Published on Friday, March 27, 2026
Abstract
Le RT 50 (socialisation) et le RT 42 (sociologie des élites) organisent une journée d’étude inter-RT le 16 octobre 2026 sur la socialisation des élites, qui sera introduite par la sociologue britannique Eve Worth. Nous accueillerons avec enthousiasme les propositions de communication portant à la fois sur les mécanismes de socialisation et sur une fraction particulière de la société, les élites. Quatre angles principaux d’analyse sont privilégiés : la jeunesse des élites, les élites au travail ainsi qu’en dehors de celui-ci et les méthodes d’enquête pour saisir sociologiquement les mécanismes de socialisation au sein de cette population.
Announcement
16 octobre, Paris
Argumentaire
L’objectif de cette journée d’étude est de réunir des travaux empiriques avec des résultats originaux décrivant précisément les cadres, les modalités, les temporalités et les effets des processus de socialisation (Lahire 2013, 117). Il s’agit d’expliciter certains « des processus par lesquels l’individu est construit […] par la société globale et locale dans laquelle il vit, processus au cours desquels [il ou elle] acquiert […] des façons de faire, de penser et d’être qui sont situées socialement » (Darmon 2023, 7), en mettant à l’honneur les données empiriques et les façons dont elles ont été récoltées. Les communiquant·es pourront choisir les outils théoriques et méthodologiques à mobiliser : par exemple, il est possible d’adopter une perspective bourdieusienne, centrée sur l’habitus et les trajectoires, de mettre à l’honneur le concept de dispositions (Lahire 2014) ou de privilégier les perspectives des sociologies constructivistes (Berger et Luckmann 1986) et institutionnalistes américaines (Goffman 1961). Cependant, il est nécessaire de proposer une réflexion sur ces outils, et sur les processus de socialisation qu’ils décrivent, et de conjuguer cette réflexion avec une démarche empirique. Ainsi, quel que soit le cadre théorique choisi, les propositions mettant en avant les données récoltées et les façons concrètes dont les processus de socialisation se déroulent seront favorisées.
De plus, ces travaux devront s’inscrire dans le champ d’analyse des milieux élitaires. Si les contours du concept d’élite(s) est sujet à débats (Dudouet 2019), nous en avons ici une acception large. Ainsi, il peut s’agir d’individus et de groupes qui possèdent ou contrôlent des ressources disproportionnées (Khan 2012), qui sont les meilleurs dans un domaine (Pareto 1917) ou qui se trouvent au sommet de la société (Daloz 2010). De plus, si nous utilisons le terme élite(s), les communiquant·es pourront utiliser d’autres termes et concepts (champ du pouvoir, classes dominantes…) tant qu’ils sont explicités et que le regard est porté vers le haut de l’espace social (Nader 1972 ; Denord et al. 2025).
Axe 1. La socialisation des élites durant leur jeunesse
Si la formation des élites est généralement abordée sous l’angle de la reproduction sociale, en insistant sur les conditions d’accès aux établissements prestigieux (de Saint-Martin 2008), nous souhaitons aussi mettre à l’honneur les expériences socialisatrices des jeunes élites, à la fois en famille, à l’école et en dehors. Nous accueillerons des communications pouvant traiter d’un ou plusieurs de ces contextes, en considérant que leur articulation participe à la fabrication d’élites (van Zanten 2016).
Les propositions pourront porter sur les publics mineurs, et par exemple traiter de la transmission de normes de classe aux enfants au sein des familles (Lahire 2019), à l’école (van Zanten 2010 ; Gasparini 1998), entre pairs (Lignier et Pagis 2017), ou à l’articulation de différents espaces sociaux (Henri-Panabière et al. 2019). L’enfance et l’adolescence sont en effet des moments privilégiés d’acquisition de dispositions de classe (Vitores, 2025), mais aussi politiques (Michon 2008) ou concernant la construction d’une identité genrée (Barrau 2017). Nous mettons donc l’emphase sur les modalités d’acquisition de certaines croyances, pratiques, routines, rapport à soi et aux autres qui seraient propres à certaines élites et acquises durant les jeunes âges de la vie. En particulier, les travaux questionnant le rôle des espaces et des institutions dans la fabrication dispositionnelle enfantine ou adolescente seraient une addition pertinente, à l’image de ceux s’intéressant au clivage entre éducation privée et publique, et son rôle dans la socialisation des adolescentes et adolescents les plus fortuné·es (Tournier 1997 ; Khan 2015).
La jeunesse (environ de 20 à 30 ans) est également une période de socialisation clef pour les élites, du fait du rôle joué par les études et la prime insertion professionnelle dans la reproduction sociale (Bourdieu 1989). Depuis les années 1970, l’hégémonie d’un petit nombre de grandes écoles (ENA, HEC et Polytechnique) s’est continuellement renforcée au sein du pôle économique des classes dominantes, et la formation des élites s’appuie de façon croissante sur le système éducatif des Grandes Écoles (Denord et al., 2011), des classes préparatoires et des filières sélectives et prestigieuses. Les analyses sur l’enseignement supérieur permettent de comprendre la manière dont ces cadres scolaires sélectionnent les individus à l’entrée des positions prestigieuses – notamment selon le genre (Worth et al. 2024, 2023) -, mais aussi forment et transforment les individus qui y transitent. Des travaux récents concernent les socialisations produites par les établissements et les filières d’élite, via des effets des curricula (Laurence 2024) et les aspects extra-scolaires de ces formations (Trarieux 2023 ; Birolini 2025). Sont ainsi encouragées les communications portant sur les processus d’intériorisation de pratiques professionnelles (Abraham 2007), récréatives (Subramanian et Suquet 2016 ; Masse 2002), de normes éthiques et morales (Allouch et al. 2016), ou de dispositions politiques (Laurence 2024 ; Michon 2008) dans le cadre de ces formations élitaires. Nous invitons ainsi à penser le quotidien des élites en formation : comment se caractérise-t-il ? En quoi diffère-t-il de celui des autres étudiants ? Suffit-il de passer par un établissement prestigieux pour faire partie de « l’élite » (Lozach, 2020) ? Certain·es élèves échappent-iels à ces socialisations ? Existe-t-il des espaces et des moments de contre-socialisation au sein de ces formations ? En outre, s’il existe une multitude de formations élitaires aux ancrages disciplinaires et aux cadres d’apprentissage différents (droit, Sciences Po, Médecine, ENA, ENM, grandes écoles de commerce et d’ingénieurs etc.), certaines des dispositions qui y sont intégrées sont souvent plus similaires qu’il n’y paraît : les classes préparatoires (Darmon 2013), les Grandes Écoles (Birolini 2020) et la première année de médecine (Birolini et al. 2024) inculquent par exemple un usage utilitariste, contrôlé et maximaliste du temps. Existe-t-il d’autres dispositions qu’on retrouve dans l’ensemble de ces formations, par exemple un rapport spécifique à l’écologie (Franchon 2023) ? Au contraire, quelles dispositions sont spécifiques à certaines de ces formations ?
Axe 2. La socialisation au travail des élites
Certaines conceptualisations des élites ont pu les dissocier du travail, en particulier salarié. Thorstein Veblen par exemple assimile la haute bourgeoisie américaine post-industrielle à une « société de loisir », au sein de laquelle entretenir son image par sa consommation est plus courant que de s’investir au sein d’activités rémunératrices (Veblen 1970). Cependant les « working richs », comme les travailleurs et travailleuses de la finance et les PDG aux impressionnants salaires apparu·es depuis environ 40 ans, ont conduit à une remise en question de la séparation entre élite et subordination salariale. Ainsi, « on représentait traditionnellement le riche comme un rentier. Le voilà désormais salarié » (Godechot 2007). Depuis, de nombreux travaux ont documenté le rapport particulier que les salarié·es les plus doté·es entretiennent avec leur emploi, dans le domaine de la finance, mais aussi parmi les hauts fonctionnaires (Eymeri 2001), les consultant·es (Boni-Le Goff 2013 ; Stenger 2017), les avocat·es (Ashley et Empson 2013) ou encore les chirurgien·nes (Zolesio 2012). Ce faisant, l’analyse de la socialisation des élites s’est considérablement rapprochée de la sociologie des professions et de la sociologie du travail.
L’articulation entre ces différents courants de recherche est très pertinente et riche, et les propositions de communication sont invitées à s’y inscrire. Cependant cette journée d’étude propose d’étendre également l’analyse au travail non salarié. Le travail est par conséquent défini ici comme toute activité rémunératrice, permettant d’acquérir un revenu (salaire, rente, ou autre). Les communiquant·es sont invité·es à se questionner sur les caractéristiques spécifiques du travail des élites − c’est-à-dire dans quelle mesure il permet à l’enquêté·e d’appartenir à l’élite – et sur leur lien avec des mécanismes de socialisation. En somme, les propositions sont incitées à proposer une réflexion sur les mécanismes d’entrée, de sélection et de reproduction au sein de ces populations d’élite, en se questionnant sur leurs modalités opératoires dans le cadre de processus de socialisation au travail.
Par exemple, dans le cas du salariat, plusieurs questions nous paraissent pertinentes : est-ce que, parmi ces travailleurs et travailleuses très favorisé·es, le travail est-il particulièrement chronophage (à l’image du travail des hauts fonctionnaires (Favier 2015)), et si oui, comment cela influence-t-il les structures sociales professionnelles ? Dans quelle mesure les notions de vocation et salaire sont-elles déterminantes lors de l’insertion professionnelle au sein des élites économiques et intellectuelles (Laillier et Stenger 2017) ? Est-ce que les logiques sociales à l’œuvre dans certaines professions contribuent à exclure les femmes (Boussard 2016 ; Lecler et Goltrant 2025), et plus généralement, dans quelle mesure les normes sociales s’y rapprochent-elles de régimes de genre (Connell 2006) ?
Concernant le travail non salarié, les travaux sur les indépendants, ainsi que sur l’entrepreneuriat et son rapport avec la socialisation de classe (Flécher 2019) seront accueillis favorablement. De plus, les propositions sur les « classes de loisir », et particulièrement sur certains aspects spécifiques des relations entre les sphères privées et le travail seront également bienvenues. Par exemple, les communications portant sur le rôle du travail domestique féminin dans le maintien de la richesse – pourtant supposée produite par le travail « économique » masculin (Davidoff et Hall, 2018) –, et d’une manière générale sur la difficile articulation entre l’identité de genre féminine et la poursuite de positions d’élite (Worth et al, 2023), pourront s’inscrire dans cet axe ainsi que le suivant.
Axe 3. La socialisation hors travail des élites
S’il existe un brouillage des frontières entre les temps de travail et de hors travail chez les élites (Poynting et Donaldson 2004) par exemple lorsque des évènements mondains permettent de traiter affaires, les élites ne se réduisent pas à leur travail, et tendent à avoir de nombreuses activités en dehors de celui-ci (Sullivan 2008). Les loisirs et les mondanités sont en effet au cœur de leurs styles de vie (Pinçon et Pinçon-Charlot 1996 ; Cousin et Chauvin 2014). Nous encourageons donc des communications qui s’intéressent au hors travail des élites, à leurs loisirs (Pinçon et Pinçon-Charlot 1993 ; Mears 2020), à leurs clubs mondains (Connan 2024), à leurs quotidiens dans leurs quartiers (Pinçon et Pinçon-Charlot 1989 ; Holmqvist 2017 ; Wiesel 2019) et leurs foyers (Le Wita 2015 ; Donaldson et Poynting 2007 ; Delpierre 2022), et aux socialisations qui y prennent place. Que font ces élites lors de ces moments ? Qu’apprennent-elles ?
De plus, les communications peuvent déplacer le regard, non plus sur les élites mêmes mais sur les personnes qui travaillent pour elles et les socialisations qui émergent de ces interactions. En effet, les élites tendent à être entourées de personnel leur permettant d’assurer la reproduction de leur position (Cousin et al. 2019). Or, faire partie de l’élite et agir conformément à ce statut s’apprend aussi dans les interactions avec ces autres catégories. Rachel Sherman par exemple montre comment les individus fréquentant les hôtels de luxe apprennent à se voir comme méritant ce luxe au contact du personnel de ces hôtels (Sherman 2007). Autre illustration, Bruno Cousin et Sébastien Chauvin, en s’intéressant aux professeur·es particulier·es d’éducation physique dont les clients sont des milliardaires et des multimillionnaires, expliquent comment ces professionnel·les transmettent à leurs clients des dispositions valorisées par les élites économiques (Cousin et al. 2019). Cette porte d’entrée dérobée pour étudier les élites peut également être empruntée pour analyser comment la richesse et sa gestion s’apprennent (Pinçon et Pinçon-Charlot 2010 ; Herlin-Giret 2019).
Il existe encore de nombreuses autres façons d’aborder les élites, leurs normes et leurs valeurs. Sans dresser une liste exhaustive, l’ethos corporel (Pochon 2021), le rapport au sport (Moraldo 2021), au politique (Geay 2019), à l’écologie (Morena 2023), ou encore à la collapsologie (Osnos et Gendre 2017) sont autant de sujets et de thèmes qui pourront être abordés lors de cette journée d’étude. Deux thèmes particuliers nous semblant sous étudiés retiendront en particulier notre attention : les élites dans leurs intimités et à la retraite. Est-ce que ces personnes s’arrêtent de travailler pour prendre une retraite ? Si c’est le cas, à quoi ressemble-t-elle et comment apprennent-elles à être des retraité·es ? Du côté de l’intimité, est-ce que les relations intimes des élites ressemblent à celles des autres ou non ? Comment apprennent-elles à gérer l’intimité ? Obtenir des réponses à ces sujets « privés » présente des difficultés et enjeux méthodologiques qu’il sera intéressant d’aborder.
Axe 4. Les aspects méthodologiques de l’étude de la socialisation des élites
Cette journée d’étude propose de s’intéresser aussi aux méthodes d’enquête sur la socialisation des élites et leurs problématiques. La sociologie des élites s’interroge de longues dates sur la manière de saisir cette population. Selon Laura Nader : « Les plus puissants sont inaccessibles sur plusieurs plans : ils ne veulent pas être étudiés, il est dangereux de s’intéresser à eux, ils sont trop occupés, ils ne se trouvent pas tous au même endroit, etc. » (Nader 1972) [“The powerful are out of reach on a number of different planes: they don’t want to be studied; it is dangerous to study the powerful; they are busy people; they are not all in one place, etc.”].
Les difficultés sont plus visibles pour les méthodes qualitatives et l’entretien semi-directif, très mobilisés dans les études sur la socialisation. Comment obtenir l’accès à ces dirigeants ? Faut-il s’appuyer sur des « seconds couteaux » (Cohen 1999), plus accessibles, c’est-à-dire des personnes en contact avec ces élites (Higgins 2019), que ce soit pour organiser leurs espaces de socialisation (gardien·nes, domestiques, conseillers et conseillères, etc.) ou pour participer activement à leur socialisation (nourrice, professeur·e particulier, coach, etc.) ?
Et sinon, comment accéder et interviewer des individus en position d’autorité, difficiles à anonymiser (Ellersgaard et al. 2022), et capables d’imposer leurs discours et leur temporalité ? Sur ce point, une discussion doit s’ouvrir. De nombreux travaux notent l’intérêt d’avoir déjà des connaissances au sein de l’élite, voire de la famille, soit de pouvoir valoriser des titres d’intégration à une forme d’élite au moins culturelle, via par exemple l’affiliation à une université prestigieuse (Hertz et Imber 1995 ; Khan 2011). Or, ceci pose la question, autant en termes éthiques que strictement de méthode de recherche, du risque d’une « proximité aveuglante » (Olive-Alvarez 2025). Concernant l’analyse de la socialisation, l’identification de certaines dispositions peut se révéler complexe du fait de cette proximité. En ce sens, cette journée d’étude pourra être l’occasion de discuter non seulement des difficultés techniques mais aussi de ce que leur résolution dit de l’espace social étudié, de l’insertion des chercheuses et chercheurs en leur sein et des enjeux réflexifs que cela soulève.
La sociologie des élites s’est construite en évitant les problèmes d’accès aux élites en s’appuyant sur les traces que celles-ci laissent pour construire des analyses quantitatives. S’inspirant des méthodes prosopographiques développées d’abord par les historien·nes (Akoka et al. 2020 ; Verboven et al. 2007), la conception et l’utilisation de bases de données prosopographiques pose cependant deux ensembles de questions. La première reste celle de l’accès aux données : fait-on reposer celle-ci sur un annuaire déjà constitué qui prédéfinit la population étudiée, comme le Who’s Who (Reeves 2024 ; Denord et al. 2011), ou construit-on une base de données ad hoc, mais dont la construction coûteuse peut mobiliser des équipes importantes (base de données Obelis pour les élites Suisses, projet World Elite Database). Quant à l’analyse plus précisément, comment saisir la socialisation ? Faut-il la faire reposer plutôt sur des analyses de séquences ou de réseaux, où l’on observe la participation d’individus à des institutions bien délimitées, ou concevoir plutôt celles-ci comme s’inscrivant dans un espace social, via l’analyse géométrique ? De fait, des travaux interrogent déjà l’intérêt d’articuler ces méthodes (Denord et Rosental 2013 ; Rossier 2019). Néanmoins, nous souhaiterions prolonger ces questionnements méthodologiques autour de la socialisation, et les relier à l’intérêt d’articuler l’analyse quantitative et l’analyse qualitative : comment utiliser la première pour repérer des institutions importantes dans la socialisation des élites ? Quel usage qualitatif des données prosopographiques ?
Modalités de soumission
Cette journée d’étude aura lieu le 16 octobre 2026 à Paris. Les propositions de communications de 1500 signes maximum (bibliographie non comprise) devront présenter clairement la problématique, les données empiriques mobilisées et les résultats. Elles sont à envoyer aux adresses suivantes : chris.birolini@laposte.net et lisa.laurence@ecomail.fr,
avant le 30/04/2026.
Les réponses du comité d’organisation seront communiquées fin mai 2026 au plus tard.
Comité d’organisation
- Christophe Birolini, Université Paris Cité, CERLIS
- Erwan Franchon, Université de Strasbourg, SAGE
- Lisa Laurence, Université Paris Dauphine - PSL, IRISSO
- Yann Goltrant, Université Paris Dauphine - PSL, IRISSO
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Subjects
- Sociology (Main category)
- Mind and language > Epistemology and methodology > Methods of processing and representation > Quantitative methods
- Mind and language > Epistemology and methodology > Methods of processing and representation > Qualitative methods
- Society > Economics > Labour, employment
- Mind and language > Education
Places
- Paris, France (75)
Event attendance modalities
Full on-site event
Date(s)
- Thursday, April 30, 2026
Attached files
Keywords
- socialisation, élites, jeunesse, travail, méthodologie, hors-travail
Contact(s)
- Lisa Laurence
courriel : lisa [dot] laurence [at] ecomail [dot] fr
Reference Urls
Information source
- Lisa Laurence
courriel : lisa [dot] laurence [at] ecomail [dot] fr
License
This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.
To cite this announcement
« La socialisation des élites », Call for papers, Calenda, Published on Friday, March 27, 2026, https://doi.org/10.58079/15yes

