HomeL’extrême-droite face à l’écologisme, sur le terrain
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Published on Tuesday, March 10, 2026

Abstract

L’appel à articles du numéro 6 de la revue Bifurcation-s (« L’extrême-droite face à l’écologisme, sur le terrain ») vise à analyser empiriquement les relations entre l’extrême droite — en particulier le Rassemblement national — et les enjeux écologiques. Il entend dépasser les débats doctrinaux sur l’« écofascisme » pour documenter, à partir d’enquêtes de terrain, les stratégies, appropriations, tensions et éventuelles convergences entre acteurs d’extrême droite et mouvements écologistes. Le dossier interroge à la fois la manière dont le RN investit l’écologie dans ses discours et pratiques, les positionnements des mobilisations écologistes face à l’extrême droite, ainsi que les situations locales où les clivages politiques peuvent se brouiller autour de controverses environnementales

Announcement

Agumentaire

En dépit de la divergence profonde entre écologiste et extrême-droite, du point de vue doctrinal, électoral ou militant, de nombreux travaux (T. Keller, 1993 ; J. Jacob 1994 ; S. François 2022 et plus récemment A. Dubiau 2022 et P. Madelin 2023) allèguent depuis longtemps d’un « écologisme de droite », « vert-brun » ou « écofasciste ». Mais qu’en est-il sur le terrain ? Des formations de ce genre ont-elles une existence, voire une influence ? Y a-t-il des confusions (Flipo, 2026), des « porosités » ou « convergences » (S. François, 2022) ? Plus généralement, si certaines analyses suggèrent que la situation de la France contemporaine serait en voie de basculement autoritaire et nationaliste, voire de fascisation (Palheta et Bantigny, 2021), d’autres travaux dressent un portrait plus complexe et contradictoire, qui nuance y compris l’idée d’une « droitisation » générale de la population (Tiberj, 2024). Dans ce contexte, ce dossier propose une autre manière de questionner les oppositions et, plus rarement, les circulations entre l’extrême droite et l’écologie, à travers les résultats d’enquêtes empiriques permettant un inventaire précis des situations concrètes, en France et en dehors, si cela est pertinent. Par quelles stratégies l’extrême droite, notamment le parti RN, réagit-elle effectivement à l’avancée des thèmes écologiques dans l’espace public ? En miroir, comment beaucoup de mouvements écologistes se positionnent-ils face à l’extrême droite, notamment dans des territoires ruraux qui peuvent susciter des manières antagonistes de politiser l’environnement ? Des différences s’ordonnent-elles suivant l’aménagement du territoire ? Comment les autres forces influencent-elles les positions ? Dans quelles configurations spécifiques certains de ces enjeux environnementaux peuvent, ponctuellement mais effectivement, conduire à des brouillages du clivage droite/gauche, à la cohabitation entre des écologistes et des milieux plus conservateurs, à l’émergence d’une écologie de droite et d’extrême droite ? In fine, la qualification « d’écofascisme » suffit-elle pour rendre compte de ces situations et de leurs ressorts sociaux et politiques ? Ce numéro prolonge également un numéro antérieur de la revue, qui discutait de manière détaillée les productions doctrinales contradictoires de divers porte-parole écologistes ou conservateurs, mais en privilégiant cette fois des entrées « par le bas » (controverses locales, enjeux municipaux, mouvements sociaux, pratiques et fractures partisanes, …). Ces différentes entrées du numéro pourront aussi informer utilement les stratégies des actrices et acteurs de la cause environnementale, dans une période doublement marquée par la progression du RN et un « backlash » (réel ou supposé) autour de l’écologie (Teulières, Hagimont et Hupé, 2025).

1. Une extrême droite « qui se met au vert » ? Comment le RN investit les enjeux écologiques

Ce premier axe viserait à documenter et analyser les prises de positions de l’appareil du RN et de l’extrême droite française sur les enjeux écologiques.

L’extrême-droite de parti oscille entre des positions nationales-populistes (Camus, 2015) et libertariennes conservatrices (Caré, 2010). A l’échelle internationale, elle porte des discours et des programmes très majoritairement anti écologiques et climato-dénialistes, comme l’illustre les cas paroxystiques de Donald Trump, Jair Bolsonaro ou Javier Milei. Par contraste, le cas du FN/RN français semble, a priori, plus contrasté : en dehors de sa xénophobie constante, beaucoup d’études récentes montrent que le RN est un parti « attrape tout », d’autant qu’il se veut « dédiabolisé » et « recentré » (Crépon, Dézé et Mayer, 2015). Ainsi, sous la présidence de Marine Le Pen, le parti se veut désormais « pro service public », « gay friendly », « féministe », « laïc », mais toujours dans une (re)lecture nationaliste et hostile aux étrangers (idem) et chaque fois avec une lecture bien particulière du service public, du féminisme (Della Sudda, 2025) ou de la laïcité (pro-culture chrétienne). Alors que beaucoup de citoyens, tous milieux et sensibilités politiques confondues, se disent préoccupés des dégradations environnementales sans pour autant nécessairement se dire « écologistes » (Coulangeon, Demoli, Ginsburger et Petev, 2023), comment ce RN en quête de respectabilité investit-il concrètement les enjeux écologiques ?

Comment le RN se saisit-il de l’écologie dans ses discours, ses programmes, ses votes dans les parlements ? Surtout, fait-il de l’écologie un enjeu politique local et national ? En effet, ses prises de positions concernant les politiques locales sont souvent contrastées et peuvent politiser ou dépolitiser divers enjeux, comme la culture (Glas et Picaud, 2024), le sport (Guéry, 2025), mais aussi l’écologie. S’agit-il avant tout de mise en scène ou d’une réorientation stratégique plus profonde ?

Schématiquement, à suivre les acteurs écologistes qui décryptent et synthétisent les prises de position du RN sur l’écologie , mais aussi les textes du mouvement luimême , on peut constater que le RN s’oppose globalement aux politiques écologiques plus volontaristes. Ses responsables dénoncent les éoliennes, défendent fermement le nucléaire (au nom de la souveraineté), se déclarent plutôt favorable à l’IA malgré ses coûts environnementaux, défendent l’usage de la voiture diesel, et votent souvent contre les mesures de sobriété ou de régulation écologiques au parlement. On relèvera néanmoins des ambivalences : des proches de la direction du RN ont pu un temps valoriser le « localisme » (la réduction des circuits de production/distribution étant l’enjeu écologique [réel] le plus propice pour justifier son idéologie nationaliste) et promouvoir le droit des animaux , avec un tropisme ethnodifférentialiste : condamner « l’abattage rituel » tout en organisant des « fêtes du cochon ». Certains de ses élus peuvent aussi, à l’échelle locale, afficher un relatif souci de « l’environnement », sous une forme certes minimale et patrimoniale (Waechter, 2025), alors même que d’autres frontistes contestent des mesures écologiques . Finalement, quelles tensions ces enjeux écologiques suscitent à l’extrême droite ? Comment négocie-t-il avec les enjeux écologiques à l’échelle locale ? Avec l’aval de quels acteurs ? Quelles trajectoires sociales et politiques conduisent des membres du RN à se positionner pour ou contre l’écologie ? Comment d’autres partis d’extrême droite français ou européens « font avec » l’écologie, et quelles différences avec les stratégies et positions du RN ?

Ce premier axe du dossier pourra ainsi accueillir diverses contributions pointant les ambivalences du RN face aux enjeux écologiques, reposant sur des enquêtes conduites sur différentes strates de ce parti (son encadrement, sa base militante, ses électorats, ses mairies, ses satellites), mais aussi des analyses de contenus (affiches, tracts, programmes, communiqués), ou encore des résultats collectés à l’occasion des élections municipales documentant le rapport des droites conservatrices, réactionnaires et/ou nationalistes à l’écologie.

2. Les mouvements écologistes « de terrain » : majoritairement contre (en tout cas, sans) l’extrême droite

De même que l’extrême droite semble a priori hostile aux mesures écologistes, les mouvements écologistes organisés paraissent s’écarter de l’extrême droite. Leur composition sociale, plutôt inscrite dans des fractions dotées en capital scolaire et du secteur public (Roche, 1992 ; Villalba, 2022 ; Comby, 2024) est aux antipodes de l’électorat et des soutiens du RN, qui mobilisent soit des classes populaires peu diplômées, soit des groupes ancrés dans la petite bourgeoisie économique (Mayer, 2002 ; Beaumont, Challier et Lejeune, 2018 ; Dahani, Delaine, Faury et Letourneur, 2024). Mais c’est aussi le cas des valeurs,généralement égalitaires et contestataire de l’ordre social, que les mouvements écologistes expriment et défendent communément. C’est tout particulièrement le cas dans les mondes ruraux, ou les habitants les mieux dotés en capital culturel, qui votent plus souvent à gauche et pour qui l’écologie est centrale (Pruvost, 2024 ; Collet, 2025), constituent, de fait, la principale force sociale et politique qui porte une alternative à l’extrême droite dans ces groupes et ces territoires, sans qu’elle soit la seule (Mischi 2017, Durand 2025). C’est aussi le cas des collectifs et mouvements écologistes émergents et mouvementistes - Marche climat, Alternatiba, Extinction Rebellion, Soulèvements de la terre - moins éloignés des forces de gauche et d’extrême gauche que des partis de droite ou d’extrême droite, qui condamnent souvent leurs actions

Au-delà des collectifs écologistes les plus mobilisés, des enquêtes décrivent aussi, de multiples tensions de classe entre des fractions dotées en capital culturel (« écolos » et politisés à gauche) et, de l’autre, des groupes moins dotés en ressources scolaires et et qui votent plus souvent RN (Bruneau & al. 2018) . On peut aussi se demander si ces conflits évoluent avec le déplacement du cadrage ou la reconfiguration de certains enjeux intersectionnels (antiracisme, féminisme, anticapitalisme, antifascisme), présents de longue date mais qui peuvent prendre des formes renouvelées (Ferdinand, 2019 ; Pruvost, 2024 ; Comby, 2024). L’émergence actuelle d’une écologie « décoloniale », « des quartiers populaires » ou des territoires d’outre-mer, portée par différents collectifs mobilisant des personnes racisées, pourraient également faire l’objet de bilans empiriques, qui documenteraient les stratégies spécifiques de ces mouvements face à l’extrêmedroite.

Plus généralement, on pourrait donc se demander si le vote « RN », dans différents contextes locaux, n’active pas une dimension antiécologique, qui fonctionnerait comme un marqueur de distanciation non seulement face aux plus précaires et aux minorités ethnoraciales, mais aussi face aux groupes et acteurs sociaux perçus comme « écologistes », tensions qui pourraient être explorée dans ce dossier. En miroir, cela implique aussi de penser le faible écho et ancrage du parti écologiste (Villalba, 2022) parmi les mouvements écologistes « de base » et nonpartisans. Si la sensibilité écologiste semble souvent éloignée du RN, le vote vert reste très minoritaire, en dehors de quelques grandes villes et de certains scrutins (idem). Ce vote n’apparaît visiblement pas comme une alternative crédible face à l’extrême droite. Dans ce contexte comment apprécier les efforts relatifs récemment affichés par l’organisation EELV, sous l’impulsion de Marine Tondelier, pour aller vers une « écologie (plus) populaire » (Ruty, 2024) ? Quels effets produisent l’émergence d’autres offres politiques à gauche qui revendiquent l’écologie, notamment La France insoumise ?

Ce deuxième axe accueillerait donc des résultats portant sur les perceptions de l’extrême droite chez des écologistes mobilisés, chez des néo-ruraux, mais aussi, plus généralement, sur des conflits de classe sur fond d’écologie (qui peuvent, peutêtre, nourrir et légitimer des votes RN) mais aussi, des enquêtes sur les enjeux écologiques municipaux et/ou des controverses environnementales locales qui peuvent éloigner des groupes de l’extrême droite.

3. Au-delà de la qualification « d’écofascisme » : l’écologie, un espace ponctuellement propice à des brouillages du clivage droite/gauche ?

Enfin, si beaucoup d’indices semblent montrer que les mondes de l’extrême droite et ceux de l’écologie se superposent assez rarement dans la pratique, il n’existe pas moins parfois des situations plus ambivalentes, des zones de brouillages du clivage droite/gauche, qui méritent, elles aussi, d’être prises à bras le corps et documentées précisément.

Les nombreuses enquêtes sur les Gilets jaunes ont notamment montré qu’un mouvement portés par des classes populaires peu diplômées, rurales ou périurbaines et souvent blanches (soit des groupes aux propriétés sociales proches de l’électorat du RN) pouvait progressivement se (re)politiser, au moins concernant les segments les plus mobilisés, dans un sens égalitaire, non identitaire et favorable à la justice fiscale et environnementale (Collectif d’enquête sur les gilets jaunes, 2019 ; Bendali et Rubert, 2021). Évolution d’autant plus surprenante que la revendication initiale, contre une taxe sur les carburants impliquait de contester une mesure présentée comme « écologique » par les gouvernants. Les mobilisations anti-éoliennes peuvent, elles aussi, donner lieu à des rencontres a priori contre-intuitives entre des acteurs hostiles à l’écologie et d’autres qui y sont favorables, mais en dehors du cadrage dominant de cette dernière (Dechézelles, 2023). Dans une autre direction, on pensera aussi aux évolutions ambivalentes de l’église catholique sous le pontificat du pape François, entre volontarisme écologique et sensibilité conservatrices sur les questions de mœurs, évolutions qui mériteraient d’être étudiées de manière plus concrète et contextualisée, notamment pour ce qui est de leur réception par les croyants et institutions confessionnelles (Sajaloli et Grésillon, 2015 ; Flipo, 2019). La même question peut aussi se poser concernant d’autres communautés religieuses, musulmane, juive, protestante, à la production doctrinale moins centralisée, mais qui sont elles aussi certainement impactées par la banalisation et la diffusion des problèmes, enjeux et discours écologiques dans la période contemporaine (Coulangeon et al., 2023 ; Comby, 2024). Dans ce contexte, comment les croyants se saisissent de l’écologie ? Les partis politiques peuvent aussi être le lieu d’affrontements sur la question, entre différentes tendances et influences, externes ou internes aux partis. On citera enfin, pour finir, le cas récent des alliances ponctuelles nouées, à l’occasion de l’épidémie de dermatose et de la politique d’abattage des cheptels bovins entre la coordination rurale, syndicat très hostile à l’écologie et réputé proche de l’extrême droite et la confédération paysanne, issue des paysans travailleurs, de gauche et résolument écologiste. Si beaucoup se demandent les différentes sens politiques de ces processus, revenir empiriquement sur différents cas qui questionnent et perturbent le clivage droite/gauche sur fond d’enjeux écologiques permettra de mieux documenter ces questions et, peut-être, de saisir leurs ambivalences. On pensera en particulier aux différents sens du concept « ni droite ni gauche », qui ne prend pas nécessairement les même sens chez des personnes peu politisées ou des porteparole (Challier, 2023) et peut ponctuellement être mobilisée dans l’ensemble du spectre politique (Juhem, 2012) ou au rapport à la modernité. Michael Löwy (2022) rappelle ainsi que la critique de la modernité peut être de droite comme de gauche.

Finalement, ce troisième et dernier axe interrogerait des zones de politisation ambiguës d’enjeux écologiques, avec des contributions revenant notamment sur l’évolution des Gilets jaunes d’opposants aux éoliennes ou d’agriculteurs concernant leur double rapport au RN et à l’environnement, sur la manière dont les membres de différentes communautés religieuses (conservatrices, progressistes, modérées) investissent l’écologie, ou encore sur d’autres mobilisations locales où des écologistes composent, plus ou moins durablement, avec d’autres groupes à la sensibilité plus conservatrice et/ou anti-écologistes, et sur les effets que cela produit.

Modalités de contribution

Les propositions seront de l’ordre d’une à deux pages. Elles indiqueront les idées principales, le terrain et les méthodes

  • Date de réception des propositions : 15 avril 2026
  • Réponse : 30 avril 2026
  • Un workshop exposant et discutant les propositions retenues sera organisé le
  • 3 juin 2026 à Paris, à des fins de préparation du dossier
  • Les articles finalisés sont attendus pour le 31 octobre

Adresse contact : contact@revue-bifurcations.fr

Coordination 

  • Fabrice Flipo (IMTBS-LCSB)
  • Raphaël Challier (CNRSSAGE)

Bibliographie

Beaumont, A., Challier, R. et Lejeune, G. (2018) « En bas à droite Travail, visions du monde et prises de position politiques dans le quart en bas à droite de l’espace social ». Politix, 122(2), 9-31.

Bendali, Z. et Rubert, A. (2020) « Les sciences sociales en gilet jaune Deux ans d’enquêtes sur un mouvement inédit ». Politix, 132(4), 177-215.

Bruneau, I., Laferté, G., Mischi, J., Renahy, N. (2018) (dir.), Mondes ruraux et classes sociales, Paris, EHESS.

Caré, S. (2010) Les libertariens aux Etats-Unis. Sociologie d’un mouvement asocial, PUR, Rennes.

Challier, R. (2023) Peut-on parler de « droitisation » des classes populaires ? Des usages ordinaires du clivage droite/gauche à l’écart du champ politique. Sociologie, 14(1), 103-110.

Collectif d’enquête sur les gilets jaunes (2019) « Enquêter in situ par questionnaire sur une mobilisation Une étude sur les gilets jaunes ». Revue française de science politique, 69(5), 869-892.

Collet, A. (2025) « Trois registres de l’écologie cultivée. Quand la bourgeoisie culturelle parisienne part vivre à la campagne ». Genèses, 139(2), 7-30.

Comby, J-B (2024) Écolos mais pas trop…Les classes sociales face à l’enjeu environnemental Raisons d’agir, Paris.

Coulangeon P., Demoli Y., Ginsburger M., Petev I. (2023) La conversion écologique des Français. Contradictions et clivages, Paris, PUF.

Crépon, S., Dézé, A. et Mayer, N. (dir.) (2015). Les faux-semblants du Front national. Presses de Sciences Po.

Dahani S., Delaine E., Faury F., Letourneur G.,dir (2023) Sociologie politique du Rassemblement national. Enquêtes de terrain, Villeneuve-d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion.

Dechézelles, S. (2023) Bataille rangée sur le front éolien. Sociologie des contremobilisations énergétiques, Presses universitaires du Septentrion, Villeneuve-d’Ascq.

Della Sudda, M. (2025). Succès et infortune de la rhétorique réactionnaire des alterféministes écolo-conservatrices. Bifurcation/s, 2 (1), pp. 213-224.

Durand, Maeva. « « Faire avec ceux qui votent FN » : la gauche rurale (re)mobilisée au sein du mouvement des Gilets jaunes. » Politique et Sociétés, volume 44, numéro 1, 2025, p. 11–33. https://doi.org/10.7202/1114895ar

Ferdinand, M. (2019) Une écologie décoloniale. Penser l’écologie depuis le monde caribéen, Seuil.

Flipo, F. (2019) « Limite : une revue conservatrice, mais pas d’extrême-droite »,

Revue du MAUSS permanente, 26 juin 2019 [en ligne]. https://www.journaldumauss.net/./ ?Limite-une-revue-conservatrice-mais-pas-dextreme-droite

Flipo, F. (2026) Faut-il avoir peur de l’écofascisme ? Le Croquant, Vulaines-sur-Seine.

Glas, M. et Picaud, M. (2024) « Une culture pétrifiée ?. Réflexions sur une politique culturelle d’extrême droite », Métropolitiques , 5 juillet 2024. URL : https://metropolitiques.eu/Une-culture-petrifiee.html

Grésillon, É. et Sajaloli, B. (2015) « L’Église verte ? La construction d’une écologie catholique : étapes et tensions », VertigO, 15(1).

Juhem, P. (2012) « Le clivage droite-gauche comme effet émergent des luttes électorales » in Jacques Le Bohec ; Christophe Le Digol. Gauche/Droite. Genèse d’un clivage, PUF, pp. 99-124.

Mayer, N. (2002) Ces Français qui votent Le Pen. Paris, Flammarion.

Mischi J. (2017). Essor du FN et décomposition de la gauche en milieu populaire. In : Les classes populaires et le FN. Mauger G. et Pelletier W. (Dir. ed.). Editions du Croquant (Bellecombes-en-Bauges, FRA), pp. 117-132.

Guéry, V. (2025) « Politiques sportives municipales et ancrage local du RN. Une étude comparative entre les cas d’Hénin-Beaumont et de Mantes-la-Ville ». Savoir/Agir, 66(1), 43-58.

Pruvost, G. (2024) La subsistance au quotidien. Conter ce qui compte, Paris, La Découverte.

Ruty, E. (2024) L’écologie peut-elle être populaire ?, Paris, Le bord de l’eau.Teulières, L., Hagimont, S. et Hupé, J.-M. (2025) Greenbacklash. Qui veut la peau de l’écologie ? Paris, Seuil.

Tiberj, V. (2024) La Droitisation française. Mythe et réalités, Paris, PUF.

Villalba, B. (2022) L’écologie politique en France. Paris, La Découverte.


Date(s)

  • Wednesday, April 15, 2026

Keywords

  • extrême-droite, écologie politique, pluralité écologique, politisation

Contact(s)

  • Fabrice Flipo
    courriel : contact [at] revue-bifurcations [dot] fr

Reference Urls

Information source

  • bruno villalba
    courriel : bruno [dot] villalba [at] agroparistech [dot] fr

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« L’extrême-droite face à l’écologisme, sur le terrain », Call for papers, Calenda, Published on Tuesday, March 10, 2026, https://doi.org/10.58079/15uf3

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