Announcement
Académie de France à Rome – Villa Médicis, 2 et 3 décembre 2026
Organisation
Organisé par le CNRS/Centre André Chastel, l’Université Grenoble Alpes/LARHRA et l’Académie de France à Rome – Villa Médicis
Langues du colloque : français, italien et anglais
Argumentaire
« [...] non ci è cosa al mondo che meglio possa rappresentare tutte le cose dal grande Iddio prodotte, che la pittura istessa »
Ulisse Aldrovandi, Avvertimenti del dottore Aldrovandi all'Ill.mo e R.mo Cardinal Paleotti sopra alcuni capitoli della pittura, 1581
« On dirait que le monde est à peine plus âgé que l’art de faire le monde »
Paul Valéry, Variété I, 1924
« [...] le monde est tout ce qu’on peut en dire »
Francis Wolff, Dire le monde, 1997
Les XVe et XVIe siècles sont communément considérés – au moins depuis le travail fondateur de Jacob Burckhardt[1] – comme l’âge de la « découverte » européenne du « Nouveau Monde » ou de l’« Autre Monde », selon une vision parfois réductrice qui ces dernières décennies a connu d’importantes relectures critiques[2]. Un âge qui voit la mise au point d’une nouvelle « image du monde »[3] et, dans un même mouvement, l’avènement de la première « mondialisation »[4] et du « chamboulement du monde » qui s’ensuit[5].
S’élabore un nouveau « système » du monde, l’héliocentrisme copernicien, qui s’imposera au tournant du XVIIe siècle comme une alternative « objective » au géocentrisme traditionnel marqué par une lecture biblique du monde et de l’univers[6]. C’est aussi le temps des hypothèses sur les « mondes multiples » ou « mondes infinis » de Giordano Bruno[7], qui ouvrent la voie à des représentations alternatives de l’univers, de ses lois et de ce que Galilée nommera la « costituzione del mondo », la « constitution du monde »[8]. Par ailleurs, au sein même de la cosmographie, on assiste à l’émergence puis à l’autonomisation de la géographie qui se voue désormais exclusivement à la description de l’ici-bas, laissant le cosmos aux astronomes. La géographie devient véritablement un savoir sur le monde à distance du Ciel et de la théologie.
Les XVe et XVIe siècles ne sont-ils pas aussi ce moment où le liber mundi – le « livre du monde » ou « livre de la nature », métaphore désignant l’ensemble observable de la création divine – semble désormais en passe d’être progressivement entièrement décrit et interprété[9] ? Le moment, encore, où l’humanité demeure regardée comme un microcosme – un « petit monde » selon Pic de la Mirandole[10], un « aultre monde » selon Rabelais[11], à l’image de l’univers – et souvent décrit comme le « centre du monde », tandis que l’œuvre d’art se voit pensée comme un « nouveau monde » par Federico Zuccaro et le monde lui-même comme un « grand tableau » chez Francisco de Holanda[12].
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En tout état de cause, la Renaissance apparaît comme ce moment de l’histoire où s’élabore une réflexion à nouveaux frais sur ce que l’on nomme communément le « monde ».
Mais on ne saurait en mesurer historiquement les tenants et les aboutissants sans une définition de ce qu’est le monde, de ce que nous entendons derrière ce mot qui, à la Renaissance, a une longue histoire mais dont les acceptions se renouvellent[13].
Car le monde désigne en effet une réalité aux contours multiples : à la fois physique, cosmologique, symbolique, existentiel, politique et social. Il est à la fois un donné et un construit. Il peut renvoyer à la fois au monde que l’on habite (oekoumène) et que l’on transforme, que l’on cherche à comprendre, que l’on se représente et que l’on représente. Mais le monde est aussi celui de l’univers entier, le cosmos ou l’univers comme totalité ordonnée.
Il désigne tantôt ce qui entoure et encadre l’être humain — un environnement, un horizon, une scène — tantôt une forme d’existence : un monde est alors ce qui rend possible une certaine manière d’être, de penser, d’agir, de vivre, d’entrer en relation avec autrui.
C’est aussi l’espace social auquel on appartient, avec ses normes, ses langages, ses images, formant un univers singulier, une société à part, une réalité parallèle ou alternative.
Plus largement, le monde peut encore être un âge, une époque, un ordre ou un désordre, un tout ou une partie de... Il peut être vu comme un ouvrage, une structure, un récit, une expérience, ou encore une projection mentale — un imaginaire collectif ou individuel.
Le monde est ce que l’on habite — et donc ce que l’on cherche à comprendre, à représenter, voire à transformer.
Aussi, plutôt que de considérer le monde comme un donné ou une évidence, nous souhaitons ici, au contraire, l’interroger dans ses fondements, ses sens, pour mieux en comprendre la nature.
À cette fin, outre l'enquête historique et la riche historiographie sur le monde à la Renaissance, on ne saurait se priver de réflexions critiques et d’outils théoriques de notre monde contemporain — qu’il s’agisse de la notion heideggérienne de Weltlichkeit (« mondanéité du monde »)[14], des apports de Michel Foucault (notamment Les Mots et les choses, 1966)[15], de Maurice Merleau-Ponty (notamment La Prose du monde, 1969)[16], des manières de faire des mondes[17] selon Nelson Goodman, de la force et des limites des mots pour imaginer et « Dire le monde » (Francis Wolff)[18], ou encore, dans une démarche anthropologique, des processus de « mondiation » ou « composition des mondes » proposés par Philippe Descola[19].
Thématiques du colloque
À une époque où se redéfinissent les contours du connu, les images — qu’elles relèvent des savoirs ou qu’elles soient mentales, poétiques ou artistiques — deviennent des médiations privilégiées, des opérateurs complexes de savoir et d’énonciation du monde.
Ce colloque propose d’interroger la manière dont le monde se construit et se dit en images, en étudiant comment celles-ci décrivent, organisent et transforment l’expérience humaine — et possiblement non-humaine. L’approche se veut résolument interdisciplinaire, en croisant les regards de l’histoire de l’art, de l’histoire des savoirs, de la philosophie, de l’anthropologie visuelle, ainsi que de l’histoire des techniques et des croyances.
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Plutôt que de structurer cet appel autour de catégories préétablies d’objets ou de dispositifs visuels — qu’il s’agisse de livres illustrés ou de manuscrits enluminés, de cartes géographiques ou marines, de fresques et peintures murales, de sculptures ou de reliefs, de globes célestes ou terrestres, de décors éphémères ou festifs, d’objets scientifiques tels que horloges, astrolabes ou automates, mais aussi de planches anatomiques ou botaniques, de gravures, d’estampes, de dessins d’architecture, de tapisseries narratives, d’objets liturgiques, de monnaies ou médailles iconographiques, voire de dispositifs de spectacle ou d’artefacts issus des cabinets de curiosités —, nous proposons de réfléchir à la manière dont les images participent activement à la construction culturelle d’un monde.
Ce questionnement s’appuie sur une série de tensions formelles, symboliques et théoriques, conçues comme des cadres heuristiques souples, qui ouvrent un espace d’analyse où les images ne sont pas simplement des témoins passifs du réel, mais des actrices majeures de sa fabrique, de sa mise en ordre, de sa remise en cause.
1. Le monde comme univers : ordre et échelle
Grand / petit ; macrocosme / microcosme ; sud / nord ; est / ouest ; infini / fini ; espace / temps ; habitable / hostile ; ordre / chaos ; nature / culture ; céleste / terrestre ; fini / éternel ;
2. Les lieux du monde : espaces, territoires et relations spatiales
Proche / lointain ; centre / périphérie ; local / mondial ; urbain / rural ; orienté / désorienté ; frontière / continuité ; mobilité / fixité ; public / privé ; construit / naturel ;
3. Le monde et ses temporalités : histoires, récits et rythmes
Origine / fin ; passé / présent ; cyclique / linéaire ; mémoire / oubli ; permanence / rupture ; historique / mythique ; simultanéité / succession ; antique / moderne ; archaïque / nouveau ; providence / hasard.
4. Mondes visibles, mondes invisibles : perceptions, apparitions, visions
Visible / invisible ; surface / profondeur ; réel / imaginaire ; objectivité / subjectivité ; lumière / ténèbres ; voilé / dévoilé ; présence / absence ; transparence / opacité.
5. Le corps du monde : les êtres et le vivant
Humains / non-humains ; vivant / inanimé ; incarné / désincarné ; animal / humain ; naturel / artificiel ; sain / malade ; organique / mécanique ; chair / esprit ; corps / âme ;
6. Savoirs, langages et représentations du monde
Langage / langages ; science / croyance ; scientifique / populaire ; objectivité / subjectivité ; norme / écart ; observation / spéculation ; rationalité / émotion ; visible / dicible ; monde / immonde.
Ces tensions peuvent se décliner aussi bien dans des objets attendus que dans des formes négligées par l’historiographie, offrant un terrain fécond pour explorer les multiples manières dont le monde fut dit en images à la Renaissance.
Ce colloque international est destiné à la publication, après examen des manuscrits par le comité scientifique.
Modalités de soumission
Les propositions de communication devront être rédigées en français, en italien ou en anglais, et comporter les éléments suivants :
- un titre ;
- un résumé du projet de communication en quelques lignes ;
- une bibliographie indicative comprenant au maximum six productions ;
- un curriculum vitae académique ou une notice bio-bibliographique succincte ;
L’ensemble de ces documents devra être réuni dans un seul fichier PDF et envoyé au plus tard le 30 mai 2026 aux adresses suivantes : angele.tence@cnrs.fr, anaelle.rossi@univ-grenoble-alpes.fr, patrizia.celli@villamedici.it
Prise en charge :
L'hébergement et les repas sont assurés par les institutions organisatrices. En revanche, le financement du transport demeure à la charge des participants.
Comité d’organisation :
- Étienne Bourdon (Université Grenoble Alpes, LARHRA)
- Guillaume Cassegrain (Université Grenoble Alpes, LARHRA)
- Florian Métral (CNRS, Centre André-Chastel, CPJ Arvigraph)
- Anaëlle Rossi (Université Grenoble Alpes)
- Angèle Tence (CNRS, Centre André-Chastel)
- Alessandro Gallicchio (Académie de France à Rome – Villa Médicis)
Notes
[1] Jacob Burckhardt, Die Kultur der Renaissance in Italien (1860), trad. fr. La Civilisation de la Renaissance en Italie, Paris, Albin Michel, 1955.
[2] John R. Hale, The Civilization of Europe in the Renaissance, Londres, HarperCollins, 1993 ; trad. fr. La Civilisation de l’Europe à la Renaissance, Paris, Flammarion, 1995. Voir aussi Surekha Davies, Renaissance Ethnography and the Invention of the Human: New Worlds, Maps and Monsters, Cambridge, Cambridge University Press, 2016. Romain Bertrand (dir.), L'exploration du monde. Une autre histoire des grandes découvertes ; coord. Hélène Blais, Guillaume Calafat, Isabelle Heullant-Donat, Paris, Éditions de Noyelles, 2020.
[3] Jean-Marc Besse, Les Grandeurs de la Terre. Aspects du savoir géographique à la Renaissance, Paris, ENS Éditions, 2003 ; Etienne Bourdon, Croire et savoir. L'invention du Monde à la Renaissance, Paris, Les Belles Lettres (à paraître en 2026).
[4] Serge Gruzinski, Les Quatre Parties du monde. Histoire d’une mondialisation, Paris, La Découverte, 2004.
[5] Elizabeth Horodowich et Alexander Nagel (ed.), Amerasia, New York, Zone Books-Princeton University Press, 2023.
[6] Alexandre Koyré, Du monde clos à l’univers infini, Paris, Gallimard, 1957 ; Robert S. Westman, The Copernican Question: Prognostication, Skepticism, and Celestial Order, Berkeley, University of California Press, 2011 ; Lorraine Daston et Peter Galison, Objectivity (2007), trad. fr. Objectivité, Dijon, Presses du réel, 2012.
[7] Giordano Bruno, De l’infini, de l’univers et des mondes (1584). Voir Frances A. Yates, Giordano Bruno et la tradition hermétique, Paris, Éditions du Cerf, 1997 (trad. française de Giordano Bruno and the Hermetic Tradition, 1964).
[8] Galilée, Dialogue sur les deux grands systèmes du monde [Dialogo sopra i due massimi sistemi del mondo, 1632], René Fréreux (trad. fr.), Paris, Seuil, 1992, “Dédicace au grand-duc de Toscane”, 27, p. 39.
[9] Peter Harrison, The Bible, Protestantism, and the Rise of Natural Science, Cambridge University Press, 1998.
[10] Jean Pic de la Mirandole, Commentaire sur une chanson d’amour de Jérôme Benivieni, Chapitre XII, Paris, Guy Trédaniel Éditeur, 1990.
[11] François Rabelais, Pantagruel, Lyon, Claude Nourry 1532, chap. VIII, f° Diiii r.
[12] Michel Jeanneret, Perpetuum mobile : métamorphoses des corps et des œuvres, de Vinci à Montaigne, Paris, Macula, 1997 ; Florian Métral, Figurer la création du monde. Mythes, discours et images cosmogoniques dans l'art de la Renaissance, Arles, Actes Sud, 2019.
[13] Etienne Bourdon, Croire et savoir. L'invention du Monde à la Renaissance, Paris, Les Belles Lettres (à paraître en 2026).
[14] Martin Heidegger, Être et Temps (Sein und Zeit), trad. Emmanuel Martineau, Paris, Gallimard, 1985 (éd. orig. 1927) et Martin Heidegger, L’Origine de l’œuvre d’art, dans Chemins qui ne mènent nulle part, trad. Wolfgang Brokmeier, Paris, Gallimard, 1962, p. 35-105 (éd. orig. 1950).
[15] Voir Christophe Premat, « Michel Foucault & la phénoménologie », Acta fabula, vol. 23, n° 5, Éditions, rééditions, traductions, Mai 2022, URL : http://www.fabula.org/revue/document14470.php, page consultée le 02 June 2025.
[16] Maurice Merleau-Ponty, La Prose du monde. [Posthume], texte établi et présenté par Claude Lefort, Paris, Gallimard, 1969.
[17] Nelson Goodman, Manières de faire des mondes, trad. Jacques Morizot, Paris, Éditions Jacqueline Chambon, 1992 (éd. orig. 1978).
[18] Francis Wolff, Dire le monde, Paris, Presses Universitaires de France, 1997.
[19] Philippe Descola, Les formes du visible. Une anthropologie de la figuration, Paris, Seuil, 2021 ; Philippe Descola, Politiques du faire-monde, Paris, Seuil, 2025.
Académie de France à Rome – Villa Medici, Wednesday 2 and Thursday 3 December 2026
Organization
Organized by CNRS/Centre André-Chastel, Université de Grenoble Alpes/LARHA, Académie de France à Rome – Villa Medici
Argument
« [...] non ci è cosa al mondo che meglio possa rappresentare tutte le cose dal grande Iddio prodotte, che la pittura istessa »
Ulisse Aldrovandi, Avvertimenti del dottore Aldrovandi all'Ill.mo e R.mo Cardinal Paleotti sopra alcuni capitoli della pittura, 1581
« On dirait que le monde est à peine plus âgé que l’art de faire le monde »
Paul Valéry, Variété I, 1924
« [...] le monde est tout ce qu’on peut en dire »
Francis Wolff, Dire le monde, 1997
The fifteenth and sixteenth centuries are commonly regarded – at least since Jacob Burckhardt's seminal work[1] – as the age of Europe’s “discovery” of the “New World” or the “Other World”, according to a sometimes simplistic view that has undergone significant critical reinterpretation in recent decades[2]. This was an age that saw the development of a new “image of the world[3]” and, at the same time, the advent of the first “globalisation[4]” and the ensuing “unsettlement of the world[5]”.
A new world “system” was emerging, Copernican heliocentrism, which would establish itself at the turn of the 17th century as an “objective” alternative to traditional geocentrism, marked by a biblical interpretation of the world and the universe[6]. This was also the time of Giordano Bruno’s hypotheses about “multiple worlds” or “infinite worlds[7]”, which paved the way for alternative representations of the universe, its laws and what Galileo would call the “costituzione del mondo”, the “constitution of the world[8]”. Furthermore, within cosmography itself, we see the emergence and subsequent autonomisation of geography, which now devotes itself exclusively to describing the world here-below, leaving the cosmos to astronomers. Geography truly becomes a field of knowledge about the world, distant from Heaven and theology.
Were not the fifteenth and sixteenth centuries also the moment when the liber mundi – the “book of the world” or “book of nature”, a metaphor referring to the observable whole of divine creation – seemed to be gradually being described and interpreted in its entirety[9]? The moment, once again, when humanity is still regarded as a microcosm – a “small world” according to Pico della Mirandola[10], an “aultre monde” according to Rabelais[11], in the image of the universe – and often described as the “centre of the world”, while the work of art is thought of as a “new world” by Federico Zuccaro and the world itself as a “grand tableau” by Francisco de Holanda[12].
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In any case, the Renaissance appears to be that moment in history when a new way of thinking about what we commonly refer to as “the world” began to take shape.
However, it is impossible to measure its historical ins and outs without defining what the world is, what we mean by this word which, during the Renaissance, had a long history but whose meanings were constantly changing[13].
For the world refers to a multifaceted reality: physical, cosmological, symbolic, existential, political, and social; it is both a given and a construct. It can refer to the world we inhabit (oikoumene) and transform, seek to understand, imagine and represent. But the world is also the entire universe, cosmos or universe as an ordered whole.
It refers sometimes to what surrounds and frames human beings — an environment, a horizon, a scene — and sometimes to a form of existence: a world is then what makes possible a certain way of being, thinking, acting, living, and relating to others. It is also the social space to which we belong, with its norms, languages and images, forming a unique universe, a separate society, a parallel or alternative reality.
More broadly, the world can also be an age, an era, an order or disorder, a whole or a part of... It can be seen as a work, a structure, a narrative, an experience, or even a mental projection — a collective or individual imagination.
The world is what we inhabit — and therefore what we seek to understand, represent, and even transform.
Therefore, rather than considering the world as a given or self-evidencing fact, we wish, on the contrary, to question its foundations and meanings in order to better understand its nature.
To this end, in addition to historical research and the rich historiography on the Renaissance world, we cannot do without critical reflections and theoretical tools from our contemporary world — whether it be Heidegger’s notion of Weltlichkeit[14] (“worldliness”) , the contributions of Michel Foucault (notably Les Mots et les choses, 1966)[15], Maurice Merleau-Ponty (notably La Prose du monde, 1969)[16], Nelson Goodman’s ways of making worlds[17], the power and limitations of words in imagining and “describing the world” (Francis Wolff)[18] or, in an anthropological sense, the processes of “worlding” or “composition of worlds” proposed by Philippe Descola[19].
Conference themes:
At a time when the contours of the known are being redefined, images — whether they relate to knowledge or are mental, poetic or artistic — are becoming privileged mediations, complex operators of knowledge and enunciation of the world.
This symposium aims to examine how the world is constructed and expressed through images, studying how they describe, organise and transform human — and possibly non-human — experience. The approach is resolutely interdisciplinary, combining perspectives from art history, the history of knowledge, philosophy, visual anthropology, and the history of technology and beliefs.
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Rather than structuring this call around pre-established categories of objects or visual devices — whether illustrated books or illuminated manuscripts, geographical or nautical maps, frescoes and murals, sculptures or reliefs, celestial or terrestrial globes, ephemeral or festive decorations, scientific objects such as clocks, astrolabes or automata, but also anatomical or botanical plates, engravings, prints, architectural drawings, narrative tapestries, liturgical objects, iconographic coins or medals, and even theatrical devices or artefacts from cabinets of curiosities —, we propose to reflect on how images actively participate in the cultural construction of a world.
This reflection is based on a series of formal, symbolic and theoretical tensions, conceived as flexible heuristic frameworks, which open up a space for analysis where images are not simply passive witnesses to reality, but major players in its construction, organisation and questioning.
1. The world as a universe: order and scale
Large/small; macrocosm/microcosm; south/north; east/west; infinite/finite; space/time; habitable/hostile; order/chaos; nature/culture; celestial/terrestrial; finite/eternal.
2. Places in the world: spaces, territories and spatial relationships
Near/far; centre/periphery; local/global; urban/rural; oriented/disoriented; boundary/continuity; mobility/fixity; public/private; built/natural.
3. The world and its temporalities: histories, narratives and rhythms
Origin/end; past/present; cyclical/linear; memory/forgetting; permanence/rupture; historical/mythical; simultaneity/succession; ancient/modern; archaic/new; providence/chance.
4. Visible worlds, invisible worlds: perceptions, apparitions, visions
Visible/invisible; surface/depth; real/imaginary; objectivity/subjectivity; light/darkness; veiled/unveiled; presence/absence; transparency/opacity.
5. The body of the world: beings and living things
Human/non-human; living/inanimate; embodied/disembodied; animal/human; natural/artificial; healthy/sick; organic/mechanical; flesh/spirit; body/soul.
6. Knowledge, languages and representations of the world
Language/languages; science/belief; scientific/popular; objectivity/subjectivity; norm/deviation; observation/speculation; rationality/emotion; visible/sayable; world/unworldly.
These tensions can be seen both in expected objects and in forms neglected by historiography, offering fertile ground for exploring the many ways in which the world was depicted in images during the Renaissance.
This international symposium is intended for publication, following review of the manuscripts by the scientific committee.
Submission guidelines:
Proposals for papers must be written in French or English and include the following information:
- a title;
- a summary of the communication project in a few lines;
- a suggested bibliography comprising a maximum of six publications;
- an academic curriculum vitae or a brief biographical and bibliographical note;
All of these documents must be compiled into a single PDF file and sent by 30 May 2026 at the latest to the following addresses: angele.tence@cnrs.fr, anaelle.rossi@univ-grenoble-alpes.fr and patrizia.celli@villamedici.it
Coverage
Accommodation and meals are provided by the organising institutions. However, participants are responsible for their own travel expenses.
Organizing Committee
- Étienne Bourdon (Université Grenoble Alpes, LARHRA)
- Guillaume Cassegrain (Université Grenoble Alpes, LARHRA)
- Florian Métral (CNRS, Centre André-Chastel, CPJ Arvigraph)
- Anaëlle Rossi (doctorante, Université Grenoble Alpes)
- Angèle Tence (CNRS, Centre André-Chastel)
- Alessandro Gallicchio (Académie de France à Rome - Villa Medici)
Notes
[1] Jacob Burckhardt, Die Kultur der Renaissance in Italien (1860), translated in French: La Civilisation de la Renaissance en Italie, Paris, Albin Michel, 1955.
[2] John R. Hale, The Civilization of Europe in the Renaissance, Londres, HarperCollins, 1993, translated in French: La Civilisation de l’Europe à la Renaissance, Paris, Flammarion, 1995. See also Surekha Davies, Renaissance Ethnography and the Invention of the Human: New Worlds, Maps and Monsters, Cambridge, Cambridge University Press, 2016. Romain Bertrand (ed.), L'exploration du monde. Une autre histoire des grandes découvertes, coord. Hélène Blais, Guillaume Calafat, Isabelle Heullant-Donat, Paris, Éditions de Noyelles, 2020.
[3] Jean-Marc Besse, Les Grandeurs de la Terre. Aspects du savoir géographique à la Renaissance, Paris, ENS Éditions, 2003 ; Etienne Bourdon, Croire et savoir. L'invention du Monde à la Renaissance, Paris, Les Belles Lettres (in preparation).
[4] Serge Gruzinski, Les Quatre Parties du monde. Histoire d’une mondialisation, Paris, La Découverte, 2004.
[5] Elizabeth Horodowich and Alexander Nagel (ed.), Amerasia, New York, Zone Books-Princeton University Press, 2023.
[6] Alexandre Koyré, Du monde clos à l’univers infini, Paris, Gallimard, 1957; Robert S. Westman, The Copernican Question: Prognostication, Skepticism, and Celestial Order, Berkeley, University of California Press, 2011; Lorraine Daston and Peter Galison, Objectivity (2007), translated in French: Objectivité, Dijon, Presses du réel, 2012.
[7] Giordano Bruno, De l’infini, de l’univers et des mondes (1584). See Frances A. Yates, Giordano Bruno et la tradition hermétique, Paris, Éditions du Cerf, 1997 (French translation of Giordano Bruno and the Hermetic Tradition, 1964).
[8] Galilée, Dialogue sur les deux grands systèmes du monde [Dialogo sopra i due massimi sistemi del mondo, 1632], transl. by René Fréreux, Paris, Seuil, 1992, “Dédicace au grand-duc de Toscane”, 27, p. 39.
[9] Peter Harrison, The Bible, Protestantism, and the Rise of Natural Science, Cambridge University Press, 1998.
[10] Jean Pic de la Mirandole, Commentaire sur une chanson d’amour de Jérôme Benivieni, chapter XII, Paris, Guy Trédaniel Éditeur, 1990.
[11] François Rabelais, Pantagruel, Lyon, Claude Nourry 1532, chapter VIII, f° Diiii r.
[12] Michel Jeanneret, Perpetuum mobile: métamorphoses des corps et des œuvres, de Vinci à Montaigne, Paris, Macula, 1997; Florian Métral, Figurer la création du monde. Mythes, discours et images cosmogoniques dans l'art de la Renaissance, Arles, Actes Sud, 2019.
[13] Etienne Bourdon, Croire et savoir. L'invention du Monde à la Renaissance, Paris, Les Belles Lettres (in preparation).
[14] Martin Heidegger, Être et Temps (Sein und Zeit), transl. by Emmanuel Martineau, Paris, Gallimard, 1985 (first ed. 1927) and Martin Heidegger, L’Origine de l’œuvre d’art, dans Chemins qui ne mènent nulle part, transl. by Wolfgang Brokmeier, Paris, Gallimard, 1962, p. 35-105 (first ed. 1950).
[15] Voir Christophe Premat, « Michel Foucault & la phénoménologie », Acta fabula, vol. 23, n° 5, Éditions, rééditions, traductions, Mai 2022, URL : http://www.fabula.org/revue/document14470.php, consulted on June 2, 2025.
[16] Maurice Merleau-Ponty, La Prose du monde. [Posthume], ed. by Claude Lefort, Paris, Gallimard, 1969.
[17] Nelson Goodman, Manières de faire des mondes, transl. by Jacques Morizot, Paris, Éditions Jacqueline Chambon, 1992 (first ed. 1978).
[18] Francis Wolff, Dire le monde, Paris, Presses Universitaires de France, 1997.
[19] Philippe Descola, Les formes du visible. Une anthropologie de la figuration, Paris, Seuil, 2021; Philippe Descola, Politiques du faire-monde, Paris, Seuil, 2025.
Accademia di Francia a Roma – Villa Medici – 2 e 3 dicembre 2026
Organizzazione
Organizzato dal CNRS/Centre André Chastel, l’Université Grenoble Alpes/LARHRA e l’Accademia di Francia a Roma – Villa Medici
Lingue del convegno : francese, italiano e inglese
Argomento
Frans Floris (1515–1570), Allegoria della Geometria, 1550-1560 circa, Collezione privata
« [...] non ci è cosa al mondo che meglio possa rappresentare tutte le cose dal grande Iddio prodotte, che la pittura istessa »
Ulisse Aldrovandi, Avvertimenti del dottore Aldrovandi all’Ill.mo e R.mo Cardinal Paleotti sopra alcuni capitoli della pittura, 1581
« On dirait que le monde est à peine plus âgé que l’art de faire le monde »
Paul Valéry, Variété I, 1924
« [...] le monde est tout ce qu’on peut en dire »
Francis Wolff, Dire le monde, 1997
Il XV e il XVI secolo sono comunemente considerati – almeno a partire dall’opera fondamentale di Jacob Burckhardt[1] – come l’epoca della « scoperta » europea del « Nuovo Mondo » o dell’« Altro Mondo », secondo una visione talvolta riduttiva che negli ultimi decenni è stata oggetto di importanti riletture critiche.[2] Un’epoca che vede la definizione di una nuova « immagine del mondo »[3] e, nello stesso tempo, l’avvento della prima « globalizzazione »[4] e del conseguente « sconvolgimento del mondo ».[5]
Si delinea un nuovo « sistema » del mondo, l’eliocentrismo copernicano, che si affermerà all’inizio del XVII secolo come alternativa « oggettiva » al geocentrismo tradizionale, caratterizzato da una lettura biblica del mondo e dell’universo.[6] È anche il tempo delle ipotesi sui « mondi multipli » o « mondi infiniti » di Giordano Bruno[7], che aprono la strada a rappresentazioni alternative dell’universo, delle sue leggi e di ciò che Galileo chiamerà la « costituzione del mondo ».[8] D’altra parte, all’interno della stessa cosmografia, si assiste all’emergere e poi all’autonomizzazione della geografia, che da quel momento in poi si dedica esclusivamente alla descrizione del mondo terreno, lasciando il cosmo agli astronomi. La geografia diventa veramente una scienza del mondo, distante dal Cielo e dalla teologia.
Non sono forse il XV e il XVI secolo anche il momento in cui il liber mundi – il « libro del mondo » o « libro della natura », metafora che designa l’insieme osservabile della creazione divina – sembra ormai destinato a essere progressivamente descritto e interpretato nella sua interezza ?[9] Il momento, inoltre, in cui l’umanità continua a essere considerata come un microcosmo – un « piccolo mondo » secondo Pico della Mirandola,[10] un « altro mondo » secondo Rabelais,[11] a immagine dell’universo – e spesso descritta come il « centro del mondo », mentre l’opera d’arte viene concepita come un « nuovo mondo » da Federico Zuccaro e il mondo stesso come un « grande quadro » nel pensiero di Francisco de Holanda.[12]
En tout état de cause, la Renaissance apparaît comme ce moment de l’histoire où s’élabore une réflexion à nouveaux frais sur ce que l’on nomme communément le « monde ».
Mais on ne saurait en mesurer historiquement les tenants et les aboutissants sans une définition de ce qu’est le monde, de ce que nous entendons derrière ce mot qui, à la Renaissance, a une longue histoire mais dont les acceptions se renouvellent[13].
In ogni caso, il Rinascimento si presenta come quel momento storico in cui si sviluppa una nuova riflessione su ciò che comunemente viene chiamato « mondo ».
Ma non si possono misurare storicamente i pro e i contro senza una definizione di cosa sia il mondo, di cosa intendiamo con questa parola che, nel Rinascimento, ha una lunga storia ma i cui significati si rinnovano.[14]
Il mondo, infatti, indica una realtà dai contorni molteplici : è al tempo stesso fisico, cosmologico, simbolico, esistenziale, politico e sociale. È al tempo stesso un dato di fatto e una costruzione. Può riferirsi sia al mondo in cui viviamo (oikoumene) e che trasformiamo, che cerchiamo di comprendere, che immaginiamo e che rappresentiamo. Ma il mondo è anche l’universo nella sua interezza.
Indica talvolta ciò che circonda e incornicia l’essere umano — un ambiente, un orizzonte, una scena — talvolta una forma di esistenza : un mondo è allora ciò che rende possibile un certo modo di essere, di pensare, di agire, di vivere, di entrare in relazione con gli altri.
È anche lo spazio sociale al quale si appartiene, con le sue norme, i suoi linguaggi, le sue immagini, che formano un universo distinto, una società a parte, una realtà parallela o alternativa.
In senso lato, il mondo può anche essere un’età, un’epoca, un ordine o un disordine, un’esperienza, oppure una proiezione mentale — un immaginario collettivo o individuale.
Il mondo è quello che abitiamo — e dunque ciò che cerchiamo di capire, di rappresentare, persino di trasformare.
D’altronde, piuttosto che considerare il mondo come un dato o un’ovvietà, qui desideriamo invece metterlo in discussione a partire dai suoi principi, ai suoi significati, per comprenderne meglio la natura.
A tal fine, oltre all’indagine storica e alla ricca storiografia sul mondo nel Rinascimento, non si può prescindere da riflessioni critiche e da strumenti teorici del nostro mondo contemporaneo — che si tratti del concetto heideggeriano di Weltlichkeit (« mondità del mondo »),[15] dei contributi di Michel Foucault (in particolare Le parole e le cose, 1966), di Maurice Merleau-Ponty (in particolare La prosa del mondo, 1969)[16], dei modi di creare mondi secondo Nelson Goodman,[17] della forza e dei limiti delle parole per immaginare e « dire il mondo » » (Francis Wolff),[18] o ancora, in un approccio antropologico, dei processi di « mondiazione » o « composizione dei mondi » proposti da Philippe Descola.[19]
Tematiche del convegno
In un’epoca in cui si ridefiniscono i confini del conosciuto, le immagini — siano esse legate al sapere o di natura mentale, poetica o artistica — diventano i luoghi di mediazione per eccellenza, svolgendo operazioni complesse nella conoscenza e nella rappresentazione del mondo.
Questo convegno si propone di indagare il modo in cui il mondo si costruisce e si racconta attraverso le immagini, studiando come queste descrivono, organizzano e trasformano l’esperienza umana — e forse anche quella non umana. L’approccio vuole essere decisamente interdisciplinare, incrociando i punti di vista della storia dell’arte, della storia del sapere, della filosofia, dell’antropologia visiva, nonché della storia delle tecniche e delle credenze.
Piuttosto che strutturare questo bando attorno a categorie prestabilite di oggetti o dispositivi visivi — che si tratti di libri illustrati o manoscritti miniati, di carte geografiche o nautiche, di affreschi e pitture murali, di sculture o rilievi, di globi celesti o terrestri, di decorazioni effimere o festive, di oggetti scientifici quali orologi, astrolabi o automi, ma anche di tavole anatomiche o botaniche, incisioni, stampe, disegni architettonici, arazzi narrativi, oggetti liturgici, monete o medaglie iconografiche, o persino di dispositivi scenici o manufatti provenienti dai gabinetti delle curiosità —, proponiamo di riflettere sul modo in cui le immagini partecipano attivamente alla costruzione culturale di un mondo.
Questa riflessione si basa su una serie di tensioni formali, simboliche e teoriche, concepite come quadri euristici flessibili, che aprono uno spazio di analisi in cui le immagini non sono semplicemente testimoni passive del reale, ma protagoniste fondamentali della sua costruzione, della sua organizzazione e della sua messa in discussione.
1.Il Mondo come universo : ordine e scala
Grande/piccolo ; macrocosmo/microcosmo ; sud/nord ; est/ovest ; infinito/finito ; spazio/tempo ; abitabile/ostile ; ordine/caos ; natura/ cultura ; celeste/terrestre ; finito/eterno ;
2 I Luoghi del mondo : spazi, territori e relazioni spaziali
Vicino/lontano ; centro/periferia ; locale/globale ; urbano/rurale ; orientato/disorientato ; confine/continuità ; mobilità/immobilità ; pubblico/ privato ; costruito/naturale ;
3. Il mondo e le sue temporalità : storie, racconti e ritmi
Origine/fine ; passato/presente ; ciclico/lineare ; memoria/oblio ; permanenza/ rottura ; storico/mitico ; simultaneità/successione ; antico/moderno ; arcaico/ nuovo ; provvidenza/caso.
4. Mondi visibili, mondi invisibili : percezioni, apparizioni, visioni
Visibile/invisibile ; superficie/profondità ; reale/immaginario ; oggettività/ soggettività ; luce/tenebre ; velato/svelato ; presenza/assenza ; trasparenza/ opacità.
5. Il corpo del mondo : gli esseri e il vivente
Umani/non umani ; vivente/inanimato ; incarnato/disincarnato ; animale/ umano ; naturale/artificiale ; sano/malato ; organico/meccanico ; carne/spirito ; corpo/anima ;
6. Saperi, linguaggi e rappresentazioni del mondo
Linguaggio/linguaggi ; scienza/credenza ; scientifico/popolare ; oggettività/ soggettività ; norma/deviazione ; osservazione/speculazione ; razionalità/ emozione ; visibile/dicibile ; mondo/immondo.
Queste tensioni possono essere declinate sia in soggetti tradizionali sia in forme trascurate dalla storiografia, offrendo un terreno fertile per esplorare i molteplici modi in cui il mondo veniva rappresentato per immagini nel Rinascimento.
Questo convegno internazionale è destinato alla pubblicazione, previa valutazione dei manoscritti da parte del comitato scientifico.
Modalità di presentazione
Le proposte di comunicazione dovranno essere redatte in francese, italiano o inglese e contenere i seguenti elementi :
- un titolo ;
- una sintesi del progetto di comunicazione in poche righe ;
- una bibliografia indicativa comprendente al massimo sei pubblicazioni ;
- un curriculum vitae accademico o una breve nota bio-bibliografica ;
Tutti questi documenti dovranno essere raccolti in un unico file PDF e inviati entro e non oltre il 30 maggio 2026 ai seguenti indirizzi :
angele.tence@cnrs.fr, anaelle.rossi@univ-grenoble-alpes.fr, patrizia.celli@villamedici.it
Copertura delle spese
L’alloggio e i pasti sono a carico delle istituzioni organizzatrici. Il trasporto, invece, è a carico dei partecipanti.
Comitato organizzativo
- Étienne Bourdon (Université Grenoble Alpes, LARHRA)
- Guillaume Cassegrain (Université Grenoble Alpes, LARHRA)
- Florian Métral (CNRS, Centre André-Chastel, CPJ Arvigraph)
- Anaëlle Rossi (Université Grenoble Alpes)
- Angèle Tence (CNRS, Centre André-Chastel)
- Alessandro Gallicchio (Académie de France à Rome – Villa Médicis)
[1] Jacob Burckhardt, Die Kultur der Renaissance in Italien (1860), trad. fr. La Civilisation de la Renaissance en Italie, Albin Michel, Parigi, 1955.
[2] John R. Hale, The Civilization of Europe in the Renaissance, HarperCollins, Londra, 1993; trad. fr. La Civilisation de l’Europe à la Renaissance, Parigi, Flammarion, 1995. Si veda anche Surekha Davies, Renaissance Ethnography and the Invention of the Human: New Worlds, Maps and Monsters, Cambridge University Press, Cambridge, 2016. Romain Bertrand (dir.), L'exploration du monde. Une autre histoire des grandes découvertes; coord. Hélène Blais, Guillaume Calafat, Isabelle Heullant-Donat, Éditions de Noyelles, Parigi, 2020.
[3] Jean-Marc Besse, Les Grandeurs de la Terre. Aspects du savoir géographique à la Renaissance, ENS Éditions, Parigi, 2003; Etienne Bourdon, Croire et savoir. L'invention du Monde à la Renaissance, Parigi, Les Belles Lettres (pubblicazione in corso, 2026).
[5] Elizabeth Horodowich et Alexandre Nagel (ed.), Amerasia, Zone Books-Princeton University Press, New York, 2023.
[6] Alexandre Koyré, Du monde clos à l’univers infini, Parigi, Gallimard, 1957; Robert S. Westman, The Copernican Question: Prognostication, Skepticism, and Celestial Order, Berkeley, University of California Press, 2011; Lorraine Daston, Peter Galison, Objectivity, Zone Books, New York, 2007.
[9] Peter Harrison, The Bible, Protestantism, and the Rise of Natural Science, Cambridge University Press, Cambridge, 1998.
[13] Etienne Bourdon, Croire et savoir. L'invention du Monde à la Renaissance, Parigi, Les Belles Lettres (in corso di pubblicazione, 2026).
[14] Martin Heidegger: Être et Temps, trad. Emmanuel Martineau, Parigi, Gallimard, 1985 (ed. orig. 1927); L’Origine de l’œuvre d’art, dans Chemins qui ne mènent nulle part, trad. W. Brokmeier, Parigi, Gallimard, 1962, p. 35-105 (ed. orig. 1950).
[15] Si veda Christophe Premat, « Michel Foucault & la phénoménologie », Acta fabula, vol. 23, n° 5, 2022, consultato online il 2 giugno 2025.
[16] Maurice Merleau-Ponty, La prose du monde, a cura di Claude Lefort, Parigi, Gallimard, 1969.
[17] Nelson Goodman, Manières de faire des mondes [1978], trad. Jacques Morizot, Éditions Jacqueline Chambon, Parigi, 1992.
[18] Francis Wolff, Dire le monde, Presses Universitaires de France, Parigi, 1997.
[19] Philippe Descola: Les formes du visible. Une anthropologie de la figuration, Parigi, Seuil, 2021; Politiques du faire-monde, Seuil, Parigi, 2025.