Published on Friday, March 20, 2026
Abstract
Cet appel à contribution pour un ouvrage collectif s’inscrit dans la dynamique de la souveraineté africaine à travers la gouvernance, la culture et l’éducation. Il se propose d’interroger les articulations entre littératures africaines, oralité, langue, instruments parleurs et éducation. Il s’agit d’explorer les dynamiques à travers lesquelles ces productions culturelles contribuent à la construction de la souveraineté culturelle, à la refondation de la gouvernance éducative et à l’émergence des imaginaires adaptés aux réalités africaines.
Announcement
Appel pour un ouvrage collectif
Contexte et justification
Les mutations contemporaines que connaissent les sociétés africaines, marquées à la fois par des défis éducatifs, culturels et environnementaux, réaffirment la nécessité de repenser les fondements de la souveraineté culturelle. Selon Hountondji (1994), cette souveraineté ne peut se concevoir sans une maîtrise des outils de production, de diffusion et de valorisation des savoirs endogènes. Parallèlement, l’oralité, portée par les griots, les conteurs et les détenteurs des savoirs traditionnels, demeure l’un des vecteurs privilégiés de transmission intergénérationnelle des savoir-faire et des visions du monde. Dans cette perspective, les textes littéraires et les instruments de musique dits parleurs, tels que le tam-tam d’aisselle, le balafon, le bendré, etc. apparaissent comme des médiateurs fondamentaux des identités et des mémoires collectives. Ils constituent des espaces d’expression où se transmettent normes, valeurs et représentations structurantes des communautés. Ces identités et mémoires collectives sont mises en lumière dans le concept de « Bendrologie » de Paceré Titinga Frédéric (2012) et celui de « Drummologie » de Niangoran Georges (1981), des sciences qui étudient le langage des instruments de musique. Les deux concepts montrent comment certains instruments musicaux reproduisent les tons et le rythme des langues africaines pour transmettre des messages compréhensibles.
Les travaux de Diagne (2007) soulignent la capacité des imaginaires littéraires à façonner des éthiques de responsabilité et de solidarité, particulièrement pertinentes dans un contexte où les enjeux climatiques et environnementaux exigent de nouvelles formes de conscientisation. Elle constitue ce que Hampâté Bâ (1991) qualifie de « bibliothèque vivante », essentielle à toute politique éducative fondée sur la complémentarité entre savoirs locaux et connaissances académiques. Dans la même veine d’idées, (Yameogo, 2024) soutient que les veillées de contes sont un cadre par excellence où s’enseignent le civisme, la morale et l’éthique. La veillée, de prime à bord, est une institution sociale éducative qui promeut l’inclusion sociale et rompt les barrières interpersonnelles et communautaires.
Leur capacité à coder des messages, à véhiculer des représentations collectives et à assurer la cohésion sociale en fait de véritables outils communicationnels et pédagogiques. Des travaux en ethnomusicologie (Zemp, 2010) montrent qu’ils participent non seulement à l’organisation sociale, mais aussi à la régulation des comportements par la médiation symbolique. Intégrer ces instruments dans les dispositifs d’éducation ouvre ainsi des perspectives innovantes, combinant apprentissage, créativité et mobilisation communautaire. Dans les travaux de Kaboré (2008), il ressort que le baoorgo, corne parleuse des Moose du Burkina Faso, est un instrument « parleur », car « il » joue une musique qui véhicule la tradition moaaga tant dans le domaine musical et verbal que dans les diverses façons de transmettre des messages sonores tels que le langage ‘’sifflé’’, différent de la parole du langage parlé.
Pour une souveraineté africaine véritable, la gouvernance éducative est aujourd’hui appelée à articuler de manière cohérente les savoirs patrimoniaux et les exigences d’un monde globalisé. De fait, l’école africaine ne peut pleinement jouer son rôle qu’en s’appropriant les ressources culturelles locales pour les transformer en leviers d’innovation. Les littératures, qu’elles prennent la forme de contes, de romans, de récits initiatiques ou de productions numériques, constituent des supports privilégiés pour inscrire les démarches de durabilité dans une perspective d’ancrage culturel et de souveraineté narrative.
Dans ce contexte, le présent ouvrage collectif se propose d’interroger les articulations entre littératures africaines, oralité, instruments parleurs et éducation. Il s’agit d’explorer les dynamiques à travers lesquelles ces productions culturelles contribuent à la construction de la souveraineté culturelle, à la refondation de la gouvernance éducative et à l’émergence des imaginaires adaptés aux réalités africaines. À travers une approche interdisciplinaire mobilisant littérature, linguistique, ethnomusicologie, éducation, sociologie, communication et études culturelles, cet ouvrage collectif entend offrir un espace de réflexion fécond sur les manières par lesquelles le patrimoine immatériel africain peut inspirer des stratégies d’apprentissage, de gouvernance, d’intégrité et de stabilité. Sans être exhaustif, les principaux axes de recherche suivants sont proposés.
Axes thématiques
- Axe 1 : Pratiques culturelles, éducation de la jeunesse et souveraineté
- Axe 2 : Gouvernance éducative et littérature
- Axe 3 : Didactique, langue, langage, oralité et souveraineté culturelle
- Axe 4 : Esthétique et grammaticalité dans la littérature de jeunesse
- Axe 5 : Poésie et poéticité des paroles d’instruments musicaux
- Axe 6 : Les instruments parleurs dans la gouvernance locale
- Axe 7 : Thématique libre, cependant le sujet doit aborder, au moins, un aspect du thème général
Chronogramme
- Lancement de l’appel : 8 janvier 2026
- Date limite d’envoi des articles entièrement rédigés : 7 juillet 2026
- Date de retour des évaluations : 7 aout 2026
- Date de retour des textes corriges : 21 aout 2026
- Date de publication : Décembre 2026
Proposition de projet de chapitre
Les propositions de chapitres doivent être conformes aux indications suivantes :
- Identité : Titre de l’article (en gras) ; Prénom (s) et NOM de(s) auteur.e.s ; Institution d’appartenance ; Spécialité ; Adresse mail (fonctionnelle)
- Résumé d’au moins 300 mots en français et en Anglais
- Longueur du texte : entre 12 et 18 pages
- Mise en forme : Word ; Taille : 12 ; Police : Times New Roman ; Interligne 1,5
- Langues acceptées : Français et anglais
- Pour la structure du chapitre se référer aux Normes CAMES_2026 en Annexes
Les chapitres entièrement rédigés, selon Normes_Cames 2016, sont envoyés simultanément aux adresses suivantes : lmodernes55@gmail.com; zoumbaraceleste17@gmail.com; jacquesbarro@yahoo.fr
Frais de publication
- Chercheurs, Enseignants-chercheurs : 50000 FCFA
- Docteur non recruté : 30000 FCFA
- Doctorants : 20000 FCFA
- Personnes morales (ONG et autres structures) :60000 FCFA
Paiement par orange money
- numero d'envoi: (+226) 64 71 47 65
- Nom et Prénom: ZOUMBARA Célestin
Paiement par Western Union:
- Nom et Prénoms: YAMEOGO Kiswindsida Michel
- Tél. : +226 70 61 86 38
- Ville : Koudougou
- Pays : Burkina Faso.
N.B. Quel que soit le mode de paiement, bien vouloir en apporter la preuve en envoyant une copie du reçu de paiement aux contacts suivants:
- lmodernes55@gmail.com
- zoumbaraceleste17@gmail.com
Comité scientifique
Président : Pr Alain Joseph SISSAO (CNRST-INSS/Burkina Faso)
Membres
- Pr Georges SAWADOGO, Université Norbert ZONGO (Burkina Faso)
- Pr Vincent OUATTARA, Université Norbert Zongo (Burkina Faso)
- Pr YAMEOGO Kandayinga Landry Guy Gabriel, Université Norbert ZONGO (Burkina Faso)
- Pr Mahamadou Lamine OUÉDRAOGO, Université Norbert ZONGO (Burkina Faso)
- Pr François SAWADOGO, Université Norbert Zongo (Burkina Faso)
- Pr Albert OUEDRAOGO, Université Joseph KI-ZERBO (Burkina Faso
- Pr Alain Casimir ZONGO, Université Norbert Zongo (Burkina Faso)
- Pr Jacques KOUAKOU, Université Alassane OUATTARA de Bouaké (Côte d’Ivoire)
- Pre Koutchoukalo TCHASSIM, Université de Lomé (Togo)
- Pr Joseph PARÉ, Université Joseph KI-ZERBO (Burkina Faso)
- Pre Cécile LEGUY, Université Sorbonne Nouvelle (France)
- Pr Salaka SANOU, Université Joseph KI-ZERBO (Burkina Faso)
- Pr Sié Alain KAM, Université Joseph KI-ZERBO (Burkina Faso)
- Pr SAMSIA Paul, École Normale Supérieure de Maroua (Cameroun)
- Pr Yamba Bangré PITROIPA, Université Norbert Zongo (Burkina Faso)
- Pr Youssouf OUÉDRAOGO, Université Joseph KI-ZERBO (Burkina Faso)
- Pr Yves DAKOUO, Université Joseph KI-ZERBO (Burkina Faso)
- Pr Moumouni ZOUNGRANA, Université Joseph KI-ZERBO (Burkina Faso)
- Pr Sidiki TRAORE, Université Joseph KI-ZERBO (Burkina Faso)
- Pr Léon YEPRI, École Normale Supérieure d’Abidjan (Côte d’Ivoire)
- Dr (MC) Ernest BASSANE, Université Norbert ZONGO (Burkina Faso)
- Dr (MC) Adama OUÉDRAOGO, Université Norbert ZONGO (Burkina Faso)
- Dr (MC) Harouna DIABATE, École Normale Supérieure (Burkina Faso)
- Dr (MC) Innocents OUÉDRAOGO, École normale supérieure (Burkina Faso)
- Dr (MC) Alain SANOU, Université Joseph KI-ZERBO Université Norbert ZONGO (Burkina Faso)
- Dr (MC) Souleymane GANOU, Université Joseph KI-ZERBO (Burkina Faso)
- Dr (MC) Fatou Gislain SANOU, Université Joseph KI-ZERBO (Burkina Faso)
- Dr (MC) Boukary BORO, Université Lédéa Bernard OUEDRAOGO (Burkina Faso)
- Dr (MC) Pingdewindé Issiaka TIENDREBEOGO, Université Joseph KI-ZERBO (Burkina Faso)
- Dr (MC) Alexis KOUENOU, Université Joseph KI-ZERBO
- Dr (MC) Virginie KABORE, Université Joseph KI-ZERBO (Burkina Faso)
Comité de lecture
- Dr (MC) Adama OUEDRAOGO, Université Norbert ZONGO (Burkina Faso)
- Dr (MC) Jacques BARRO, Université Norbert ZONGO (Burkina Faso)
- Dr (MC) Sène BIRAM, Université Assane Seck de Ziguinchor (Sénégal)
- Dr (MC) Guillaume TOLOGO, Université Joseph KI-ZERBO (Burkina Faso)
- Dr (MC) Ignace SANGARE, Université Joseph KI-ZERBO (Burkina Faso)
- Dr (MA) Adamou KANTAGBA Université Nazi BONI (Burkina Faso)
- Dr (MA) Germain OUALLY, Université Norbert ZONGO (Burkina Faso)
- Dr (MA) Arnaud OUÉDRAOGO, École Normale Supérieure (Burkina Faso)
- Dr (MA) Oboussa SOUGUÉ, Centre Universitaire de Banfora (Burkina Faso)
- Dr (MA) Dieu-Donné ZAGRÉ, Université Norbert ZONGO (Burkina Faso)
- Dr (MA) Dibié BADO, Université Joseph KI-ZERBO (Burkina Faso)
- Dr (MA) Roland BICABA, Université Norbert ZONGO (Burkina Faso)
- Dr (MA) Dofini Dieudonné COULIBALY, Université Nazi BONI (Burkina Faso)
- Dr (MA) Mathieu Béli DAILA, Université Ouezzin COULIBALY (Burkina Faso)
- Dr (MA) Daouda DAO, Centre Universitaire de Banfora (Burkina Faso)
- Dr (MA) Alidièta DRABO, Université Joseph KI-ZERBO (Burkina Faso)
- Dr (MA) Bernard DRABO, Université Yembila Abdoulaye TOGUYENI (Burkina Faso)
- Dr (MA) Yves ZONGIO, Centre Universitaire de Banfora (Burkina Faso)
- Dr (MA) Barthélémy KABORE, Université Joseph KI-ZERBO (Burkina Faso)
- Dr (CR) Grégoire KABORE, Centre national de la Recherche technologique (Burkina Faso
- Dr (MA) Adamou KANTAGBA, Université Nazi BONI (Burkina Faso)
- Dr (MA) Boukari NEBIE, Université Yembila Abdoulaye TOGUYENI (Burkina Faso)
- Dr (MA) Bénéwendé Mathias NITIEMA, Université Thomas SANKARA (Burkina Faso)
- Dr (MA) Kiswindsida Michel YAMEOGO, Université Norbert ZONGO (Burkina Faso)
- Dr GNESSOTE DAGO Michel, Université Félix Houphouët Boigny (Côte d’Ivoire)
- Dr (MA) Biauké Fulgence NOUMA, Université Joseph KI-ZERBO (Burkina Faso)
- Dr (MA) Michel SAWADOGO, École Normale Supérieure (Burkina Faso)
- Dr (MA) Célestin ZOUMBARA, Université Norbert ZONGO (Burkina Faso
- Dr (MA) Abel OUEDRAOGO, Université Norbert ZONGO (Burkina Faso)
- Dr (MA) Abdoul Moumouni ISSOUFO, Université Djibo Hamani de Tahoua (Niger)
- Dr (MA) Issaka SAWADOGO, Centre Universitaire de Dori (Burkina Faso)
- Dr (MA) Jeanne TIENDREBEOGO, Université Yembila Abdoulaye TOGUYENI (Burkina Faso)
- Dr (MA) Raoul TCHAO, Université de Kara (Togo)
- Dr (MA) Nongzanga Joseline YAMÉOGO, Université Yembila Abdoulaye Toguyeni (Burkina Faso)
- Dr (A) Baguima Sylvain BADO, Université Norbert ZONGO (Burkina Faso)
- Dr (A) Bamoussa FARMA, Université Virtuelle du Burkina Faso
- Dr (A) Parfait ILBOUDO, Université Norbert ZONGO (Burkina Faso)
- Dr (A) Jean-Baptiste KABORÉ, Université Nazi BONI (Burkina Faso)
- Dr (A) Ousséni OUEDRAOGO, Université Virtuelle du Burkina Faso (Burkina Faso)
- Dr (A) Serge Lazare OUEDRAOGO, Université Norbert ZONGO (Burkina Faso)
- Dr (A) Sidbéwendé Germain YAMEOGO, Université Norbert ZONGO (Burkina Faso)
Coordonnateur
- Dr Kiswindsida Michel YAMEOGO
Bibliographie indicative
BÂ Amadou Hampâté. (1991). Amkoullel, l’enfant peul. Paris : Actes Sud.
DIAGNE Souleymane Bachir. (2007). L’encre des savants : Réflexions sur la philosophie en Afrique. Paris : Philippe Rey.
DIOP Alioune. (1955). L’Afrique noire et la culture. Paris : Présence Africaine.
HOUNTONDJI Paulin Jidenu. (1994). Les savoirs endogènes : Pistes pour une recherche. Dakar : CODESRIA.
KABORE Grégoire, 2008, « Parole du « baaorgo » : corne parleuse chez les Moose du Burkina Faso », mémoire de maitrise, Université d’Abomey Calavi
Niangoran–Bouah Georges, 1981, Introduction à la drummologie. Abidjan : Université Nationale de Côte d’Ivoire, Institut d’Ethno-sociologie, Collection Sankofa
OKPEWHO Isidore. (1992). African Oral Literature: Backgrounds, Character, and Continuity. Bloomington : Indiana University Press.
Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO). (2017). Éducation au développement durable : Orientations pour les décideurs. Paris : UNESCO.
OUATTARA Vincent. (2013). La tradition et la culture dans la littérature africaine écrite d’expression française. Science et technique, Lettres, Sciences sociales et humaines, vol. 29, n°1, pp. 131.
OUEDRAOGO Albert. (2014). Démocratie, cheffocratie et défi de la citoyenneté en Afrique, Ouagadougou, PU.
PACERE Titinga. (1988). Parole et poésie du tam-tam: Manega, culture et structures du peuple, Volume 8, Université de Virginie.
PACERE Titinga (2012). « POEME POUR KORYO Bendrologie Poésie des Tamtams Parleurs d’Afrique pour l'unité de la Corée, Paris, École-Polytechnique,
SISSAO Alain Joseph (2010). La littérature orale moaaga comme source d’inspiration de quelques romans burkinabè, Rabat, Université Mohammed VSouissi, Institut d'Études Africaines de Rabat série thèse de doctorat
SISSAO Alain Joseph. (2009). (sous la direction), La littérature d’enfance et de jeunesse au Burkina Faso. État des lieux, dynamique et avenir,
SISSAO Alain Joseph (sous la direction). (2009). Oralité et écriture : la littérature écrite face aux défis de la parole traditionnelle, AUF/CNRST/INSS
YAMEOGO Kiswindsida Michel. (2024). Oralité et cohésion sociale au Burkina Faso : vers une approche endogène d’éducation à la paix et au vivre-ensemble, Akofena, Hors-série N°7 pp, 61-76.
ZEMP Hugo. (2010). Paroles de voix, paroles de tambours : Anthropologie musicale. Paris : Éditions de la Maison des sciences de l’homme.
Subjects
- Ethnology, anthropology (Main category)
- Mind and language > Language > Literature
Places
- Route nationale 14
Koudougou, Burkina Faso (BP: 376 Koudougou , RN 14)
Event attendance modalities
Full online event
Date(s)
- Tuesday, July 07, 2026
Attached files
Keywords
- souveraineté culturelle, gouvernance éducative, littérature, instrument parleur
Contact(s)
- Kiswindsida Michel YAMEOGO
courriel : michelyameogo11 [at] gmail [dot] com
Information source
- Kiswindsida Michel YAMEOGO
courriel : michelyameogo11 [at] gmail [dot] com
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To cite this announcement
« Souveraineté culturelle et gouvernance éducative à travers les textes littéraires et les instruments parleurs », Call for papers, Calenda, Published on Friday, March 20, 2026, https://doi.org/10.58079/15x3i

