HomeFéminismes en Afrique et féminismes africains : approches critiques et situées
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Published on Tuesday, February 24, 2026

Abstract

Cet ouvrage collectif propose d’explorer la pluralité des féminismes en Afrique et des féminismes africains à partir d’approches critiques et situées. Il vise à interroger la circulation des paradigmes féministes, leurs appropriations locales, ainsi que les formes de production théorique et militante ancrées dans les contextes historiques, sociaux et culturels africains. L’objectif est de dépasser à la fois l’universalisation abstraite d’un féminisme prétendument neutre et l’essentialisation d’un féminisme africain figé, afin de contribuer à une réflexion épistémologique renouvelée sur les rapports de genre, de pouvoir et de savoir sur le continent.

Announcement

Argumentaire

Les féminismes constituent aujourd’hui l’un des champs les plus dynamiques, mais aussi les plus controversés, des sciences sociales et humaines contemporaines. En Afrique, ces débats prennent une acuité particulière, tant les questions de genre, de rapports sociaux de sexe, de classe, de pouvoir, de culture, de religion, de développement et de modernité s’entrecroisent dans des configurations historiques et sociales complexes. Le présent ouvrage collectif se propose d’explorer ces tensions à partir d’une interrogation centrale : comment penser les féminismes en Afrique tout en reconnaissant l’existence et la légitimité de féminismes africains, historiquement enracinés, culturellement situés et politiquement pluriels ?

Le choix du titre Féminismes en Afrique et féminismes africains : approches critiques et situées répond à une exigence épistémologique forte. Il s’agit de refuser à la fois l’idée d’un féminisme universel homogène, supposément neutre et exportable, et celle d’un féminisme africain figé, essentialisé ou replié sur une authenticité identitaire mythifié, soustraite à la critique historique et aux dynamiques sociales contemporaines. L’expression féminismes en Afrique désigne l’ensemble des discours, pratiques, politiques publiques, mobilisations militantes, interventions institutionnelles et productions culturelles en rapport avec les femmes et donc le genre, et qui se déploient sur le continent africain et dans ses diasporas. Cette expression inclut aussi bien les mouvements locaux que les initiatives transnationales, les ONG, les cadres juridiques internationaux, les politiques de genre portées par les États ou les organisations internationales.

À l’inverse, l’expression féminismes africains affirme l’Afrique comme lieu de production de savoirs, et non comme simple terrain d’application de modèles théoriques venus d’ailleurs. Elle renvoie à des pensées et pratiques féministes qui prennent appui sur les histoires africaines, les structures sociales précoloniales et postcoloniales, les cosmologies, les systèmes de parenté, les économies morales et les expériences vécues des femmes africaines. Comme le souligne Oyèrónkẹ́ Oyěwùmí, « le genre, tel qu’il est conceptualisé dans la modernité occidentale, ne constitue pas nécessairement un principe universel d’organisation sociale » (L’invention des femmes, 2017, p. 23). Cette affirmation invite à repenser les catégories mêmes à partir desquelles sont analysées les sociétés africaines. Dans le contexte africain, le féminisme peut être défini comme « l’ensemble des pratiques, discours et mobilisations visant à transformer les rapports sociaux de sexe afin de garantir l’égalité, la justice sociale et la reconnaissance des femmes dans leurs contextes historiques et culturels spécifiques » (Sow, Femmes et citoyenneté en Afrique, 2005, p. 18).

Historiquement, de nombreux travaux ont montré que les sociétés africaines précoloniales connaissaient des formes complexes d’organisation sociale où les femmes jouaient des rôles politiques, économiques et spirituels centraux. Cheikh Anta Diop rappelle que dans l’Égypte ancienne, les femmes disposaient de droits civils et politiques avancés, pouvant posséder des biens, contracter, gouverner et transmettre le pouvoir (Diop, L’unité culturelle de l’Afrique noire, 1982, p. 115–120). Ifi Amadiume démontre, quant à elle, que les sociétés igbo reposaient sur des systèmes de pouvoir flexibles, permettant aux femmes d’occuper des positions d’autorité sans être enfermées dans des catégories de genre rigides (Femmes africaines et pouvoir, 1993, p. 54–71). Ces analyses remettent en cause l’idée selon laquelle l’émancipation féminine serait une invention occidentale récente.

La colonisation a profondément bouleversé ces équilibres. En imposant des structures administratives, juridiques et économiques patriarcales, elle a contribué à la marginalisation progressive des femmes dans l’espace public, à un bannissement et un ostracisme tangibles qui tranchent nettement avec la forte stature du personnage la Grande Royale de l’œuvre de Cheikh Hamidou Kane, (L’Aventure ambiguë, 1961). Joseph Ki-Zerbo note ainsi que « la colonisation a introduit des hiérarchies sociales nouvelles qui ont souvent relégué les femmes africaines dans des positions subalternes inédites » (À quand l’Afrique ?, 2003, p. 69). Les féminismes africains contemporains s’inscrivent pour ainsi dire dans un double dynamique : lutte contre le patriarcat endogène, issu/fruit d’un conditionnement ( ?) et la critique des héritages coloniaux et néocoloniaux.

Cependant, l’ouvrage entend également interroger, de manière critique, les tensions et stratégies contemporaines liées à la diffusion accélérée de modèles féministes occidentaux en Afrique. Dans de nombreux contextes, le féminisme est perçu comme une idéologie conflictuelle, accusée de fragiliser la famille, de rompre les solidarités communautaires et d’opposer systématiquement femmes et hommes. Cette perception nourrit des résistances sociales et religieuses, parfois violentes, qui ne sauraient être ignorées par la recherche scientifique.

La question devient alors centrale : le rejet du féminisme en Afrique est-il un rejet des droits des femmes, ou le symptôme d’un malaise plus profond lié à l’importation de modèles exogènes ? Pour Sophie Bessis, « lorsque le féminisme est perçu comme un produit culturel occidental, il risque d’être rejeté comme une nouvelle forme de domination symbolique » (Le féminisme universel existe-t-il ?, 2011, p. 97). Cette critique rejoint celle de Sylvia Tamale qui plaide pour une décolonisation du féminisme africain, capable de rompre avec les normes hégémoniques sans renoncer à l’émancipation (Décoloniser le féminisme africain, 2020, p. 41).

Dans cette perspective, l’ouvrage ne vise ni à condamner le féminisme, ni à le sacraliser. Il se donne pour ambition d’en faire un espace de pensée critique, où peuvent être analysées ses contributions, ses limites, ses dérives possibles et ses potentialités. Le féminisme y est envisagé non comme une idéologie figée, mais comme un champ de débats, traversé par des contradictions internes, des conflits de normes et des enjeux de pouvoir. L’ouvrage s’inscrit dans une démarche pluraliste, ouverte à la diversité des perspectives théoriques et méthodologiques, dans le respect du débat scientifique. Il vise à offrir un espace de dialogue entre approches parfois divergentes, sans hiérarchisation préalable des positions, dans une logique de discussion critique et constructive.

Un point central de l’ouvrage consiste à interroger la contribution des féminismes africains au développement du continent. De nombreuses études montrent que l’éducation des filles, l’autonomisation économique des femmes et leur participation politique constituent des leviers majeurs du développement humain durable. Mais ces processus ne peuvent réussir que s’ils sont pensés dans une logique de justice sociale, de cohésion communautaire et de respect des contextes culturels anciens et modernes. Fatou Sow insiste ainsi sur la nécessité d’un féminisme africain « capable d’articuler droits individuels et solidarités collectives » (Femmes et citoyenneté en Afrique, 2005, p. 62).

Enfin, l’ouvrage accorde une attention particulière aux nouvelles formes de féminisme portées par la jeunesse africaine, notamment à travers les réseaux sociaux, le cyberactivisme, les expressions culturelles, la littérature, la musique et les arts. Ces espaces deviennent des lieux privilégiés de reconfiguration des luttes féminines, mais aussi de nouveaux terrains de conflits symboliques. Cette dynamique intellectuelle et sociale s’exprime également à travers la littérature et les espaces culturels contemporains. Des autrices comme Chimamanda Ngozi Adichie ont contribué à rendre visibles, dans l’espace public mondial, les expériences situées des femmes africaines et les débats internes aux féminismes contemporains, participant ainsi à la diffusion et à la reformulation des questions féministes à partir d’expériences africaines concrètes. Comme le souligne Achille Mbembe, « les luttes contemporaines en Afrique se jouent de plus en plus dans les espaces culturels et numériques » (Sortir de la grande nuit, 2010, p. 189).

Par son approche résolument transdisciplinaire, cet ouvrage ambitionne de croiser philosophie, sociologie, anthropologie, histoire, science politique, droit, études culturelles, sciences de l’éducation et santé publique, afin de proposer une lecture globale, critique et située des féminismes en Afrique. Il entend ainsi contribuer à la construction d’un espace scientifique où les féminismes africains sont pensés non comme des marges, mais comme des ressources centrales pour l’avenir du continent et pour le renouvellement des théories féministes à l’échelle mondiale. Les contributions fondées sur des enquêtes de terrain, des études de cas, des expériences communautaires ou des pratiques militantes seront particulièrement encouragées. L’ouvrage entend ainsi articuler réflexion théorique et analyses empiriques, afin de rendre compte de la diversité concrète des expériences féminines et féministes sur le continent africain et dans ses diasporas.

Axes thématiques proposés

Les contributions pourront s’inscrire, sans s’y limiter, dans les axes suivants :

Axe 1 – Histoires, mémoires et généalogies des féminismes africains

Cet axe interroge les trajectoires historiques des luttes féminines en Afrique, depuis les sociétés précoloniales jusqu’aux mobilisations contemporaines. Il vise à restituer les figures féminines, les formes d’autorité sociale et politique exercées par les femmes, ainsi que les continuités et ruptures introduites par la colonisation et les indépendances. Les contributions pourront analyser les processus de transmission mémorielle, les héritages intellectuels et militants, et la manière dont les récits historiques participent aujourd’hui à la redéfinition des féminismes africains.

Axe 2 – Féminismes, colonialité et décolonisation du genre

Cet axe propose d’examiner les critiques postcoloniales et décoloniales du genre comme catégorie d’analyse. Il s’agit d’interroger les effets de la colonialité sur les rapports sociaux de sexe, ainsi que les limites d’une universalisation des modèles théoriques occidentaux. Les contributions pourront explorer les épistémologies africaines, les savoirs situés et les tentatives de reconfiguration conceptuelle du féminisme à partir des expériences africaines, en mettant l’accent sur les enjeux de pouvoir liés à la production des savoirs.

Axe 3 – Féminismes, religions, spiritualités et normes culturelles

Cet axe examine les relations complexes entre féminismes, croyances religieuses et normes culturelles. Il invite à dépasser les oppositions simplistes entre tradition et modernité pour analyser les tensions, négociations et recompositions autour des rôles sociaux des femmes. Les contributions pourront aborder l’islam, le christianisme, les religions africaines et les spiritualités locales comme espaces à la fois de contraintes et de ressources pour les mobilisations féminines.

Axe 4 – Féminismes, économie, travail et néolibéralisme

Cet axe s’intéresse aux dimensions économiques des inégalités de genre dans les contextes africains contemporains. Il analyse les effets des transformations économiques, du néolibéralisme, de l’économie informelle et du travail du care sur les conditions de vie des femmes. Les contributions pourront interroger les politiques de développement, les formes d’autonomisation économique et les tensions entre justice sociale, croissance économique et solidarités communautaires.

Axe 5 – Féminismes, arts, cultures et médias

Cet axe explore les expressions culturelles comme lieux de production et de diffusion des imaginaires féministes. Littérature, musique, cinéma, arts visuels et médias numériques constituent des espaces privilégiés où se reconfigurent les représentations du genre. Les contributions pourront analyser comment les artistes et créateurs africains participent à la construction de discours critiques, à la contestation des normes sociales et à la circulation transnationale des idées féministes.

Axe 6 – Féminismes, jeunesse, numérique et mobilisations contemporaines

Cet axe s’intéresse aux nouvelles formes d’engagement portées par la jeunesse africaine. Les réseaux sociaux et les espaces numériques deviennent des lieux de mobilisation, de contestation et de reconfiguration des identités politiques. Les contributions pourront analyser les cyberféminismes africains, les campagnes numériques, les nouvelles formes de solidarité et les conflits symboliques qui émergent dans ces espaces.

Axe 7 – Féminismes africains et perspectives panafricaines

Cet axe interroge les féminismes africains dans leurs dimensions transnationales et diasporiques. Il s’agit d’examiner les circulations d’idées, les solidarités entre mouvements féminins africains et diasporiques, ainsi que les liens entre féminisme, justice globale et panafricanisme. Les contributions pourront analyser la place des femmes dans les projets d’intégration africaine et dans les réflexions contemporaines sur l’avenir politique du continent.

Modalités de contribution

Résumé de : 250–300 mots

5 mots-clés

Notice bio-bibliographique : 150 mots

Langues : français (prioritaire)

A soumettre à cerasca2023@gmail.com avant le 03 mai

Calendrier indicatif

  • 20 février : Diffusion officielle de l’appel à contributions, Mobilisation des réseaux scientifiques (universités, centres de recherche, ONG)
  • 03 mai : Date limite de réception des résumés (250–300 mots)
  • 17 mai : Sélection des propositions par le comité scientifique, Notification aux auteur·e·s
  • 31 août : Réception des articles complets (6 000–8 000 mots), Évaluation scientifique en double lecture, Retours et recommandations aux auteur·e·s
  • 30 septembre : Réception des versions révisées
  • 18 octobre : Harmonisation éditoriale, normalisation bibliographique, Préface et introduction générale
  • 25 octobre : Relecture finale (éditeur / comité scientifique)
  • 16 novembre : Mise en page et validation finale, Bon à tirer
  • Décembre : Publication et diffusion, Lancement académique (table ronde, webinaire)

Modalités d'évaluation

Les contributions feront l’objet d’une évaluation scientifique en double aveugle.

Editeur : Les Editions L’Harmattan

Coordinateur du Projet

Dr GNAGNE Akpa Akpro Franck Michaël, Enseignant-chercheur, Université Alassane Ouattara (UAO).

Comité Scientifique

Présidente : Prof. ENAMA BISSA PATRICIA, Directrice de l’Ecole Normale Supérieure de YAOUNDE, CAMEROUN

Membres :

  • Prof DJEUMENI TCHAMABE Marcelline, Professeure Titulaire en Sciences de l’Education, Université de YAOUNDE I, Ecole Normale Supérieure
  • Prof BAMBA Assouman, Professeur Titulaire de Philosophie, Doyen de l’UFR CS, Titulaire de la Chaire Unesco Philosophie, Culture africaine, Art et Egyptologie, Université Alassane Ouattara (UAO).
  • Prof. BOA Thiémélé Ramsès, Professeur des Titulaire, Philosophie africaine, Métaphysique et Egyptologie, Université Félix Houphouët-Boigny (UFHB)
  • Prof DIAKITE Samba, Professeur Titulaire de Philosophie (Philosophie africaine et Philosophie de la Culture), Université Alassane Ouattara (UAO).
  • Prof FIE Doh Ludovic, Professeur Titulaire de Philosophie (Esthétique et Philosophie de l’Art), Université Alassane Ouattara (UAO).
  • Prof POHOR Rubin, Professeur Titulaire en Socio-Anthropologie (Sciences Sociales des Religions), Université Alassane Ouattara (UAO).
  • Prof AKMEL Meless Siméon, Professeur Titulaire en Socio-Anthropologie de la Santé, Université Alassane Ouattara (UAO).
  • Prof CAMARA Moritié, Professeur Titulaire en Histoire des Relations internationales, Université Alassane Ouattara (UAO).
  • Prof MAYEMBA Bienvenu, Professeur Titualaire en Théologie Systématique et Etudes africaines, Directeur du programme de Master en Théologie et études africaines, Institut de Théologie de la Compagnie de Jésus (ITCJ).
  • Prof OULAI Jan-Clodde, Professeur Titulaire en Communication pour le Développement, Université Alassane Ouattara (UAO), Recteur de l’Université Université Internationale de Yamoussoukro (UIYA).
  • Prof EKOUGOUN Alger, Professeur Titulaire en Littérature comparée, Université Alassane Ouattara (UAO).
  • Dr MC ONDOA NDO Sylvie, Maître de Conférences en Littérature comparée, Université de Yaoundé I.
  • Dr MC KOUMA Youssouf, Maître de Conférences en Philosophie africaine, Philosophie de l’Art et Epistémologie, Directeur du Département de Philosophie de Université Péléforo Gon Coulibaly (UPGC).
  • Dr MC PALE Chantale Epse KOUTOUAN, Maître de Conférences en Philosophie politique et sociale, Secrétaire générale Adjointe de l’Université Alassane Ouattara (UAO).
  • Dr MC DAGNOGO Gnéré Laétitia Blama, Maître de Conférences en Communication Responsable de la Communication de l’Université Alassane Ouattara (UAO).
  • Dr MC KOUAKOU Hyacinthe, Maître de Conférences en Philosophie africaine et Philosophie de la culture, Université Alassane Ouattara (UAO).
  • Dr MC AMON Epse FOLOU Imbie Anicette, Maître de Conférences en Communication pour le Développement, Université Alassane Ouattara (UAO).
  • Dr MC OMPOUSSA Virginie, Maître de Conférences en Sociolinguistique, Université Omar Bongo (UOB).
  • Dr MC AHO Sopie Hélène Félicité, Maître de Conférences en Philosophie africaine et culture, Université Alassane Ouattara (UAO).
  • Dr MC N’GUESSAN Adjoua Pamela, Maître de Conférences en Socio-Anthropologie du développement, (Certification en Genre), Université Alassane Ouattara (UAO).
  • Dr MC KONAN Angele épouse GROGUHE, Maître de Conférences en Philosophie politique et sociale, Université Alassane Ouattara (UAO).
  • Dr MC SEKA Koko Marie-Madeleine Epse AKA, Maître de Conférences en Philosophie de la religion, Métaphysique et Ethique, Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle (INSAAC).
  • Dr MC OZOUKOU François, Maître de Conférences en Esthétique et Philosophie de l’Art, Université Alassane Ouattara (UAO).
  • Dr MWOS YAKAN félicité, Littérature comparée, Université de Yaoundé I.
  • Dr MC NIANGORAN Adjo Appoline, Maître de Conférences en Philosophie pratique et éthique, Université Félix Houphouët Boigny (UFHB).
  • Dr MC Hermann Guy Roméo ABE, Maître de Conférences en Actions culturelles, Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle (INSAAC).

Porteur du Projet

CENTRE D’ÉTUDES, DE RECHERCHES, D’ACTIONS SOCIALES ET CULTURELLES EN AFRIQUE (CERASCA), RECEPISSE DE DECLARRATION D’ASSOCIATION N° 032/ P.BKE/ CAB DU 08/05/2023

04 BP 161 BOUAKE 04

Tel : +225 0708246135/ 0504279446/ 0575408968 

Email : cerasca2023@gmail.com

Références indicatives

Amadiume, I, (1993), Femmes africaines et pouvoir, Paris, L’Harmattan.

Bessis, S, (2011), Le féminisme universel existe-t-il ? Paris, Albin Michel.

Diop, C. A, (1982), L’unité culturelle de l’Afrique noire, Paris, Présence Africaine.

Kane, C. H, (1961), L’Aventure ambiguë, Paris, Julliard.

Ki-Zerbo, J, (2003), À quand l’Afrique ? Paris, L’Aube.

Mama, A, (2008). Féminisme et nationalisme en Afrique, Dakar, CODESRIA.

Mbembe, A, (2010). Sortir de la grande nuit, Paris, La Découverte.

Oyěwùmí, O, (2017). L’invention des femmes, Paris, Présence Africaine.

Sow, F. (2005), Femmes et citoyenneté en Afrique, Paris, Karthala.

Tamale, S. (2020), Décoloniser le féminisme africain, Dakar, CODESRIA.

Ouvrages complémentaires

Goerg, O., et al. (dir.) (2016), Femmes et genre en Afrique, Paris, Karthala.

Adichie, C. N, (2015), Nous sommes tous des féministes, Paris, Gallimard.

Falquet, J, (2008). De gré ou de force. Les femmes dans la mondialisation, Paris, La Dispute,

Hooks, b, (2015). Ne suis-je pas une femme ? Paris, Cambourakis.


Date(s)

  • Sunday, May 03, 2026

Keywords

  • féminismes africains, genre, afrique, intersectionnalité, décolonisation des savoirs, postcolonialisme

Contact(s)

  • Akpa Akpro Franck Michaël GNAGNE
    courriel : fmgnagne [at] yahoo [dot] fr
  • Resine Ortinesse N’GUESSAN
    courriel : ortinessenguessan17 [at] gmail [dot] com
  • N'da Koffi Jean-Armel KOUASSI
    courriel : kouassindakoffi8 [at] gmail [dot] com

Information source

  • Akpa Akpro Franck Michaël GNAGNE
    courriel : fmgnagne [at] yahoo [dot] fr

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« Féminismes en Afrique et féminismes africains : approches critiques et situées », Call for papers, Calenda, Published on Tuesday, February 24, 2026, https://doi.org/10.58079/15re6

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