Le goût du vrai, le jeu du faux. Enquêtes sur les objets contrefaits
Revue « Socio-anthropologie », numéro 55
Published on Wednesday, April 08, 2026
Abstract
La contrefaçon est une pratique qui commence avec la fabrication d’objets désirés pour leur valeur symbolique ou marchande. L’intérêt pour les faux bijoux, textiles et verres est attesté dès l’Antiquité. Historiens, philologues et archivistes ont également abondamment documenté les falsifications d’écrits (contenus et supports) et leurs évolutions depuis l’Antiquité, ainsi que les usages de ces faux. Au fil du temps, faussaires et contrefacteurs tirent parti de la spéculation autour des biens culturels et de consommation ainsi que de la mondialisation des échanges marchands, diversifiant et perfectionnant leurs pratiques.
Announcement
Argumentaire
Tableaux, sculptures, objets archéologiques et paléontologiques, livres et imprimés anciens, meubles, monnaies, papiers d’identité, médicaments, produits alimentaires, articles de mode, autant d’objets aujourd’hui falsifiés et mis en circulation. Lorsqu’il s’agit d’œuvres d’art ou de biens culturels, les faux sont au cœur d’affaires qui défraient régulièrement la chronique. L’affaire Ruffini (Noce, 2021) ou les 2100 fausses œuvres de Banksy, Warhol et Picasso saisies dans le cadre de l’opération « Cariatide » en Italie, en 2023, en sont des exemples récents. Les exemples d’artefacts cités illustrent l’extension continue des possibilités de falsifications, à laquelle s’ajoute désormais celles qui concernent les connaissances – fake science – et l’information – fake news-. L’essor des technologies numériques et des intelligences artificielles élargit encore la palette des outils à disposition des faussaires et des imposteurs de tous bords, tout en renouvelant les instruments d’analyse des experts, spécialistes et scientifiques. Les falsifications se trouvent au centre d’un jeu entre faussaires et contrefacteurs d’un côté et experts, professionnels du droit et autorités, de l’autre ; les premiers instrumentalisent les repères d’évaluation des seconds et perfectionnent sans cesse leurs pratiques, à toutes les étapes de leur travail (Bessy & Chateauraynaud, 2014).
Les falsifications ne relèvent pas seulement de cas plus ou moins spectaculaires, rattachés à des catégories d’activités que l’on pourrait distinguer selon leurs finalités, les domaines qu’elles affectent ou leurs coûts pour nos sociétés. Par leur nombre, la facilité avec laquelle elles circulent et l’ensemble des opérations au cœur desquelles elles se trouvent, elles contribuent à tisser la trame matérielle et immatérielle du monde dans lequel nous vivons, et de la réalité que nous construisons, tentons de comprendre et sur laquelle nous cherchons à produire des connaissances. C’est pourquoi, cet appel à articles invite à en poursuivre et à en renouveler l’étude dans la perspective d’une socio-anthropologie de la falsification attentive à la fois aux artefacts, aux acteurs, à leurs pratiques, aux organisations et aux réseaux.
Le faux se distingue de l’imitation ou de la simple copie en ce qu’il est fabriqué pour simuler l’authenticité (Lenain, 2012 & 2013). La contrefaçon renvoie plus spécifiquement à la production de « faux en série » organisée autour de la reproduction et de la diffusion de modèles (Melot, 2023). Certaines pièces exposées au Musée de la contrefaçon à Paris ou lors de l’exposition récente des Archives Nationales « Faux et faussaires. Du Moyen Âge à nos jours » sont à cet égard fascinantes : lorsqu’il s’agit de tromper, le degré de raffinement de l’exécution, la qualité de la facture, témoignent d’habiletés et de savoir-faire qui ont dupé experts, collectionneurs, amateurs et consommateurs, parfois très avertis.
La contrefaçon est une pratique qui commence avec la fabrication d’objets désirés pour leur valeur symbolique ou marchande. L’intérêt pour les faux bijoux, textiles et verres est attesté dès l’Antiquité (Beretta, 2009). Historiens, philologues et archivistes ont également abondamment documenté les falsifications d’écrits (contenus et supports) et leurs évolutions depuis l’Antiquité, ainsi que les usages de ces faux (Blaudeau Sarrazin, 2023) Au fil du temps, faussaires et contrefacteurs tirent parti de la spéculation autour des biens culturels et de consommation ainsi que de la mondialisation des échanges marchands, diversifiant et perfectionnant leurs pratiques.
La fabrication, la diffusion et l’achat délibérés de faux constituent des atteintes aux droits qui protègent les biens culturels et encadrent l’invention et l’innovation dans l’artisanat et l’industrie. Le caractère massif et mondialisé de ces activités est désormais considéré comme une menace globale (OCDE, 2021). En 2014, le directeur de l’Institut d’expertise des beaux-arts (FAEI) de Genève, spécialisé dans l’analyse scientifique d’œuvres d’art, estimait que 50 % des pièces en circulation étaient des contrefaçons ou des attributions erronées. Certaines sources avancent même un taux de 70 %, sur un marché de plusieurs milliards de dollars où les œuvres d’art et les biens culturels sont des objets de spéculation et des placements financiers. A l’opposé de ces spécimens très recherchés, les objets de consommation courante falsifiés sont fabriqués à la chaîne, souvent dans des conditions contraires aux règles internationales du droit du travail.
Tous ces faux, alimentent aujourd’hui des marchés et de véritables industries, parfois organisées comme des multinationales. Quelle que soit la rareté ou la valeur économique de ces artefacts, leur production et leur circulation sont imbriquées dans un ensemble d’activités légales et illégales, certaines participant à la criminalité organisée (Charney, 2009 ; Delval, 2010). La contrefaçon de médicaments et de produits alimentaires engage directement des vies humaines :en 2023, un rapport de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) estimait que les médicaments contrefaits provoquent chaque année la mort de 500 000 personnes. Dans son ouvrage Homo Criminalis, l’historien Mark Galeotti évoque ainsi une véritable « culture de la contrefaçon » (Galeotti,2025). Cette caractérisation – comme celle d’une « ère du faux » pour reprendre le titre d’un opus de la revue Autrement paru en1986 – invite à interroger nos cultures matérielles sous un angle original. Loin de constituer des exceptions ou des déviances ponctuelles, les falsifications, les fraudes qui les accompagnent et l’ensemble des pratiques, relations et réseaux au centre desquelles elles se trouvent, permettent d’interroger nos rapports aux objets dans leurs dimensions sociales, matérielles et symboliques, et plus largement notre relation au monde.
Les approches globales des transformations du capitalisme et de ses extensions par la marchandisation des objets, des pratiques, des êtres et des symboles, tout comme les propositions d’une anthropologie de la matérialité attentive au soin des objets et à leurs fragilités (Denis et Pontille, 2022) offrent un arrière-plan théorique fécond. Dans ce dossier, il s’agira toutefois d’envisager plus spécifiquement les cultures matérielles (Julien & Rosselin, 2005) sous l’angle des artéfacts falsifiés : leurs matérialités, les relations et les pratiques, les organisations et les réseaux au sein desquels ils sont fabriqués, échangés, expertisés, conservés, utilisés ou détruits.
Les trois axes suivants sont des propositions d’orientation des articles :
Axe 1 : Enquêter sur les mondes sociaux de la falsification : acteurs, pratiques, savoirs
Cet axe invite à documenter la diversité des acteurs et des pratiques impliqués dans la fabrication, la circulation, l’expertise et l’usage des artefacts falsifiés et contrefaits. Il s’agit moins de collecter des « histoires de faux » que d’aborder les falsifications du point de vue des acteurs impliqués, quels que soient leurs rôles et leurs positions : experts, spécialistes, scientifiques, faussaires, intermédiaires marchands, collectionneurs, usagers ou victimes. Qui sont les acteurs et les groupes sociaux impliqués dans ces activités que sont les fabrications, les analyses, les circulations et les usages des contrefaçons ?
On pourra notamment s’intéresser à des groupes professionnels encore peu étudiés (professions juridiques spécialisées, art banking, art advisory, chimistes et physiciens spécialisés). Quels sont leurs rapports à ces objets et quels liens établissent-ils entre les objets authentiques et leurs répliques contrefaites dans leurs pratiques ? Quels savoir-faire, techniques, instruments, savoirs, régimes de preuve, mobilisent-ils ? Quels engagements et compétences du corps, notamment des sens (vue et regard, toucher, odorat, goût) sont à l’œuvre dans la fabrication des faux comme dans les analyses et expertises ? Quels récits produisent faussaires et experts autour des objets qui les intéressent ? Et plus généralement, l’ensemble des professionnels et des acteurs intéressés à divers titres par ces artefacts ? Comment évoluent les techniques et compétences de ces acteurs ? Leurs rapports à la preuve ?
Les contributions pourront également interroger la manière dont spécialistes et experts mobilisent certaines notions et approches documentées dans les travaux académiques sur l’authenticité. Par exemple, l’approche biographique des objets (Bonnot 2015 ; Colmellere, 2025) dans la lignée de l’anthropologie matérielle des biens culturels proposée par Arjun Appadurai (Appadurai, 1986) ; la notion de trace (Krämer, 2012, Morsel, 2016), associée au paradigme indiciaire, repris des travaux de Carlo Ginzburg (Ginzburg, 1980) ?
Axe 2 : Relations, controverses et pouvoirs autour des objets contrefaits
Le deuxième axe se concentre sur les relations entre groupes d’acteurs à travers leurs rapports aux objets : alliances, conflits, controverses, luttes de définition. Quels sont les enjeux et les relations de pouvoir entre ces acteurs et groupes d’acteurs ? L’authenticité est souvent difficile à établir et suscite débats et controverses entre spécialistes (Chastang et al., 2025). Qu’est-ce que les rapports à ces objets et à leur authenticité, présumée, débattue ou remise en cause, permet de révéler des oppositions ou des alliances possibles entre ces professionnels ? Qu’est-ce que les controverses et les conflits révèlent des hiérarchies professionnelles et épistémiques ? Des frontières entre légal et illégal, licite et illicite ? Des enjeux de statuts et de reconnaissance des acteurs et groupes d’acteurs en lien avec la qualification et la valorisation des objets ? Quels sont les effets des activités d’analyse et d’expertise - de l’examen des objets aux procédures pénales - sur les modalités d’appréhension et de catégorisation du faux et du vrai ? Qu’est-ce que ces relations permettent de saisir des réseaux et organisations dans lesquels objets authentiques et falsifiés sont produits, qualifiés, échangés, oubliés ou détruits (Béaur, Bonin & Lemercier, 2007).
Les contributions pourront porter sur des affaires, des procès, des procédures de restitution, ou explorer des espaces de circulation des objets contrefaits (commissions d’expertise, laboratoires d’expertise privés et publics, comités de catalogues raisonnés, plateformes en ligne, salles des ventes, foires spécialisées, cours de justice, lieux de saisies, zones franches).
Axe 3 : Méthodes d’enquête et épreuves de terrain pour se saisir du faux
En lien avec les deux axes précédents, ce troisième axe ouvre un espace de réflexion méthodologique sur les manières d’enquêter sur les artefacts contrefaits et les mondes sociaux dans lesquels ils sont produits et circulent. Dans la plupart des cas, la révélation de faux donne lieu à des analyses rétrospectives des activités et des appuis qui ont permis de révéler les forfaitures et l’entreprise collective qui a permis leur diffusion et parfois des authentifications erronées (Wilding, 2015). Comment travailler sur des pratiques souvent dissimulées, liées à des activités illégales ou à des procédures judiciaires en cours (Bucerius, Haggerty & Berardi L. 2022 ; Pignolo & Cattacin, 2023) ? Quelles sont les conditions d’accès au terrain et comment les préserver le temps de l’enquête (au moins) ? Comment étudier et rendre compte de l’épaisseur d’activités matérielles et sociales distribuées entre divers acteurs, groupes professionnels et sociaux, institutions, alors même que certaines de ces activités sont complexes du fait des instruments et des méthodes utilisés et qu’elles sont informelles ou dissimulées ? Comment enquêter en protégeant la sécurité et l’anonymat de certains acteurs ? Quelles précautions et règles déontologiques et de confidentialité ? Quelles tensions émergent autour des possibilités de rendre compte (ou pas) de ce que l’ethnographie permet de révéler ? Quelles formes d’ethnographies, de travail d’archives, d’observations, de travail individuel et collectif permettent de suivre la trajectoire des objets, de documenter leur « pedigree », les processus d’expertises, de (re)qualifications ? Et, in fine, de saisir l’écologie des objets, des pratiques, des relations dans les mondes de l’art et les autres mondes sociaux de la falsification.
L’objet même de cet appel à contributions étant pluridisciplinaire, nous invitons les spécialistes de sociologie, d’anthropologie, d’histoire, de philosophie, d’histoire de l’art, d’économie, de droit, etc., à participer à cette réflexion collective autour d’une socio‑anthropologie de la falsification. Dans cette perspective, les contributions attendues devront reposer sur un ancrage empirique solide (enquêtes, études de cas, analyses d’affaires).
Modalités de soumission et calendrier
Une intention argumentée d’environ 5 000 signes (espaces et notes comprises, bibliographie non comprise) est attendue pour le 31 mai 2026. Elle précisera l’objet et le questionnement de recherche, les données et la méthodologie mobilisées, comme les analyses et les enseignements tirés, afin de faciliter le travail d’arbitrage.
Elle doit être adressée à la coordinatrice du dossier : Cynthia Colmellere (cynthia.colmellere [at] centralesupelec.fr).
La notification des propositions présélectionnées sera envoyée aux auteurs et autrices pour le 10 juillet 2026. La remise des textes rédigés (entre 25 000 et 35 000 signes) est fixée au 15 octobre 2026. La V2 après évaluation des articles en double aveugle est attendue pour le 15mars 2027.
31 mai 2026 : soumission d’une proposition argumentée (environ 5 000 signes, espaces et notes comprises)
10 juillet 2026 : communication des propositions retenues aux contributeurs·rices
15 octobre 2026 : soumission de la première version (V1) entre 25 000 et 35 000 signes espaces compris
15 mars 2027 : soumission de la V2 après évaluation des articles en double aveugle
La parution du numéro 56 « Le goût du vrai, le jeu du faux. Enquêtes sur les objets contrefaits » est prévue pour novembre 2027.
Coordinatrice
Cynthia Colmellere, cynthia.colmellere @ centralesupelec.fr
Bibliographie
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Bessy C., & Chateauraynaud F. (2014), Experts et faussaires. Pour une sociologie de la perception, Paris, Éditions Pétra, 2e édition augmentée d’une postface.
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Subjects
Date(s)
- Sunday, May 31, 2026
Keywords
- faux, contrefaçons, socio-anthropologie de la falsification, cultures matérielles
Contact(s)
- Cynthia COLMELLERE
courriel : cynthia [dot] colmellere [at] centralesupelec [dot] fr
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« Le goût du vrai, le jeu du faux. Enquêtes sur les objets contrefaits », Call for papers, Calenda, Published on Wednesday, April 08, 2026, https://doi.org/10.58079/1619o

