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Music and Gender

Musique et genre

Current State of Research

État des recherches actuelles

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Published on Friday, July 17, 2015 by Céline Guilleux

Summary

Ce colloque propose d'aborder les questions encore relativement peu étudiées en France touchant aux rapports entre musique et genre. Si la France a été pionnière, dans le domaine des études littéraires féministes avec notamment une autrice comme Hélène Cixous, elle semble être restée plutôt en retrait par rapport aux développements que ces questions ont connus dans les pays anglo-saxons – notamment avec les travaux associés aux approches dites de la new musicology (aux USA) ou de la critical musicology (en Grande Bretagne). Nous entendons organiser ce colloque non seulement dans le but d'établir un état des lieux des recherches actuelles sur le sujet, mais aussi pour donner un élan et une visibilité accrue à ce domaine de recherche en France et dans les pays francophones.

This conference aims to bring together scholars from both the local and international communities to address issues related to music and gender that remain relatively under-researched in France. Although France has been a pionneer in the field of feminist literary studies, including works by author Hélène Cixous, it seems to stay on the sideline in comparison with the developments of these issues in English-speaking countries–including some of the research associated with approaches loosely called “new musicology” (USA) or “critical musicology” (UK). We intend to organize this conference to not only establish a picture of the current state of  research on the subject, but also give an impetus and an increased visibility to this area of research in France and french-speaking countries.

Announcement

Argumentaire

Ce colloque propose d'aborder les questions encore relativement peu étudiées en France touchant aux rapports entre musique et genre. Si la France a été pionnière, dans le domaine des études littéraires féministes avec notamment une autrice comme Hélène Cixous[1], elle semble être restée plutôt en retrait par rapport aux développements que ces questions ont connus dans les pays anglo-saxons – notamment avec les travaux associés aux approches dites de la new musicology  (aux USA) ou de la critical musicology (en Grande Bretagne). On note pourtant un intérêt croissant pour ces questions avec les contributions d'un certain nombre de chercheu-rs-euses francophones[2]. Notons également que l’ouvrage classique de 1991 de Susan McClary vient d’être traduit[3].

En dépit de leurs diversités et de leurs spécificités, les approches musicologiques, qu'on tend souvent à regrouper de façon informelle sous les termes de « musicologie féministe », d' « études musicologiques de genre », de queer musicology[4], etc., ont souvent en commun d'étudier les différentes façons dont les constructions sociales et les modes de représentation touchant à la distribution de rôles genrés peuvent affecter la pratique et le contenu musical, ainsi que les discours et les regards que l'on porte sur la musique. Elles interrogent également les processus par lesquels ces pratiques peuvent participer à la construction d'identités sexuées et genrées au sein d'un système social de domination androcentrique et hétéronormatif. Ces approches impliquent souvent la remise en question d'un certain nombre de présupposés et de tenants épistémologiques sur lesquels s'appuie la recherche musicologique traditionnelle.

D’une manière générale, notre environnement social et culturel est fondé sur des modes de différentiations établis sur la base de distinctions de genre imprégnant et affectant d'une façon ou d'une autre la plupart des activités et comportements sociaux, y compris la musique. Comme le  rappelle Walser, les constructions musicales sont puissantes, dans la mesure où elles se donnent pour naturelles et non-construites. On vit la rhétorique musicale, en apparence en dehors de tout référent social, comme quelque chose de pur, de personnel et de subjectif,...[5] Et pourtant cette impression de « naturel » dépend de nos réponses souvent inconscientes et conditionnées à des systèmes discursifs complexes qui se sont développés historiquement et socialement en tant que pratiques spécifiques. Ce n'est pas seulement les paroles ou l'imagerie visuelle, mais la musique elle-même qui participe à la construction d’expériences genrées. Certains paramètres compositionnels spécifiques, que ce soit le rythme, les hauteurs, l'harmonie, le timbre sont porteurs de significations, d'autres en tant que structures sémiotiques musicales complexes et mutables propres à la tradition musicale occidentale dont l'origine peut remonter à plusieurs siècles.

De telles significations opèrent dans des contextes sociaux structurés à travers des catégories politiques tels que le genre, les classes ou les catégorisations racialisantes. Les significations musicales par conséquent sont inséparables des constituants fondamentaux de la réalité sociale. Les études musicologiques de genre se rattachent au large mouvement d'approches musicologiques apparues au cours des années 1980/1990 et visant à éclairer le contenu des œuvres musicales à la lumière des significations sociales et politiques qui les environnent et les traversent. Ces approches s’inscrivent donc en faux contre les discours traditionnels qui tendent à présenter la musique comme un objet pur, autonome, détaché de toute contingence sociale ou politique et réservé à la recherche analytique et historiographique. Elles recoupent d'une certaine manière les analyses sociales comme celles d’un Bourdieu[6] qui étudient les déterminismes sociaux traversant les pratiques et les modes de consommation artistiques.

Nous entendons organiser ce colloque non seulement dans le but d'établir un état des lieux des recherches actuelles sur le sujet, mais aussi pour donner un élan et une visibilité accrue à ce domaine de recherche en France et dans les pays francophones.

Axes thématiques

Parmi les différentes pistes qui seront proposées, notons les axes suivants:

1. Genre et contenu musical

Quand on aborde la question des représentations genrées et sexistes en musique, il est fréquent qu'on s'attache en premier lieu à analyser ce qui est le plus perceptible: les textes chantés, les clips, les discours, les tenues vestimentaires ou tout simplement les différents comportements sociaux au sein de la scène musicale considérée. C'est en ce sens que nombre de travaux sociologiques ont abordé cette question. Mais on occulte souvent que c'est aussi dans le matériau musical lui-même que peuvent s'inscrire ces codes. Car si les questions de rapports de genre peuvent s'observer en premier lieu dans les comportements se déployant autour de la musique, elles peuvent aussi s'insinuer dans la pratique musicale elle-même, notamment à travers sa dimension expressive. Ce premier axe de réflexion abordera donc les différentes façons dont la musique peut véhiculer des significations genrées, que ce soit à travers ses différents paramètres compositionnels ou à travers l'interaction de la musique avec d'autres média.

2. Genre et processus de subjectivation

L'écoute et la pratique de la musique génèrent souvent des sensations, des affects, des images, etc. La musique canalise des forces, des flux d'intensités et déploie une constellation de significations (expressives, sociales, politiques,...) qui peuvent d'une manière ou d'une autre participer à la construction d'identités, de rapports aux corps, aux sentiments, au désir, etc. À cet égard, on ne peut négliger l'impact des constructions genrées en musique sur la façon dont les auditeurs et les musiciens bâtissent leurs rapports au monde. La musique, en effet, peut influencer et même participer à la façon dont les auditeurs construisent et définissent leurs sensations les plus intimes[7]. Sachant combien la canalisation et la normalisation des processus de constructions touchant au genre, à la sexualité et au désir sont cruciales dans le maintien hégémonique des structures de domination et de marginalisation, il paraît nécessaire de s'intéresser à la façon dont la musique peut activement participer à la formation d'expériences et d'identités genrées et/ou sexuées, qu'elles se conforment ou s'émancipent des attendus sociaux. Il sera, par exemple, question de la représentation, de la mise en œuvre et de la construction même du corps, ou encore, des différents modèles de ce que l’on peut appeler « sensibilité », que la notion de genre peut éclairer, et qui prennent chair musicalement.

3. La place des femmes et des diversités sexuelles en musique

Eu égard à la musique du passé, nombre de travaux de musicologie « féministe » ont été amené à interroger la question des canons établis de la musique de répertoire et d'éclairer dans quelle mesure les femmes avaient été largement évacuées del'historiographie musicale et des études musicologiques d'une façon plus générale. Au delà des seules considérations historiques, les problématiques touchant à la visibilité des femmes et au sérieux prêté à leurs compétences, que ce soit en tant que compositrices ou instrumentistes, restent encore d'actualité. Si la situation des femmes a bien entendu évolué depuis le XIXe siècle, la visibilité et l'accès à des postes de pouvoir ou de prestige restent encore compliqués de nos jours. Que dire de la surreprésentation masculine au sein du Groupe de recherches musicales, par exemple? Que dire de la sous-représentation des femmes accédant à un poste de soliste dans les orchestres, de la place des femmes au sein des formations jazz (autre que la place de chanteuse)[8], de la visibilité et du sérieux accordés aux femmes dans les scènes rock, rap, metal, techno, etc. ? Ce troisième axe propose donc d'aborder la vaste question de la place des femmes dans la pratique musicale, l’histoire de la musique, les institutions musicales ou l’enseignement musical. Les perspectives de cet axe peuvent s'entendre plus largement aux questions touchant au domaine des queer studies en ce qui concerne la visibilité et la place des diversités sexuelles et de genre. 

4. Genre et épistémologie

Dans une perspective méta-discursive et auto-réflexive, ce quatrième axe propose d'interroger les différents positionnements et discours vis-à-vis des pratiques musicales. Car les réflexions épistémologiques qu'introduisent les études de genre impliquent aussi une nécessaire analyse critique des outils, concepts et modes de représentations sur lesquels les différents discours sur la musique et de son environnement s'appuient. Elles impliquent aussi une prise de conscience du regard historiquement et socialement situé du/ de la chercheu-r-se/théoricien-ne. On ne peut pas occulter le fait que les constructions de l'identité sexuelle et de genre des aut-eur-rices puissent affecter leurs dispositions, leurs regards, leurs discours, voire leurs outils d'analyse. On sait que nombre d'écrits notamment théoriques utilisent des images ou des terminologies genrées (thèmes, cadences masculines ou féminines, par exemple). Cet axe d'étude entend examiner, entre autres, l'usage de termes genrés dans les descriptions techniques, théoriques ou esthétiques de la musique que ce soit dans les discours académiques ou plus généralement musicographiques. Il s'agit d'étudier comment les constructions sociales de la masculinité et de la féminité ont pu imprégner la façon de penser ou de décrire la musique, ainsi que la manière dont ils participent plus globalement à la pérennisation de modes de représentation genrés au niveau social.

Références

[1] Cixous Hélène, Le Rire de la Méduse (1975), in Le Rire de la méduse et autres ironies, Paris, Galilée, 2010. Rappelons qu’Hélène Cixous a fondé le Centre d'études féminines (Université Paris 8) dès 1974.

[2] Voici quelques références : CESSAC Catherine, Elisabeth Jacquet de La Guerre, une femme compositeur sous le règne de Louis XIV, Arles, Actes Sud, 1995; CLEMENT Catherine, L’Opéra ou la défaite des femmes, Paris, Grasset 1979; Collectif, Pascale Criton, Ensemble 2e2m, 2000; ESCAL Françoise, ROUSSEAU-DUJARDIN Jacqueline, Musique et différence des sexes, Paris, L’Harmattan, 1999; LAUNEY Florence, Les compositrices en France au XIXème siècle, Paris, Fayard, 2006; PREVOST-THOMAS, Cécile, RAVET Hyacinthe, RUDENT Catherine (éd.), Le féminin, le masculin et la musique populaire d’aujourd’hui, Paris, Observatoire Musical Français, 2005; LEGRAND Raphaëlle, « Libertines et femmes vertueuses : l'image des chanteuses d'opéra et d'opéra – comique en  France au XVIIIe siècle », in MARQUIÉ  Hélène, BURCH Noël (éd.), Émancipation sexuelle ou  contrainte des corps ?, Paris, L'Harmattan, 2006, p. 157-175; LYON Marianne, HUOT Guy (éd.), Les Femmes et la création musicale, Paris, Conseil International de la Musique/Centre de Documentation de la Musique Contemporaine, 2002; RAVET Hyacinthe, Musiciennes: Enquête sur les femmes et la musique, Paris, Éditions Autrement, 2011.

[3] McCLARY Susan, Feminine Endings, Music, Gender and Sexuality, University of Minnesota Press, 1991, p. 54. Traduction française : Ouverture féministe : musique, genre, sexualité, traduit de l’anglais par Catherine Deutsch et Stéphane Roth, Paris, Philharmonie de Paris/La rue musicale, 2015.

[4] Bien que les recherches des études de genre et des queer studies puissent parfois s'entrecroiser, ces domaines de recherches ont bien entendu leurs spécificités propres.

[5] WALSER, Robert,« Forging Masculinity », Running with the Devil, Power, Gender and Madness,Weyleya University Press, Middleton, 1993, p.113 .

[6] Bourdieu Pierre, La Distinction. Critique sociale du jugement, Paris, Minuit, 1979.

[7] McCLARY Susan, op.cit., p.112-113.

[8] PELLEGRINELLI Lara, « Separated at birth : Singing and the History of Jazz » in RUSTIN Nichole T., TUCKER Sherrie (éd.) Big Ears: Listening for Gender in Jazz Studies, Duke University Press, 2008, pp. 31-47.

Modalités de soumission

Les propositions de communication, se positionnant par rapport aux quatre axes précédemment énoncés, doivent être envoyées

avant le 15 octobre 2015

à duhautpas_frederick AT hotmail (point) com.

Elle devront comprendre:

  • un abstract français ou anglais (5000 signes espaces compris au maximum)
  • une brève notice biographique (1500 signes maximum espaces compris au maximum).

La réponse sera notifiée avant le 31 octobre. Les notifications et instructions seront envoyées à l'adresse fournie au moment du dépôt de l'abstract.

Le colloque aura lieu à l’Université Paris 8 les 3 et 4 décembre 2015. Il accueillera des conférencier-ère-s invité-e-s ainsi que des communications sur la base de cet appel, sélectionnées par le comité scientifique.

Inscription

L’inscription au colloque est libre.

Publication

Des actes de colloque seront publiés.

Organisation

Direction scientifique

  • Frédérick Duhautpas

Comité scientifique

  • Hélène Marquié (Legs, Université Paris 8),
  • Frédérick Duhautpas (Musidanse, Université Paris 8),
  • Makis Solomos (Musidanse, Université Paris 8),
  • Joël Heuillon (Musidanse, Université Paris 8),

plusieurs autres chercheuses devraient prochainement rejoindre le comité.

Argument

This conference aims to bring together scholars from both the local and international communities to address issues related to music and gender that remain relatively under-researched in France. Although France has been a pionneer in the field of feminist literary studies, including works by author Hélène Cixous[1], it seems to stay on the sideline in comparison with the developments of these issues in English-speaking countries–including some of the research associated with approaches loosely called “new musicology” (USA) or “critical musicology” (UK). And yet, there’s been a growing interest in these issues lately in France with the contributions of a certain number of french-speaking researchers[2]. We also note that Susan McClary's 1991 classic book has recently been translated into french[3]. 

Despite their diversity, the musicological approaches loosely grouped together under appelations such as “feminist musicology” or “musicological gender studies” often analyze the different manners by which social constructions and modes of representations touching on the distribution of gender roles can affect the practice and the musical content as well as music's discourses and modes of perception. They also study the process by which these practices can participate in the construction of sex and gender identities within a social system of androcentric and heteronormative domination. These approaches often question a certain number of epistemological assumptions upon which traditional musicology had relied.

The musicological gender studies related to the above-mentioned movements of musicological approaches appeared in the 1980s/1990s and aimed to shed light on musical content with issues touching on social and political significations. These approaches take issue with traditional discourses that tend to view music as a pure, autonomous object free of any social or political agency, and mainly reserved for analytical and historiographical research. In many respects, these approaches may intersect social analyse like those found in Bourdieu’s studies[4] of the social determinism that penetrates artistic practices and modes of consumption.

We intend to organize this conference to not only establish a picture of the current state of  research on the subject, but also give an impetus and an increased visibility to this area of research in France and french-speaking countries.

Main themes

Among the different paths we propose to explore, the following axes will be considered:

1. Gender and musical content

This first axis will focus on the issues of gendered and sexist representations in music. When this type of issue is addressed, it is frequently to analyze the most salient aspects of it : lyrics, video clips, discourses on music, the style of dress, or the social behaviors noticed in the considered musical scene and/or culture. It is in this sense that many sociological works have addressed the issue. However, these representations can also be encoded in the musical material itself. Indeed, although the issues of gender can be observed in the diverse behaviours surrounding music, they also can penetrate in the musical practice itself and influence it, including its expressive dimension. This section of the conference will consider the diverse ways in which gendered significations can be conveyed in the musical content through diverse compositional parameters such as timbre, rhythm, pitch, chords, etc. or more complex semiotic combinations.

2. Gender and processes of subjectification

Music often generates sensations, emotional responses, images, and so on. It channels forces and streams of intensity and conveys a constellation of significations (expressive, social, political, etc.) , which can participate in the construction of identities, and relationships with the body, with feelings, with desire, etc. In this respect, one cannot neglect the impact that gender constructions in music can have on the manner in which listeners and musicians build their relationships with the world. As a matter of fact, music can influence and even participate in the manner in which the listeners construct and define their most intimate sensations[5]. Understanding how the channeling and the normalization of the process of construction touching gender, sexuality, and desire are instrumental in maintaining the hegemonic structures of social dominations and marginalization, it is necessary to explore the ways in which music can actively participate in the formation of gendered and sexual experiences or identities, whether they conform to or diverge from social expectations. This axis will address the various ways in which music may influence these experiences and participate in the identity construction.

3. The place of women and of sexual and gender diversities in music

In regard to the music of the past, many works of feminist musicology have considered issues of the established historical canons of classical music to determine to what extent women have largely been excluded from musical historiography and from musicological studies in general. Beyond historical considerations, issues touching women's visibility as composers or performers are still topical. Although women's status has obviously evolved since the ninetheenth century, issues concerning visibility and access to positions of power or prestige remain subject to interrogation and concern.

This third axis of reflection will consequently focus on the place and visibility of women in  musical practice, the history of music, musical institutions, and music education. The perspectives of this axis may be extended to issues touching the field of queer studies, concerning the visibility and place of gender and sexual diversities.

4. Gender and epistemology

In a metadiscursive and autoreflexive perspective, this fourth axis proposes to examine the different positionings and discourses regarding musical practices. Indeed, the epistemological reflections introduced by gender studies imply a necessary critical analysis of the tools, concepts, and modes of representations on which the different discourses concerning music and its contextual environment depend. These reflexions imply an awareness of the historically and socially situated positioning of the researcher or theoretician. It cannot be disregarded that constructions of the sexual and gendered identities of the authors can affect their dispositions, their outlooks, their discourses, and even their tools for analysis. For instance, many works, including theoretical works, are known for using gendered images or terminologies (masculine/feminine themes or endings, for example). This axis of study intends to examine, inter alia, the use of gendered terms in the technical, theoretical, and aesthetic descriptions of music found in scholarly or musicographic discourses. It will question how social constructions of masculinity and femininity have pervaded the ways of thinking about or of describing music, as well as the manners by which these constructions can participate more globally in the sustainability of gender representations on the social level.

Notes

[1]   Cixous Hélène, Le Rire de la Méduse (1975), in Le Rire de la méduse et autres ironies, Paris, Galilée, 2010. Hélène Cixous created the Centre d'études féminines (Université Paris 8) in 1974.

[2]   Here are a few references: CESSAC Catherine, Elisabeth Jacquet de La Guerre, une femme compositeur sous le règne de Louis XIV, Arles, Actes Sud, 1995; CLEMENT Catherine, L’Opéra ou la défaite des femmes, Paris, Grasset 1979; Collectif, Pascale Criton, Ensemble 2e2m, 2000; ESCAL Françoise, ROUSSEAU-DUJARDIN Jacqueline, Musique et différence des sexes, Paris, L’Harmattan, 1999; LAUNEY Florence, Les compositrices en France au XIXème siècle, Paris, Fayard, 2006; PREVOST-THOMAS Cécile, RAVET Hyacinthe, RUDENT Catherine (éd.), Le féminin, le masculin et la musique populaire d’aujourd’hui, Paris, Observatoire Musical Français, 2005; LEGRAND Raphaëlle, « Libertines et femmes vertueuses: l'image des chanteuses d'opéra et d'opéra–comique en France au XVIIIe siècle », in MARQUIÉ  Hélène, BURCH Noël (éd.), Émancipation sexuelle ou contrainte des corps ?, Paris, L'Harmattan, 2006, p. 157-175; LYON Marianne, HUOT Guy (éd.), Les Femmes et la création musicale, Paris, Conseil International de la Musique/Centre de Documentation de la Musique Contemporaine, 2002; RAVET Hyacinthe, Musiciennes: Enquête sur les femmes et la musique, Paris, Éditions Autrement, 2011.

[3]   McCLARY Susan, Feminine Endings, Music, Gender and Sexuality, University of Minnesota Press, 1991.

     French translation: Ouverture féministe : musique, genre, sexualité, translated by Catherine Deutsch and Stéphane Roth, Paris, Philharmonie de Paris/La rue musicale, 2015.

[4]  Bourdieu Pierre, La Distinction. Critique sociale du jugement, Paris, Minuit, 1979.

[5]  McCLARY Susan, op.cit., pp.112-113.

Procedures for the paper submissions

Proposals addressing issues related to one or more of the above-mentioned axes should be sent

before October 15, 2015

to the following adress: duhautpas_frederick AT hotmail (dot) com.

Proposals must include:

  • an abstract in French or in English that may not exceed 5000 characters including spaces.
  • a brief biographical sketch that may not exceed 1500 characters including spaces.

Applicants will receive a response to their proposals by October 31. Notices and instructions will be sent to the e-mail address provided at the time of abstract submission.

The conference will take place the 3rd and 4th december at the Paris 8 University. It will receive communications from keynote speakers as well as selected proposals based for this call to papers.

Registration

The conference registration is free.

Publication

Proceedings will be published.

Organisation

Musidanse, Université Paris 8

Scientific direction

  • Frédérick Duhautpas

Scientific committee

  • Hélène Marquié (Legs, Université Paris 8),
  • Frédérick Duhautpas (Musidanse, Université Paris 8),
  • Makis Solomos (Musidanse, Université Paris 8),
  • Joël Heuillon (Musidanse, Université Paris 8).

Other researchers should join the committee soon.

Places

  • Université Paris 8
    Saint-Denis, France (93)

Date(s)

  • Thursday, October 15, 2015

Keywords

  • musique, musicologie, genre, contenu musical, processus de subjectivation, femme, homme, diversité sexuelle

Contact(s)

  • Frédérick Duhautpas
    courriel : duhautpas_frederick [at] hotmail [dot] com

Reference Urls

Information source

  • Frédérick Duhautpas
    courriel : duhautpas_frederick [at] hotmail [dot] com

To cite this announcement

« Music and Gender », Call for papers, Calenda, Published on Friday, July 17, 2015, https://calenda.org/335269

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