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The notion of the "autchthonic" in contemporary literature and the visual arts

La notion d’« autochtonie » dans la littérature et les arts visuels contemporains

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Published on Thursday, June 16, 2016

Summary

La création autochtone littéraire et visuelle est en ébullition depuis le début des années 2010. Un des aspects les plus marquants de ce dynamisme artistique est l’affirmation des artistes autochtones sur la scène internationale. Mais que signifie être un artiste « autochtone » au XXIe siècle ? Force est de reconnaître que la notion d’« autochtonie », qui renvoie à la fois à des dimensions culturelles, géopolitiques et historiques, fait l’objet d’importants débats parmi les artistes et les théoriciens autochtones et allochtones. Ce numéro de Captures aura pour objectif d’éclairer les débats actuels entourant la notion d’« autochtonie » dans le champ des arts visuels et de la littérature.

 

Since early 2010, there has been an explosion of Indigenous literary and artistic production. One of the most striking features of this creative upsurge is the international recognition of Indigenous artists. But what does it mean to be an “Indigenous” artist in the 21st century? It must be acknowledged that the notion of “Indigeneity”—its cultural, geopolitical, and historical meanings—is the subject of considerable debate among Indigenous and non-Indigenous artists and theorists. This issue of Captures seeks to shed light upon current debates surrounding the concept of “Indigeneity” in the fields of literature and the visual arts.

Announcement

Argumentaire

La création autochtone littéraire et visuelle est en ébullition depuis le début des années 2010. Un des aspects les plus marquants de ce dynamisme artistique est l’affirmation des artistes autochtones sur la scène internationale. Mais que signifie être un artiste « autochtone » au XXIe siècle ? Force est de reconnaître que la notion d’« autochtonie », qui renvoie à la fois à des dimensions culturelles, géopolitiques et historiques, fait l’objet d’importants débats parmi les artistes et les théoriciens autochtones et allochtones.

On constate tout d’abord qu’il n’existe aucune définition officielle de l’autochtonie, seulement des critères communs aux différents peuples autochtones (l’occupation ancestrale du territoire, la marginalisation au sein de la culture majoritaire, la continuité culturelle et linguistique, le sentiment d’appartenance). Les institutions internationales (Nations Unies, Organisation internationale du travail) ne souhaitent pas proposer une définition trop rigide de l’autochtonie afin de respecter la diversité des peuples autochtones à l’échelle planétaire. Dans le domaine de l’art et de la littérature, les choses varient grandement d’un pays à un autre. Au Canada et au Québec, les institutions artistiques s’en tiennent à une définition souple de l’autochtonie qui accorde une large place au critère d’auto-identification. Aux États-Unis, par contre, l’Indian Arts and Crafts Act exige depuis 1990 de faire la preuve d’une ascendance autochtone reconnue par l’État américain pour pouvoir exposer en tant qu’ « Indian Artist ».

Au-delà des questions de lignage, l’usage du terme autochtone continue de susciter des débats dans la sphère artistique et littéraire. Certains chercheurs rejettent purement et simplement cette notion qui renvoie selon eux à un essentialisme racialiste. D’autres, s’interrogent sur la pertinence d’accoler encore le qualificatif « autochtone » à des auteurs et des artistes contemporains dont l’œuvre, reconnue internationalement, n’est en aucune façon réductible à leur identité culturelle. À l’opposé de ces positions critiques et dubitatives, plusieurs jugent que l’essentialisme qui sous-tend la notion est nécessaire pour résister à l’acculturation néocoloniale. Dans le sillage de ces débats, artistes et théoriciens autochtones et allochtones débattent de la pertinence d’utiliser certaines notions alternatives plus aptes à faire ressortir la dimension contemporaine de la création autochtone : indigène, « post-indien », aborigène, native

Ce numéro de Captures, qui sera composé de contributions de théoriciens, d’artistes et d’auteurs autochtones et allochtones, aura pour objectif d’éclairer les débats actuels entourant la notion d’« autochtonie » dans le champ des arts visuels et de la littérature. Les différentes contributions pourront prendre la forme de textes théoriques, d’études de cas consacrées à des œuvres ou à des événements artistiques ou encore d’entretiens. Elles rendront également compte de la nouvelle effervescence de la création autochtone contemporaine.

Modalités pratiques d'envoi des proposition

 Nous invitons les auteurs intéressés par ce thème à envoyer un résumé de 250 mots ainsi qu’un court curriculum vitae à Jean-Philippe Uzel (uzel.jean-philippe@uqam.ca)

au plus tard le 15 septembre 2016.

Lesarticles inédits (d’un maximum de 6000 mots, notes incluses) devront être envoyés le1er juin 2017 et seront soumis à une lecture par les pairs en double aveugle. Le numéro paraîtra dans le courant du printemps 2018.

Direction scientifique

Jean-Philippe Uzel

Argument

 Since early 2010, there has been an explosion of Indigenous literary and artistic production. One of the most striking features of this creative upsurge is the international recognition of Indigenous artists. But what does it mean to be an “Indigenous” artist in the 21st century? It must be acknowledged that the notion of "Indigeneity"—its cultural, geopolitical, and historical meanings—is the subject of considerable debate among Indigenous and non-Indigenous artists and theorists.

First, it should be noted that there is no official definition of Indigeneity, but rather certain criteria common to all Indigenous peoples, including the occupation of ancestral lands, marginalization within a majority culture, cultural and linguistic continuity, and a sense of community belonging. International institutions, such as the United Nations and the International Labour Organization, tend to avoid rigid definitions of Indigenousness out of respect for the worldwide diversity of Indigenous peoples. In Canada and Quebec, art institutions have also adopted a flexible definition of Indigeneity, placing greater emphasis on self-identification. In the US, however, the Indian Arts and Crafts Act of 1990 requires Indigenous people to prove membership in a government-recognized tribe before they may exhibit as an “Indian artist.”

Beyond the issue of tribal ancestry, the use of the term Indigenous continues to generate debates in artistic and literary spheres. Some scholars reject the notion entirely, claiming that it amounts to a racialist essentialism. Others question the relevance of classifying internationally renowned writers and contemporary artists as “Indigenous” when their work is in no way reducible to their cultural identity. On the other side of such critical perspectives are those who see the essentialism behind the concept of Indigeneity as an integral part of resisting neo-colonial assimilation. In the wake of these and similar debates, Indigenous and non-Indigenous artists and theorists have begun arguing for alternative concepts, such as “Postindian,” Native, Neo-Native, and Aboriginal, which might better reflect the contemporary dimension of Indigenous creation.

This issue of Captures seeks to shed light upon current debates surrounding the concept of “Indigeneity” in the fields of literature and the visual arts. It will include contributions from Indigenous and non-Indigenous scholars, writers, and artists that emphasize the recent proliferation of contemporary Indigenous creation. These contributions may take the form of theoretical texts, case studies of specific works or artistic events, and interviews.

Submission guidelines

Authors interested in this theme are invited to send a 250-word abstract and a short CV to Jean-Philippe Uzel (uzel.jean-philippe@uqam.ca)

for September 15, 2016.

The original articles (a maximum of 6 000 words, footnotes included) should be sent by June 1, 2017, and will be submitted to a double-blind peer review. The issue will be published in the spring of 2018.

Editor

  • Jean-Philippe Uzel

Date(s)

  • Thursday, September 15, 2016

Keywords

  • autochtonie, artiste autochtone, identité, art contemporain

Contact(s)

  • Jean-Philippe Uzel
    courriel : uzel [dot] jean-philippe [at] uqam [dot] ca

Information source

  • Jean-Philippe Uzel
    courriel : uzel [dot] jean-philippe [at] uqam [dot] ca

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« The notion of the "autchthonic" in contemporary literature and the visual arts », Call for papers, Calenda, Published on Thursday, June 16, 2016, https://calenda.org/370190

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