Les questions rurales en Afrique : défis et perspectives
Rural Issues in Africa: Challenges and Prospects
Published on Friday, February 20, 2026
Abstract
Les questions rurales en Afrique sont complexes et multidimensionnelles. Elles touchent à la fois le développement économique, social et environnemental. Le continent africain, vaste et inégalement peuplé, a connu une forte croissance de sa population au cours des cinquante dernières années, lui permettant ainsi de combler progressivement son déficit démographique. Cette dynamique démographique exerce une pression croissante sur les ressources naturelles (eau, énergie, biomasse, foncier, etc.). Le colloque intitulé « Les questions rurales en Afrique : défis et perspectives », vise à offrir un espace de réflexion, de débat scientifique et d’échanges d’expériences entre chercheurs, décideurs, acteurs du développement et organisations de la société civile.
Announcement
Contexte et justification
Les questions rurales en Afrique sont complexes et multidimensionnelles. Elles touchent à la fois le développement économique, social et environnemental. Le continent africain, vaste et inégalement peuplé, a connu une forte croissance de sa population au cours des cinquante dernières années, lui permettant ainsi de combler progressivement son déficit démographique (Assane et al., 2016). Cette dynamique démographique exerce une pression croissante sur les ressources naturelles (eau, énergie, biomasse, foncier, etc.).
Parallèlement, les populations rurales sont confrontées à de multiples difficultés qui accélèrent la recomposition des sociétés rurales et des territoires à différentes échelles, malgré les nombreuses initiatives de développement. La destruction progressive des systèmes économiques, des moyens de subsistance, de même que l’accès à l’éducation constituent un défi plus âpre pour les générations actuelles et futures. La productivité de l’agriculture traditionnelle pluviale demeure extrêmement faible et « l’économie paysanne d’exportation », porteuse de nombreux espoirs de développement dans les années 1970, semble aujourd’hui essoufflée (Amin, 2004). Les débouchés extérieurs demeurent faibles du fait de marchés internationaux extrêmement concurrentiels et instables pour les produits d’exportation comme le café ou le cacao (Balié, et Fouilleux, 2008). En effet, l’économie rurale africaine est largement dépendante des recettes d’exportation des produits de base. Cette dépendance rend le continent vulnérable aux aléas du marché. A cela s’ajoutent aujourd’hui les conditions météorologiques du fait des effets perceptibles du changement climatique. Celles-ci exposent les populations rurales à l’insécurité alimentaire, aux menaces écologiques et à la multiplication des crises sanitaires, etc. En somme, l’on assiste à une situation d’accroissement de la pauvreté qui limite la capacité de consommation des populations locales.
Outre ces facteurs, le monde rural africain est marqué, dans sa globalité, par des disparités en matière d’accès aux services sociaux de base, d’infrastructures et d’équipements, de ressources productives. Celles-ci traduisent des formes d’inégalités qui fragilisent la sécurité sociale, la sécurité foncière, les systèmes de subsistance et accentuent l’exode rurale. La migration vers les villes laisse entrevoir une dualité entre ce que l’on qualifierait de monde rural désenchantée et ville en captation de ruraux. Du fait de l’attractivité, les villes face aux défis de la pression démographique sont contraintes à des formes d’occupations spatiales des ressources foncières impliquant la conversion des espaces agricoles périurbains et ruraux en territoires urbanisés. Ces dynamiques urbaines soulèvent des questions cruciales notamment celles relatives à la sécurité alimentaire et économique des personnes, à la survie sociale, culturel, économique et territoriale des milieux ruraux comme champs anthropologiques et sociologiques semi-autonomes.
Ces éléments interrogent l’efficacité et la pertinence des politiques publiques mises en place, ainsi que la qualité de leur gouvernance. Ils posent également la question de la convergence et de la cohérence des plans et programmes stratégiques de développement du monde rural africain.
Dans ce contexte de crises multiples et de transformation accélérée des systèmes ruraux, l’intelligence artificielle (IA) apparaît comme un levier émergent susceptible de renouveler les modes d’analyse, de décision et d’intervention dans le développement rural. L’IA offre des opportunités inédites en matière de collecte, de traitement et d’analyse de données complexes (climatiques, agronomiques, socio-économiques), permettant une meilleure anticipation des risques, une optimisation de l’allocation des ressources et une adaptation plus fine des politiques publiques aux réalités locales. Toutefois, son intégration dans les territoires ruraux africains soulève des enjeux majeurs d’accessibilité, d’appropriation sociale, de gouvernance des données et de réduction des inégalités numériques, qui nécessitent une réflexion critique et contextualisée.
Face à ces défis, il devient urgent de repenser les politiques publiques et les stratégies de développement rural afin de promouvoir des modèles inclusifs, résilients et durables.
Objectifs du colloque
Le colloque intitulé « Les questions rurales en Afrique : défis et perspectives », vise à offrir un espace de réflexion, de débat scientifique et d’échanges d’expériences entre chercheurs, décideurs, acteurs du développement et organisations de la société civile.
De manière générale, le colloque a pour objectif de contribuer à une meilleure compréhension des dynamiques rurales en Afrique et d’identifier des leviers d’action pour renforcer la résilience des territoires ruraux.
De façon spécifique, il s’agira de :
- Analyser les enjeux actuels du développement rural africain à la croisée des dimensions économiques, sociales, environnementales et politiques.
- Identifier les blocages structurels et conjoncturels qui freinent la transformation et la valorisation des espaces ruraux.
- Explorer des perspectives innovantes en matière de pratiques agricoles, de gestion des ressources naturelles, d’économie sociale et solidaire et d’entrepreneuriat rural.
- Discuter de l’efficacité des politiques publiques, des cadres réglementaires et des dispositifs d’appui au développement rural.
- Favoriser les approches pluridisciplinaires et transdisciplinaires en croisant les regards des sciences humaines et sociales, des sciences agronomiques et des sciences exactes.
- Renforcer les collaborations entre universités, centres de recherche, collectivités territoriales, organisations paysannes, ONG, partenaires techniques et financiers et secteur privé.
A cette occasion, les chercheurs en sciences humaines et sociales, en sciences agronomiques, en sciences exactes, les collectivités territoriales, les ONG, les partenaires au développement, le secteur privé et les pouvoirs publics, etc. sont conviés, dans une approche pluridisciplinaire et transdisciplinaire à réfléchir à la dynamique du développement rural en Afrique en considérant quatre (04) axes thématiques pour la première édition placée sous le thème : « Repenser le développement agricole à l’ère du changement climatique et de l’intelligence artificielle ».
Axes thématiques
Les réflexions scientifiques pluridisciplinaires s’articuleront autour de quatre (04) axes qui feront chacun l’objet d’un atelier. Les propositions de communications devront s’inscrire dans l’un des quatre (04) axes ci-après :
Axe 1 : Politiques agricoles, défis structurels, entrepreneuriat et développement durable
En Afrique, l’agriculture joue un rôle significatif dans le développement durable où elle est intrinsèquement liée à des enjeux d’emploi, de sécurité alimentaire, de préservation des ressources (air, eau, sol, biodiversité) et de changement climatique. A ce titre, plusieurs politiques agricoles sont mises en place par les pouvoirs publics en vue de son développement. Ces politiques portent sur l’économie rurale et agricole, les chaînes de valeur et les marchés intégrés, la croissance économique, la création d’emplois et le développement dans les campagnes d’Afrique. Cependant, ce secteur peine à se développer du fait des contraintes d’ordre organisationnelle, technique et technologique, ainsi que du dérèglement climatique auxquelles sont confrontés les acteurs. Par ailleurs, l’impact des différentes politiques agricoles reste souvent peu perceptible dans de nombreuses régions, d’où la nécessité d’interroger leurs fondements, leur mise en œuvre, leur gouvernance et leurs résultats.
Les contributions devront s’articuler autour :
- Gouvernance agricole, réformes et politiques publiques
Ces communications porteront sur les politiques agricoles et rurales ainsi que les réformes institutionnelles comme leviers de transformation structurelle des systèmes agricoles. Elles analyseront leurs effets sur la recomposition des systèmes alimentaires, l’organisation des chaînes de valeur et la régulation des marchés. L’accent sera également mis sur la cohérence des politiques publiques et leur capacité à répondre aux enjeux de durabilité et d’inclusion.
- Modernisation des systèmes de production et infrastructures rurales
Ce point s’intéressera aux dynamiques de modernisation et de mécanisation de l’agriculture, ainsi qu’à l’adaptation des infrastructures rurales aux exigences de la production agricole. Il mettra en lumière le rôle stratégique de l’hydraulique agricole, des routes rurales, du stockage et des équipements dans l’amélioration de la productivité, la réduction des pertes post-récolte et l’intégration des territoires aux marchés.
- Économie agricole, marchés et dynamiques de filières
Il s’agira d’analyser l’économie rurale et agricole, les marchés intégrés ainsi que les filières stratégiques (cacao, coton, anacarde, riz, maïs, horticulture, …). Il examinera aussi les logiques de structuration des filières, les rapports entre acteurs, le mécanisme de création de valeur et les opportunités liées à la transformation locale et au développement de l’agro-industrie.
Innovations, entrepreneuriat et inclusion socio-économique
- Ces contributions s’intéresseront au rôle de l’entrepreneuriat agricole des jeunes et des femmes, de l’auto-emploi et du développement de l’agrobusiness dans la dynamisation des territoires ruraux. Elles analyseront également l’apport des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans le conseil agricole, l’aide à la décision et la gestion entrepreneuriale, ainsi que les partenariats public-privé et les initiatives de la société civile comme nouveaux modes de collaboration pour une agriculture durable et inclusive.
Dans cet axe, l’accent est mis sur l’impulsion du changement à travers différents types de réformes (organisationnelles, techniques et technologiques). A cet effet, il s’agit de mettre en exergue les recherches et les innovations en se fondant sur les technologies de l’information et de la communication (TIC). Les contributions analyseront ainsi les politiques agricoles et leurs impacts, l’encadrement et le soutien des initiatives agricoles, l’auto-emploi et la gestion entrepreneuriale en milieu agricole, le développement de l’agrobusiness et des chaînes de valeur agricole.
Axe 2 : Financement agricole et inclusion financière
Le développement agricole repose sur le développement économique durable des zones rurales. Celui-ci est intrinsèquement lié à un accès accru et adapté des agriculteurs aux services financiers. L’inclusion financière dans le secteur agricole est un levier essentiel pour la réduction de la pauvreté, la sécurité alimentaire et la croissance économique. Cet axe propose d’analyser les mécanismes par lesquels une meilleure inclusion financière peut stimuler le secteur agricole. Il s’articule autour des points suivants :
- Impact de l’accès au crédit sur la productivité agricole : il s’agit de voir dans un premier temps, dans quelle mesure l’accès à des produits de crédit adaptés (court, moyen et long terme) peut permettre aux agriculteurs d’investir dans des semences et intrants de qualité, des équipements modernes et des technologies adaptés et durables. Dans un second temps, il sera question de s’intéresser à l’effet de ces investissements sur le volume, la qualité et la diversité de la production agricole ;
- Rôle des innovations technologiques à travers des modèles innovants de financement agricole : ce point met en avant la manière dont les services financiers numériques (mobile money, les plateformes de microcrédit) peuvent surmonter les barrières géographiques et infrastructurelles pour atteindre les populations rurales isolées. Il s’agit également de questionner la contribution de l’utilisation des données (météorologiques, qualité du sol) et de l’IA à l’évaluation alternative du risque et à la sécurisation des prêts.
- Efficacité des mécanismes de gestion des risques et des partenariats public-privé (PPP) : Comment l’assurance agricole peut-elle protéger les revenus des producteurs face aux chocs climatiques et encourager les institutions financières à prêter davantage ? Quel est le rôle des modèles de financement mixte (blended finance) et des garanties de prêt soutenues par l’État pour atténuer les risques perçus par le secteur privé ? Ce sont, autant de questions qui doivent structurer les réflexions des chercheurs.
Dans cet axe, il s’agit d’éclairer les décideurs politiques et les institutions financières sur la conception de stratégies de financement agricole plus inclusives, efficaces et durables, en favorisant l’accès aux services financiers (épargne, crédit, assurance, paiement), non seulement pour soutenir la production agricole mais pour contribuer également à l’autonomisation économique des ménages ruraux et à la résilience des systèmes alimentaires.
Axe 3 : Foncier rural, sécurisation des terres et gestion durable des espaces ruraux
Plusieurs dynamiques transforment les espaces ruraux, à savoir : la pression démographique dans les campagnes africaines, l’urbanisation accélérée, les mutations des modes de vie, l’introduction de nouvelles variétés et techniques culturales, l’évolution des processus de production et systèmes de production, les logiques du capitalisme international et l’agriculture d’exportation. Ces transformations ont des incidences visibles sur la dégradation des sols, sur les crises foncières et le recul des forêts primaires si fondamentales pour l’équilibre écologique.
La sécurisation des droits fonciers ruraux est un préalable indispensable à une gestion durable des ressources naturelles et au développement socio-économique des territoires ruraux. Celle-ci représente un levier essentiel pour le développement et la résilience environnementale. La question du foncier rural est au cœur des enjeux de développement durable, de sécurité alimentaire et de préservation de l’environnement, particulièrement dans les régions où la majorité des terres rurales ne sont pas officiellement enregistrées. L’écart entre les normes légales et les pratiques coutumières locales génère une insécurité juridique et sociale pour la plupart des ruraux, constituant ainsi une source de spoliations et de conflits. Cet axe de recherche propose d’explorer les voies d’une meilleure sécurisation des terres pour garantir la stabilité nécessaire à une gestion durable de l’espace, par l’intégration des systèmes coutumiers aux cadres formels. Les réflexions s’articulent autour des points ci-après :
- Gestion durable des ressources naturelles : La gestion durable des ressources naturelles (eaux, sols, forêts, biodiversité) vise à les exploiter sans compromettre leur renouvellement et garantir la satisfaction des besoins des générations futures. Les espaces ruraux sont riches en ressources naturelles et jouent un rôle central dans cette dynamique. Les contributions devront donc être orientées sur la protection, la valorisation et l’intégration des ressources naturelles dans les stratégies de développement durable ;
- Foncier rural comme fondement de la production et de la stabilité sociale : le régime foncier est crucial pour le développement rural, car il assure aux bénéficiaires des moyens de subsistance durables et une stabilité sociale. Les réflexions auront intérêt à mettre en exergue les conditions et les facteurs qui freinent ou qui favorisent la stabilité autour du foncier ;
- Articulation entre droits fonciers formels et coutumiers : les systèmes coutumiers régissent souvent l’accès à la terre et aux ressources, mais sont fréquemment ignorés par les initiatives étatiques. La recherche doit donc se concentrer sur les approches hybrides qui valorisent et intègrent les pratiques locales dans les processus de sécurisation pour garantir une reconnaissance sociale effective des droits ;
- Sécurisation foncière comme catalyseur de la gestion durable de l’espace : la sécurité foncière est un élément clé pour la restauration des paysages forestiers et la préservation de la biodiversité. Des droits clairs sur la terre incitent les communautés et les exploitants à adopter des pratiques agricoles durables, à investir dans la conservation des sols et à gérer les ressources naturelles de manière responsable, car ils sont assurés de bénéficier des fruits de leurs efforts à long terme. Il s’agit donc pour les contributeurs de mettre en rapport la gestion durable de l’espace et la sécurisation foncière.
La gestion par la sécurisation du foncier rural, en plus d’être une question juridique ou administrative, est un enjeu stratégique pour le développement durable. Investir dans des réformes foncières inclusives et adaptées aux contextes locaux est essentiel pour garantir la stabilité, stimuler la productivité agricole et assurer une gestion environnementale responsable, jetant ainsi les bases d’un avenir plus résilient pour les communautés rurales.
Axe 4 : Pratiques agricoles, Intelligence Artificielle, innovations numériques et productivité agricole
L’agriculture occupe une place centrale dans le développement économique, la sécurité alimentaire, nutritionnelle et la santé des populations. Cependant, elle est essentiellement traditionnelle, dépendante de la pluviométrie. Les systèmes de cultures développés dans les campagnes africaines dévorent et dégradent continuellement les espaces agricoles, surtout avec l’usage abusif des pesticides souvent obsolètes. Face à cette situation, il est donc crucial de repenser les pratiques agricoles afin d’augmenter la productivité tout en intégrant les innovations technologiques et environnementales. L’Intelligence Artificielle (IA) et les Innovations Numériques (IN) peuvent permettre d’atteindre une productivité agricole durable et résiliente. Face aux défis majeurs de ce XXIe siècle qui est de nourrir une population mondiale croissante, faire face au changement climatique et préserver les ressources naturelles, le secteur agricole africain se retrouve à un carrefour crucial. Face à ces défis, l’agriculture traditionnelle présente aujourd’hui des limites. C’est dans ce contexte que l’IA et les innovations numériques apparaissent non pas comme une simple mode, mais comme une révolution indispensable pour repenser la productivité agricole. Loin de se limiter à l’optimisation des rendements, cette synergie technologique redéfinit l’efficacité, la durabilité et la résilience de nos systèmes de production agricole. La réflexion de cet axe s’articule autour des points suivants :
- Les pratiques agricoles actuelles : les pratiques agricoles, notamment les techniques culturales jouent un rôle prépondérant dans la productivité. Il s’agit donc de porter un regard critique sur les pratiques de maîtrise de l’eau, l’adaptation en contexte de stress hydrique, l’innovation, l’adoption des technologies en milieu paysan ;
- L’agriculture de précision (capteurs, drones, robots et modélisation) : grâce à l’analyse de données collectées par des capteurs, des drones et des satellites, les agriculteurs peuvent désormais ajuster avec précision l’irrigation, l’utilisation d’engrais et de pesticides. Les contributions devront mettre en lumière l’apport de l’IA dans l’analyse des données pour détecter les signes précoces de stress hydrique ou d’infestations, permettant de cibler les interventions uniquement là où elles sont nécessaires, réduisant ainsi les quantités utilisées et les coûts ;
- L’IA pour la prévision climatique (aide à la décision) : les plateformes numériques transforment les données brutes en Outils d’Aide à la Décision (OAD) exploitables. Comment l’IA peut-elle contribuer à une gestion plus éclairée, à la prévision météorologique et des rendements, en passant par la traçabilité alimentaire et les études génétiques ? ;
- L’automatisation et efficacité : l’automatisation des tâches répétitives, via des robots agricoles ou des machines autonomes guidées par l’IA, remédie aux pénuries de main-d’œuvre et permet aux exploitants de se concentrer sur des activités à plus forte valeur ajoutée. En rapport avec l’IA, les réflexions devront tourner autour de l’épineuse question du déficit ou de la rareté de la main-d’œuvre agricole qui constitue un réel frein à la productivité.
Modalités de participation
- Profils des participants·es :
- Chercheurs·es et enseignants·es-chercheurs·es ;
- Responsables d’institutions de recherche et de développement ;
- Décideurs politiques et administrateurs publics ;
- Acteurs·rices du secteur privé et public rattaché au monde agricole ;
- Représentants·es d’organisations paysannes (filières agricoles, artisanat, etc.) ;
- Représentants·es de la société civile ;
- Experts des organisations internationales et régionales ;
- Institutions financières ;
- Docteurs·es ;
- Étudiants·es ;
Types de communications :
- Communications orales ;
- Posters.
Format du colloque
- Présentiel et en ligne.
Langues de travail
- Français et Anglais.
Modalités de soumission
Les propositions doivent être soumises à l’adresse : colloquequestionsrurales@gmail.com,
avant le 30 avril 2026.
Format des résumés :
- Maximum 300 mots en français et en anglais ;
- 5 mots clés indiquer l’axe thématique de rattachement ;
- Préciser le type de communication souhaité ;
- Inclure les références bibliographiques essentielles.
Format des textes complets :
- 15 pages maximum (bibliographie comprise) ;
- Police Times New Roman 12, interligne simple ;
- Normes APA pour les références.
Calendrier
- Limite de soumission des résumés : 30 avril 2026
- Notification d’acceptation : 15 juin 2026
- Soumission des textes complets : 31 août 2026
- Déroulement du colloque : 03 au 05 novembre 2026
Informations pratiques
Lieu et date :
- Lieu : Université Alassane Ouattara (Bouaké, Côte d’Ivoire)
- Date : 03 au 05 novembre 2026
Frais de participation :
National
- Participants universitaires :
- Enseignants-chercheurs : 50 000 F CFA (76,22 €)
- Chercheurs : 50 000 F CFA (76,22 €)
- Docteurs : 50 000 F CFA (76,22 €)
- Étudiants : 25 000 F CFA (38,11 €)
- Professionnels :
- Toutes catégories : 50 000 F CFA (76,22 €)
International
- Afrique :
- Toutes catégories : 50 000 F CFA (76,22 €)
- Hors Afrique :
- Toutes catégories : 100 000 F CFA (152,44 €)
Publications et valorisation
Actes du colloque :
- Les meilleures communications feront l’objet d’une publication dans les actes du colloque, avec comité de lecture. Les frais de publications seront communiqués.
Contacts
Secrétariat du colloque : Laboratoire d’Agroéconomie, Environnement et de Développement Durable (LAEDD) Centre de Recherche pour le Développement (CRD)
Email : colloquequestionsrurales@gmail.com
Comité scientifique
Président
- M. KOUASSI N’Goran François, Directeur de recherche, Socio-anthropologie de l’alimentation, socio-économie rurale à l’Université Alassane Ouattara – Bouaké (Côte d’Ivoire)
Vice-Président
- M. N’ZUE Boni, Directeur de recherche, Génétique et Amélioration des Productions Végétales, Coordonnateur Scientifique, CNRA - Bouaké (Côte d’Ivoire);
- M. AROUNA Aminou, Maître de Conférences, Agro-Economiste, Chercheur au Centre du Riz pour l’Afrique (AfricaRice) - Bouaké (Côte d’Ivoire)
Membres
- OURA Kouadio Raphaël - Directeur de Recherche Géographe - Centre de Recherche pour le Développement (CRD), Université Alassane Ouattara (UAO), Bouaké, Côte d’Ivoire
- THEOUA Pélagie - Professeur Titulaire Droit public - Université Alassane Ouattara (UAO), Bouaké, Côte d’Ivoire
- HOUNGNIHIN Roch Appolinaire - Professeur Titulaire Anthropologie - Université d’Abomey Calavi, Cotonou, Bénin
- BEKOIN Raphaël Tanoh Professeur Titulaire Histoire - Université Alassane Ouattara (UAO), Bouaké, Côte d’Ivoire
- BAHA BI Youzan Daniel - Professeur Titulaire Sociologie - Université Alassane Ouattara (UAO), Bouaké, Côte d’Ivoire
- MAZOU Gnazegbo Hilaire - Professeur Titulaire Sociologie - Université Alassane Ouattara (UAO), Bouaké, Côte d’Ivoire
- MELESS Siméon Akmel - Professeur Titulaire Sociologie -Université Alassane Ouattara (UAO), Bouaké, Côte d’Ivoire
- DJANGBEDJA Minkilabe - Professeur Titulaire en Biogéographie - Université de Lomé, Togo
- NDIAYE Lamine - Professeur titulaire de Classe exceptionnelle - Universitaire Cheikh Anta Diop (UCAD), Sénégal
- DIEYE Mouhamed - Professeur Titulaire - Universitaire Cheikh Anta Diop (UCAD), Sénégal
- YOUGBARÉ Sébastien - Professeur titulaire - Université Joseph KI-ZERBO Ouaga I, Ouagadougou, Burkina Faso
- KOUASSI Cyrille - Directeur de recherche Hydrobiologiste / Zooplanctonologue - CNRA, Bouaké, Côte d’Ivoire
- DIAN Kouadio -Directeur de recherche Agronomie -APROMAC
- DOUDOU Dimi Théodore - Dr (MR) Sociologie - Centre de Recherche pour le Développement (CRD), Université Alassane Ouattara (UAO), Bouaké, Côte d’Ivoire.
- JESSIE K. Luna - Dr (MC) Sociologie - Université de Colorado State, USA
- BABO Alfred - Dr (MC) Sociologie - Université de FairField, CT USA
- KONAN Jérôme Kouakou - Dr (MC) Sociologie - Université Alassane Ouattara (UAO), Bouaké, Côte d’Ivoire
- REBAI Nasser Dr (MC) en géographie - Université Sorbonne Paris-Nord (USPN), France
- KOUASSI Kouadio Edouard - Dr (MR) Sociologie - Centre de Recherche pour le Développement (CRD), Université Alassane Ouattara (UAO), Bouaké, Côte d’Ivoire
- N’GORAN Kouadio Emmanue - Dr (MR) Agro-pédologue - CNRA, Bouaké, Côte d’Ivoire
- KOUADIO Kouassi Kan Adolphe - Dr (MR) Sociologie - Centre de Recherche pour le Développement (CRD), Université Alassane Ouattara (UAO), Bouaké, Côte d’Ivoire
- DIOBO-DOUDOU Kpaka Sabine - Dr (MC) Géographe - Université Péléforo Gon Coulibaly (UPGC), Korhogo, Côte d’Ivoire
- KRA Kouakou Valentin - Dr (MC) Sociologie - Université Alassane Ouattara (UAO), Bouaké, Côte d’Ivoire
- SORO Débégnoun Marcelline - Dr (MC) Sociologie - Université Alassane Ouattara (UAO), Bouaké, Côte d’Ivoire
- N’GUESSAN Adjoua Pamela - Dr (MC) Sociologie - Université Alassane Ouattara (UAO), Bouaké, Côte d’Ivoire
- DALOUGOU Gbalawoulou Dali - Dr (MC) Criminologie - Université Jean Lorougnon Guédé (UJLOG), Daloa, Côte d’Ivoire
- BRAHIMA Coulibaly - Dr (MC) Socio-anthropologie -Université Alassane Ouattara (UAO), Bouaké, Côte d’Ivoire
- JAS Nathalie - Dr (MC) Histoire et Sociologie - Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement (INRAE), France
- N’GUESSAN Kouadio Raymond - Dr (MC) Anthropologie Biologique - Université Jean Lorougnon Guédé (UJLOG), Daloa, Côte d’Ivoire
- N’DRI Kouamé Abou - Dr (MC) Sociologie de l’éducation - Université Péléforo Gon Coulibaly (UPGC), Korhogo, Côte d’Ivoire
- DJE Bi Tchan Guillaume - Dr (MC) Psychologie génétique - Université Félix Houphouët Boigny (UFHB), Abidjan, Côte d’Ivoire
- TOH Alain - Dr (MC) Sociologie du développement rural - Université Félix Houphouët Boigny (UFHB), Abidjan, Côte d’Ivoire
- ZONGO Tongnoma - Dr (MR) Géographie humaine (population/environnement) - Institut des sciences des Sociétés (INSS) /CNRST Burkina Faso
- ROUAMBA Jeremi - Dr (MC) Géographie de la santé - Université Joseph Ki-Zerbo Ouaga I, Ouagadougou, Burkina-Faso
- N’GUESSAN Kouassi Guillaume - Dr (MC) Géographie rurale - Université Jean Lorougnon Guédé (UJLOG), Daloa, Côte d’Ivoire
- MAFOU Kouassi Combo- Dr (MC) Géographie de la population - Université Jean Lorougnon Guédé (UJLOG), Daloa, Côte d’Ivoire
- BAH Mahier - Dr (MC) Sociologie politique - Université Félix Houphouet Boigny (UFHB), Abidjan, Côte d’Ivoire
- OKOU Norbert - Dr (MC) Sociologie rurale - Université Félix Houphouet Boigny (UFHB), Abidjan, Côte d’Ivoire
- SOSSOU Koffi Benoît - Dr (MR) géographie - Université d’Abomey Calavi, Bénin
- KOUAMÉ Konan - Dr (MC) Agrophysiologie - Université Péléforo Gon Coulibaly (UPGC), Korhogo, Côte d’Ivoire
- DIBI Konan - Dr (MR) Agro-physiologiste - CNRA, Bouaké, Côte d’Ivoire
- Mahyao ADOLPHE - Dr (MR) Socio-économiste - CNRA, Gagnoa, Côte d’Ivoire
- COULIBALY Noupé Dr (MR) Agro-physiologiste CNRA, Bouaké, Côte d’Ivoire
- KOUAKOU Brou Julien Dr (MR) Agro Physiologiste en technologie post-récolte CNRA, Bouaké, Côte d’Ivoire
- GADJI Alahou André Gabaze - Dr (CR) Phytopathologie, Santé et Environnement - CNRA, Bouaké, Côte d’Ivoire
Comité d’experts
Président :
- M. AFFOU Yapi Simplice, Directeur de Recherche, Sociologue, Université Félix Houphouët Boigny – Abidjan (Côte d’Ivoire) ;
Vice-Président 1 :
- M. Mahyao ADOLPHE, Maître de Recherche, Socio-économiste, Directeur de la Station de Recherche, CNRA, Gagnoa, (Côte d’Ivoire)
Vice-Président 2 :
- M. AROUNA Aminou, Maître de Conférences, Agro-Economiste, Chercheur au Centre du Riz pour l’Afrique (AfricaRice), Bouaké (Côte d’Ivoire)
Comité d’organisation
Président :
- M. KOUASSI Kouadio Edouard, Maître de Recherche, Sociologue du développement rural, Laboratoire d’Agroéconomie, Environnement et Développement Durable (LAEDD), Centre de Recherche pour le Développement (CRD), Université Alassane Ouattara (UAO), Bouaké, Côte d’Ivoire ;
1er Vice-Président :
- M. AROUNA Aminou, Maître de Conférences, Agro-Economiste, Chercheur au Centre du Riz pour l’Afrique (AfricaRice), Bouaké, Côte d’Ivoire;
2e Vice-Président :
- M. KOUASSI N’Gouan Cyrille, Directeur de Recherche, Hydrobiologiste / Zooplanctonologue, Directeur Régional, CNRA, Bouaké, Côte d’Ivoire.
Membres
- ADOU Affoua Toutouwa Marie Socio-anthropologie de la santé
- ADOU Bini Kouabenan Arnaud - Socio-anthropologie de la santé
- ALLAPO Anin Larissa - Histoire économique et sociale
- AMALAMAN Adjoa Edoucou Elodie - Sociologie du Développement Rural (Master)
- AMALAMAN Elodie - Sociologie du développement
- AMANGOUA Ferdinand Génétique sélectionneur
- ANVO Morgane - Hydrobiologie
- ASSE Abel Ernest - Géographie rurale
- ATTOH Marc - Histoire des relations internationales
- BROU Kouadio Ghislain - Sociologie des organisations
- BROU Kouamé Aristide - Socio-anthropologie de la santé
- COULIBALY Fatoumata - Sociologie de l’éducation
- COULIBALY Gninlnan Hervé - Sociologie du développement
- DALLY Brou Michel Hermann - Sociologie du développement
- DEPIEU Ernest -Agronomie système
- DIBY Kouamé Arnaud - Anthropologie
- DIOBO N’Guessan Emmanuel - Sociologie de la migration
- DJOMAN Judith Epse Méité - Secrétariat
- ESSEHI Lopez - Agro-pédologie
- ESSIS Brice - Phytopathologie
- ETIEN Wa Djè Ange Bathélmy - Géographie du sport
- GBAHOUI Jean-Marie Nicaise - Socio-anthropologie
- GBOKO Kouassi Adjoumani - Géographie rurale
- GLODE Boris Olivier - Sociologie de la famille et de l’éducation
- GOUZOUA Ganlé Adélaïde - Sociologie de la migration
- IRIE BI Vagbé Gethème - Sociologie du développement rural
- KABRAN Akpobla Prisca - Nadège Psychologie sociale
- KIPRE Armand Maxime - Comptabilité
- KOFFI Cécilia Domingo Espérance - Socio-économie du développement
- KOFFI Kouadio Nathanaël - Sociologie de l’éducation
- KOFFI Kouassi Moïse - Sociologie du développement rural
- KOFFI N’Gbotti Richard - Histoire économie et sociale
- KONAN Akissi Olga Danièle - Socio-anthropologie de la santé
- KONAN Kouakou Blaise Socio-économie du développement
- KOUADIO Adjoua Rachelle - Socio-anthropologie de la santé
- KOUADIO Aimé Charles - Socio-anthropologie de la santé
- KOUADIO Amani Louis - Agronomie
- KOUADIO Kouassi Jean Yves - Sociologie (Doctorant)
- KOUADIO Lorraine Nadia - Socio-anthropologie de la santé
- KOUADJA Gouagoua Séverin - Argotologie
- KOUAKOU Malanno - Entomologie
- KOUAME Akissi Ruth Dorcas - Sociologie (Doctorante)
- KOUAME Camille - Nutrition biochimique
- KOUAME Konan Jacques - Sociologie du Développement
- KOUAME Teya - Sociologie de la santé
- KOUASSI Kouadio Jean Urbain - Sociologie (Doctorant)
- KOUASSI Yao Bah - Sociologie du droit
- KRA Gérard Landry Konan - Sociologie de l’éducation
- KRA Kouamé Antoine - Histoire économique
- LOUKOU Yao Mathias - Géographie humaine
- MEL Atchory Romulad Eliasson - Socio-anthropologie de la santé
- MOBIO Aubin Jacob - Sociologie
- N’DRI Kouadio Jacques - Economie
- N’GUESSAN Amenan kan Delphine Epse BREDOU - Socio-économie du développement
- N’GUESSAN Gnagoran Kouakou Daniel - Sociologie du développement
- N’GUESSAN Kouassi Aimé - Socio-économie du développement
- NASSOU Yannick Parfait - Sociologie (Doctorant)
- OUATTARA Nantogoman - Comptabilité
- OUATTARA Zié Adama - Socio-anthropologie de la santé
- TRA BI Herman Abigaël - Sociologie (Doctorant)
- TRA Goin Lou Tina Virginie - Socio-anthropologie
- TRAZIE Lou Huenan Ange Eléonore - Sociologie (Doctorante)
- TUO Donoukporo - Sociologie de l’organisation
- WOGNIN Joël Anicet - Socio-anthropologie du développement économique
- YAO Esther Doris Epse KRA - Psychologie de la santé
- YAO Koffi Richmond - Socio-anthropologie de la santé
- YAO M’BRA Marie-Joseph - Sociologie (Doctorante)
- YAO Ruben Kouassi Isaac - Sociologie (Doctorant)
- YEO Pétanhangui Arnaud - Anthropologie des questions du Genre
Subjects
- Sociology (Main category)
Places
- Bouaké, Côte d'Ivoire
Event attendance modalities
Hybrid event (on site and online)
Date(s)
- Tuesday, November 03, 2026
- Wednesday, November 04, 2026
- Thursday, November 05, 2026
Attached files
Keywords
- développement agricole, changement climatique, milieu rural, intelligence artificielle, Bouaké
Contact(s)
- Kouadio Kouassi
courriel : kouassikedouard [at] yahoo [dot] fr
Information source
- Zié Adama Ouattara
courriel : zieouattara513 [at] yahoo [dot] fr
License
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To cite this announcement
« Les questions rurales en Afrique : défis et perspectives », Conference, symposium, Calenda, Published on Friday, February 20, 2026, https://doi.org/10.58079/15qpd

