Published on Thursday, March 12, 2026
Abstract
Agora débats/jeunesses lance un appel à articles visant à analyser la place centrale du logement dans les parcours des jeunes et dans la fabrique des inégalités qui les traversent. Il s’agit d’explorer les conditions d’accès au logement, les manières dont les jeunes investissent et s’approprient leur espace de vie, ainsi que les effets des situations résidentielles sur leur trajectoire sociale, scolaire, professionnelle et familiale. L’objectif est d’interroger le logement comme un espace socialement situé participant pleinement à la stratification des jeunes, en révélant, structurant ou amplifiant les inégalités existantes.
Announcement
Coordination
Dossier coordonné par Anne-Cécile Caseau et Gaspard Lion
Argumentaire
La question du logement des jeunes demeure peu explorée, alors qu’elle constitue aujourd’hui l’un des principaux foyers d’inégalités au sein de cette classe d’âge. Au cours des deux dernières décennies, les transformations du marché immobilier, l’augmentation des coûts du logement et le durcissement des conditions d’accès ont profondément reconfiguré les manières dont les jeunes accèdent, habitent et se projettent dans leur logement.
Ces évolutions ont suscité une attention croissante dans les travaux en sciences sociales, qui convergent pour montrer que le logement est devenu un puissant facteur de différenciation sociale (Bené, Couronné, 2022 ; Bugeja-Bloch, Frouillou, 2024 ; Lion, 2024). Dans un contexte de hausse continue des prix et de forte tension du marché locatif, les jeunes doivent composer avec des ressources économiques souvent faibles ou instables : le taux de pauvreté des 18–24 ans dépasse 20 %, et plus de la moitié occupe un emploi précaire (Chevalier, 2021 ; Durovic, Duvoux, 2024, p. 116). Ces caractéristiques renforcent leur vulnérabilité face à un marché privé avec une offre limitée, des conditions d’accès contraignantes et des rotations résidentielles rapides sur certains segments du parc, notamment les petites surfaces, contribuant à une augmentation des loyers et à une mise en concurrence entre locataires potentiels.
La question du logement met ainsi au jour des écarts marqués, à la fois entre générations (Bugeja-Bloch, 2013) et au sein même de la jeunesse (Durovic, Duvoux, 2024). D’un côté, certains jeunes peuvent s’appuyer sur des ressources familiales ou patrimoniales pour accéder précocement à un logement stable ou confortable – voire à la propriété –, dans un contexte de concentration croissante des patrimoines (Piketty, 2013 ; André et al., 2021). De l’autre, beaucoup rencontrent des obstacles d’accès, des renoncements ou des conditions d’habitat dégradées : près d’un quart des jeunes du parc privé résiderait dans un logement exigu ou en mauvais état (FEANTSA et FAP, 2021, p. 42 ; BugejaBloch, Frouillou, 2024, p. 74), tandis que les dispositifs spécifiquement destinés aux jeunes demeurent insuffisants au regard des besoins (Crous, 2023 ; Jolion, 2023 ; COJ, CNH, 2025, p. 86).
Ces inégalités résidentielles jouent un rôle structurant dans les parcours d’entrée dans l’âge adulte. Le logement peut être un appui décisif pour l’autonomie, la stabilisation et la projection vers l’avenir ; à l’inverse, il peut devenir un facteur de précarisation, de dépendance ou d’entrave aux trajectoires scolaires, professionnelles ou familiales (Castell et al., 2016 ; Van de Velde, 2018 ; Durovic,
Duvoux, 2024). Ces dynamiques s’articulent aux rapports sociaux – de classe, de sexe, de race[1] et de territoire – qui structurent les expériences résidentielles des jeunes.
Face à ce constat, Agora débats/jeunesses lance un appel à articles visant à analyser la place centrale du logement dans les parcours des jeunes et dans la fabrique des inégalités qui les traversent. Il s’agit d’explorer les conditions d’accès au logement, les manières dont les jeunes investissent et s’approprient leur espace de vie, ainsi que les effets des situations résidentielles sur leur trajectoire sociale, scolaire, professionnelle et familiale. L’objectif est d’interroger le logement comme un espace
socialement situé participant pleinement à la stratification des jeunes, en révélant, structurant ou amplifiant les inégalités existantes. Trois axes thématiques sont proposés ; ils ne sont pas exclusifs et peuvent être articulés
AXE 1 – Conditions d’accès au logement et trajectoires résidentielles des jeunes
L’accès à un logement « à soi » constitue une étape décisive dans les processus d’entrée dans l’âge adulte et d’insertion sociale (Castell et al., 2016 ; Van de Velde, 2018). Pourtant, cette transition s’apparente de plus en plus à un « chemin semé d’embûches » (Maunaye, 2016), dont les formes varient fortement selon les ressources économiques et familiales, les positions sociales, les parcours scolaires et professionnels, le genre, la race ou encore le territoire de résidence. Loin d’être homogène, l’accès
au logement révèle des inégalités marquées : certains jeunes bénéficiant de soutiens économiques ou patrimoniaux, accèdent tôt à des logements valorisés, tandis que d’autres connaissent des trajectoires plus incertaines, faites d’attente, de retours en arrière ou de solutions provisoires.
Cet axe invite à analyser les mécanismes qui produisent ces écarts, en étudiant les conditions et les modalités d’accès au logement, les obstacles rencontrés et les ressources mobilisées pour y faire face. Les contributions pourront éclairer les arbitrages et « choix résidentiels » (Authier et al., 2010 ; Ménard, Vallet, 2012) réalisés dans un contexte de contraintes, comme les trajectoires facilitées par un capital économique, social ou patrimonial plus élevé. Elles pourront porter sur les temporalités d’accès aux différents types de logement, individuel comme collectif, sur les critères qui orientent ces formes d’habitat, ainsi que sur les soutiens – financiers, pratiques ou symboliques – qui sécurisent ou accélèrent l’installation.
Les appartenances sociales, les expériences de genre ou de racialisation, les socialisations résidentielles (Cayouette-Remblière et al., 2019), les aspirations sociales et professionnelles (Coquard, 2019 ; Amsellem-Mainguy, 2021 ; Guéraut et al., 2021) ou bien encore les configurations familiales pourront être mobilisées pour rendre compte de la diversité des parcours. Des analyses pourront également interroger les effets du tri et de hiérarchisation des publics produits par le marché du
logement, à travers des discriminations croisées de classe, de genre, de race, de sexualité ou de handicap (Moguérou, Santelli, 2012 ; Sala Pala, 2013 ; Gilbert, 2022 ; Stella, 2023), dans le parc privé comme dans le logement social ou des résidences étudiantes.
Au-delà de l’accès au premier logement, la stabilisation résidentielle n’est nullement garantie après la décohabitation familiale. Les trajectoires sont de plus en plus marquées par des circulations entre logement parental et logement indépendant (Gaviria, 2020 ; FAP, 2024) relevant de contraintes économiques mais aussi de stratégies de sécurisation ou d’optimisation de ressources (accumulation d’épargne, anticipation d’un achat immobilier, soutien familial prolongé). Les contributions pourront étudier la manière dont certains événements biographiques – vie en couple (Giraud, Régnier-Loilier, 2023), parentalité (Gaide, 2020), reprise d’études, mobilités géographiques, ou encore circonstances exceptionnelles telles que les confinements sanitaires (Ramos et al., 2021) – peuvent redéfinir ces trajectoires et reconfigurer les équilibres entre dépendance et autonomie (Ramos, 2017).
Les politiques publiques du logement, au niveau national, régional ou local, ainsi que les dispositifs destinés aux jeunes, influent également de manière différenciée sur les parcours résidentiels. Les propositions pourront analyser les conditions de recours ou de non-recours aux aides publiques (CAF, Action logement, dispositifs locaux), les variations territoriales des politiques du logement, ainsi que le rôle des structures associatives et des intermédiaires (travailleurs sociaux, gestionnaires) dans l’accès effectif à un logement (Dietrich-Ragon, 2018, 2021).
AXE 2 – Perceptions et logiques d’appropriation du logement
Ce deuxième axe porte sur l’expérience concrète du logement chez les jeunes, sur la manière dont ils et elles investissent économiquement, socialement et symboliquement leur espace de vie – quel qu’il soit – dans des contextes fortement différenciés. Il s’agit d’examiner la façon dont les jeunes vivent, interprètent et s’approprient leur situation résidentielle, au regard de leurs conditions matérielles, de leurs positions sociales et de leurs ressources.
Les contributions pourront s’intéresser à la diversité des types d’habitat, des statuts d’occupation, des configurations de vie (seul, en couple, en colocation, avec enfants, etc.) et des contextes territoriaux (grandes métropoles, villes intermédiaires, espaces ruraux). Elles pourront analyser les caractéristiques matérielles de logement – surface, confort, niveau de loyer, qualité thermique, accessibilité, environnement sonore ou relationnel – et la manière dont les jeunes composent avec ces contraintes ou ressources, entre acceptation, arbitrages et renoncements.
Un enjeu important consiste à interroger la manière dont des conditions de logement objectivement proches peuvent être vécues de manière très différente selon les positions sociales, l’avancée dans le cycle de vie, et les normes résidentielles socialement situées des jeunes. Vivre dans un studio exigu, mal isolé ou éloigné des services peut être perçu, à 19 ans comme une étape transitoire dans un parcours encore ouvert (Caseau, 2025) ; à 28 ans, cette même situation pourra être considérée comme le signe d’un déclassement (Peugny, 2009), ou d’écart aux trajectoires jugées légitimes. Le logement devient alors un prisme au travers duquel s’expriment des formes de souffrance sociale, une conscience des inégalités ou un sentiment de relégation (Bugeja-Bloch, Frouillou, 2024 ; Lion, 2024). À l’inverse, pour une minorité de jeunes très dotés, l’accès précoce à un logement stable, acquis ou transmis, peut renforcer un sentiment de stabilité et de maîtrise de l’avenir, tout en participant à la reproduction de trajectoires résidentielles valorisées.
Ces écarts d’interprétation s’accompagnent de manières d’habiter et d’investir l’espace domestique tout aussi contrastées. Les contributions pourront analyser les pratiques quotidiennes par lesquelles se construit un « chez soi » : usages domestiques, travail, repos, sociabilités, aménagement et décorations. Ces pratiques participent aussi à des formes de distinction sociale en rendant visible les écarts de ressources et de conditions d’habitat.
Ces logiques d’appropriation s’inscrivent, plus largement, dans des configurations résidentielles très diverses allant de formes d’habitat précaires ou atypiques – véhicules aménagés, tiny houses, campings résidentiels, squats, bidonvilles (Caseau, 2020 ; Roche, 2022 ; Auger, 2023 ; Lion, 2024) – souvent disqualifiées socialement mais parfois aussi, dans une certaine mesure, choisies ou investies, jusqu’aux situations de jeunes socialement dotés accédant tôt à la propriété ou bénéficiant d’un logement familial gratuit. Ces usages résidentiels, qu’ils relèvent d’un ajustement contraint, d’un arrangement provisoire ou d’un capital hérité, méritent d’être analysés au prisme des rapports sociaux (âge, genre, origine sociale, ethnique, handicap…) et de leur rôle dans la reproduction, ou plus rarement la remise en cause, des inégalités et des hiérarchies sociales (Gilbert, 2016).
AXE 3 – Les effets du logement sur les trajectoires des jeunes
Ce troisième axe s’intéresse aux effets des expériences résidentielles sur les trajectoires des jeunes, en examinant la manière dont les conditions de logement influencent, de manière différenciée selon les positions sociales, les parcours scolaires, professionnels, sociaux ou familiaux.
Le logement exerce d’abord des effets sur les parcours d’études et d’insertion professionnelle. Dans un contexte de loyers élevés et de taux d’effort (proportion du revenu consacrée au logement) croissants, une part importante de la population étudiante est contrainte de cumuler études et emploi, ou d’accepter un éloignement géographique de leur établissement, parfois au détriment de la réussite universitaire et de la continuité des parcours de formation (Belghith, 2015 ; Bugeja-Bloch, Frouillou, 2023 ; Béduwé et al., 2024). À l’inverse, un logement stable, confortable ou situé à proximité des lieux d’étude ou d’emploi peut favoriser la disponibilité temporelle, la concentration ou les possibilités de projection.
Au-delà de ces effets sur les parcours scolaires et professionnels, les conditions de logement influencent également les pratiques de consommation, de sociabilité et de loisirs (Portella, 2018 ; Bugeja-Bloch & Frouillou, 2024). Un logement exigu, instable ou éloigné peut limiter la possibilité de recevoir, conduire à externaliser certaines activités (travailler en bibliothèque, passer du temps chez des proches, retourner vivre chez les parents le week-end) ou encore modifier les formes de sociabilité. Ces situations résidentielles pèsent aussi sur les temporalités d’autonomisation et sur les trajectoires familiales. Les cohabitations prolongées chez les parents (FAP, 2024), la vie de couple différée ou les difficultés d’installation commune en témoignent. Les conditions matérielles de logement peuvent intervenir dans les projets conjugaux et familiaux (Régnier-Loilier, Vignoli, 2011), qu’il s’agisse d’un report, d’une renonciation ou, à l’inverse, d’une accélération permise par un logement stable ou hérité.
À plus long terme, les conditions de logement contribuent à structurer les possibilités de projection dans l’avenir, en offrant – ou en restreignant – des marges de sécurité et d’anticipation (Duvoux, 2023). Elles peuvent ouvrir ou restreindre les horizons d’attente, modifier les priorités, en fonction des positions occupées dans le cycle de vie ou des comparaisons effectuées avec les trajectoires d’autrui. Au moment de la transition vers la vie professionnelle, ces conditions résidentielles accentuent souvent les écarts : elles facilitent pour certains l’accès à la stabilité, aux opportunités ou à la mobilité, tandis qu’elles freinent ou fragilisent l’insertion d’autres jeunes moins dotés en ressources économiques ou familiales. Ces écarts de conditions d’habitat sont susceptibles de produire des effets durables sur les parcours, en consolidant ou en limitant les marges de manœuvre dont disposent les jeunes dans leurs choix et dans les périodes de transition. Ces effets différenciés sur les trajectoires méritent d’être documentés dans leur diversité, y compris les formes encore peu étudiées de sécurisation résidentielle précoce.
Les propositions pourront mobiliser une grande diversité d’approches méthodologiques et disciplinaires : enquêtes qualitatives (entretiens, ethnographies, observations), analyses quantitatives ou mixtes, archives, données longitudinales ou matériaux visuels. Elles pourront s’inscrire dans différents champs des sciences sociales (sociologie, géographie, anthropologie, histoire, sciences de l’éducation, science politique, démographie) afin de saisir la pluralité des effets du logement sur les parcours des jeunes.
Calendrier prévisionnel
7 mai 2026 : remise des propositions d’article (1 à 2 pages avec la problématique, la méthodologie et le plan de l’article ainsi qu’une courte notice biographique) à envoyer à la coordinatrice et au coordinateur : anne-cecile.caseau@jeunesse-sports.gouv.fr ; lion.gaspard@gmail.com
22 mai 2026 : sélection des propositions d’article et réponse aux auteurs et autrices
7 septembre 2026 : remise des articles (V1) aux coordonnateur et coordinatrice
Juin 2027 : parution du numéro
Rédaction de la revue Agora débats/jeunesses
- Julie Couronné : julie.couronne@jeunesse-sports.gouv.fr
- Laurent Lardeux : laurent.lardeux@jeunesse-sports.gouv.fr
- Anne Both (éditrice) : anne.both@jeunesse-sports.gouv.fr
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Note
[1] La « race » est utilisée ici au sens sociologique du terme : une construction sociale issue de processus de racialisation, permettant d'analyser des rapports de pouvoir et des inégalités produites et reproduites par le racisme (Brun, Cosquer, 2022).
Subjects
- Sociology (Main category)
- Society > Geography > Urban geography
- Society > Geography > Rural geography
- Society > Sociology > Urban sociology
- Society > Geography > Geography: society and territory
- Society > Political studies > Governance and public policies
- Society > Sociology > Ages of life
Date(s)
- Thursday, May 07, 2026
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Keywords
- logement, inégalité, jeune, parcours résidentiel
Contact(s)
- Gaspard Lion
courriel : lion [dot] gaspard [at] gmail [dot] com - Anne-Cécile Caseau
courriel : anne-cecile [dot] caseau [at] jeunesse-sports [dot] gouv [dot] fr
Information source
- Anne-Cécile Caseau
courriel : anne-cecile [dot] caseau [at] jeunesse-sports [dot] gouv [dot] fr
License
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To cite this announcement
« Le logement au cœur des inégalités entre jeunes », Call for papers, Calenda, Published on Thursday, March 12, 2026, https://doi.org/10.58079/15v2x

