Published on Monday, April 27, 2026
Abstract
La construction des ensembles sous-régionaux par les pays est une réponse pour ces nations de faire face à la complexité de l’économie monde. Cette constitution des espaces géo-économiques limite la fragilité des petits États qui affronteront difficilement seuls et de façon isolée les exigences de la mondialisation de l’économie. Dans ce livre, nous mènerons une réflexion approfondie sur l’intégration en Afrique centrale à travers une redynamisation et une réactivation des facteurs ou des potentialités d’intégration afin de valoriser ses enjeux et de définir clairement la vision africaine en vue de consolider et d’élaborer les nouvelles orientations capables d’assurer le progrès socio-économique des États de l’Afrique centrale.
Announcement
Direction scientifique
- OKAH –EFOGO Françoise
- NGO NGOA Géralde
- NDAM Iliassou
- ZOZIME KAMEKAMTA Alphonse
Argumentaire
Dès l’aube des indépendances, les dirigeants africains ont manifesté un intérêt particulier pour les questions de coopération et d’intégration régionales. Cette volonté des leaders politiques du continent constituait l’une des priorités des projets panafricanistes des années 1960. Ce panafricanisme quant à lui, comme l’analyse Bathily (1985) est « aussi un ensemble d'idées qui ont mis l’accent ou qui recherchaient l'unité culturelle et l'indépendance politique de l'Afrique, de même que le désir de moderniser l'Afrique sur la base de l'égalité des droits. ». Ce mouvement né au début du XXe siècle dans les milieux intellectuels afro-américains et antillais dans un contexte de lutte idéologique contre la discrimination raciale et la colonisation avait comme précurseurs Williams Du Bois, Marcus Garvey, Edward W. Blyden, PK Seme, Georges Padmore et plus tard Kwame Nkrumah. Ce contexte permettra d’aboutir au projet de renaissance africaine porté par les dynamiques de Bandoeng au sein desquelles les dirigeants progressistes africains tels que Gamal Abdel Nasser, Modibo Keïta, Jomo Kenyatta et Kwame Nkrumah, ont consenti d’énormes efforts. Ces leaders ont proposé des voies et schémas d’intégration avec des débats houleux sur sa forme à adopter. Ceci permet d’évoquer les deux thèses/postures opposées qui ont animé les débats au début des années 1960 : panafricanisme maximaliste (école de Casablanca) versus panafricanisme minimaliste (école de Monrovia). De la confrontation de ces deux thèses et de l’échec du panafricanisme maximaliste, naîtra, le 25 mai 1963, l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA). La naissance de l’OUA est le triomphe du panafricanisme minimaliste qui recommande une intégration africaine graduelle (gradualiste) nécessitant des regroupements sous-régionaux. Ainsi, l’Union douanière et économique de l’Afrique centrale (UDEAC) sera la première organisation d’intégration sous-régionale en Afrique, admise par la convention de Brazzaville du 18 décembre 1964.
Les acteurs du régionalisme ont fondé un véritable espoir sur la coopération et l’intégration du continent africain. Selon eux, la coopération est une nécessité pour les pays qui aspirent au développement car elle favorise une insertion sur la scène internationale (Pelkmans, 2011). L’intégration régionale assure la transformation structurelle des sociétés et est perçue comme un moteur de développement (Yann Messe Mbega, 2015). De ce fait, les pairs africains ont fait de ce concept leur objectif principal dans la perspective de la construction d’une Afrique unie et prospère. La matérialisation de cette vision a été marquée par l’adoption d’un certain nombre d’initiatives, la formulation d’un ensemble de stratégies en vue de renforcer une coopération efficiente entre les pays africains. Les promoteurs de l’intégration s’activent à faire de ce concept une réalité profitable à toutes les populations, surtout le modèle préconisé par les tenants du groupe de Monrovia qui préconisaient une intégration africaine à partir de la régionalisation en fonction des aires géographiques (Siamao, 2016).
La construction des ensembles sous-régionaux par les pays est une réponse pour ces nations de faire face à la complexité de l’économie monde. Cette constitution des espaces géo-économiques limite la fragilité des petits États qui affronteront difficilement seuls et de façon isolée les exigences de la mondialisation de l’économie. Face à ce constat, les pays africains et particulièrement ceux de l’Afrique centrale sont conscients des enjeux multiples de l’intégration sous-régionale, ce qui pousse les politiques d’ici comme d’ailleurs à mentionner le concept de l’« intégration » dans la plupart de leurs discours depuis les années 1960 (De Seynes, 1962). Des avancées notables sont observées dans certains regroupements régionaux en Afrique dans les domaines tels que la libre circulation des personnes et des biens, la dynamique échanges commerciaux, les liaisons entre les différentes villes transfrontalières, la paix ou la sécurité, etc. Cependant, l’Afrique centrale reste à la traine, malgré quelques avancées non négligeables (Gerengbo Vungbo, 2005). Plusieurs facteurs hypothèquent la bonne marche de l’intégration régionale dans cet espace économique dont la non-matérialisation de la libre circulation des personnes et des biens, le déficit infrastructurel, le manque de volonté politique et la non-application des textes communautaires régissant le bon fonctionnement des institutions. L’Afrique centrale connait l’existence de plusieurs regroupements régionaux/sous-régionaux parmi lesquelles la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) et la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC). La cohabitation, dans le même espace, de deux organisations sous-régionales constitue déjà un problème, malgré la volonté des bailleurs de fonds internationaux de faire un rationnement par la fusion des deux. Encore que l’UA ne reconnait que la CEEAC comme la principale CER (Communauté économique régionale) en Afrique centrale. Les égoïsmes nationaux, les querelles de leadership et le manque de moyens de moyens financiers en font partie.
Face à cette timide avancée dans le processus d’intégration sous-régionale, de nouvelles dynamiques s’avèrent être une nécessité, question de ne pas être en marge des différentes mutations en cours au sein des regroupements régionaux à travers le monde. Le nouvel ordre mondial fondé sur la mondialisation des économies laisse des conséquences visibles sur la croissance économique sous-régionale de certaines régions du monde, notamment celle de l’Afrique centrale.
Il est question de repenser l’intégration en Afrique centrale à travers une redynamisation et une réactivation des facteurs ou des potentialités d’intégration afin de valoriser ses enjeux et de définir clairement la vision africaine en vue de consolider et d’élaborer les nouvelles orientations capables d’assurer le progrès socio-économique des États de l’Afrique centrale. Les axes ci-dessous, non exhaustifs, peuvent constituer des entrées utiles pour mener une réflexion plus approfondie.
Axes de l’ouvrage :
- Axe 1 : Historique du processus d’intégration en Afrique centrale : focus sur les arsenaux juridiques et législatifs.
- Axe 2 : Migrations et développement socio-économique des zones frontalières
- Axe 3 : Commerce transfrontalier et intégration régionale
- Axe 4 : Implication des populations dans le processus d’intégration socio-économique
- Axe 5 : Promotion de l’intégration et coopération régionale en Afrique centrale
- AXE 6 : « Contribution pays » au dynamisme de l’intégration en Afrique centrale
- AXE 7 : Environnement, gestion des ressources naturelles et intégration en Afrique centrale
- AXE 8 : La gouvernance des institutions sous-régionales
Modalités de contribution
Veuillez soumettre toute proposition d’article au secrétariat du comité de rédaction en pièce jointe et dans un format de traitement de texte standard à l’adresse suivante : ndam1936@yahoo.com
Calendrier
- La date limite pour l’envoi des textes complets : 30 Juillet 2026 à minuit (GMT+1).
- Retour des textes expertisés aux auteurs pour corrections : 30 Aout 2026 à minuit (GMT+1).
- Période de publication prévisionnelle : fin 2026
Comité scientifique
- Pr Edgard Patrick Abane
- Pr Vincent Ntuda Ebodé (Université de Yaoundé 2)
- Pr Moïse Moupou (Université de Yaoundé 1)
- Pr Marc Louis Ropivia (Université Omar Bongo)
- Pr Roger Ngoufo (Université de Yaoundé 1)
- Pr Mohamadou Nourou (Université de Ngaoundéré)
- Pr Virginie Wanyaka (Université de Yaoundé 1)
- Pr Medard Ndoutorlengar (Université de N’djamena)
- Pr Jean Emmanuel Pondi (Université de Yaoundé 2)
- Pr Désiré Avom (Université de Yaoundé 2)
- Pr Alain Didier Olinga (Université de Yaoundé 2)
- Pr Guy Mvelé (Université de Yaoundé 2)
- Dr Alphonse Zozime Kamekamta(Université de Yaoundé 1)
- Dr Thérèse Nelly MBEZELE Obame (Université de Yaoundé2)
Comité de relecture
- Pr Mohammadou Nourou (Université de Maroua)
- Pr Medard Ndoutorlengar (Université de N’djamena)
- Dr Mbezele nelly Obame (Université de Yaoundé2)
- DR Fouapon Edouard (Université de Yaoundé 2).
- Dr Julien Ekoto (Université de Yaoundé 2)
- Dr Alphonse Zozime Kamekamta (Université de Yaoundé 1)
- Dr Aliou Dewa (Université de Garoua)
- Dr Iliassou Ndam (Université de Yaoundé1)
- Dr Youchaou Mongap (Université de Bertoua)
- Dr Ladifatou Naghet (Université de Yaoundé1)
- Dr Thérèse Nelly MBEZELE Obame (Université de Yaoundé2)
Consignes de rédaction
Les articles retenus ne devraient pas excéder 25 pages (tableaux, graphiques et bibliographie inclus) à interligne simple (ou 50 000 signes) et devront être accompagnés d’un résumé en français et en anglais, et de cinq mots clés. Les articles doivent être écrits en Time New Roman, police 12.
Titre : Il doit être présenté avec les noms, affiliations des auteurs ainsi que les coordonnées principalement de l’auteur correspondant. Il est rédigé dans les deux langues : Français et Anglais. Le titre doit être informatif et fidèle au contenu de l’article. Il doit être écrit en Time New Roman, gras, majuscule, centré, taille 14, avec une interligne simple (de 1). Préciser l’axe de la contribution.
Noms et affiliations des auteurs
Positionner le nom de l’auteur directement après le titre. Indiquer le nom du laboratoire et l’université/structure de recherche de rattachement, suivi d’une adresse e-mail opérationnelle. Si l’article est rédigé par plusieurs auteurs, ceux-ci doivent être mentionnés selon un ordre qui explicite le degré et la nature d’implication de chacun.
Présentation des références
Les citations dans le texte se présenteront de la manière suivante :
Pour un auteur, mettre le nom de l’auteur et entre parenthèses l’année de publication. Exemple : Etamé (2021) ;
Pour deux auteurs cités, mettre les noms des deux auteurs et l’année de publication entre parenthèses. Exemple : Bello et Eloundou (2010) ;
Pour plus de deux auteurs cités, mettre le nom du premier auteur suivi de « et al. » et l’année de publication entre parenthèses. Exemple : Bello et al. (2014).
La bibliographie doit être classée par ordre alphabétique, et doit respecter les normes suivantes : Pour les articles des revues, liste des auteurs incluant l’initiale de leur prénom, suivie de l’année de la publication, du titre de l’article, du nom du périodique (sans abréviation) en italique, du numéro du volume, du numéro du périodique dans le volume et du numéro des pages. Exemple : Feudjo J. (2014), Le paradoxe de l’endettement des PME au Cameroun, Revue
Internationale PME, vol.15, N°1, 3-19.
Pour les Ouvrages, liste des auteurs incluant l’initiale de leur prénom, suivie de l’année de publication, du titre de l’ouvrage en italique, du lieu de publication et du nom de la société éditrice. Exemple : Mercier S. (1999), L’éthique dans les entreprises, Paris, La Découverte, 201p
Pour les articles dans les ouvrages, liste des auteurs incluant l’initiale de leur prénom, suivie de l’année de la publication, du titre du chapitre, du titre du livre en italique, de l’initiale du prénom et du nom du ou des coordinateurs (editor (s) en anglais) précédé de « in », du lieu de la publication, du nom de la maison d’édition et du numéro des pages. Exemple : Mfouapon G. et Feudjo J. (2016), La gouvernance des sociétés anonymes dans l’espace OHADA : entre pratiques
séculaires et exigences règlementaires, in F. Zogning (coord.), investissement, financement et normalisation comptable dans l’espace OHADA, Ottawa, Parmitech, Canada, 251-265 ;
Pour les thèses, nom de l’auteur suivi de l’initiale de son prénom, suivie de l’année de la publication, du titre de la thèse et de l’Université concernée. Exemple : Nzongang J. (2014), L’efficience des Microfinances du réseau MC2 au Cameroun, Thèse de Doctorat/Ph.D en sciences de gestion, Université de Dschang, 420p.
Pour les références citées dans le texte et ayant plus de deux auteurs, indiquer les noms des auteurs suivis de l’initial de leurs prénoms, de la date de publication, du titre de l’article, de la revue, du volume, du numéro et des pages. Exemple : Tikire O., Dama M., Zang P. (2014), Délai de publication des états financiers annuel dans les PME de l‘espace OHADA, Revue Finance Contrôle Stratégie, Vol.4, N°8, 44-63.
Illustrations
Appellation : Les illustrations sont à distinguer en fonction de deux types : figure (regroupant les cartes, les schémas, les graphiques et les photographies), et tableau. Dans le texte elles sont appelées comme suit entre parenthèses : (figure 1) ; (tableau 1).
L’auteur doit mentionner les sources des illustrations et les dates des clichés utilisés dans le texte : exemple : Source : Image d’enquête, mars 2015.
Formats numériques : Les cartes, schémas et graphiques accompagnant le texte sont fournis en format vectoriel (de préférence AI ou EPS). Les photographies sont fournies en format raster (de préférence TIFF ou JPEG) avec une résolution minimale de 300 dpi. Les tableaux sont de préférence directement créés sous Word et insérés dans le texte de l'article (les tableaux issus de tableurs type Excel seront considérés comme des images générant une perte de résolution importante).
Bibliographie indicative
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BORELLA F., (1961). « Les regroupements d'États dans l'Afrique indépendante », Annuaire français de droit International, vol. 7, nº 1, pp. 787-807. BOUKARI-YABARA Amzat, (2014), Africa Unite ! Une histoire du Panafricanisme. Paris, La Découverte, 318 p.
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Boutros-Ghali Boutros, (1969). L'Organisation de l'Unité africaine. Paris, Armand Colin, 196p. BOUTROS-GHALI Boutros, (1949). Contribution à l'étude des ententes régionales, Paris, A. Pedone, 247p.
Ranohefy F.J., (2013). La libre circulation des personnes en Afrique et passeport continental : vers une Afrique intégrée et en paix ? », NAP n° 10 – août 2013.
Gerengbo Vungbo S., (2005). La libre circulation dans la CEMAC, Mémoire de Graduat en Relations internationales, Université de Kinshasa, 53p.
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Tamekamta Z. A. (2011)., Le Cameroun à l’UDEAC. Bilan et perspectives d’une gestion administrative contestée à l’ère du Renouveau, Paris, L’Harmattan, 2011, 244 pages (Préface du Professeur Jacques Fame Ndongo).
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Yann Messe Mbega C., (2015), Les régions transfrontalières : un exemple d’intégration socio spatiale de la population en Afrique centrale ?”, Éthique publique [Online], vol. 17, n° 1 | 2015, Online since 30 June 2015.
Subjects
- History (Main category)
Places
- Yaoundé, Cameroon
Event attendance modalities
Hybrid event (on site and online)
Date(s)
- Thursday, July 30, 2026
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Keywords
- intégration sous-régionale, vivre-ensemble, Afrique centrale, la libre circulation
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- Iliassou Ndam
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- Esther Laurentine NYA
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To cite this announcement
« L’Afrique centrale : bilan et perspectives d’une intégration socio-économique en pleine mutation », Call for papers, Calenda, Published on Monday, April 27, 2026, https://doi.org/10.58079/1654h

