Publicado el martes 07 de abril de 2026
Resumen
Nous interrogeons les peurs et résistances suscitées par les études de genre et les mouvements anti-genre, qualifiés de « panique morale ». Il valorise les apports critiques des études de genre à l’émancipation, à la justice sociale et au care, tout en analysant les logiques de délégitimation, les effets institutionnels et politiques, ainsi que les fragilisations psychiques et matérielles. L’événement accueille des contributions variées (sciences sociales, arts, architecture, santé, etc.) pour explorer les discours, imaginaires, conséquences et formes de résistances aux politiques d’égalité, en France et dans le monde, et promouvoir une réflexion sur les dynamiques d’émancipation contemporaines.
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Présentation
Nous interrogeons les peurs et résistances suscitées par les études de genre et les mouvements anti-genre, qualifiés de « panique morale ». Il valorise les apports critiques des études de genre à l’émancipation, à la justice sociale et au care, tout en analysant les logiques de délégitimation, les effets institutionnels et politiques, ainsi que les fragilisations psychiques et matérielles. L’événement accueille des contributions variées (sciences sociales, arts, architecture, santé, etc.) pour explorer les discours, imaginaires, conséquences et formes de résistances aux politiques d’égalité, en France et dans le monde, et promouvoir une réflexion sur les dynamiques d’émancipation contemporaines.
Depuis plusieurs décennies, les études de genre ont profondément renouvelé notre compréhension des rapports sociaux, des identités et des inégalités. Pourtant, elles suscitent encore aujourd’hui de fortes résistances et une hostilité politique marquée, formant un mouvement anti-genre porteur de ce que l’on nomme une « panique morale ». Ce phénomène met au défi les acquis féministes, LGBTQIA+ et intersectionnels, révélant un affrontement idéologique majeur. “Lobby” féministe ou LGBTQIA+, “islamo-gauchisme” ou “wokisme”, tous les disqualificatifs possibles ont été associés au genre. Mais de quelles peurs le genre est-il le nom ?
C’est pour répondre à cette question que ce colloque réunit des perspectives variées – arts, géographie, architecture, sociologie, philosophie, science politique, de l’éducation, histoire, littérature, études culturelles, droit, santé, psychologie, sciences du langage… – pour interroger, de manière pluridisciplinaire, les racines et les effets de cette peur suscitée par les études de genre. Ce colloque ambitionne premièrement de mettre en valeur les apports critiques des études de genre aux dynamiques d’émancipation, de justice sociale, d’attention au care, ainsi qu’à l’amélioration concrète de la vie quotidienne non seulement des femmes mais plus généralement de l’ensemble des vies fragilisés par des modèles normatifs et oppressifs. Deuxièmement, ces journées visent à établir un état des lieux des espaces et des logiques de résistance au genre, en France comme à l’étranger.
Programme
Mardi 5 mai 2026
8H45 Accueil
9H15 Ouverture
- Khaled Hassouni : Vice-Président à la recherche USPN
- Corinne Luxembourg : Directrice UR 7338 Pléiade Point de présentation du colloque.
9h30-11h30 Table Ronde. Circulation des discours anti-genre.
Animation Arnaud Alessandrin
avec Lissell Quiroz, Hanane Karimi, Luar Maria Escobar, Anne Grand d’Esnon, Kamala Marius
11h40-12h50 session 1 Paniques morales.
Animation Annick Farina
- Simon Gurtner : La (re)naturalisation d’une masculinité hégémonique : la peur de l’indétermination comme opérateur normatif.
- Camille Lenoble : De « l’art déviant » (hantai geijustsu) des onnagata. Travestissement et anxiété morale dans les discours médiatiques du Japon de l’entre-deux-guerres.
- Dandara da Costa Rocha : Panique morale, cisnormativité et reconfiguration du sujet juridico-politique : le mandat de Juhlia Santos comme puissance anticisnormative au Brésil.
- Claris Hubert Mamitiana : Le genre comme menace au fihavanana : peur, exclusion et filiation.
14h00-15h20 session 2 La place des femmes / Les peurs du masculin.
Animation Johanna Dagorn
- Francesca Bonesio : Ces femmes qui construisent.
- Eugénie Le Bigot : Influence de l’expression et de la représentation des féminités sur la mobilité dans les espaces publics. Exemples de Caen, Rouen et Portsmouth (GB).
- Alice Clavel : Paroles d’agricultrices et dynamiques collectives : une géographie des rapports de genre.
- Sarah Crepieux-Duytsche : Les femmes peintes à la Renaissance, sont-elles anachroniques ?
Réflexion sur les conséquences de la délégitimation des savoirs issus des études de genre.
15h20-17h00 session 3 Les « nouvelles » formes de l’anti-genre.
Animation Stéphanie Dadour
- Amal Altit : Apprendre la méfiance et la produire : la peur du féminin dans les cultures numériques.
- Louis Neymon : Dominer par la force. Les muscles contre le genre.
- Vincent Patigniez : Fatigue de genre, entre réel épuisement et lassitudes.
- Laure Salmona : Pour en finir avec la liberté d’oppression : résistances féministes en ligne et autodéfense numérique
- Marie Serisier : Diviser pour mieux régner ? Analyse quantitative des schémas d’influences masculinistes sur Reddit.
Mercredi 6 mai
8H45 Accueil
9h-10h20 session 4 Nationalismes et genre.
Animation Corinne Luxembourg
- Soraya Abdellaoui : Beurette : comment le travail du sexe révèle l’hétéropression des femmes nord-africaines dans le processus d’intégration français »
- Heleen Matton : Le genre au cœur de la démocratie - politiques anti-genre et légitimation du recul démocratique.
- Zakaria Ouallou : La Moudawana de la discorde : « panique morale » numérique face à la réforme du Code de la famille au Maroc.
- Sophie Dubec, Clément Combes et Alexis Treppier : La médiatisation des « femellistes » sur les chaînes d’information en continu : Les alliances entre le mouvement anti-genre et l’extrême-droite française.
10h30-11h30 session 5 Religions et mouvements anti-genre.
Animation Corinne Luxembourg
- Nathalie Carpentier : De la Loi divine à la nature : stratégies discursives catholiques à la Réunion face aux droits des personnes homosexuelle s.
- Ndeye Fatou Kane : Mouvements anti-genre et polarisations : exemple du Sénégal.
- Sam Chollet : Des amis qui lui veulent du mal : le mouvement anti-genre à l’assaut de la CEDH.
11h30-12h40 session 6 Le corps des femmes des minorités face aux mouvements antigenre.
Animation Feriel Boushaki
- Maud Diego : État des lieux et impact de la résistance contre le genre en Espagne au prisme de la santé reproductive et de l’IVG.
- René Rodrigue Lionel Kana Etoundi : De la peur instituée aux résistances situées : doctorantes et études de genre face à la censure universitaire au Cameroun.
- Jade Picaud : Les cafés polyamoureux : des safe places ? L’éthique et le care comme outils de critique sociale.
14h00 - 14h30 Assemblée générale. Les queers au pouvoir, de quoi avons nous peur ?
Mathilde Viot
14h30-15h50 session 7 Santé, aménagement : penser le genre dans les institutions.
Animation Arnaud Alessandrin
- Patricia Lemarchand : De quelles peurs le genre est-il le nom en médecine ? Le sexe comme régime de vérité biologique.
- Roman Lacomme : L’individu invisibilisé ou comment les modes de transport cachent les inégalités de genre.
- Manon Marguerit : Mettre en œuvre une politique de lutte contre les violences sexuelles dans les transports en commun entre résistances professionnelles et reconfigurations institutionnelles.
- Camille Martinez : Le féminisme et les institutions, « je t’aime, moi non plus » !
15h50–16h50 session 8 Ecole, éducation et oppositions aux genre.
Animation Cécile Fourrel de Frettes
- Pierre Colin : Les résistances à la formation à l’égalité filles-garçons à l’école.
- Bastien Pouy Bidard : Les filles peuvent se retrouver face à des zizis » De représentations sur les mineur·es trans à l’introduction d’une « nouvelle » problématique éducative en milieu scolaire.
- Pierre Tonnerre : De quelle peur l’EVARS est-el le le nom ? La prévention des violences masculines faites aux femmes et aux enfants au prisme des résistances qu’elle suscite.
Categorías
- Sociología (Categoría principal)
- Sociedad > Sociología > Estudios de género
- Sociedad > Etnología, antropología
- Sociedad > Estudios de las ciencias
- Sociedad > Estudios urbanos
- Sociedad > Geografía
- Sociedad > Historia
- Sociedad > Estudios políticos
Lugares
- Auditorium 250 Centre des Colloques
Aubervilliers, Francia (93)
Formato del evento
Evento híbrido (en línea y presencial)
Fecha(s)
- martes 05 de mayo de 2026
- miércoles 06 de mayo de 2026
Palabras claves
- genre, circulation, émancipation, résistances, panique morale, normativité, discrimination
Contactos
- Corinne Luxembourg
courriel : corinne [dot] luxembourg [at] gmail [dot] com
Fuente de la información
- Corinne Luxembourg
courriel : corinne [dot] luxembourg [at] gmail [dot] com
Licencia
Este anuncio está sujeto a la licencia Creative Commons CC0 1.0 Universal.
Para citar este anuncio
« De quelles peurs le genre est-il le nom ? », Coloquio, Calenda, Publicado el martes 07 de abril de 2026, https://doi.org/10.58079/160y2

