Published on Wednesday, March 18, 2026
Abstract
Cet ouvrage collectif vise à examiner, à approfondir et à mettre à l’épreuve la pensée de Sen à partir de l’expérience, des trajectoires et des capacités d’action des femmes, dans différents contextes sociaux, économiques et culturels. L’objectif est de proposer une réflexion interdisciplinaire permettant de mieux comprendre comment les femmes construisent, exercent et transforment leurs capabilités et leur liberté d’agent, ainsi que les obstacles structurels, économiques, sociaux, institutionnels ou culturels qui peuvent limiter ces processus.
Announcement
Appel à chapitre d'ouvrage
Contexte et justification
Depuis plusieurs décennies, la réflexion sur le développement, la justice sociale et les inégalités s’est profondément renouvelée sous l’influence de l’approche par les capabilités développée par Amartya Sen. En rompant avec les approches strictement utilitaristes ou centrées sur les ressources, cette perspective met l’accent sur les libertés réelles dont disposent les individus pour choisir et mener la vie qu’ils ont des raisons de valoriser.
« L’approche par les capabilités juge l’avantage d’un individu à sa capabilité de faire les choses qu’il a des raisons de valoriser » et met l’accent sur « la liberté qu’elle a vraiment de faire ceci ou d’être cela » (A. Sen, 2010, p.284). Dans cette perspective, le développement ne peut être réduit à une simple accumulation de richesses ou à une croissance économique mesurée par des indicateurs agrégés. Il doit être appréhendé comme un processus d’expansion des libertés humaines, permettant aux individus d’accroître leurs possibilités réelles d’action et d’accomplissement. Ainsi, l’approche par les capabilités constitue avant tout « une base informationnelle sur laquelle se concentrer pour juger et comparer les avantages individuels globaux », orientant l’attention vers les possibilités réelles dont disposent les individus plutôt que vers leurs seules ressources ou leurs niveaux de satisfaction déclarés (A. Sen, 2010, p.285).
Au cœur de cette approche se trouvent deux concepts fondamentaux : les capabilités et la liberté d’agent (agency). Les capabilités renvoient aux opportunités réelles dont disposent les individus pour réaliser les fonctionnements qu’ils jugent importants, c’est-à-dire pour mener les modes de vie auxquels ils ont des raisons d’accorder de la valeur. Comme le dit Sen, le concept de capabilité est « étroitement lié à la dimension de possibilité de la liberté » envisagée dans une perspective globale, au-delà des résultats observables (A. Sen, 2010, pp.284-285). La notion d’agency, quant à elle, renvoie à la capacité des individus à agir en fonction de leurs propres objectifs et valeurs. Elle dépasse la simple recherche du bien-être personnel et renvoie à la faculté de poursuivre des fins qui peuvent être sociales, politiques ou morales. Ainsi, la « qualité d’agent comme accomplissement » correspond à « la réalisation des objectifs et des valeurs qu’une personne a des raisons de rechercher, qu’ils soient ou non liés à son bien-être » (A. Sen, 2000b, p.100). Dans cette perspective, l’être humain ne peut être réduit à un simple bénéficiaire du bien-être ; il doit être reconnu comme acteur capable d’orienter l’action sociale et collective. Cette distinction fondamentale entre bien-être et qualité d’agent constitue l’un des apports majeurs de la réflexion de Sen. Une personne peut en effet poursuivre des objectifs qui dépassent la maximisation de son bien-être individuel. Un individu peut accorder une importance particulière à des objectifs collectifs tels que la prospérité de sa communauté ou l’indépendance de son pays et orienter son action en fonction de ces valeurs, indépendamment de leur contribution directe à son bien-être personnel (A. Sen, 2000b, pp.101-102). Dès lors, la liberté d’action apparaît comme une dimension essentielle de la liberté humaine, distincte mais complémentaire de la liberté de bien-être (A. Sen, 2010, p.349).
Ces réflexions trouvent un écho particulièrement important dans l’analyse des inégalités de genre. La question du genre occupe en effet une place significative dans les travaux de Sen, notamment à travers ses analyses des discriminations structurelles, des inégalités d’accès aux ressources ou encore des dynamiques intra-ménages qui limitent les libertés réelles des femmes. Dans de nombreuses sociétés, les femmes continuent d’être confrontées à des obstacles économiques, sociaux et institutionnels qui restreignent leurs capabilités et leur liberté d’action. Comme le dit Sen, les femmes disposent souvent d’un accès limité aux ressources économiques et aux droits de propriété, ce qui limite leur participation à la vie économique. Dans de nombreux contextes, les systèmes juridiques et sociaux tendent à favoriser les héritiers masculins en matière de propriété foncière ou de capital, ce qui rend plus difficile pour les femmes l’initiation d’activités économiques ou l’accès au financement (A. Sen, 2000a, p.267). De telles inégalités structurelles ont des conséquences directes sur leur capacité d’agir et sur leur participation aux dynamiques de développement.
Au-delà de ces contraintes économiques, les femmes sont également confrontées à une dévalorisation persistante de certaines formes de travail, notamment le travail domestique et de care. D’après A. Sen (2000a, p.158), « le travail domestique, si éreintant soit-il, est rarement respecté ou même reconnu – et jamais rémunéré » Cette invisibilisation du travail domestique contribue à limiter l’autonomie économique des femmes et à restreindre leurs possibilités d’accès au marché du travail, ce qui constitue une atteinte directe à leur liberté. Plus largement, les femmes demeurent confrontées à de multiples formes d’inégalités sur le marché du travail, notamment en matière d’accès à l’emploi, de conditions de travail, de progression professionnelle et de rémunération. Les écarts salariaux entre les femmes et les hommes persistent dans de nombreux pays, révélant des structures économiques et sociales qui continuent de reproduire des formes de discrimination fondées sur le genre. À cela s’ajoutent la précarisation de l’emploi féminin, la surreprésentation des femmes dans les secteurs informels ou faiblement rémunérés, ainsi que les obstacles qui limitent leur accès aux positions de responsabilité et de décision. Ces inégalités économiques et professionnelles s’inscrivent dans un ensemble plus large de rapports sociaux de genre qui structurent les sociétés et influencent les opportunités réelles dont disposent les femmes. Les discriminations dans l’accès à l’éducation, à la propriété, aux ressources productives ou encore aux espaces de décision contribuent à restreindre leurs capabilités et leur liberté d’action. Dans cette perspective, les inégalités de genre ne se limitent pas à des disparités économiques, mais renvoient à des formes structurelles d’inégalités sociales qui affectent les possibilités réelles des femmes de mener la vie qu’elles ont des raisons de valoriser.
Par ailleurs, les femmes sont également exposées à diverses formes de violences basées sur le genre, qu’elles soient physiques, psychologiques, sexuelles ou économiques. Ces violences constituent non seulement une atteinte grave aux droits fondamentaux des femmes, mais aussi un facteur majeur de restriction de leurs libertés et de leurs capabilités. En entravant leur autonomie, leur mobilité et leur participation à la vie sociale, économique et politique, ces violences contribuent à perpétuer des situations d’inégalité, de fragilité et d’exclusion. Ainsi, l’ensemble de ces mécanismes, dévalorisation du travail domestique, inégalités salariales, discriminations professionnelles, accès limité aux ressources économiques, violences basées sur le genre participe à la production et à la reproduction d’inégalités sociales profondes qui affectent les capabilités et la liberté d’agent des femmes. Dans la perspective ouverte par l’approche des capabilités développée par Amartya Sen, ces différentes formes de privation doivent être analysées non seulement en termes de ressources ou de revenus, mais surtout en termes de libertés réelles dont disposent les femmes pour agir, choisir et participer pleinement à la vie sociale.
Les recherches empiriques montrent par ailleurs que l’amélioration de la condition des femmes est étroitement liée à leur fonction d’agent. Selon Sen, de nombreuses études ont mis en évidence l’importance de variables telles que l’accès à l’éducation, la possibilité de disposer d’un revenu propre, la participation aux activités communautaires, à la gouvernance publique, aux décisions familiales ou encore l’accès à la propriété dans l’amélioration du bien-être des femmes. L’extension de ces capabilités contribue non seulement à renforcer leur autonomie, mais aussi à améliorer leur situation en matière de survie et de santé (A. Sen, 2000a, p.256). Plus largement, l’approche par les capabilités invite à repenser les questions de justice sociale en accordant une attention particulière aux libertés réelles dont disposent les individus pour mener la vie qu’ils ont des raisons de valoriser. C’est pourquoi, selon Sen, une théorie de la justice fondée sur l’équité doit tenir compte « de la liberté réelle qu’ont différentes personnes (…) de mener des vies différentes auxquelles elles peuvent avoir des raisons d’accorder de la valeur » (A. Sen, 1993, p.216). Cette perspective implique de prendre en considération les multiples facteurs, économiques, sociaux, institutionnels et culturels qui influencent la capacité des individus à transformer les ressources dont ils disposent en véritables opportunités d’action. Dans un monde marqué par de profondes transformations économiques, sociales et politiques , les crises économiques, la recomposition du marché du travail, les mutations des structures familiales, les dynamiques migratoires ou encore les défis climatiques , il apparaît dès lors nécessaire de réinterroger l’actualité et la portée analytique de la pensée de Sen à partir de la question du genre. Les transformations contemporaines posent en effet de nouvelles questions concernant la manière dont les femmes construisent, exercent et transforment leurs capabilités et leur liberté d’agent dans des contextes sociaux et institutionnels en constante évolution.
Dans cette perspective, cet ouvrage collectif vise à examiner, à approfondir et à mettre à l’épreuve la pensée de Sen à partir de l’expérience, des trajectoires et des capacités d’action des femmes, dans différents contextes sociaux, économiques et culturels. L’objectif est de proposer une réflexion interdisciplinaire permettant de mieux comprendre comment les femmes construisent, exercent et transforment leurs capabilités et leur liberté d’agent, ainsi que les obstacles structurels, économiques, sociaux, institutionnels ou culturels qui peuvent limiter ces processus. En interrogeant la pensée de Sen à l’aune de la question du genre, cet ouvrage ambitionne ainsi de contribuer aux débats contemporains sur le développement, la justice sociale et l’égalité entre les femmes et les hommes, tout en renouvelant les perspectives analytiques offertes par l’approche par les capabilités.
Axes de reflexion
Les contributions pourront s’inscrire dans l’un des axes suivants (liste non exhaustive).
Axe 1 : Fondements théoriques – Capabilités, agency et genre
Cet axe vise à revisiter les fondements conceptuels de l’approche par les capabilités à la lumière de la question du genre. Les contributions pourront notamment analyser la manière dont les notions de capabilités et de liberté d’agent peuvent être mobilisées pour mieux comprendre les inégalités entre les femmes et les hommes. Les propositions pourront également interroger les apports et les limites de cette approche pour l’analyse des rapports sociaux de genre, en dialogue avec d’autres perspectives issues de l’économie, de la sociologie, de la philosophie politique ou des études de genre.
Axe 2 : Femmes, liberté d’agent et dynamiques familiales
Les travaux de Sen ont mis en évidence le rôle des relations intra-ménages dans la production et la reproduction des inégalités. Cet axe s’intéresse aux formes de négociation, de coopération et de conflit qui structurent les relations familiales et influencent la liberté d’agent des femmes. Les contributions pourront notamment analyser les processus décisionnels au sein des ménages, la répartition du travail domestique, l’accès aux ressources ou encore les stratégies développées par les femmes pour renforcer leur capacité d’action.
Axe 3 : Capabilités féminines et développement économique
Cet axe porte sur les liens entre les capabilités des femmes et les dynamiques de développement. Les contributions pourront analyser comment l’accès à l’éducation, à la santé, au travail ou aux ressources productives influence la capacité des femmes à participer à la vie économique et sociale. Les recherches empiriques portant sur les contextes ruraux, urbains ou périurbains, ainsi que sur les économies formelles et informelles, seront particulièrement bienvenues.
Axe 4 : Femmes, participation sociale et pouvoir d’agir
La liberté d’agent implique également la possibilité de participer aux débats publics et aux processus de décision collective. Cet axe propose d’examiner les formes de participation sociale et politique des femmes, ainsi que les obstacles institutionnels, culturels ou sociaux qui peuvent limiter leur capacité d’action. Les contributions pourront porter sur les dynamiques de leadership féminin, les mouvements associatifs, les organisations communautaires ou encore les formes d’action collective portées par les femmes.
Axe 5 : Politiques publiques, capabilités et égalité de genre
Cet axe invite à analyser le rôle des politiques publiques dans le renforcement ou la limitation des capabilités des femmes. Les contributions pourront porter sur les politiques sociales, éducatives, économiques ou sanitaires visant à promouvoir l’égalité de genre et à renforcer la liberté d’agent des femmes. Les analyses critiques des dispositifs institutionnels et des programmes de développement inspirés de l’approche par les capabilités seront particulièrement encouragées.
Axe 6 : Approches libres
Afin de favoriser l’innovation scientifique et la diversité des perspectives, cet axe est ouvert à des contributions qui ne s’inscrivent pas directement dans les axes précédents mais qui proposent une réflexion originale sur la relation entre femmes, liberté d’agent et capabilités dans la pensée de Amartya Sen. Les propositions pourront notamment explorer de nouvelles pistes théoriques, empiriques ou méthodologiques permettant de renouveler l’analyse des inégalités de genre à partir de l’approche par les capabilités. Les contributions pourront également s’inscrire dans une perspective comparative, en mettant en dialogue la pensée de Sen avec les travaux d’autres auteurs et autrices issus de différentes disciplines telles que l’économie, la philosophie politique, la sociologie ou les études de genre. Les analyses comparatives avec les approches développées par des penseurs et penseuses contemporains, notamment autour des questions de justice sociale, de liberté, d’égalité ou d’empowerment, seront particulièrement bienvenues.
Plus largement, cet axe vise à encourager des contributions interdisciplinaires capables d’ouvrir de nouvelles perspectives de recherche sur les relations entre genre, capabilités et liberté d’action, dans différents contextes sociaux, économiques et culturels. Les approches interdisciplinaires et comparatives seront particulièrement appréciées.
Modalités de soumission
Les propositions de contribution (résumé de 500 à 800 mots accompagné de cinq mots clés et d’une courte notice biographique) devront être envoyées au plus tard le 30 juin 2026 à l’adresse fofanabaydi2012@gmail.com
Les propositions devront préciser :
- La thématique de la contribution
- La problématique
- L’axe de rattachement
- La méthodologie et/ou le terrain d’étude.
- Le(s) Nom et prenoms du (des) contributeur(s)
- L’université et le laboratoire de rattachement
Les chapitres retenus feront l’objet d’un texte complet d’environ 50 000 signes (espaces compris), bibliographie comprise.
Consignes de mise en forme et de citation
Les textes devront être présentés selon les normes suivantes :
- Police Times New Roman, taille 12
- Interligne 1,5
- Texte justifié
- Les citations courtes (moins de trois lignes) devront être intégrées dans le texte entre guillemets, avec la référence selon le système auteur-date : (Prénom & Nom de l’auteur, année, page). Les citations longues (plus de trois lignes) devront être présentées en retrait d’environ 1 cm vers la gauche, en taille 10 et sans guillemets.
- Les références bibliographiques et les citations devront respecter les normes du CAMES, avec un système auteur-date dans le texte et bibliographie complète en fin d’article.
- Exemple de citation dans le texte : (A. Sen, 2010, p. 284)
- Exemple en bibliographie : Sen, A., 2010, L’idée de justice, Paris, Flammarion.
Calendrier prévisionnel
- 30 juin 2026 : Date limite de réception des propositions de contribution (résumé de 500 à 800 mots accompagné d’une courte notice biographique).
- 15 juillet 2026 : Notification aux auteurs des propositions retenues.
- 30 novembre 2026 : Date limite de réception des chapitres complets (environ 50 000 signes, espaces compris, bibliographie incluse).
- Décembre 2026 – janvier 2027 : Phase de lecture scientifique et d’évaluation des chapitres par le comité éditorial.
- 15 février 2027 : Retour des évaluations et demandes de corrections aux auteurs.
- 15 avril 2027 : Date limite de réception des versions révisées des chapitres.
- Mai – juin 2027 : Travail d’harmonisation éditoriale et de préparation du manuscrit final.
- Juillet 2027 : Soumission du manuscrit complet à l’éditeur.
Comité éditorial
- FOFANA Yacouba Baydi, Chercheur associé UMR 7069 Laboratoire interdisciplinaire en études culturelles, Université de Strasbourg
- Dr. KAYINGUIBEYAH Dramane Yeo, Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan
- KOUADIO Jean-Claude, Université Alassane Ouattara de Bouaké
Bibliographie indicative
1. Ouvrages de Sen
Sen, A.,
2022, Citoyen du monde : mémoires, Paris, Odile Jacob.
2010, Identité et violence, Paris, Odile Jacob.
2010, L’idée de justice, traduit de l’anglais par Paul Chemla avec la collaboration d’Éloi Laurent, Paris, Flammarion.
2007, L'Inde. Histoire, culture et identité, Paris, Odile Jacob.
2006, La démocratie des autres : pourquoi la liberté n'est pas une invention de l'Occident, Paris, Rivages Poche.
2005, Rationalité et liberté en économie, Paris, Odile Jacob.
2004, L'économie est une science morale, Paris, La Découverte.
2000a, Un nouveau modèle économique. Développement, justice, liberté, traduit de l’anglais par Michel Bessières, Paris, Odile Jacob.
2000b, Repenser l’inégalité, traduit de l’anglais par Paul Chemla, Paris, Seuil.
1993, Éthique, économie et autres essais, traduit de l’anglais par Sophie Marnat, Paris, Presses Universitaires de France.
2. Autres ouvrages
Agacinski, S., 2012, Femmes entre sexe et genre, Paris, Seuil.
Butler, J., 2006, Défaire le genre, Paris, Éditions Amsterdam.
Butler, J., 2005, Humain, Inhumain. Le Travail critique des normes. Entretiens, Paris, Éditions Amsterdam.
Butler, J.,
2005, Trouble dans le genre. Pour un féminisme de la subversion, Paris, La Découverte.
2004, Le Pouvoir des mots. Politique du performatif, Paris, Éditions Amsterdam.
2003, Antigone : la parenté entre vie et mort, Paris, EPEL.
2002, La vie psychique du pouvoir, Paris, éd. Léo Scheer.
Fassin, É., 2025, Les Études de genre, coll. « Que sais-je ? », Paris.
Guillaume, M. & Perini, M., 2011, La question du genre, sexe, pouvoir, puissance, Paris, Éditions Michel de Maule.
Héritier, F., 1996, Masculin, Féminin. La pensée de la différence, Paris, Odile Jacob.
Hurtig, M.-C., Kail, M., & Rouch, H. (dir.), 2002, Sexe et genre, de la hiérarchie entre les sexes, Paris, CNRS.
Hurtig, M.-C., Kail, M., & Rouch, H. (dir.), 1991, Sexe et genre, de la hiérarchie entre les sexes, Paris, CNRS.
Mathieu, N.-C., 1991, L’Anatomie politique. Catégorisations et idéologies du sexe, Paris, Côté-femmes.
Nussbaum, M.,
2015, L'art d'être juste : l'imagination littéraire et la vie publique (traduit de l’anglais), Paris, Flammarion Climats.
2012, Capabilités : Comment créer les conditions d'un monde plus juste ? (Traduit de l’anglais), Paris, Flammarion Climats.
2011, Les émotions démocratiques : Comment former le citoyen du XXIe siècle ? (Traduit de l’anglais), Paris, Flammarion Climats.
2008, Femmes et développement humain : L'approche des capabilités (traduit de l’anglais), Paris, Éditions des femmes.
Parini, L., 2006, Le système de genre. Introduction aux concepts et théories, Zürich, Ed. Seismo.
Pfefferkorn, R., 2007, Inégalités et rapports sociaux. Rapports de classes, rapports de sexes, Paris, La Dispute.
Scott, J. W.,
2005, Parité ! L'universel et la différence des sexes, Paris, Albin Michel.
1998, La citoyenne paradoxale, Paris, Albin Michel.
Vergès, F., 2020, Une théorie féministe de la violence — Pour une politique antiraciste de la protection, Paris, La Fabrique éditions.
Vergès, F., 2019, Un féminisme décolonial, Paris, La Fabrique éditions.
Subjects
- Modern (Main category)
- Mind and language > Thought > Philosophy
- Society > Sociology > Gender studies
- Society > Ethnology, anthropology > Political anthropology
- Society > Political studies > Political sociology
Date(s)
- Tuesday, June 30, 2026
Attached files
Keywords
- capabilité, liberté d’agent, genre, femme, inégalité sociale, justice sociale, développement humain, empowerment, travail domestique et de care, discrimination économique, violence basée sur le genre, inégalité salariale
Contact(s)
- YACOUBA Fofana
courriel : fofanabaydi2012 [at] gmail [dot] com
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- YACOUBA Fofana
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To cite this announcement
« Femmes, liberté d’agent et capabilités : la pensée d’Amartya sen à l’épreuve du genre », Call for papers, Calenda, Published on Wednesday, March 18, 2026, https://doi.org/10.58079/15w7f

