Announcement
Université Clermont Auvergne – 25, 26 et 27 novembre 2026
Argumentaire
Dans un contexte international marqué par la montée des replis identitaires, des tensions géopolitiques et des discours politiques valorisant la fermeture ou la protection des frontières, les dynamiques d’ouverture et de circulation qui ont longtemps structuré l’espace académique se trouvent aujourd’hui questionnées. Les mobilités étudiantes et scientifiques, qui constituent l’un des fondements historiques de la production et de la diffusion des savoirs, s’inscrivent désormais dans des environnements sociaux et politiques parfois traversés par des logiques de défiance à l’égard de l’altérité.
Dans ce contexte, les établissements d’enseignement supérieur (EES) apparaissent plus que jamais comme des lieux où se construisent des formes de dialogue interculturel, de coopération et de compréhension mutuelle. Dès lors, l’internationalisation de l’enseignement supérieur ne peut se réduire à une juxtaposition de dispositifs administratifs, pédagogiques ou d’accompagnement conçus séparément. Travailler chacun de son côté sur l’accueil du public international ne suffit pas : il s’agit désormais de faire communauté, en construisant des espaces relationnels et symboliques où chacun peut se sentir reconnu, légitime et pleinement partie prenante de l’institution et du territoire. Cette ambition implique de dépasser une logique d’accueil unilatéral pour favoriser des dynamiques d’interactions réciproques, dans lesquelles les publics internationaux comme les communautés locales participent à la co-construction de pratiques, de significations et de formes d’appartenance partagées.
Dans cette perspective, l’interculturalité constitue un cadre conceptuel central. Elle ne renvoie pas seulement à la coexistence de cultures diverses, mais à la mise en relation, à la coconstruction de significations, de pratiques et de valeurs communes, dans un dialogue continu entre individus et collectifs. L’intégration des étudiants, enseignants, enseignants-chercheurs, chercheurs et personnels administratifs internationaux implique ainsi des dynamiques d’interactions réciproques, dans lesquelles les cultures institutionnelles, académiques et territoriales sont elles-mêmes interrogées et transformées.
Le colloque organisé à l’Université Clermont Auvergne (Clermont-Ferrand, France) les 25, 26 et 27 novembre 2026 ambitionne de croiser retours d’expériences, analyses de dispositifs, et apports théoriques afin d’interroger ce que signifie « faire communauté dans l’enseignement supérieur » dans un contexte d’internationalisation. Il s’agira d’explorer comment l’interculturalité peut être pensée non seulement comme un objectif, mais comme un processus structurant des politiques, des pratiques pédagogiques et des formes de vie institutionnelle.
Nous invitons les chercheurs et chercheuses issus de différents champs disciplinaires et les praticien.ne.s à proposer des communications, en français, en anglais ou en espagnol, en lien avec l’un des axes suivants :
Axe 1 — Internationalisation de l’enseignement supérieur et reconfiguration des communautés académiques
Dans un contexte de transformation profonde de l’enseignement supérieur, marqué par l’intensification des mobilités étudiantes et scientifiques, la structuration de coopérations internationales et l’émergence de nouveaux cadres européens, les établissements d’enseignement supérieur (EES) sont conduits à repenser leurs stratégies d’internationalisation et à revoir leurs modèles. Ils intègrent notamment de plus en plus de pratiques relevant de l’« internationalisation à la maison », qui vise à valoriser la diversité culturelle et académique présente sur les campus et à faire de la présence des publics internationaux une ressource pour l’ensemble de la communauté.
Or, les établissements redéfinissent leurs stratégies d’internationalisation sous l’effet de dynamiques multiples : politiques publiques, programmes européens, logiques de compétitivité académique et attractivité internationale. Ces orientations reposent également sur des mécanismes d’incitation (financements, reconnaissance académique, dispositifs de mobilité, projets structurants). Cela a conduit notamment à l’émergence d’alliances d’universités européennes qui contribuent à reconfigurer les cadres de coopération, en encourageant la construction d’espaces académiques transnationaux et en invitant les établissements à penser leur action à une échelle élargie.
Ce premier axe vise à analyser les liens entre stratégies institutionnelles, politiques d’internationalisation et transformations des communautés académiques, en mettant en lumière les conditions dans lesquelles ces politiques peuvent contribuer à structurer de nouvelles formes de collectifs universitaires.
Axe 2 — Médiations, pratiques et expériences du « faire communauté »
Dans un contexte universitaire de plus en plus internationalisé et diversifié, la simple coexistence de publics aux parcours culturels, linguistiques et académiques différents ne suffit pas à produire un véritable sentiment de communauté. Les établissements doivent non seulement accueillir les publics internationaux, mais également favoriser l’intégration, la participation et la reconnaissance mutuelle. Le sentiment d’appartenance à la communauté universitaire repose sur des interactions concrètes, des dispositifs de médiation et des pratiques qui permettent de co-construire du sens partagé. Ces processus incluent à la fois des médiations communicationnelles et symboliques (discours institutionnels, narrations collectives, initiatives de valorisation des contributions individuelles) et des pratiques plus opérationnelles et culturelles (activités sportives, culturelles ou associatives, mentorat, parrainage, bénévolat), qui créent des occasions de rencontre et de coopération au quotidien. Par ailleurs, la construction d’un sentiment d’appartenance ne se limite plus aux espaces institutionnels formels. Elle s’inscrit dans une pluralité de lieux, de pratiques et d’interactions qui dépassent souvent les frontières de l’établissement. Des formes de communauté se déploient ainsi au-delà du cadre strict de l’université, dans des espaces territoriaux, associatifs ou transnationaux : partenariats locaux, engagement citoyen, mobilités hybrides, interactions entre établissements.
Enfin, dans le cadre de l’internationalisation et des alliances européennes, ces pratiques posent des défis particuliers : comment faire communauté lorsque les collectifs sont étendus, dispersés géographiquement ou impliqués dans des dispositifs transnationaux ? Comment transformer les orientations stratégiques et les valeurs de l’institution en expériences vécues et partagées par l’ensemble des membres ?
Ce deuxième axe se situe au cœur de l’opérationnel : il ne s’agit plus seulement d’analyser des concepts ou des stratégies, mais d’étudier les dispositifs, pratiques et interactions qui font réellement communauté, et la manière dont elles façonnent les expériences et le sentiment d’appartenance au quotidien.
Axe 3 - Environnements numériques et communautés universitaires
Les dispositifs numériques contribuent à redéfinir les contours des communautés universitaires en permettant des interactions qui s’affranchissent des contraintes géographiques et institutionnelles. Ils participent à l’émergence de communautés étendues, distribuées entre différents espaces (locaux, nationaux et internationaux).
Dans le cadre des alliances européennes, ces environnements numériques jouent un rôle structurant : ils soutiennent les formations conjointes, les mobilités hybrides, ainsi que les interactions quotidiennes entre acteurs issus d’institutions partenaires. A ce titre, ils constituent des espaces privilégiés pour expérimenter de nouvelles formes de « faire communauté » à distance et à l’échelle transnationale, en articulant dynamiques institutionnelles, pratiques pédagogiques et usages ordinaires des outils numériques. Toutefois, ces transformations ne vont pas de soi et invitent à se poser une question centrale : dans quelles conditions les dispositifs numériques permettent-ils de construire des formes durables de sociabilité, d’engagement et d’appartenance au sein de communautés universitaires transnationales, et quelles limites ou tensions ces dynamiques révèlent-elles ?
Ce troisième axe propose ainsi d’analyser les conditions dans lesquelles les environnements numériques participent (ou non) à la construction de communautés universitaires élargies, en s’intéressant aux pratiques, aux usages et aux expériences qu’ils rendent possibles.
Axe 4 - Limites, inégalités et tensions du « faire communauté » en contexte interculturel
Si l’interculturalité est souvent envisagée comme un levier d’intégration et de cohésion, sa mise en œuvre concrète se heurte à un ensemble de contraintes, résistances et inégalités qu’il convient d’interroger. Les politiques d’internationalisation, y compris dans le cadre des alliances européennes, reposent sur des principes d’ouverture, de coopération et de circulation, mais leur appropriation par les acteurs reste inégale et parfois problématique.
Les difficultés liées aux barrières linguistiques, aux écarts de compétences interculturelles, aux contraintes professionnelles ou encore aux inégalités sociales peuvent limiter la participation effective des étudiants et des personnels. De même, certaines injonctions à l’internationalisation peuvent produire des formes de tension entre objectifs institutionnels et réalités de terrain.
Ce quatrième axe propose d’adopter une approche critique du « faire communauté », en mettant en lumière les conditions, les limites et les effets différenciés des dispositifs mis en place, tant au niveau local que dans des configurations transnationales comme les alliances européennes.
Ce colloque vise à ouvrir un espace de dialogue entre chercheurs et praticiens autour des conditions concrètes du « faire communauté » dans un monde académique à la fois globalisé, numérisé et traversé par des tensions. Autour des questionnements associés à ses quatre axes, nous souhaitons interroger les transformations contemporaines de l’enseignement supérieur dans le contexte de l’internationalisation et des dynamiques interculturelles. L’attention portée aux alliances d’universités européennes, aux dispositifs d’internationalisation à la maison, ainsi qu’aux espaces transnationaux et extra-institutionnels, invite à dépasser une conception strictement localisée de la communauté académique pour en saisir les recompositions contemporaines.
Ce colloque prend place dans le cadre des commémorations organisées chaque année par l’Université Clermont Auvergne en hommage aux victimes de la rafle survenue à ClermontFerrand le 25 novembre 1943. Cet événement, qui a marqué durablement l’histoire universitaire et locale, rappelle combien les espaces académiques peuvent être traversés par des logiques d’exclusion, de persécution et de rupture du lien social. En inscrivant ce colloque dans cette mémoire, il s’agit de réaffirmer l’importance de penser l’université comme un espace de refus des discriminations, d’ouverture à l’altérité et de construction du commun. La réflexion sur le « Faire communauté » prend ainsi une dimension à la fois scientifique et éthique : elle invite à interroger les conditions dans lesquelles les institutions d’enseignement supérieur peuvent aujourd’hui favoriser des formes d’appartenance inclusives, fondées sur la reconnaissance, la solidarité et le respect des différences.
Publication prévue
Une publication des articles issus du colloque sera proposée dans la revue K@iros (https://revues-msh.uca.fr/kairos/). Les auteur·rices seront invité·e.s à soumettre, après le colloque, une version développée de leur communication, en vue d’une publication dans un numéro de la revue. Les contributions sélectionnées feront l’objet d’un processus d’évaluation scientifique conforme aux standards académiques en vigueur (expertise en double aveugle). ------------------------------------------
Modalités de participation
Le colloque se déroulera en présentiel les 25, 26 et 27 novembre 2026, à la Maison des Sciences Humaines, 4 rue Ledru, à Clermont-Ferrand (France).
Il n’y a aucun frais d’inscription. Les déjeuners des communicants seront pris en charge.
Modalités de soumission
Les propositions de communication, en anglais, en français ou en espagnol, prendront la forme d’un résumé d’environ 500 mots. Deux types de contributions sont attendus :
- Les propositions à visée scientifique préciseront clairement l’objectif de la recherche, la problématique développée, ainsi que le cadre théorique mobilisé. Les auteurs veilleront également à présenter le terrain étudié, la méthodologie adoptée et les principaux résultats obtenus ou attendus. L’axe du colloque dans lequel s’inscrit la proposition sera annoncé.
- Le colloque est également ouvert à des retours d’expériences et présentations de dispositifs ou de pratiques professionnelles. Ces propositions, qui ne nécessitent pas nécessairement de cadrage théorique explicite, devront néanmoins exposer le contexte de l’action, les objectifs poursuivis, les modalités de mise en œuvre, ainsi que les principaux enseignements tirés de l’expérience.
Chaque proposition devra être accompagnée d’une courte notice bio-bibliographique présentant l’auteur.trice ou les auteurs.trices.
La proposition de communication sera envoyée à l’adresse suivante : colloque.msh@uca.fr
Calendrier prévisionnel
- 12 juin 2026 : Réception des propositions de contributions
- 26 juin 2026 : Réponse aux auteurs
- 30 août 2026 : Confirmation de participation au colloque
- 25-27 novembre 2026 : Colloque. Transmission des consignes de rédaction de la revue K@iros
- 15 décembre 2026 : Date limite de réception des articles pour soumission à la revue K@iros (avant processus d’expertise par la revue)
Université Clermont Auvergne (FRANCE) – November 25-27, 2026
Argument
In an international context marked by the rise of identity-based withdrawal, geopolitical tensions, and political discourses emphasizing border closure and protection, the dynamics of openness and circulation that have long structured the academic sphere are increasingly being called into question. Student and scholarly mobility—historically central to the production and dissemination of knowledge—now take place within social and political environments sometimes shaped by distrust toward otherness.
In this context, higher education institutions (HEIs) appear more than ever as spaces in which forms of intercultural dialogue, cooperation, and mutual understanding can be cultivated. However, the internationalization of higher education cannot be reduced to a mere juxtaposition of administrative, pedagogical, or support mechanisms developed in isolation. Working separately on the reception of international audiences is no longer sufficient: the challenge now is to build community by creating relational and symbolic spaces in which everyone can feel recognized, legitimate, and fully part of both the institution and its surrounding territory. This ambition requires moving beyond a unidirectional logic of reception toward reciprocal dynamics of interaction, in which international participants and local communities alike contribute to the co-construction of practices, meanings, and shared forms of belonging.
From this perspective, interculturality constitutes a central conceptual framework. It does not merely refer to the coexistence of diverse cultures, but to processes of interaction and coconstruction of shared meanings, practices, and values through ongoing dialogue between individuals and collectives. The integration of international students, faculty members, teacherresearchers, researchers, and administrative staff thus involves reciprocal interactions in which institutional, academic, and territorial cultures are themselves questioned and transformed.
The conference, organized at Université Clermont Auvergne (Clermont-Ferrand, France) on November 25–27, 2026, aims to bring together experience-based insights, analyses of initiatives, and theoretical contributions in order to examine what it means to “build community in higher education” in a context of internationalization. It will explore how interculturality can be understood not only as an objective, but also as a structuring process shaping policies, pedagogical practices, and institutional ways of life.
We invite scholars and practitioners from a wide range of disciplines to submit proposals, in French, English, or Spanish, related to one of the following thematic areas:
Theme 1 — Internationalization of Higher Education and the Reconfiguration of Academic Communities
In a context of profound transformation in higher education—marked by the intensification of student and scholarly mobility, the structuring of international cooperation, and the emergence of new European frameworks—higher education institutions (HEIs) are led to rethink their internationalization strategies and revisit their models. In particular, they are increasingly incorporating practices associated with “internationalization at home,” which aims to valorize the cultural and academic diversity present on campuses and to make the presence of international students a resource for the entire community.
At the same time, institutions are redefining their internationalization strategies under the influence of multiple dynamics, including public policies, European programs, academic competitiveness, and international attractiveness. These orientations also rely on incentive mechanisms such as funding schemes, academic recognition, mobility programs, and largescale projects. This has notably contributed to the emergence of European university alliances, which are reshaping frameworks of cooperation by encouraging the development of transnational academic spaces and encouraging institutions to operate on a broader scale.
This first theme seeks to analyze the relationships between institutional strategies, internationalization policies, and the transformation of academic communities, highlighting the conditions under which these policies may contribute to structuring new forms of academic collectives.
Theme 2 — Mediations, Practices, and Experiences of “Building Community”
In an increasingly internationalized and diverse university context, the mere coexistence of groups with different cultural, linguistic, and academic backgrounds is not sufficient to promote a genuine sense of community. Institutions must not only welcome international students but also promote integration, participation, and mutual recognition. A sense of belonging to the academic community relies on concrete interactions, mediation mechanisms, and practices that enable the co-construction of shared meaning. These processes encompass both communicational and symbolic mediations (institutional discourses, collective narratives, initiatives highlighting individual contributions) and more operational and cultural practices (sports, cultural, or associative activities, mentoring, peer support, volunteering), which create everyday opportunities for encounter and cooperation.
Furthermore, the construction of belonging is no longer confined to formal institutional spaces. It unfolds across a plurality of settings, practices, and interactions that often extend beyond institutional boundaries. Forms of community thus develop outside the strict framework of the university, within territorial, associative, or transnational spaces, including local partnerships, civic engagement, hybrid mobility schemes, and inter-institutional collaborations.
Finally, within the context of internationalization and European alliances, these practices raise specific challenges: how can community be built when collectives are geographically dispersed or embedded in transnational arrangements? How can institutional strategies and values be translated into lived and shared experiences for all members?
This second theme focuses on the operational dimension: rather than solely analyzing concepts or strategies, it aims to examine the mechanisms, practices, and interactions through which community is effectively built, and how they shape everyday experiences and senses of belonging.
Theme 3 — Digital Environments and University Communities
Digital technologies are reshaping the boundaries of university communities by enabling interactions that transcend geographical and institutional constraints. They contribute to the emergence of extended communities distributed across multiple spaces (local, national, and international).
Within the framework of European alliances, these digital environments play a structuring role: they support joint programs, hybrid mobility, and everyday interactions among actors from partner institutions. As such, they become key spaces for experimenting with new forms of “building community” at a distance and on a transnational scale, by articulating institutional dynamics, pedagogical practices, and everyday uses of digital tools. However, these transformations are not self-evident and raise a central question: under what conditions do digital environments enable the construction of sustainable forms of sociability, engagement, and belonging within transnational academic communities, and what limits or tensions do these dynamics reveal?
This third theme aims to analyze the conditions under which these digital dispositifs do – or do not – contribute to the development of sustainable ties, forms of sociability, and a shared sense of belonging, by examining how digital environments contribute (or not) to the construction of expanded academic communities, with a focus on the practices, uses, and experiences they make possible.
Theme 4 — Limits, Inequalities, and Tensions in “Building Community” in Intercultural Contexts
While interculturality is often considered a driver of integration and cohesion, its practical implementation faces a range of constraints, resistances, and inequalities that must be critically examined. Internationalization policies, including those developed within European alliances, are grounded in principles of openness, cooperation, and mobility; however, their appropriation by stakeholders remains uneven and sometimes problematic.
Challenges related to language barriers, disparities in intercultural competencies, professional constraints, and social inequalities may hinder the effective participation of both students and staff. Likewise, certain institutional imperatives toward internationalization can generate tensions between strategic objectives and on-the-ground realities.
This fourth theme adopts a critical perspective on “building community,” highlighting the conditions, limitations, and differentiated effects of implemented dispositifs, both at the local level and within transnational configurations such as European alliances.
This conference seeks to open a space for dialogue between researchers and practitioners on the concrete conditions of “building community” in an academic world that is simultaneously globalized, digitalized, and shaped by tensions. Through the questions raised across its four themes, it aims to examine contemporary transformations in higher education in the context of internationalization and intercultural dynamics. Particular attention to European university alliances, internationalization at home initiatives, and transnational as well as extrainstitutional spaces invites us to move beyond a strictly localized understanding of academic communities in order to grasp their contemporary reconfigurations.
This conference is held within the framework of the annual commemoration organized by Université Clermont Auvergne in tribute to the victims of the roundup that took place in Clermont-Ferrand on November 25, 1943. This event, which left a lasting mark on both academic and local history, serves as a reminder that academic spaces can also be shaped by dynamics of exclusion, persecution, and the breakdown of social bonds. By situating this conference within this memorial context, the aim is to reaffirm the importance of conceiving the university as a space that resists discrimination, embraces otherness, and supports the construction of a shared common ground. Reflecting on “building community” thus takes on both a scientific and ethical dimension, inviting us to examine the conditions under which higher education institutions can promote inclusive forms of belonging grounded in recognition, solidarity, and respect for diversity.
Planned Publication
A selection of papers presented at the conference will be considered for publication in the journal K@iros. After the conference, authors will be invited to submit an extended version of their contribution for inclusion in a dedicated issue of the journal. Selected papers will undergo a rigorous peer-review process in accordance with established academic standards (doubleblind review).
Participation Details
The conference will be held in person on November 25–27, 2026, at the Maison des Sciences Humaines, 4 rue Ledru, in Clermont-Ferrand (France).
There is no registration fee. Lunch will be provided for presenters.
Submission Guidelines
Proposals, in English, French, or Spanish, should take the form of an abstract of approximately 500 words. Two types of contributions are invited:
- Research-oriented proposals should clearly state the research objective, the research question, and the theoretical framework. Authors should also present the empirical field, the methodology, and the main results obtained or expected. The conference theme in which the proposal is included will be specified.
- Experience-based contributions (including presentations of initiatives, programs, or professional practices) are also welcome. While these proposals do not necessarily require an explicit theoretical framework, they should describe the way the initiative was carried out, its objectives, implementation modalities, and the main insights derived from the experience.
Each proposal must be accompanied by a short biographical note presenting the author(s).
Proposals should be sent to the following address: colloque.msh@uca.fr
Expected schedule
- June 12, 2026 Proposals due
- June 26, 2026 Notification to the authors
- August, 30 2026 Confirmation of attendance at the conference
- November 25-27, 2026 Conference. Distribution of the editorial guidelines for the journal K@iros
- December 15, 2026 Deadline for receipt of articles for submission to the journal K@iros (prior to the journal’s peer-review process)
Université Clermont Auvergne (FRANCIA) – 25, 26 y 27 de noviembre de 2026
Argumentos
Este coloquio propone interrogar qué significa «hacer comunidad» en un mundo universitario cada vez más internacionalizado, digitalizado y atravesado por tensiones políticas y sociales. Las instituciones de educación superior se conciben como espacios clave de diálogo intercultural, donde la internacionalización no se limita a la gestión de programas, sino que implica la coconstrucción de vínculos, prácticas y valores compartidos.
La interculturalidad se entiende como un proceso relacional que transforma también las culturas institucionales y territoriales. El coloquio aborda cuatro ejes principales: los efectos de las políticas de internacionalización (incluidas las alianzas europeas y la «internacionalización en casa») sobre las comunidades académicas; las mediaciones y prácticas que generan sentimiento de pertenencia; el papel de los entornos digitales en la configuración de comunidades universitarias ampliadas; y las desigualdades, límites y tensiones del «hacer comunidad» en contextos interculturales. Inscrito en las conmemoraciones de la redada del 25 de noviembre de 1943 en Clermont-Ferrand, el encuentro articula así una reflexión científica y ética sobre la universidad como espacio de rechazo de las discriminaciones, apertura a la alteridad y construcción de lo común.
En un contexto internacional marcado por el auge de los repliegues identitarios, las tensiones geopolíticas y los discursos políticos que valoran el cierre o la protección de las fronteras, las dinámicas de apertura y de circulación que durante mucho tiempo han estructurado el espacio académico se ven hoy cuestionadas. Las movilidades estudiantiles y científicas, que constituyen uno de los fundamentos históricos de la producción y difusión de los saberes, se inscriben ahora en entornos sociales y políticos a veces atravesados por lógicas de desconfianza hacia la alteridad.
En este contexto, las instituciones de educación superior (IES) aparecen más que nunca como lugares donde pueden construirse formas de diálogo intercultural, de cooperación y de comprensión mutua. Sin embargo, la internacionalización de la educación superior no puede reducirse a una yuxtaposición de dispositivos administrativos, pedagógicos o de acompañamiento concebidos por separado. No basta con que cada servicio trabaje por su cuenta en la acogida de públicos internacionales: se trata ahora de construir comunidad, creando espacios relacionales y simbólicos en los que cada cual pueda sentirse reconocido, legítimo y plenamente partícipe de la institución y del territorio. Esta ambición implica superar una lógica de acogida unilateral para favorecer dinámicas de interacción recíproca, en las que tanto los públicos internacionales como las comunidades locales participen en la coconstrucción de prácticas, significados y formas de pertenencia compartidas.
Desde esta perspectiva, la interculturalidad constituye un marco conceptual central. No remite únicamente a la coexistencia de culturas diversas, sino a la puesta en relación, a la coconstrucción de significados, prácticas y valores comunes en un diálogo continuo entre individuos y colectivos. La integración de estudiantes, docentes, docentes-investigadores, investigadores y personal administrativo internacionales implica así dinámicas de interacciones recíprocas, en las que las culturas institucionales, académicas y territoriales son a su vez cuestionadas y transformadas.
El congreso organizado en la Université Clermont Auvergne (Clermont-Ferrand, Francia) los días 25, 26 y 27 de noviembre de 2026 aspira a articular retornos de experiencia, análisis de dispositivos y aportes teóricos para interrogar qué significa «hacer comunidad» en un contexto de internacionalización. Se tratará de explorar cómo puede pensarse la interculturalidad no solo como un objetivo, sino como un proceso que estructura las políticas, las prácticas pedagógicas y las formas de vida institucional. Invitamos a los investigadores e investigadoras procedentes de distintos campos disciplinares a proponer comunicaciones, en francés, inglés o español, en relación con uno de los siguientes ejes:
Eje 1 — Internacionalización de la educación superior y reconfiguración de las comunidades académicas
En un contexto de profunda transformación de la educación superior, marcado por la intensificación de las movilidades estudiantiles y científicas, la estructuración de cooperaciones internacionales y la emergencia de nuevos marcos europeos, las instituciones de educación superior (IES) se ven abocadas a repensar sus estrategias de internacionalización y a revisar sus modelos. En particular, integran cada vez más prácticas vinculadas a la «internacionalización en casa», que busca valorizar la diversidad cultural y académica presente en los campus y convertir la presencia de públicos internacionales en un recurso para el conjunto de la comunidad.
Ahora bien, las instituciones redefinen sus estrategias de internacionalización bajo el efecto de múltiples dinámicas: políticas públicas, programas europeos, lógicas de competitividad académica y de atracción internacional. Estas orientaciones se apoyan asimismo en mecanismos de incentivo
(financiaciones, reconocimiento académico, dispositivos de movilidad, proyectos estructurantes). Ello ha dado lugar, entre otras cosas, a la emergencia de alianzas de universidades europeas que contribuyen a reconfigurar los marcos de cooperación, fomentando la construcción de espacios académicos transnacionales e invitando a las instituciones a pensar su acción a una escala ampliada.
Este primer eje tiene por objetivo analizar los vínculos entre estrategias institucionales, políticas de internacionalización y transformaciones de las comunidades académicas, poniendo de relieve las condiciones en las que estas políticas pueden contribuir a estructurar nuevas formas de colectivos universitarios.
Eje 2 — Mediaciones, prácticas y experiencias del «hacer comunidad»
En un contexto universitario cada vez más internacionalizado y diversificado, la simple coexistencia de públicos con trayectorias culturales, lingüísticas y académicas diferentes no basta para producir un verdadero sentimiento de comunidad. Las instituciones deben no solo acoger a los públicos internacionales, sino también favorecer la integración, la participación y el reconocimiento mutuo. El sentimiento de pertenencia a la comunidad universitaria se apoya en interacciones concretas, dispositivos de mediación y prácticas que permiten coconstruir un sentido compartido. Estos procesos incluyen tanto mediaciones comunicacionales y simbólicas (discursos institucionales, narraciones colectivas, iniciativas de valorización de las contribuciones individuales) como prácticas más operativas y culturales (actividades deportivas, culturales o asociativas, mentoría, apadrinamiento, voluntariado), que crean ocasiones de encuentro y de cooperación en la vida cotidiana.
Asimismo, la construcción de un sentimiento de pertenencia ya no se limita a los espacios institucionales formales. Se inscribe en una pluralidad de lugares, prácticas e interacciones que a menudo desbordan las fronteras de la institución. Se despliegan así formas de comunidad más allá del marco estricto de la universidad, en espacios territoriales, asociativos o transnacionales: partenariados locales, compromiso ciudadano, movilidades híbridas, interacciones entre instituciones.
Por último, en el marco de la internacionalización y de las alianzas europeas, estas prácticas plantean desafíos específicos: ¿cómo hacer comunidad cuando los colectivos están ampliados, dispersos geográficamente o implicados en dispositivos transnacionales? ¿Cómo transformar las orientaciones estratégicas y los valores de la institución en experiencias vividas y compartidas por el conjunto de sus miembros?
Este segundo eje se sitúa en el corazón de lo operativo: ya no se trata solo de analizar conceptos o estrategias, sino de estudiar los dispositivos, prácticas e interacciones que realmente hacen comunidad y la forma en que configuran las experiencias y el sentimiento de pertenencia en el día a día.
Eje 3 — Entornos digitales y comunidades universitarias
Los dispositivos digitales contribuyen a redefinir los contornos de las comunidades universitarias al permitir interacciones que se liberan de las constricciones geográficas e institucionales. Participan en la emergencia de comunidades ampliadas, distribuidas entre distintos espacios (locales, nacionales e internacionales).
En el marco de las alianzas europeas, estos entornos digitales desempeñan un papel estructurante: sostienen las formaciones conjuntas, las movilidades híbridas, así como las interacciones cotidianas entre actores procedentes de instituciones asociadas. Se convierten así en espacios privilegiados para experimentar nuevas formas de «hacer comunidad» a distancia y a escala transnacional.
Este tercer eje propone analizar las condiciones en las que estos dispositivos participan (o no participan) en la construcción de vínculos duraderos, formas de sociabilidad y un sentimiento de pertenencia compartido.
Eje 4 — Límites, desigualdades y tensiones del «hacer comunidad» en contexto intercultural
Si bien la interculturalidad se concibe a menudo como un motor de integración y cohesión, su puesta en práctica concreta se enfrenta a un conjunto de constricciones, resistencias y desigualdades que conviene interrogar. Las políticas de internacionalización, incluso en el marco de las alianzas europeas, se apoyan en principios de apertura, cooperación y circulación, pero su apropiación por parte de los actores sigue siendo desigual y a veces problemática.
Las dificultades relacionadas con las barreras lingüísticas, las diferencias en las competencias interculturales, las constricciones profesionales o las desigualdades sociales pueden limitar la participación efectiva del estudiantado y del personal. Del mismo modo, ciertas exigencias ligadas a la internacionalización pueden generar tensiones entre los objetivos institucionales y las realidades del terreno.
Este cuarto eje propone adoptar un enfoque crítico del «hacer comunidad», poniendo de relieve las condiciones, los límites y los efectos diferenciados de los dispositivos implementados, tanto a escala local como en configuraciones transnacionales como las alianzas europeas.
Este congreso pretende abrir un espacio de diálogo entre investigadores e investigadores y profesionales en torno a las condiciones concretas del «hacer comunidad» en un mundo académico a la vez globalizado, digitalizado y atravesado por tensiones. En torno a las cuestiones asociadas a estos cuatro ejes, buscamos interrogar las transformaciones contemporáneas de la educación superior en el contexto de la internacionalización y de las dinámicas interculturales. La atención prestada a las alianzas de universidades europeas, a los dispositivos de internacionalización en casa, así como a los espacios transnacionales y extra-institucionales, invita a superar una concepción estrictamente localizada de la comunidad académica para captar sus recomposiciones contemporáneas.
Este congreso se inscribe en el marco de las conmemoraciones organizadas cada año por la Université Clermont Auvergne en homenaje a las víctimas de la redada ocurrida en Clermont-Ferrand el 25 de noviembre de 1943. Este acontecimiento, que marcó de manera duradera la historia universitaria y local, recuerda hasta qué punto los espacios académicos pueden verse atravesados por lógicas de exclusión, persecución y ruptura del vínculo social. Al inscribir este congreso en esa memoria, se trata de reafirmar la importancia de pensar la universidad como un espacio de rechazo de las discriminaciones, de apertura a la alteridad y de construcción de lo común. La reflexión sobre el «hacer comunidad» adquiere así una dimensión a la vez científica y ética: invita a interrogar las condiciones en las que las instituciones de educación superior pueden hoy favorecer formas de pertenencia inclusivas, basadas en el reconocimiento, la solidaridad y el respeto de las diferencias. ---------------------------------------
Publicación prevista
Se prevé la publicación de los artículos resultantes del congreso en la revista K@iros. Los y las autoras serán invitados a presentar una versión desarrollada de su comunicación, con vistas a su publicación en un número de la revista. Las contribuciones seleccionadas serán sometidas a un proceso de evaluación científica conforme a los estándares académicos vigentes (evaluación por pares en doble ciego).
Modalidades de participación
El congreso se celebrará de forma presencial los días 25, 26 y 27 de noviembre de 2026, en la Maison des Sciences Humaines, 4 rue Ledru, en Clermont-Ferrand (Francia).
No habrá tasas de inscripción. Los almuerzos de los ponentes serán cubiertos.
Modalidades de envío de propuestas
Las propuestas de comunicación, en inglés, francés o español, deberán presentarse en forma de un resumen de unas 500 palabras. Se esperan dos tipos de contribuciones:
- Las propuestas de carácter científico precisarán claramente el objetivo de la investigación, la problemática desarrollada y el marco teórico movilizado. Los y las autoras se asegurarán también de presentar el terreno estudiado, la metodología adoptada y los principales resultados obtenidos o esperados.
- El congreso está igualmente abierto a retornos de experiencia y presentaciones de dispositivos o prácticas profesionales. Estas propuestas, que no requieren necesariamente un encuadre teórico explícito, deberán no obstante exponer el contexto de la acción, los objetivos perseguidos, las modalidades de implementación y las principales enseñanzas extraídas de la experiencia.
Cada propuesta deberá ir acompañada de una breve nota bio-bibliográfica que presente al autor o autores. Las propuestas de comunicación deberán enviarse a la siguiente dirección: colloque.msh@uca.fr
Calendario previsional
- 12 de junio de 2026 Recepción de las propuestas de contribución
- 26 de junio de 2026 Respuesta a las propuestas
- 30 de agosto de 2026 Confirmación de la participación en el coloquio
- 25-27 de noviembre de 2026 Organización del coloquio. Transmisión de las consignas de redacción de la revista K@iros
- 15 de diciembre de 2026 Fecha límite de recepción de los artículos para su envío a la revista K@iros