Élections présidentielles en Afrique. Analyse de la temporalité discursive du fait électoral
Circulations discursives et interdiscours sociopolitiques
Abstract
L’ouvrage se concentre sur les discours produits autour des élections présidentielles africaines dans leur continuité temporelle, depuis l’avant-scrutin jusqu’aux relectures post-électorales. L’élection y est envisagée non comme un instant isolé, mais comme une séquence au cours de laquelle se construisent, circulent, se répètent, se déplacent et s’affrontent des énoncés, des formules, des récits, des images, des preuves et des contre-preuves.
Announcement
Coordination scientifique
Pr Germain Moïse EBA’A, Université de Yaoundé I, Cameroun.
Dr Jacquinot BAMBA BISSELE, Université de Bamenda, Cameroun.
Argumentaire
Les élections présidentielles en Afrique constituent des moments majeurs de cristallisation du politique. Elles ne se réduisent ni à l’acte de vote, ni aux procédures juridiques, ni aux seuls dispositifs institutionnels d’organisation du scrutin. Elles produisent et font circuler divers discours : discours d’annonce et d’investiture, discours de campagne, discours de promesse, discours de légitimation, discours de contestation, discours médiatiques, discours citoyens et productions numériques. À ce titre, elles offrent un observatoire privilégié des imaginaires du pouvoir, des formes de conflictualité politique, des stratégies de persuasion et des luttes pour la légitimité.
L’intérêt scientifique du présent ouvrage collectif tient à ce déplacement du regard. Il ne s’agit pas seulement de demander qui gagne ou qui perd une élection, ni de mesurer uniquement le degré de conformité institutionnelle d’un scrutin. Il s’agit d’interroger ce que les élections font aux discours et ce que les discours font aux élections. Les discours préparent le scrutin, construisent les figures du candidat et de l’adversaire, organisent l’adhésion ou la défiance, donnent sens aux résultats, justifient la victoire, contestent la défaite et prolongent la mémoire politique de l’événement électoral.
Dans cette perspective, l’analyse du discours, l’argumentation, la rhétorique, la pragmatique et la communication politique offrent des instruments particulièrement féconds. Ruth AMOSSY permet de penser l’argumentation comme dimension constitutive du discours ; Patrick Charaudeau éclaire les mécanismes de persuasion, de légitimation et de séduction propres au discours politique ; Dominique Maingueneau invite à analyser l’articulation entre le texte, l’institution et la scène d’énonciation. Chaïm Perelman et Lucie Olbrechts-Tyteca rappellent que l’argumentation vise l’adhésion d’un auditoire ; Marie-Anne Paveau permet enfin d’intégrer les productions technodiscursives et numériques à l’analyse des formes contemporaines du politique.
L’ouvrage entend également faire ressortir la pertinence d’un ancrage africain des analyses. Les travaux d’Achille Mbembe montrent combien le politique africain se donne à lire comme un univers de signes, de mises en scène et de représentations de l’autorité. Ceux de Francis B. Nyamnjoh soulignent le rôle des médias dans la production du sens politique, des appartenances et des luttes de visibilité. Nanjala Nyabola, à partir du cas kenyan, montre comment les plateformes numériques reconfigurent les formes contemporaines de la participation politique, de la contestation et de la circulation des récits électoraux.
Les travaux récents consacrés aux élections en Afrique confirment la nécessité d’une approche discursive resserrée. Les analyses de Nanourougo Coulibaly sur le discours électoral, les travaux consacrés à la rhétorique électorale en Afrique francophone, ainsi que les recherches de Céline Bikpo et Aimée-Danielle Lezou Koffi sur les dimensions sociales, culturelles et politiques des élections invitent à saisir l’élection comme un phénomène sémiotique, argumentatif, médiatique et mémoriel.
Le présent ouvrage se concentre donc sur les discours produits autour des élections présidentielles africaines dans leur continuité temporelle, depuis l’avant-scrutin jusqu’aux relectures post-électorales. L’élection y sera envisagée non comme un instant isolé, mais comme une séquence au cours de laquelle se construisent, circulent, se répètent, se déplacent et s’affrontent des énoncés, des formules, des récits, des images, des preuves et des contre-preuves.
Problématique
La question centrale de l’ouvrage peut être formulée ainsi : comment les discours produits avant, pendant et après les élections présidentielles africaines fabriquent-ils, contestent-ils et reconfigurent-ils la légitimité politique ?
Cette problématique se décline en trois tensions majeures : la tension entre légalité électorale et légitimité politique ; la tension entre discours institutionnels, discours partisans, discours médiatiques, discours citoyens et discours numériques ; enfin, la tension entre la clôture officielle du scrutin et la persistance post-électorale des controverses, accusations, preuves, mémoires et récits concurrents.
Hypothèse générale
L’hypothèse générale qui fonde l’ouvrage est la suivante : les élections présidentielles africaines ne prennent pleinement sens que lorsqu’elles sont analysées comme des processus discursifs continus. Les discours préélectoraux préparent les cadres d’interprétation du scrutin ; les discours de campagne intensifient la confrontation des offres politiques ; les discours post-électoraux reconfigurent la vérité du scrutin, la légitimité des acteurs et la mémoire politique collective.
Objectifs de l’ouvrage
L’objectif général de l’ouvrage est d’analyser les élections présidentielles africaines comme des séquences discursives continues, traversées par des stratégies de persuasion, de légitimation, de contestation, de médiatisation et de remémoration. Plus spécifiquement, l’ouvrage vise à décrire les formes de construction, de circulation et de contestation de la légitimité politique ; à identifier les stratégies rhétoriques, argumentatives, pragmatiques, médiatiques et numériques à l’œuvre dans le discours électoral ; à examiner le rôle des médias et des réseaux socionumériques dans la transformation du fait électoral ; et à comprendre les crises post-électorales comme des conflits de vérité, de preuve, de reconnaissance et de mémoire.
Corpus retenu
Les contributions devront porter exclusivement sur des corpus discursifs directement liés aux élections présidentielles africaines. Chaque contribution devra être rattachée à une séquence présidentielle identifiable, située dans un pays africain donné ou dans une comparaison explicitement justifiée.
1. Temporalité préélectorale
1-1) Corpus privilégiés
Discours d’annonce, investitures, déclarations de candidature, discours de partis, communiqués institutionnels, premiers cadrages médiatiques.
1-2) Exemples de données attendues
Déclarations publiques, interviews, communiqués, articles de presse, extraits de meetings préliminaires, publications numériques annonçant ou cadrant la candidature.
2. Temporalité de campagne électorale
2-1) Corpus privilégiés
Slogans, professions de foi, débats, meetings, affiches, clips, spots, interviews, contenus numériques officiels ou militants.
2-2) Exemples de données attendues
Transcriptions de meetings, professions de foi, captures de supports publics, publications Facebook, X, TikTok, YouTube et/ou WhatsApp liées à la campagne présidentielle.
3. Temporalité de campagne électorale
3-1) Corpus privilégiés
Discours de victoire ou de défaite, recours, contentieux, accusations de fraude, appels à la paix, protestations, traitements médiatiques des résultats.
3-2) Exemples de données attendues
Communiqués, décisions commentées, déclarations de partis, articles de presse, vidéos, hashtags, commentaires et prises de position liés aux résultats.
Résultats attendus
L’ouvrage devrait aboutir à une compréhension renouvelée de l’élection présidentielle africaine comme processus discursif, symbolique et médiatique. Il devrait permettre d’établir une cartographie des principales stratégies de persuasion, de légitimation, de polémique et de contestation ; de mettre au jour les circulations entre discours politiques, médiatiques, institutionnels, citoyens et numériques ; et de mieux comprendre les crises post-électorales comme des conflits de vérité, de preuve et de légitimité.
Les contributions attendues devront produire des analyses empiriquement fondées, méthodologiquement explicites et théoriquement situées. Elles pourront intéresser chercheuses et chercheurs, enseignantes et enseignants, étudiantes et étudiants, les journalistes, les observateurs électoraux, les acteurs institutionnels et les analystes de la communication politique africaine.
Axes de recherche
Les contributions devront s’inscrire dans l’un des axes suivants. Chaque proposition devra maintenir un lien explicite avec la problématique de la temporalité discursive du fait électoral présidentiel.
Axe 1. Préélectoral, candidatures et construction des légitimités
Discours d’annonce, investitures, « appels du peuple », déclarations de candidature, ethos présidentiels, récits de continuité ou d’alternance, cadrages médiatiques initiaux, mémoires des scrutins antérieurs et premières formes de polarisation du débat public.
Axe 2. Campagne électorale, rhétorique et confrontation argumentative
Slogans, professions de foi, meetings, débats, affiches, clips, promesses, attaques, contre-attaques, figures de l’adversaire, stratégies de disqualification, appels au peuple, mobilisations des affects et mises en scène de l’autorité politique.
Axe 3. Médias, réseaux socionumériques et circulation des discours
Presse, radio, télévision, plateformes numériques, hashtags, vidéos, commentaires, mèmes, viralité, désinformation, contre-information, récits militants et formes contemporaines de technodiscours électoral.
Axe 4. Post-électoral, preuve, contestation et reconfiguration du sens
Discours de victoire, d’investiture ou de défaite, accusations de fraude, recours, contentieux, rhétoriques de la preuve, appels à l’apaisement, protestations, mémoires concurrentes du scrutin et relectures post-électorales de la légitimité politique.
Protocole de rédaction des articles
Les articles seront rédigés sous Microsoft Word, en Times New Roman, corps 12, interligne 1,5. La longueur attendue est comprise entre 10 et 12 pages, bibliographie comprise, sauf indication contraire de la coordination.
1. Page de garde. La page de garde indiquera le titre complet de l’article, le nom de l’autrice ou de l’auteur, son affiliation institutionnelle, son adresse électronique, un résumé en français et un résumé/abstract en anglais, chacun suivi de cinq mots-clés. Une notice biobibliographique de cinq lignes maximum présentera les domaines de recherche et les principales publications.
2. Subdivisions. Les subdivisions de l’article, à l’exception de l’introduction, de la conclusion et de la bibliographie, seront titrées et numérotées en chiffres arabes selon la logique suivante : 1. ; 1.1. ; 2. ; 2.1. Les numérotations en chiffres romains, les tirets de subdivision et les systèmes alphanumériques sont à éviter.
3. Tableaux et illustrations. Les tableaux, figures et illustrations seront numérotés de manière continue et appelés dans le corps du texte. Tout élément graphique devra être intégré au texte ou fourni dans un fichier séparé en haute résolution ; dans ce dernier cas, son emplacement devra être clairement indiqué. Les autrices et les auteurs s’assureront de disposer des droits nécessaires pour toute illustration reproduite.
4. Notes de bas de page. Les notes de bas de page seront réservées aux précisions explicatives, aux compléments définitionnels, aux extraits d’entretiens et aux développements secondaires. Elles ne doivent pas se substituer au système de référence bibliographique dans le corps du texte.
5. Citations et ponctuation. Les références intégrées au texte préciseront le nom de l’auteur, l’année de publication et la page ou les pages citées. Elles respecteront le modèle auteur-date, soit (Auteur, année) ou (Auteur, année, p. xx) pour les citations directes. Exemple : (Eba’a, 2019) ou (Eba’a, 2019, p. 10). Les citations de quatre lignes ou plus seront mises en retrait d’un centimètre à gauche et à droite, sans guillemets, et séparées du texte par un saut de ligne avant et après. La ponctuation finale sera placée après les guillemets fermants, la parenthèse de référence ou l’appel de note. Les citations en langue étrangère seront accompagnées d’une traduction en note.
6. Ouvrages cités
La bibliographie finale, intitulée « Ouvrages cités », ne retiendra que les références effectivement citées dans l’article et sera classée par ordre alphabétique. Elle respectera la norme APA 7e édition. On écrira : Nom de famille, Initiale du prénom. (année). Titre. Éditeur. Les titres d’ouvrages et les titres de revues sont en italique. Pour les ressources en ligne, le lien URL/DOI est indiqué à la fin de la référence lorsque la source est consultable en ligne.
- Pour un livre : Bikpo, C., & Lezou Koffi, A.-D. (2021). Considérations sociales, culturelles et politiques sur les élections en Afrique. L’Harmattan.
- Pour un article : Bamba Bissele, J. (2023). De la production de l’imaginaire sociodiscursif de la souveraineté populaire dans le discours politique du président Paul Biya. Dans G. M. Eba’a, G. Noumssi, & G. Medjo (dir.), La langue française face à la mondialisation : une question d’identité, de normativité et d’ouverture (pp. 391–403). Pygmies.
- Pour une ressource en ligne : Charaudeau, P. (2009). Le discours de manipulation entre persuasion et influence sociale. Actes du colloque de Lyon. https://www.patrick-charaudeau.com/Le-discours-de-manipulation-entre.html
NB : les lettres capitales doivent être accentuées : État, Élection, À propos, etc.
Modalités de soumission
Les propositions comprendront un titre provisoire, un résumé de 300 à 400 mots, cinq mots-clés, l’indication de l’axe retenu, une brève présentation du corpus, une notice biobibliographique de cinq lignes maximum et les coordonnées complètes de l’autrice ou de l’auteur, ou des autrices et auteurs.
Les propositions et les articles complets seront envoyés en version Word aux adresses indiquées à la fin de l’appel. Ils feront l’objet d’une évaluation scientifique. Les autrices et auteurs retenus s’engagent à respecter les consignes éditoriales et les délais fixés par la coordination de l’ouvrage.
Calendrier
- Publication de l’appel à contributions : 1er juin 2026
- Date limite de réception des résumés : 1er juillet 2026
- Notification d’acceptation des résumés : 15 juillet 2026
- Date limite de réception des articles complets : 15 septembre 2026
- Retour des évaluations : 15 octobre 2026
- Renvoi des articles corrigés : 30 octobre 2026
- Publication prévue de l’ouvrage : janvier 2027
Adresses d’envoi
Les propositions de contribution et les articles complets seront envoyés simultanément, en version Word, aux adresses suivantes :
- jacquinotbamba342@gmail.com
- electionsafriquediscours@gmail.com
- WhatsApp : +237 677 95 89 06 / (+237 ) 691462778 (WhatsApp)
Comité scientifique
- Abraham WEGA SIMEU (Université de Bamenda, Cameroun) ;
- Aimée-Danielle LEZOU KOFFI (Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire) ;
- Alphonse Joseph TONYE (Université de Yaoundé I, Cameroun) ;
- Amma ABRAFI ADJEI (University of Education, Winneba, Ghana) ;
- Bernard MULO FARENKIA (Cape Breton University, Canada) ;
- Chantal NTSAMA ESSENGUE (Université de Yaoundé I, Cameroun) ;
- Christophe D. ATANGANA KOUNA (Université de Yaoundé I, Cameroun) ;
- Dominique MAINGUENEAU (Sorbonne Université, France) ;
- Édouard NGAMOUNTSIKA (Université Marien-Ngouabi, Congo) ;
- Ernest VEYU (Université de Yaoundé I, Cameroun) ;
- Frans van EEMEREN (Université d’Amsterdam, Pays-Bas) ;
- Gérard-Marie NOUMSSI (Université de Yaoundé I, Cameroun) ;
- Germain Moïse EBA’A (Université de Yaoundé I, Cameroun) ;
- Jacques EVUNA (Université de Yaoundé I, Cameroun) ;
- Jean-Baptiste ATSE N’CHO (Université de Bouaké, Côte d’Ivoire) ;
- Jean-Marie YOMBO (Université de Bertoua, Cameroun) ;
- Laurain ASSIPOLO (Université de Douala, Cameroun) ;
- Mamadou DRAME (Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Sénégal) ;
- Marc ANGENOT (McGill University, Canada) ;
- Marcel ESSIENE (Université de Douala, Cameroun) ;
- Marie-Anne PAVEAU (Université Sorbonne Paris Nord, France) ;
- Mark BOLAK FUNTEH (Université de Bamenda, Cameroun) ;
- Naima YETTOU (Université Mostefa Ben Boulaïd, Batna 2, Algérie) ;
- Nanourougo COULIBALY (Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire) ;
- Nicoline AGBOR TABE (Université de Bamenda, Cameroun) ;
- Ruth AMOSSY (Université de Tel-Aviv, Israël) ;
- Teun A. van DIJK (Universitat Pompeu Fabra / Centre for Discourse Studies, Espagne) ;
- Venant ELOUNDOU ELOUNDOU (Université de Yaoundé I, Cameroun) ;
- Wissam BITARI (Université Cadi Ayyad, Marrakech, Maroc).
Comité de lecture
- Abraham SOUSSIA (Université de Maroua, Cameroun) ;
- Aimé Simplice KENGNI (Université de Yaoundé I, Cameroun) ;
- Amandine OMGBA AKOUMOU (Université de Yaoundé I, Cameroun) ;
- Bénédith Léonie TIEBOU (Université de Douala, Cameroun) ;
- Carlos Hugues GUECHE FOTSO (Université de Bamenda, Cameroun) ;
- Clébert A. NJIMENI NJIOTANG (Université de Maroua, Cameroun) ;
- Cyriac Achille ASSOMO (Université de Yaoundé I, Cameroun) ;
- Denis ELONG (Université de Yaoundé I, Cameroun) ;
- Édouard DJOB LI KANA (Université de Douala, Cameroun) ;
- Gilles BARO (University of the Witwatersrand, Afrique du Sud) ;
- Herman ATIOBOU VOUKENG (Université de Bertoua, Cameroun) ;
- Isabelle Valérie DEMGNE (Université de Yaoundé I, Cameroun) ;
- Jacques Deboheur KOUKAM (Université Paris Nanterre, France) ;
- Jacquinot BAMBA BISSELE (Université de Bamenda, Cameroun) ;
- Jean-Baptiste NDJOH OLITE (Université de Yaoundé I, Cameroun) ;
- Linda MANG’ENI (University of Nairobi, Kenya) ;
- Marie Michelle NGANMO FOYET (Université de Yaoundé I, Cameroun) ;
- Olive Danielle MOUASSO (Université de Douala, Cameroun) ;
- Peter SSERUBIDDE (University of Ghana, Ghana) ;
- Zacharie-Blaise MFONZIE (Université de Bamenda, Cameroun).
Références bibliographiques indicatives
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Places
- Yaoundé, Cameroon
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- élections, présidentielles, politique
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- Jacquinot Dr BAMBA BISSELE
courriel : jacquinotbamba342 [at] gmail [dot] com
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To cite this announcement
« Élections présidentielles en Afrique. Analyse de la temporalité discursive du fait électoral », Call for papers, Calenda, Published on Thursday, June 04, 2026, https://doi.org/10.58079/16c2a
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