HomeCrises socio-politiques et diabolisation de l’altérité dans la communication médiatique en Afrique noire francophone
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Published on Thursday, May 21, 2026

Abstract

Dans la majorité des démocraties en Afrique francophone notamment, le Cameroun, le Tchad, le Gabon, la RCA, le Congo, la RDC, la Côte-d’Ivoire, le Togo, le Sénégal, le Burkina-Faso, le Mali et la Guinée Conakry, diverses échéances électorales sont sanctionnées par des contestations électorales marquées par des manifestations violentes. Les médias - la presse écrite, la télévision et les réseaux sociaux numériques - se veulent des canaux au travers desquels sont relayées les différentes informations. Ils sont les constructeurs et les reconstructeurs des conflits du point de vue discursif. Ce projet d’ouvrage naît du constat selon lequel les périodes de crises, qu’elles soient politiques ou socio-culturelles mettent en scène des valeurs où le blâme et la dénégation de l’autre priment sur la décence ou la bienséance.

Announcement

Argumentaire

Dans la majorité des démocraties en Afrique francophone notamment, le Cameroun, le Tchad, le Gabon, la RCA, le Congo, la RDC, la Côte-d’Ivoire, le Togo, le Sénégal, le Burkina-Faso, le Mali et la Guinée Conakry, diverses échéances électorales sont sanctionnées par des contestations électorales marquées par des manifestations violentes. Les médias - la presse écrite, la télévision et les réseaux sociaux numériques - se veulent des canaux au travers desquels sont relayées les différentes informations. Ils sont les constructeurs et les reconstructeurs des conflits du point de vue discursif. Ce projet d’ouvrage naît du constat selon lequel les périodes de crises, qu’elles soient politiques ou socio-culturelles mettent en scène des valeurs où le blâme et la dénégation de l’autre priment sur la décence ou la bienséance. Les discours, tel que décelés dans les médias dépassent le simple dissensus au profit de la criminalisation symbolique de l’adversaire. Il convient, de prime abord, de faire le déblayage conceptuel des lexèmes crise, diabolisation et altérité.

D’abord, le concept de crise est consubstantiel à l’expression d’une défaillance, d’un changement, d’un mouvement périlleux et décisif, d’un trouble. C’est la résultante d’un conflit ou d’un changement brusque qui, du point de vue sociopolitique, altère les relations humaines et interétatiques. On assiste généralement aux crises économiques, politiques et, dans un sens plus large, aux crises socio-culturelles et linguistiques voire l’insécurité linguistique. En effet, « tout contact de langues est potentiellement générateur de conflits linguistiques » (Ebongue et Djoum Nkwescheu, 2018). Le constant préalable est celui des récurrentes crises socio-politiques qui laissent entrevoir un univers africain conflictogène.

Dans les discours, le morphème « crise » est appréhendé en tant qu’archilexème globalisant et récessif qui dénude un univers chaotique dans lequel règnent, les fraudes électorales, la souffrance, la haine, la violence, le népotisme et, entre autres, le favoritisme. Ces désignants d’événements occasionnent des discours impolis, lesquels sont considérés par Bernard Mulo Farenkia comme des « rituels interactionnels en contextes africains » (Mulo Farenkia, 2016). Si dans tout processus de légitimation de soi ou de quête du pouvoir, l’enjeu majeur est de montrer les imperfections de l’autre, on assistera dès lors à une brisure de l’éthique discursive (Amossy, 2014) ou des normes de bienséance. L’adversaire est discursivement diabolisé voire criminalisé. Il s’agit de ce fait d’un acte langagier stimulateur de peur ou de rejet inconditionnel chez l’instance de réception.

Ensuite, la lexie diabolisation est contraire à la décence discursive qui, selon Marie-Anne Paveau (2013), « concerne le rapport direct avec l’autre en discours ». En matière d’impolitesse linguistique, la diabolisation est le côté extrême de la violence verbale. En effet dans le processus de caractérisation de l’autre, l’axe du bien est battu en brèche au profit exclusif de l’axe du mal. L’altérité est loin d’être un simple adversaire pour devenir un criminel, une gangrène, voire un danger digne d’éradication. Donc, la diabolisation est consubstantielle à la criminalisation discursive. En effet, les termes utilisés visent à animaliser ou à classifier l’adversaire politique ou ethnico-culturel dans la catégorie d’instances dangereuses pour la cohésion socio-politique. Les crises au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Mali, au Congo, au Tchad et, entre autres, au Gabon laissent transparaître ce côté animalisant de la désignation de l’autre.

Enfin, le concept d’altérité est tributaire de soi ou de l’autre et peut être singulier ou collectif. Paul Siblot (1998) l’appréhende comme étant une dialectique et un dialogisme de la nomination identitaire. Ce lexème substitue de ce fait un sujet parlant ou un locuteur collectif dans un rapport adversatif avec un interlocuteur singulier précis ou une communauté d’individus. Richard Sabria (1998) parle d’un contrat discursif qui passe par les stratégies de dénomination de l’autre : « dis-moi comment tu m’appelles et je te dirai qui tu es ». Il est question d’un contrat interactionnel via lequel une instance émettrice dont l’idéologie, les traditions et les croyances sont opposées à la vision du monde d’une cible explicitement ou implicitement indexée. Alors, l’altérité, en tant qu’étranger, peut être politique ou tribale. Elle est repérable dans la chaîne discursive par le déploiement d’un lexique particulier, voire des fixations morphémiques et syntagmatiques que Siblot (1998) nomme « lexique identitaire ». Ces observations caractérisent les rapports politiques et culturels houleux qui meublent diverses situations de crise en Afrique noire francophone.

Il convient de dire que cette étude sur les crises n’est pas en soi inaugurale. Il existe, singulièrement, des ouvrages et articles sur les polémiques politiques et identitaires. Cependant, notre objectif est de dépasser le cadre de la simple réprobation pour voir en quoi l’adversaire, dans l’acte discursif, est désigné non seulement comme un incompétent ou un fauteur de trouble, mais aussi comme un scélérat, un incube, un déni voire, un moloch qui sème la terreur. C’est partant des stratégies de dénomination de l’altérité que nous avons décelé cette propension à la dramatisation. Le référent qui devient de plus en plus récurrent dans les discours est la diabolisation de l’altérité.

Ainsi, la principale préoccupation est de montrer comment, à partir de diverses stratégies lexico-sémantiques, argumentatives, sémiotiques, pragmatiques et rhétoriques, en quoi les locuteurs procèdent pour construire l’opinion en période de crise socio-politique. Le postulat est que la norme, considérée comme zone d’encrage de la lexicalisation de l’altérité, constitue l’interface nécessaire entre la productivité en système, la créativité en parole et le positionnement idéologico-tribal. En restant attentif aux considérations conceptuelles inhérentes à l’analyse du discours, il est nécessaire de construire le sens des débats, discours journalistiques et des interactions digitales sous le prisme de la linguistique variationniste, de l’approche conversationnelle, de la rhétorique des passions, de l’argumentation, de la subjectivité émotive et de la sémiotique. Plusieurs faits sont décelés :

  • Le système morphosyntaxique de désignation de l’autre

Dans la communication médiatique en Afrique noire francophone, les questions socio-politiques constituent de plus en plus des référents discursifs où chaque locuteur nomme l’événement en fonction de sa culture ou du savoir sémiolinguistique qu’il engrange au quotidien. Étant donné l’omniprésence d’unités sociolangagières, phraséologiques et morphosyntaxiques dans l’usage du français - du fait du statut psycholinguistique particulier à chaque langue - on se rend compte que « les faits de société et l’actualité électorale sont nommés à partir d’un vocabulaire mixte dans lequel le lexique du français côtoie de termes nouveaux, généralement non codifiés » (Wamba et Atiobou, 2023). Dans la presse écrite, les débats télévisés ou via les réseaux socio-numériques, cette nouvelle scripturalité laisse transparaître une triple crise : la crise sociale, la crise politique et la diabolisation de l’autre.

Le vocabulaire est parfois la voie idoine pour détecter la position du journal/journaliste par rapport à une idéologie politique. Se référant à la dénomination de l’altérité prise comme canal de positionnement dans le journal, Richard Sabria (2001), n’a pas hésité à interpeller tout protagoniste en ces termes : « Dis-moi comment tu m’appelles et je te dirai qui tu es ». Il démontre de ce fait que la simple désignation de l’autre est apte à trahir le rapport euphorique ou dysphorique qu’un énonciateur entretient avec sa cible.

  • La polarisation des idéologies et des identités

L’idéologie repose sur l’ensemble des conceptions partagées par un parti, un groupe social ou une structure économique. C’est un système complet d’interprétation des rapports sociaux. Ce terme ne désigne plus exclusivement un rapport imaginaire des individus à leur existence comme l’a envisagé Louis Althusser. Il est de plus en plus rapproché de la doxa (opinion commune) ou est perçu comme notion généralisante des représentations socio-identitaires. Il est ainsi question des positions que prend le journal par rapport à une idéologie politique précise.

Le positionnement est ainsi un indice de confirmation d’une adhésion ou d’un désaccord face à une idéologie donnée. C’est « le fait qu’à travers l’emploi de tel mot, de tel vocabulaire, de tel registre de langue, de telles tournures, de tel genre de discours, etc., un locuteur indique comment il se situe dans un espace conflictuel » (Maingueneau, 2002). Le positionnement implique préalablement le sujet parlant qui oriente son discours par rapport à une cible et sa vision du fonctionnement de la nation.

  • La figuration des passions

Que ce soit dans un pays ou dans l’autre, les périodes de troubles se veulent des tremplins de délégitimation de l’altérité tant sur le plan socio-culturel que politique. Les différents relayages montrent comment les instances citoyennes, politiques et médiatiques (Charaudeau, 2005), transforment l’information construite en une actualité reconfigurée. L’enjeu majeur est non seulement de valoriser leur positionnement idéologico-tribal, mais aussi de criminaliser ou de diaboliser l’autre tout en incitant une émotion négative chez l’instance cible. Le pôle de déclenchement des événements devient différent du pôle de co-construction des opinions et des identités (Atiobou, 2019 et 2025). Les faits cessent d’être de simples référents socio-politiques et deviennent des alibis pour les règlements de comptes et l’extériorisation de la haine.

En clair, les faits divers, les polémiques politiques (pré et post-électorales) sont des stimuli de libération de rancœurs permettant aux acteurs politiques de disqualifier les instances prises comme adversatives et de provoquer chez le lectorat une révolte à l’encontre de ces dernières. Bien plus, on assiste à des discours qui dépassent le cadre politique pour intégrer le culturel. Cela passe par un fort déploiement de procédés lexicaux et morphosyntaxiques visant à créer des distances entre les ethnies, les tribus, les Régions, les Provinces ou les localités. Les pouvoirs gouvernants ne sont plus des responsables de la décrépitude observée, mais ce sont des contrées entières qui endossent l’entière responsabilité des déviances.

Les propositions devront respecter l’un des trois axes ci-dessous déclinés :

Axe 1 : Lexicalisation/désignation invectivante de l’altérité en situation de crise socio-politique

  1. Variations/créativités lexico-sémantiques des désignations en situation de crise politique
  2. Variations/créativités lexico-sémantiques des désignations en situation de crise identitaires (cultures, ethnies, tribus…)
  3. Analyse lexicométrique des lexèmes dénigrants dans les médias

Axe 2 : Les crises et les passions : une rhétorique de l’invective

  1. La mise en scène de la déliquescence dans les débats digitaux et reportages
  2. Entre figuration et pathos dans le processus de criminalisation de l’adversaire politique
  3. Entre figuration et pathos dans le processus de criminalisation de l’altérité socio-culturelle ou ethnique

Axe 3 : Reconstruction médiatique et dérision : lecture pragmatique et sémiotique

  1. La titraille médiatique au service de la diabolisation et de la dérision
  2. L’invective par l’implicite, zoomorphisme et caricaturisation : lecture sémio-pragmatique
  3. Approche comparée de la construction médiatique de la criminalisation de l’altérité dans quelques pays

Protocole de rédaction

Les propositions, en articles complets n’excédant pas 15 pages, sont en format Word, police Times New Roman. L’article est rédigé selon les normes APA.

A. Structuration du résumé, introduction, corps du texte et conclusion

  • Le résumé et l’abstract (Times New Roman taille 11, interligne simple) doivent ressortir brièvement le contexte de l’étude, la problématique, les méthodes de collecte et d’analyse des données puis, les résultats. Donner cinq mots-clés à la fin.
  • L’introduction (Times New Roman taille 12, interligne 1.5) doit avoir une structure de type entonnoir et ressortir respectivement : la justification du thème qui passe par le contexte et l’intérêt général du sujet ; quitter du problème vers la problématique, formuler les hypothèses ou des objectifs que l’étude cherche à valider, circonscrire le cadre théorique et les outils d’analyse mobilisés.
  • Dans le corps de l’article (en Times New Roman taille 12, interligne 1.5), la construction des sens doit tenir compte des orientations méthodologiques énoncées depuis le résumé. Penser à circonscrire la place de l’article dans le processus de résolution des crises en contexte africain.
  • Pour les articles issus des interactions des réseaux sociaux Facebook, TikTok, Tweeter, Instagram etc., il faut respecter la forme des messages. Ceci convient à privilégier les captures d’écrans bien traitées. NB : positionner l’URL et la date de l’interaction en bas de captures.

Pour les articles issus de la presse écrite, il faut, après chaque référence, préciser le numéro, la date de parution, la page dans le journal. Privilégier surtout la rubrication des références, selon les sous-thèmes, ceci avant toute analyse et interprétation.

  • Pour les articles issus des débats et autres émissions télévisés, spécifier le nom de la télévision, la dénomination de l’émission. Ici, exceptionnellement, il est conseillé d’utiliser des logiciels connus de transformation de l’audio en écrit. Positionner la capture d’écran en cas de lecture sémiotique.
  • La conclusion doit rappeler le cadre et la problématique de l’étude ; faire le bilan des résultats, exposer l’apport théorique de l’étude tout en soulignant objectivement ses limites, dégager les perspectives en vue d’un prolongement éventuel de l’axe abordé.

B. Formes et référencements

    • Avant le résumé

Il faut le titre de l’article (maximum 180 caractères, espaces compris) à la police Times New Roman, interligne simple, taille 14, en gras et centré sur la page. Inscrit en dessous, le nom de l’auteur est en maigre, suivi de son statut professionnel ou académique, du rattachement institutionnel, de son adresse électronique active.

Le corps de l’article (y compris les titres) est ainsi organisé :

  • Ne faire aucun effet de style : pas de saut de page ni de saut de section, pas de double passage à la ligne…
  • Les marges sont à 2,5 cm partout. Mise en page standard.
  • Hiérarchisation du document. 2 niveaux de titre.
  • Numéroter les titres et les sous-titres (1. 1.1. 1.2. ; 2. 2.1. 2.2. etc.).
  • Les titres de niveau 1 sont en gras et alignés à gauche.
  • Les titres de niveau 2 (sous parties) sont en maigre, italique et aligné à gauche.
  • Veiller à toujours préciser les sigles utilisés.
  • Supprimer tous les « bullet points » : merci de faire des phrases complètes.
  • Utiliser des synonymes aussi souvent que possible.
  • Réduire, au maximum, le nombre de notes de bas de page et pas de note visant à référencer.
  • Supprimer les doubles (ou triples) espaces entre les mots.
  • Veiller à toujours respecter les espaces insécables avant (et après) les signes de ponctuation suivants : ? ! ; « »
  • Vérifier toutes les citations de l’article, de même que la graphie des noms propres : Les citations de moins de 4 lignes sont mises entre guillemets et restent dans le corps du texte et les citations de plus de trois lignes sont en retrait, sans guillemets, avec l’interligne simple. NB : Placer les références bibliographiques dans le corps du texte sous cette forme : (Djimeli et Atiobou, 2023 : 15) ; (Lezou Koffi, 2014 : 117) ; (Kouakou, 2024a : 94) etc.
  • Les coupures de mots sont signalées par les crochets : […]. Éviter plus de trois coupures pour la même citation.
  • Les nombres (adjectifs cardinaux) à la morphologie simple sont écrits en toutes lettres et sont en chiffres si la forme est composée.
  • Les siècles sont indiqués de la façon suivante : XVIIIe siècle, XIXe siècle…
  • Accentuer les lettres capitales (À et É)

Les références bibliographiques

Les références complètes doivent être indiquées en fin d’article selon le format APA nouvelle version :

    • Pour un livre :

Fame Ndongo, J. (2006). Médias et enjeux des pouvoirs. Essai sur le vouloir-faire, le savoir-faire et le pouvoir-faire. Presses universitaires de Yaoundé.

Fromilhague, C. et Sancier-Château, A. (2002). Introduction à l’analyse stylistique.

Nathan/VUEF.

    • Pour un article de collectif :

Atse N’cho, J.-B. (2016). Francophonie ivoirienne et créativité lexicale : comment fabrique-t-on les mots en nouchi ?. Dans Raus, R. et Bala, L. (dir.). Sur l’argot au XXIè siècle, (pp. 93-109). Editura Universitaria Craiova.

    • Pour un article avec lien :

Dan Glauser, É. (2014). Le sentiment subjectif. Intégration et représentation centrale consciente des composantes émotionnelles. Dans Sander, D. (dir.). Traité de psychologie des émotions (p.234-268). Dunod. https://doi.org/10.3917/dunod.sande.2014.01.0234.

Tandia Mouafou, J.-J R. (2006). Jeu et enjeu du discours politique au Cameroun. Argumentum. Discours politique et formes symboliques (no5, p. 79-92). https://www.fssp.uaic.ro/argumentum/numarul %205/05_Tandia_Mouafou.pdf.

Les textes sont envoyés en version word conjointement aux adresses suivantes :hermannatiobou@gmail.com et kouakoutchuigwabrice@gmail.com,

avant le 30 août 2026.

Calendrier : résumé puis texte complet

  • Date d’Appel : 15 mai 2026
  • Délai de recevabilité des résumés : 30 août 2026
  • Notification des auteurs : septembre 2026
  • Délai d’envoi des articles complets au Secrétariat de rédaction : 15 janvier 2027
  • Retour des textes aux auteurs après évaluation en double aveugle : 15 février 2027
  • Renvoi définitif des textes : 15 mars 2027
  • Publication de l’ouvrage collectif : 25 mai 2027

Coordination scientifique

Superviseur

  • Pr Jean-Baptiste ATSE N’CHO (Université de Bouaké, Côte d’Ivoire)

Directeurs

  • Dr Hermann ATIOBOU VOUKENG (Université de Bertoua, Cameroun)
  • Dr Brice KOUAKOU TCHUIGWA (Université de Dschang, Cameroun)

Comité scientifique

  • Pr ANGO MEDJO Martin Paul (Université de Yaoundé I, Cameroun)
  • Pr ASSIPOLO Laurrain (Université de Douala, Cameroun)
  • Pr ATANGANA Marie Renée (Université de Bertoua, Cameroun)
  • Pr ATENGA Thomas (Université de Douala, Cameroun)
  • Pr ATSE N’CHO Jean-Baptiste (Université Alassane Ouatara de Bouaké, Côte d’Ivoire)
  • Pr BARHISHI LUHIRIRI Denis (Université Officielle de Bukavu, RDC)
  • Pr DIOUF Ngari (Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Sénégal)
  • Pr DJIMELI T. Alexandre (Université de Dschang, Cameroun)
  • Pr DRAME Mamadou (Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Sénégal)
  • Pr EBA’A Germain Moïse (Université de Yaoundé I, Cameroun)
  • Pr ELOUNDOU ELOUNDOU Venant (Université de Yaoundé 1, Cameroun)
  • Pr ESSIENE Jean-Marcel (Université de Douala, Cameroun)
  • Pr FOTSING MANGOUA Robert (Université de Dschang, Cameroun)
  • Pr IDIATA Franck Daniel (Université Omar Bongo, Gabon)
  • Pr KANTCHOA Laré (Université de Kara, Togo)
  • Pr KENGUE Gaston François (Université de Dschang, Cameroun)
  • Pr LEZOU KOFFI Aimée-Danielle (Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan-Côte d’Ivoire)
  • Pr MUKASH KALEL Timothée (Université de Kinshasa, RDC)
  • Pr MULO FARENKIA Bernard (Cape Breton University, Canada)
  • Pr N’ZAPALI-TE-KOMONGO Gervais (Université de Bangui, RCA)
  • Pr NGAMOUNTSIKA Édouard (Université Marien Ngouabi, Congo)
  • Pr NJOH NKOME Ferdinand (Université de Douala, Cameroun)
  • Pr NOUMSSI Gérard-Marie (Université de Yaoundé I, Cameroun)
  • Pr SISSOKO Moussa (École Normale Supérieure de Bamako, Mali)
  • Pr TANDIA MOUAFOU J.-J. Rousseau (Université de Dschang-Cameroun)
  • Pr TONYE Alphonse (Université de Yaoundé 1, Cameroun)
  • Pr TORONZONI Basile (Université de Kinshasa, RDC)
  • Pr TSOFACK Jean-Benoît (Université de Dschang, Cameroun)
  • Pr WAMBA Rodolphine Sylvie (Université de Yaoundé 1, Cameroun)
  • Pr WEGA SEMEU Abraham (Université de Bamenda, Cameroun)

Secrétariat de rédaction

  • ANDEME ALLOGO Marie-France (Université Omar Bongo, Gabon)
  • ASSANVO Amoikon Dyhie (Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan-Côte d’Ivoire)
  • ASSOMO Achille Cyriac (Université de Bamenda, Cameroun)
  • ATIOBOU VOUKENG Hermann (Université de Bertoua, Cameroun)
  • BAMBA BISSELE Jacquinot (Université de Bamenda, Cameroun)
  • DIATTA Jean Sibadioumeg (Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Sénégal)
  • DODO Jean-Claude (Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, Côte d’Ivoire)
  • ELONG Denis (Université de Yaoundé I, Cameroun)
  • FOYET NGANMO Marie Michèle (Université de Yaoundé 1, Cameroun)
  • GOMBE-APONDZA Guy-Roger Cyriac (Université Marien Ngouabi-Congo)
  • GUECHE FOTSO Hugues (Université de Bamenda, Cameroun)
  • KENGNE Lucie (Université de Dschang, Cameroun)
  • KENGNI Simplice Aimé (Université de Yaoundé I, Cameroun)
  • KETCHIAMEN Hugues Merlin (Université de Yaoundé 1, Cameroun)
  • KOUAKOU TCHUIGWA Brice (Université de Dschang, Cameroun)
  • MINKO MI NGUI Danielle Patricia (Université Omar Bongo-Gabon)
  • NOUBOUOWO NKAMGUIE Raïssa Sandra (Université de Bertoua, Cameroun)
  • OMPOUSSA Virginie (Université Omar Bongo, Gabon)
  • VAHOU Kakou Marcel (Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan-Côte d’Ivoire)

Références bibliographiques

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Date(s)

  • Sunday, August 30, 2026

Keywords

  • crises socio-politiques, diabolisation, altérité, média, afrique noire francophone

Contact(s)

  • Jean-Baptiste ATSE N'CHO
    courriel : jbatse [at] yahoo [dot] fr
  • Hermann ATIOBOU VOUKENG
    courriel : hermannatiobou [at] gmail [dot] com
  • Brice KOUAKOU TCHUIGWA
    courriel : kouakoutchuigwabrice [at] gmail [dot] com

Information source

  • Hermann ATIOBOU VOUKENG
    courriel : hermannatiobou [at] gmail [dot] com

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« Crises socio-politiques et diabolisation de l’altérité dans la communication médiatique en Afrique noire francophone », Call for papers, Calenda, Published on Thursday, May 21, 2026, https://doi.org/10.58079/1693e

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