de restauration des intervenants (tunisiens et étrangers)

Les communications se feront en arabe, en français ou en anglais Co-auteurs et traduction de l’argumentaire :

Jamil Chaker/Mokhtar Kraiem/Jalila Tritar /Ammar Azzouzi/Mohamed Mahjoub/Asma Guezmir/Noureddine Kridis/Hind Soudani /Wafa Touihri /Wissem Abdelmoula

La traduction de l’argumentaire en langue arabe est faite par Pr. Hédi Ayadi

Comité scientifique 

  • Jamil Chaker, coordinateur général du Congrès, professeur émérite de l’Université de Tunis
  • Emna Beltaief, Vice-Présidente de l’Université de Tunis
  • Sleheddine Ben Frej, Doyen de la Faculté des sciences humaines et sociales de Tunis
  • Samia Charfi Kassab, Directrice du laboratoire Intersignes
  • Sonia Fitouri Zlitni, titulaire de la Chaire Senghor de la Francophonie de l’Université de Tunis
  • Nella Arambasin, Professeure à l’Université de Franche-Comté, France
  • Michel Sicard, Professeur à l’Université de Paris 1, France
  • Thierry Charnay, Professeur à l’Université de Lille, France
  • Roland Huesca, Professeur émérite d’Esthétique à l’Université de Lorraine, France
  • Yvon Houssais, Professeur à l’Université de Franche-Comté, France
  • Hédia Khadhar, Professeure émérite de l’Université de Tunis
  • Lotfi Abouda, Professeur à l’Université d’Orléans, France
  • Mohamed Chagraoui, Professeur de Littérature française à l’Université de Manar
  • Hédi Ayadi, Directeur du département d’arabe, Université de Tunis
  • Mohamed Mahjoub, Professeur de philosophie, Doyen honoraire
  • Mabrouk Manai, Professeur d’arabe, Université de la Manouba
  • Jalila Tritar, Professeure d’arabe, Université de Tunis
  • Marie-Anne Paveau, Professeure, Université Paris 13, Villetaneuse
  • Mokhtar Kraiem, Professeur émérite de l’Université de Tunis
  • Mohamed Chandoul, Directeur de l’école doctorale de l’Institut Supérieur des Langues de Tunis « Linguistique, Discours et Enseignement des langues », université de Carthage
  • Mohamed Nouiri, Professeur de littérature arabe, Université de Tunis
  • Asma Guezmir, enseignante-chercheure de Français, Université de Tunis
  • Noureddine Kridis, Doyen honoraire,
  • CHEN Lian 陈恋 (LLL, Université d’Orléans & CRLAO, CNRS-INALCO-EHESS)Ammar Azzouzi, Professeur de sciences du langage, Université de Sousse
  • Nour El Houda Badis, Directrice du laboratoire « les structures, le design et l’esthétique », Université de Tunis, 
  • Samia Dridi, Directrice de l’école doctorale de la Faculté des sciences humaines et sociales de Tunis
  • Wafa Touihri , enseignante-chercheure de sociologie à la Faculté des sciences humaines et sociales de Tunis
  • Hind Soudani, enseignante-chercheure à l’Université de la Manouba
  • Wissem Abdelmoula, Président de l’Association tunisienne des arts visuels
  • Nizar Ben Saad, Directeur de l’école doctorale de la Faculté des lettres et sciences humaines de Sousse
  • Mustapha Trabelsi, Professeur de littérature française à l’Université de Sfax
  • Lotfi Debbiche, Professeur d’arabe et Directeur de la Chaire ALECSO de Mohamed Souissi, pour les études de civilisation, l’histoire des sciences et le dialogue interculturel 
  • Mohamed Abdeladhim, Professeur d’arabe de l’Université de Tunis
  • Habib DRIDI, enseignant-chercheur à l’Université de Tunis,
  • Radhouane Briki, Professeur, Université de Sousse.

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Places

  • Faculté des Sciences humaines et sociales - Avenue 9 avril
    Tunis, Tunisia (1006)

Event attendance modalities

Full on-site event


Date(s)

  • Sunday, May 17, 2026

Contact(s)

  • Jamil Chaker
    courriel : jamil [dot] chaker [at] outlook [dot] com

Information source

  • Ammar Azouzi
    courriel : ammarazouzi [dot] flshs [at] gmail [dot] com

License

CC-BY-4.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons - Attribution 4.0 International - CC BY 4.0 .

To cite this announcement

Jamil Chaker, « Les représentations genrées en période de crise et de mutations historiques », Call for papers, Calenda, Published on Tuesday, February 17, 2026, https://doi.org/10.58079/15ppt

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