De la vulnérabilité à l’adaptation : le tourisme durable comme levier de résilience territoriale
Écotourisme, géotourisme, tourisme responsable
Published on Thursday, February 26, 2026
Abstract
Cet appel à communications vise à examiner l’écotourisme et le géotourisme en tant que moteurs essentiels de la résilience territoriale, entendue non seulement comme une capacité de résistance, mais comme un processus dynamique et adaptatif de transformation. Dans quelle mesure les projets géo/écotouristiques participent à la diversification du développement économique local équilibré et inclusif, renforce l’identité des territoires cibles, souvent isolés, contribue à la création d’emplois et génère des bénéfices socioéconomiques ?
Announcement
Argumentaire
Avec l’émergence de nouvelles préoccupations sociales et environnementales, le tourisme est de plus en plus confronté à la question de sa compatibilité avec le développement des communautés locales et de la protection de l’environnement. Dans un contexte de changements globaux accélérés, les territoires touristiques sont désormais confrontés à l’urgence de leur mutation et montrent leurs vulnérabilités (surfréquentation, dégradation des écosystèmes). Le modèle du tourisme de masse s’effrite au profit de formes de valorisation plus respectueuses de l’environnement ; c’est ainsi que nous observons le développement d’un tourisme alternatif, un tourisme durable.
Selon l’ONU Tourisme (ex-OMT), le tourisme durable est « un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés locales ». Il doit respecter le mode de vie des communautés locales, optimiser l’utilisation des ressources environnementales tout en préservant ces dernières, et tout en assurant une activité économique viable sur le long terme. Un des enjeux des territoires touristiques n’est plus seulement d’être attractifs, mais aussi de s’adapter pour bâtir une résilience territoriale. Le tourisme durable peut revêtir différentes formes dont l’écotourisme qui selon l’Union international pour la conservation de la nature « est un voyage effectué en pleine nature dans le but délibéré de comprendre l’histoire naturelle et culturelle de l’environnement, en prenant soin de ne pas altérer l’intégrité de l’écosystème mais de créer des opportunités économiques qui rendront la préservation des ressources naturelles rentables financièrement pour les habitants de la région ».
Les projets d’écotourisme impliquent systématiquement les acteurs locaux (collectivités territoriales, habitants, associations), ce qui promeut la coopération à différents niveaux, la participation citoyenne et un développement socio-économique et environnemental durable sensible aux besoins des territoires. Une stratégie touristique doit être élaborée pour être compatible avec le patrimoine naturel en se basant sur des indicateurs clés comme la capacité de charge territoriale, la ressource en eau, la consommation d’eau potable, la pollution et dégradation de l’écosystème, … Cela permet également de déployer des activités éducatives parmi les acteurs locaux et les visiteurs quant aux richesses géologiques, à la préservation de l’environnement, tout en contribuant à une meilleure compréhension des enjeux sociétaux et environnementaux, en formant un comportement plus responsable envers la nature (tourisme responsable) et valorisant les savoirs, et savoirs faire, locaux. L’implication des populations locales dans la préservation environnementale est primordiale pour la pérennité des actions, aménagements engagés, ce qui s’inscrit dans le développement durable et inclusif des territoires.
Apparu il y a une vingtaine d’années, le concept de géotourisme a rejoint l’écotourisme. L’appréciation et la conservation des particularités géologiques des sites naturels prend davantage sa place propre dans le paysage du tourisme durable. La compréhension du patrimoine géologique et géomorphologique (par exemple, la lecture des paysages, des géosites fossilifères, motifs sédimentaires, volcans, coulées de lave, tufs, grottes, etc.) est de plus en plus demandée dans le développement de nouvelles pratiques touristiques (« préserver en valorisant »), notamment dans la découverte de la Terre et la lecture des paysages.
Cet appel à communications vise à examiner l’écotourisme et le géotourisme en tant que moteurs essentiels de la résilience territoriale, entendue non seulement comme une capacité de résistance, mais comme un processus dynamique et adaptatif de transformation. Dans quelle mesure les projets géo/écotouristiques participent à la diversification du développement économique local équilibré et inclusif, renforce l’identité des territoires cibles, souvent isolés, contribue à la création d’emplois (hôtellerie, restauration, artisanat, guides, services touristiques) et génère des bénéfices socioéconomiques ? Comment l’exploitation « intelligente » de la biodiversité (faune et flore) peut-elle favoriser l’autonomie des communautés locales, la préservation des ressources et l’adaptation au changement climatique ? L’écotourisme peut-il être viable dans le temps sans se transformer en simple tourisme de masse ?
Ce colloque interdisciplinaire vise à réunir des spécialistes de différents domaines – géologie, archéologie, géographie, biologie, histoire, économie, droit, marketing – autour de la même thématique pour éclairer les problématiques liées à la résilience des territoires via le développement du tourisme durable.
En s’inscrivant dans l’esprit de la conférence de l’ONU sur la biodiversité (COP 17), qui aura lieu à Erevan en octobre 2026, et de l’Agenda 2030 de l’ONU, ce colloque vise à explorer des solutions durables pour le développement des territoires.
Les axes principaux :
- L’écotourisme et la diversification de l’offre touristique
- L’écotourisme et le renforcement de la gouvernance locale
- L’écotourisme et la société civile (ONG, associations, coopérative …)
- L’écotourisme et les mobilités
- Le géotourisme et la protection de la nature
- L’éducation et la sensibilisation aux enjeux environnementaux
- Les technologies intelligentes, l’innovations et l’avenir du tourisme durable
Modalités de contribution
Les propositions de communication de 250 mots, en français et en anglais, accompagnées d’un CV succinct (150 mots max.) de l’auteur de la communication, seront envoyées au plus tard le 10 mars 2026 :
- pour les participants étrangers : à Garik Galstyan (garik.galstyan@univ-lille.fr)
- pour les participants arméniens : à Garik Galstyan (garik.galstyan@univ-lille.fr), Naira Safaryan (nairasaf66@gmail.com) et Luiza Vardanyan (luizavardanyan211@gmail.com)
Le comité scientifique communiquera l’acceptation des propositions sélectionnées avant le 15 mars 2026. Les participants pourront alors confirmer par écrit leur participation avant le 01 avril 2026.
Les langues de travail sont le français, l’anglais et l’arménien.
La participation est à hauteur de €50 EUR (pour les participants étrangers) et 15 000 AMD (pour les participants arméniens) qui couvre les frais d’inscription et de publication d’une sélection de communications.
Les frais de déplacement et de séjour sont à la charge des participants.
Contacts :
- Taniel Danelian : taniel.danelian@univ-lille.fr
- Garik Galstyan : garik.galstyan@univ-lille.fr
- Naira Safaryan : nairasaf66@gmail.com
Comité scientifique
- Gurgen AIRAPETOV, Université d’État de Pyatigorsk (Russie)
- Gor ALEKSANYAN, Université d’État d’Erevan (Arménie)
- Taguhi BLBULYAN, Université d’État d’Erevan (Arménie)
- Taniel DANELIAN, Université de Lille (France)
- Alice FABRE, Aix-Marseille Université (France)
- Garik GALSTYAN, Université de Lille (France)
- Bela KHABEISHVILI, Université d’État Ivane Javakhishvili de Tbilisi (Géorgie)
- Marie-Agnès LANNEAUX, Université de Lille (France)
- Antonella MAURI, Université de Lille (France)
- Khachatur MELIKSETYAN, Institut des sciences géologiques de l’ANS d’Arménie (Arménie)
- Laurence PÉRU-PIROTTE, Université de Lille (France)
- Naira SAFARYAN, Université d’État de Goris (Arménie)
- Vahram SEROBYAN, Institut des sciences géologiques de l’ANS d’Arménie (Arménie)
- Julieta TADEVOSYAN, Institut d’État de la culture physique et du sport (Arménie)
- Tigran VANDUNTS, Université d’État de Goris (Arménie)
- Ludmila ZBANŢ, Université d’État de Moldova (Moldova)
Subjects
- Geography (Main category)
- Society > Geography > Geography: society and territory
- Society > Geography > Nature, landscape and environment
Places
- Université d'Etat de Goris, Avangard street 4
Goris, Armenia
Event attendance modalities
Hybrid event (on site and online)
Date(s)
- Tuesday, March 10, 2026
Attached files
Keywords
- ecotourisme, géotourisme, tourisme responsable, environnement
Contact(s)
- NAIRA SAFARYAN
courriel : nairasaf66 [at] gmail [dot] com
Reference Urls
Information source
- GARIK GALSTYAN
courriel : garik [dot] galstyan [at] univ-lille [dot] fr
License
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To cite this announcement
« De la vulnérabilité à l’adaptation : le tourisme durable comme levier de résilience territoriale », Call for papers, Calenda, Published on Thursday, February 26, 2026, https://doi.org/10.58079/15rme

