HomeLes répercussions du redéploiement des activités d'exploitation des ressources naturelles sur la relation des Autochtones au territoire
Les répercussions du redéploiement des activités d'exploitation des ressources naturelles sur la relation des Autochtones au territoire
Colloque ACFAS 2013
Published on Friday, January 04, 2013
Summary
Announcement
Argumentaire
L’exploitation des ressources naturelles contribue au développement économique et social au Québec, au Canada et ailleurs dans le monde. Cette exploitation connait des cycles et varie en fonction des fluctuations de l'offre et de la demande. Aujourd’hui, l’augmentation des besoins des pays émergents relance l’exploitation des ressources naturelles dans des régions où elle avait ralenti. Au Canada, c’est l’exploitation des sables bitumineux, en Russie c’est celle du gaz naturel, en Amérique du Sud ce sont les développements forestiers et hydroélectriques qui s’intensifient. À ces activités spécifiques, il faut ajouter la relance de l’industrie minière qui a lieu un peu partout. Les industries extractives induisent des effets de boom and bust qui nuisent à la fois aux communautés autochtones et aux collectivités non-autochtones. Au Québec, au cours des deux dernières décennies, le repli du secteur minier et la crise endémique du secteur forestier avaient fragilisé l’économie des régions dont l’économie repose en partie sur ces deux secteurs, exacerbant ainsi les conflits entre l’État et les Autochtones. Aujourd’hui, on assiste à une reprise en force du développement des industries extractives que le gouvernement, comme c’est le cas dans d’autres pays, veut favoriser en facilitant l’accès aux territoires autochtones.
Depuis l’annonce du Plan Nord, un des projets de relance de l’industrie extractive parmi les plus médiatisés du moment, plusieurs colloques ont été organisés pour s’interroger sur les répercussions du boom actuel sur les communautés autochtones. L’objet du présent colloque est de s’appuyer sur ce qui a déjà été fait pour approfondir un des impacts potentiels de cette nouvelle forme de colonisation des territoires autochtones. Il s’agit de voir, en mettant en perspective l’expérience québécoise, comment l’intensification des activités d’extraction ou leur restructuration, notamment dans le cas des activités forestières et hydroélectriques, affectent la relation que les Autochtones entretiennent au territoire et aux autres acteurs qui agissent sur ce territoire.
Les thèmes développés dans ce colloque seront structurés autour de plusieurs axes, notamment :
1) Les migrations. Il s’agit de comprendre comment les déplacements occasionnés par les embauches sur les chantiers et les longs séjours loin de la communauté d’appartenance nuisent à l’ancrage communautaire et territorial des Autochtones, notamment des jeunes. On se demandera aussi si le boom économique qui a lieu dans les villes minières provoque parmi les Autochtones un mouvement de migration vers les centres urbains. On se demandera si, et comment, ces migrations vers les centres urbains compromettent les rapports entre Autochtones et Allochtones au sein des villes nordiques.
2) Le deuxième champ de questionnement portera sur les répercussions des activités minières sur les pratiques traditionnelles de chasse, de pêche et de cueillette ainsi que sur les rassemblements sur les territoires familiaux et sur les activités de partage et de guérison.
3) Le troisième volet portera sur les enjeux politiques et juridiques liés à la question des droits territoriaux. On se demandera si le regain d’activité économique et ses répercussions sur l’environnement impliquent une réactivation ou, au contraire, une mise entre parenthèses des revendications politiques et territoriales. On s’intéressera aussi à l’augmentation des inégalités, notamment en termes de capacité à assurer une gouvernance efficace et un aménagement durable du territoire, tant pour les nations signataires d’ententes politiques que pour celles qui ne le sont pas.
Conditions de soumission
La proposition comportera un titre (180 signes espaces compris), un résumé de 1500 signes (espaces compris) et cinq mots-clefs au maximum.
Veuillez également indiquer votre prénom, nom, statut, affiliation, courriel et coordonnées.
Date limite : 31 janvier 2013
Responsables scientifiques
- Thibault Martin Ph.D., Professeur et Titulaire, Chaire de recherche du Canada sur la gouvernance autochtone du territoire Département des sciences sociales
Université du Québec en Outaouais
Thibault.martin@uqo.ca
(1) 819 595 3900 (2210)
- Gonzalo Bustamente, Candidat au doctorat, Université du Québec en Outaouais et, Université de la Frontera (Chili) Busg03@uqo.ca
- Laurence Boutinot, Chercheure au Centre de Coopération Internationale de la Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD) UR 105. laurence.boutinot@cirad.fr
(33) 4 67 59 37 56
Subjects
Places
- 844 Rue Paradis, Sainte-Foy
Quebec City, Canada (G1V 4J5)
Date(s)
- Thursday, January 31, 2013
Keywords
- Autochtone, plan nord, industries extractives, mines, Québec, Canada
Contact(s)
- Thibault Martin
courriel : thibault [dot] martin [at] uqo [dot] ca - Gonzalo Bustamente
courriel : busg03 [at] uqo [dot] ca - Laurence Boutinot
courriel : laurence [dot] boutinot [at] cirad [dot] fr
Information source
- Thibault Martin
courriel : thibault [dot] martin [at] uqo [dot] ca
License
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To cite this announcement
« Les répercussions du redéploiement des activités d'exploitation des ressources naturelles sur la relation des Autochtones au territoire », Call for papers, Calenda, Published on Friday, January 04, 2013, https://calenda.org/233877