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Calenda - The calendar for arts, humanities and social sciences

The representation of Africans and people of African descendancy in school manuals

Représentations des Africains et personnes d’ascendance africaine dans les manuels scolaires

Afro-decolonial perspectives - practical and theoretical issues

Perspectives afro-décoloniales. Enjeux pratiques et théoriques

*  *  *

Published on Wednesday, September 07, 2016 by Céline Guilleux

Summary

Ce colloque a plusieurs objectifs. L'objectif principal est d'interroger la représentation des personnes d'ascendance africaine dans les manuels scolaires et de réflechir à la création de manuels scolaires dans lesquels ces populations seraient repésentées à leur juste valeur au sein d'une histoire pluriverselle. La rencontre questionnera toutes les disciplines et tentera d'établir un réel dialogue interdisciplinaire. Enfin, il sera question de la mise en place d'équipes de travail et de réflexion qui se réuniront après le colloque pour continuer le travail ébauché durant la rencontre.

Announcement

Argumentaire

« Assis dans la classe, plusieurs questions me tracassent. J'ai 10 ans, et déjà, beaucoup de choses me dépassent. J'apprends l'histoire d'un pays qui me paraît si loin. Et selon certains ne serait pas le mien. Dans les bouquins je ne trouve quasiment rien sur l'endroit d'où je viens. Avec mes camarades de classe, on parle créole à voix basse. Paskè yo di nou kréyòl sé ba vyé nèg ki pa fè lékòl[1].

J'apprends l'histoire des grands hommes de ce pays lointain, qu'il me sera plus difficile de suivre les mêmes chemins. Certains disent que mon teint serait un frein pour aller loin. Voilà deux mois que j'ai pris mon envol, vers cette métropole, étudier sur les bancs de l'école. J'ai vingt ans et le seul bémol, c'est cette drôle d'impression bien assez folle, d'être un enfant illégitime de cette mère patrie, à propos de laquelle je me rappelle avoir tant appris. Et en contre partie, semble faire fit d'une partie de l'histoire qui nous lit. Serait-ce une méprise? Mes enseignements auraient-ils manqués de franchise, vu que certains me disent: saches d'où tu viens pour être sûr de ce que tu vises...

Aujourd'hui, j'y vois un peu plus clair, même si, il reste beaucoup à faire, je me dis, que si je veux avancer je ne peux pas vivre dans le passé, même s'ils ont voulu l'effacer. Aujourd'hui, je suis fier de ce que je suis, le passé est derrière, mais ne tombera jamais dans l'oubli, même si les choses ont changés grâce aux combats qui ont été menés, le chemin a été tracé, le combat ne fait que commencer, sé kréyòl ka palé fransé[2]... »[3]

La musique est souvent plus performative que n’importe quel texte théorique ! E.sy Kennenga est un chanteur français de la Martinique. Toutefois, E.sy aurait pu être mexicain, péruvien, panaméen, cubain, espagnol, portugais, italien, sénégalais, togolais, gabonais..., car sa chanson-témoignage-revendication, raconte ce que les Afro-caribéens, les Afro-mexicains, les Afro-péruviens, les Européens « d’origine » africaine, les Africains… vivent dans leur très grande majorité quand ils ouvrent un livre scolaire que ce soit d’histoire, d’espagnol, d’anglais, de mathématiques, de technologie… : un rapport schizophrénique à la nation (DUBOIS 2007, N’DEYE 2008), c’est-à-dire la conscience d’exister en tant que sujet afro/africain dans une société qui nie-occulte-escamote-oblitère (GLISSANT) cette existence. Il faut alors faire preuve de subterfuge, de détour, d’aliénation consentie ou ressentie, dans tous les cas de résistances multiples et variées pour comme le fait E.sy Kennenga continuer à avancer malgré tout…

Mais il reste ce goût amer d’être « un enfant illégitime » et cette impression de « ressentir un truc de fou », car « une part de mon histoire me semble tout à coup un peu flou, l'impression qu'on ne me dit pas tout, de mon histoire on m'a caché un grand bout »[4]…

Et pour les Africains, même s’il n’y a pas forcément ce rapport schizophrénique, il y a le sentiment de vivre avec des schèmes de pensée importés depuis les anciennes métropoles, héritage colonial toujours présent. Alors même s’il peut exister des différences de perspectives entre l’Afrique et les populations d’ascendance africaine, elles restent liées par les mêmes paradigmes de colonialités hérités de 1492 : colonialité de l’être, du savoir et du pouvoir.

Ce colloque a la prétention assumée de renverser ces paradigmes de colonialité. Les renverser depuis une perspective afro-décoloniale, c’est-à-dire en intégrant les lectures théoriques des études décoloniales à partir de positionnements africains et afrodiasporiques. Pour la Caraïbe et les Amériques cela suppose d’adopter une grille de lecture transatlantique afrodiasporique, c’est-à-dire, la prise en compte méthodologique et théorique de la transversalité des phénomènes, de pratiques sociales et culturelles issus des sociétés afro-latino-américaines avec d’autres issus des contextes africains, européens parce qu’ayant été forgé dans le creuset de la Traite, de l’Esclavage et de la Colonisation et de ces conséquences dans la construction des sociétés contemporaines.

En ce qui concerne le continent africain, il s’agira de se défaire des habits mentaux coloniaux pour proposer des lectures des phénomènes socio-historiques depuis des réalités africaines. Des ambigüités de l’exercice de la justice jusqu’aux pratiques non marchandes, en passant par les arts traditionnels et les multilinguismes, diverses dimensions du social africain peuvent porter une critique de la modernité européocentrée et donner à voir des similarités « magiques et critiques » avec l’afro-diaspora.

Là encore les deux espaces sont complémentaires et se rejoignent dans le « passage du milieu » (DESLAURIERS 2000). Peut-on élaborer des manuels scolaires africains sans intégrer l’afro-diaspora ? Et inversement, peut-on écrire des manuels scolaires américains, caribéens sans insérer une histoire de l’Afrique ?

Le « pari mélancolique » (BENSAÏD 1997) de ce colloque est d’arriver à construire une généalogie reconnectée entre ces différents espace-temps et de réinsérer toutes ces histoires dans l’histoire pluriverselle (DUSSEL 1994, 2005) de l’Humanité où toutes les composantes sont représentées à leur juste valeur.

[1] Parce qu’on nous a dit que le créole c’est pour les vieux Nègres qui n’ont pas été à l’école.

[2] C’est le Créole qui parle français.

[3] E.sy Kennenga « Un truc de fou » https://www.youtube.com/watch?v=m6DaDuGshpE

[4] Refrain de la chanson d’E.sy kennenga.

Vision pédagogiques et thématiques

Ce colloque se veut être un espace où la théorie et la pratique vont réellement dialoguer pour faire en sorte que quelque chose de concret émane de la rencontre. En outre, l’un des objectifs affichés est d’asseoir les bases de la construction de manuels scolaires dans lesquels les populations d’ascendance africaine et africaines seront représentées à leur juste valeur. Conscients des difficultés que cela comporte, il va de soi que dans un premier temps, il s’agira sans doute de créer des supports numériques plus à même d’être diffusés plus largement. Par conséquent, sortira de ce colloque un plan de travail à moyen terme pour atteindre cet objectif.

Concernant l’approche pédagogique, seront privilégiées des interventions sous forme d’ateliers collaboratifs, c’est-à-dire des ateliers où le thème abordé sera présenté par un participant et versé au débat collectif afin que chacun puisse enrichir les réflexions pratico-théoriques. Il va de soi qu’aucune intervention ne doit être lue mais amenée sous une forme qui puisse être réappropriée par les différents participants dans une perspective collaborative. La présentation, dans cette optique, sera le résultat final obtenu après débat. Le temps de présentation est fixé à 30 minutes, suivi d’un échange collaboratif de 1 heure et d’une mise en commun de 15 minutes. La mise en commun devra être un dépassement de la présentation initiale et devra présenter des pistes de travail pour l’élaboration des futurs manuels d’enseignement.

Exemple d’atelier collaboratif :

La représentation des personnes d’ascendance africaine dans les manuels scolaires d’enseignement de l’espagnol.

  1. Présentation synthétique de l’état des lieux de la question
  2. Etude de deux ou trois séquences de manuels scolaires. Analyse critique
  3. Mise en commun : proposition de pistes de nouvelles séquences incluant des supports afro

Par ailleurs, les réflexions pratiques ne peuvent aller sans les réflexions théoriques. Dans ce cadre, il est prévu le matin des séances plénières de réflexions épistémologiques sur la thématique du colloque (manuels scolaires et perspectives afrodécoloniales).

Chaque fin de journée sera clôturée par un compte-rendu des différents ateliers. Chaque atelier devra nommer un porte-parole qui fera le compte-rendu de son atelier.

La dernière après-midi du colloque sera consacrée à l’élaboration du plan de travail pour la création des dits manuels scolaires :

  • Dans chaque domaine, création d’une équipe qui réfléchira à l’élaboration d’un manuel spécifique et tricontinental.
  • Dégager les grands thèmes qui serviront de points de rencontre dans les manuels
  • Fixer un chronogramme de rencontres pour chaque équipe

Le colloque est ouvert au monde académique et scientifique mais également aux praticiens de la pluriversalité culturelle du monde artistique et associatif.

Dates et lieu

Université Gaston Berger, Saint Louis du Sénégal, département d’études ibériques et ibéro-américaines. / Département de Langue Espagnole et Civilisations Hispaniques

 02 mai – 06 mai 2017

Informations pratiques

Hébergement

  • Hôtel Maison Rose, Hotel Le Résidence (60 euros/35 000 CFA/la nuitée)
  • Auberge (15 euros/10 000 CFA/la nuitée)
  • Hébergement chez l’habitant (11 euros/7 500 CFA/jour)

Restauration : Cantine universitaire

Langues :  Toutes langues à partir du moment où la traduction est possible.

Calendrier

Toutes les propositions de contribution devront être adressées au plus tard le 01 mars 2017. (Courriel : afrodecolonial@gmail.com)

Le texte des propositions ne devra pas dépasser 500 mots.

Toutes les propositions de contribution comporteront un titre, une bibliographie, la mention de la catégorie retenue (atelier collaboratif ou réflexions épistémologiques), une liste de mots clés et un bref CV de l’auteur ou des auteurs de la contribution.

Les réponses relatives aux contributions acceptées seront envoyées aux auteurs pour le 15 mars 2017

Toutes les communications pourront faire l’objet d’une publication ultérieure (actes en format électronique et projet de publication scientifique en collaboration avec la revue Revista de Estudios Decoloniales).

Comité d’organisation

  • Ndioro SOW (Hispaniste, Université Gaston Berger, Sénégal)
  • Véronique Solange OKOME-BEKA (Hispaniste, ENS, Gabon)
  • Mbare NGOM (Hispaniste, Morgan State University, USA)
  • Clément AKASSI ANIMAN (Hispaniste, Howard University, USA)
  • Paul MVENGOU CRUZMERINO (Anthropologue, Université Omar Bongo, Gabon)
  • Djidiack FAYE (Hispaniste, Université Gaston Berger, Sénégal)
  • Gustave Voltaire DIOUSSE (Hispaniste, Université Gaston Berger, Sénégal)
  • Ndeye Khady DIOP (Hispaniste, Université Gaston Berger, Sénégal)
  • Mame Couna MBAYE ASSOUAN (Hispaniste, Université Gaston Berger, Sénégal)
  • Adam FAYE NDIAYE (Hispaniste, Université Gaston Berger, Sénégal)
  • Alba GARCIA RODRIGUEZ (Hispaniste, Université Gaston Berger, Sénégal)
  • Cheikh GUEYE (Hispaniste, Université Gaston Berger, Sénégal)
  • Alioune Badara THIAM (Hispaniste, Université Gaston Berger, Sénégal)
  • Kalidou SY (Hispaniste, Université Gaston Berger, Sénégal)
  • Jean Marie NGOM (Hispaniste, Association des Professeurs d’Espagnol du Sénégal)
  • Bégong Bodoli BETINA (Hispaniste, Université Gaston Berger, Sénégal)
  • Mahanta KEBE (Hispaniste, Université Cheikh Anta DIOP de Dakar, Sénégal)
  • Mor Penda DIONGUE (Hispaniste, Université Gaston Berger, Sénégal)
  • Aly SAMBOU (Hispaniste, Université Gaston Berger, Sénégal)
  • Sébastien LEFEVRE (Hispaniste, Paris Ouest Nanterre la Défense, France)

Comité scientifique

  • Javier SERRANO (Institut Cervantes, Nairobi Kenya)
  • Joanna BOAMPONG (Legon University, Accra, Ghana)
  • Armando ENGONGA (Université Nacional de Guinea Ecuatorial)
  • Daniel GARCÉS ARANGON (Université del Cauca Popayán, Colombia)
  • Willam MINA ARAGON (Université del Cauca Popayán, Colombia)
  • Justo BOLEKIA BOLEKA (Université de Salamanca, España)
  • Landry-Wildrid MIAMPIKA (Université Alcalá de Henares)
  • Pierre Paulin ONANA ATOUBA (Université de Yaoundé, Cameroun)
  • Mbol NANG (Université de Yaoundé, Cameroun)
  • Jacint CREUS (Université de Barcelone)
  • Dorothy ODARTEY-WELLINGTON (Université de Guelth, Canada)
  • Sosthène ONOMA ABENA (Université de Yaoundé, Cameroun)
  • Begong Bodoli BETINA (Université Gaston Berger de Saint-Louis, Sénégal)
  • Victorien LAVOU ZOUNGBO (Université de Perpignan, France)
  • Nzachée NDOUMIBISSI (Université Cheikh Anta DIOP de Dakar, Sénégal)
  • Milka Valentin IMBERT (Université Antilles Guyane, France)
  • Mireille FANON-MENDES FRANCE (Responsable Décennie Afrodescendante 2014-2024)
  • Ndiogou FAYE, (Inspecteur général de l’éducation nationale, ministère de l’éducation nationale, Sénégal)
  • Alejandra NTUTUMU (Potopoto, Cuentos infantiles africanos, Espagne)
  • Antoinette TORRES SOLER (Afroféminas, Espagne)
  • Belinda SALMERON (Activiste mouvement associatif afro, Espagne)
  • Juan Tomás ÁVILA LAUREL (écrivain, Guinée équatoriale, Espagne)
  • Rafael PEREACHALÁ ALUMA (Université de Cali)
  • Inongo MAKOMÉ (écrivain, Cameroun, Espagne)
  • Eugenio NKOGO ONDO (philosophe, écrivain, créateur du nouveau courant de pensée radicale)
  • Lola BALLESTEROS PÀEZ (chercheuse indépendante, Mexique)
  • Wilmer VILLA (Université Francisco José de Caldas, Colombie)
  • Mireille FANON MENDES-FRANCE (Décennie afrodescendante 2014-2024)
  • Ramón GROSFOGUEL (Berkeley University)
  • Cristina DIAZ PEREZ (chercheuse indépendante, Mexique)
  • Henri MAGUEMATI WAGBOU (Université Nacional de Colombia)
  • Guy MBUYI KABUNDA (Université Autonome de Madrid)
  • Ndioro SOW (Université Gaston Berger, Sénégal)
  • Véronique Solange OKOME-BEKA (ENS, Gabon)
  • Mbare NGOM (Morgan State University, USA)
  • Clément AKASSI ANIMAN (Howard University, USA)
  • Paul MVENGOU CRUZMERINO (Université Omar Bongo, Gabon)
  • Sébastien LEFEVRE (Paris Ouest Nanterre la Défense, France)

Argumentos

“Sentado en clase, varias preguntas me preocupan. Tengo 10 años, ya muchas cosas me superan. Estudio la historia de un país que me parece muy lejano, Y según algunos no sería el mío. En los libros no encuentro casi nada sobre el lugar de donde vengo. Con mis compañeros de clase, hablamos criollo en voz baja. Paské yo di nou kréyòl sé ba vyé nég ki pa fè lékòl[1].

Estudio la historia de grandes personajes de este país lejano, que me va a resultar difícil seguir los mismos caminos que ellos. Algunos dicen que mi tez sería un obstáculo para ir lejos. Hace dos meses que he decidido dirigirme, hacia esta metrópoli, estudiar  sobre los pupitres de la escuela. Tengo veinte años y el único bemol es esta extraña impresión bastante loca, de ser un niño ilegítimo de esta madre patria, a cerca de la que recuerdo haber tan aprendido. Y a cambio, parece desafiar una parte de la historia que nos vincula. ¿Sería un error? A mis estudios les faltarían la franqueza, puesto que algunos me dicen: debes saber de dónde vienes para estar seguro de lo que quieres….

Hoy, lo tengo un poco más claro, aunque sí, queda mucho por hacer, estoy convencido que si quiero avanzar no puedo vivir en el pasado, aunque han intentado borrarlo. Hoy, me siento orgulloso de lo que soy, el pasado está detrás, pero jamás caerá en el olvido, incluso si las cosas han cambiado gracias a las luchas que se han llevado a cabo, el camino ha sido trazado, la lucha sólo empieza, sé kréyòl ka palé fransé[2]..”[3]

¡La música a menudo informa más que cualquier otro texto teórico! E. sy Kennenga es un cantante francés de la isla de Martinica. Sin embargo E.sy hubiera podido ser mexicano, peruano, panameño, cubano, español, portugués, italiano, senegalés, togolés, gabonés…, ya que su canción-testimonio-reivindicación, cuenta lo que los Afrocaribeños, los Afromexicanos, los Afroperuanos, los Europeos de “origen” africano, los Africanos… viven en su gran mayoría cuando abren un libro de textos escolares que sea de historia, de español, de inglés, de matemáticas, de tecnología…: una relación esquizofrénica con la nación (DUBOIS 2007, N´DEYE 2008), es decir la conciencia de existir como sujeto afro/africano en una sociedad que niega-oculta-ningunea-aniquila (GLISSANT) esta existencia. Entonces hay que mostrar una cierta capacidad de subterfugio, de rodeos, de enajenación consentida o resentida, en todo caso de resistencias múltiples y variadas para, como lo hace E.sy Kennenga, seguir avanzando a pesar de todo...

Pero queda este sabor amargo de ser “un niño ilegítimo” y esta impresión de “sentir algo extraño”, pues “una parte de mi historia parece de repente un poco borrosa o imprecisa, la impresión que no se me cuenta todo, de mi historia se me ha escondido una parte muy importante”[4]…

Y para los Africanos, aunque no haya forzosamente esta relación esquizofrénica, existe este sentimiento de vivir con los esquemas de pensamiento importados de las antiguas metrópolis, la herencia colonial está siempre presente. Aunque pueden existir diferencias de perspectivas entre África y las poblaciones de ascendencia africana, ambas partes están vinculadas con los mismos paradigmas de colonialidades heredas de 1492: colonialidad del ser, del saber y del poder.

Este coloquio tiene la pretensión asumida de derrumbar estos paradigmas de colonialidad. Derrumbarlos desde una perspectiva afro-decolonial, es decir integrando lecturas teóricas a partir de posicionamientos africanos y afrodiaspóricos. Para El Caribe y las Américas, ello supone adoptar un marco de lectura transatlántica afrodiaspórica, es decir, la toma en cuenta metodológica y teórica de la transversalidad de los fenómenos, de las prácticas sociales y culturales nacidos de las sociedades afro-latinoamericanas con otros procedentes de los contextos africanos, europeos por haber sido concebidos y fortalecidos en el marco de la Trata, de la Esclavización y de la Colonización y de sus consecuencias en la construcción de las sociedades contemporáneas.

En lo que se refiere al continente africano, se tratará de deshacerse de los hábitos mentales coloniales para proponer lecturas de fenómenos socio-históricos desde las realidades africanas. Desde las ambigüedades del ejercicio de la justicia hasta las prácticas no mercantilizadas, pasando por las artes tradicionales y los multilingüismos, las distintas dimensiones de lo social africano pueden aportar una crítica de la Modernidad europeocentrada y dar a conocer las similitudes “mágicas y críticas” con la afro-diáspora.

Aquí también los dos espacios son complementarios y convergen en el “paso del medio” (DESLAURIERS 2000). ¿Se puede elaborar libros escolares africanos sin integrar la afro-diáspora? E inversamente, ¿se puede escribir libros escolares americanos, caribeños sin insertar una parte de la historia de África?

La “apuesta melancólica” (BENSAÏD 1997) de este coloquio es llegar a construir una genealogía reconectada entre estos diferentes espacio-tiempos y reinsertar todas estas historias en una historia pluriversal (DUSSEL 1994, 2005) de la Humanidad donde todos los integrantes estén representados a su justa medida.

[1] Porque se nos ha dicho que el criollo es para los viejos negros que no han ido a la escuela

[2]  Es el criollo que habla francés.

[3]  E.sy Kennenga « Un truc de fou »  https://www.youtube.com/watch?v=m6DaDuGshpE

[4]  Estribillo de la canción de E.sy Kennenga,

Visión pedagógica, temáticas

Este coloquio tiene como objetivo ser un espacio donde la teoría y la práctica se complementen realmente para permitir que algo concreto salga de este encuentro. Además, uno de los objetivos declarado es sentar las bases para la creación de libros escolares en los cuales las poblaciones de ascendencia africana y africanas sean representadas a su justa medida. Conscientes de las dificultades que ello conlleva, se tratará en una primera etapa de crear las bases o referencias numéricas que puedan ser difundidas ampliamente. Por lo tanto, de este coloquio saldrá un plan de trabajo a medio plazo para conseguir este objetivo.

En lo que se refiere al enfoque pedagógico, se privilegiarán intervenciones bajo la forma de talleres colaborativos, es decir talleres donde el tema abordado será presentado por un participante y dedicado al debate colectivo, siendo el objetivo  permitir que cada uno pueda enriquecer las reflexiones práctico-teóricas.

Es recomendable que no se lea la intervención, sino presentarla bajo la forma que pueda permitir su reapropiación por los diferentes participantes en una perspectiva colaborativa. La presentación, en esta óptica, será el resultado final conseguido después del debate. El tiempo de presentación es de unos 30 minutos, seguido de un intercambio colaborativo de 1 hora y de una síntesis en común de 15 minutos. La puesta en común deberá ser una superación de la presentación inicial y deberá presentar las pistas de trabajo para la elaboración de los futuros libros de textos (o manuales de enseñanza).

Ejemplo de taller colaborativo:

La representación de personas de ascendencia africana en los manuales escolares de enseñanza del español lengua extranjera

  1. Presentación sintética del estado de la cuestión
  2. Estudio de dos o tres secuencias de manuales escolares. Análisis crítico
  3. Puesta en común: propuesta de pistas de nuevas secuencias que incluyan soportes afro

Además, las reflexiones prácticas no pueden concebirse sin las reflexiones teóricas. En este marco, se prevé por la mañana sesiones plenarias de reflexiones epistemológicas sobre la temática del coloquio (manuales escolares y perspectivas afro-decoloniales).

Cada fin de jornada será clausurado por un informe/resumen de los diferentes talleres. Cada taller deberá designar un portavoz que hará el informe de su taller.

La última tarde del coloquio será dedicada a la elaboración del plan de trabajo para la creación de los mencionados manuales escolares:

  • Para cada temática, creación de un equipo que reflexionará sobre la elaboración de un manual escolar específico y tricontinental.
  • Poner de manifiesto los grandes temas que servirán de puntos de encuentro en los manuales.
  • Definir un cronograma de encuentros para cada equipo.

El coloquio está abierto no sólo al mundo académico y científico sino además a los actores/activistas de la pluriversalidad cultural del mundo artístico y asociativo.

Informaciones prácticas

Lugar

Universidad Gaston Berger, Saint Louis del Senegal, departamento de estudios ibéricos e iberoamericanos / Departamento de Lengua Española y Civilizaciones Hispánicas

Fechas

Del 02 de mayo al 06 de mayo de 2017

Alojamiento

  • Hotel (35 000 F.CFA la noche / 60 euros)
  • Albergue  (10 000 F.CFA/la noche / 15 euros)
  • Alojamiento en un hogar (7 500 F.CFA/al día / 11 euros)
  • Comida : Restaurantes universitarios

Lenguas

Todas las lenguas, si así le permite la traducción

Calendario

  • Todas las propuestas de contribución deberán ser dirigidas como más tardar el 01 de marzo de 2017 (correo: afrodecolonial@gmail.com)

  • El texto de las propuestas no deberá superar las 500 palabras.
  • Todas las propuestas de contribución deberán llevar un título, una bibliografía, la mención de la categoría seleccionada o elegida (taller colaborativo o reflexiones epistemológicas), una lista de palabras clave y un breve CV del autor o de los autores de la contribución.
  • Las respuestas relativas a las contribuciones aceptadas serán enviadas a los autores el 15 de marzo de 2017.
  • Las comunicaciones podrían ser objeto de una publicación ulterior (actas en formato electrónico y proyecto de publicación científica en colaboración con la Revista de Estudios Decoloniales).

Comité de organización

  • Ndioro SOW (Hispanista, Université Gaston Berger, Sénégal)
  • Véronique Solange OKOME-BEKA (Hispanista, ENS, Gabon)
  • Mbare NGOM (Hispanista, Morgan State University, USA)
  • Clément AKASSI ANIMAN (Hispanista, Howard University, USA)
  • Paul MVENGOU CRUZMERINO (Antropólogo, Université Omar Bongo, Gabon)
  • Djidiack FAYE (Hispanista, Université Gaston Berger, Sénégal)
  • Gustave Voltaire DIOUSSE (Hispanista, Université Gaston Berger, Sénégal)
  • Ndeye Khady DIOP (Hispanista, Université Gaston Berger, Sénégal)
  • Mame Couna MBAYE ASSOUAN (Hispanista, Université Gaston Berger, Sénégal)
  • Adam FAYE NDIAYE (Hispanista, Université Gaston Berger, Sénégal)
  • Alba GARCIA RODRIGUEZ (Hispanista, Université Gaston Berger, Sénégal)
  • Cheikh GUEYE (Hispanista, Université Gaston Berger, Sénégal)
  • Alioune Badara THIAM (Hispanista, Université Gaston Berger, Sénégal)
  • Kalidou SY (Hispanista, Université Gaston Berger, Sénégal)
  • Jean Marie NGOM (Hispanista, Association des Professeurs d’Espagnol du Sénégal)
  • Bégong Bodoli BETINA (Hispanista, Université Gaston Berger, Sénégal)
  • Mahanta KEBE (Hispanista, Université Cheikh Anta DIOP de Dakar, Sénégal)
  • Mor Penda DIONGUE (Hispanista, Université Gaston Berger, Sénégal)
  • Aly SAMBOU (Hispanista, Université Gaston Berger, Sénégal)
  • Sébastien LEFEVRE (Hispanista, Paris Ouest Nanterre la Défense, France, Université Gaston Berger, Senegal)

Comité científico

  • Javier SERRANO (Instituto Cervantes, Nairobi Kenya)
  • Joanna BOAMPONG (Legon University, Accra, Ghana)
  • Armando ENGONGA (Universidad Nacional de Guinea Ecuatorial)
  • Daniel GARCÉS ARANGON (Universidad del Cauca Popayán, Colombia)
  • Willam MINA ARAGON (Universidad del Cauca Popayán, Colombia)
  • Justo BOLEKIA BOLEKA (Universidad de Salamanca, España)
  • Landry-Wildrid MIAMPIKA (Universidad Alcalá de Henares)
  • Pierre Paulin ONANA ATOUBA (Université de Yaoundé, Cameroun)
  • Mbol NANG (Université de Yaoundé, Cameroun)
  • Jacint CREUS (Universitat de Barcelona)
  • Dorothy ODARTEY-WELLINGTON (Guelth University, Canada)
  • Sosthène ONOMA ABENA (Université de Yaoundé, Cameroun)
  • Begong Bodoli BETINA (Université Gaston Berger de Saint-Louis, Sénégal)
  • Victorien LAVOU ZOUNGBO (Université de Perpignan, France)
  • Nzachée NDOUMIBISSI (Université Cheikh Anta DIOP de Dakar, Sénégal)
  • Milka Valentin IMBERT (Université Antilles Guyane, France)
  • Mireille FANON-MENDES FRANCE (Responsable Decenio Afrodescendiente 2014-2024, ONU)
  • Ndiogou FAYE, (Inspector general de la educación nacional, ministerio de educación nacional, Senegal)
  • Alejandra NTUTUMU (Potopoto, Cuentos infantiles africanos, España)
  • Antoinette TORRES SOLER (Afroféminas, Espagne)
  • Belinda SALMERON (Activista movimiento asociativo afro, España)
  • Juan Tomás ÁVILA LAUREL (escritor, Guinea ecuatorial, España)
  • Rafael PEREACHALÁ ALUMA (Universidad de Cali)
  • Inongo MAKOMÉ (escritor, Camerún, España)
  • Eugenio NKOGO ONDO (filósofo, escritor, creador de la nueva corriente de pensamiento radical)
  • Lola BALLESTEROS PÀEZ (investigadora independiente, México)
  • Wilmer VILLA (Université Francisco José de Caldas, Colombie)
  • Mireille FANON MENDES-FRANCE (Décennie afrodescendante 2014-2024)
  • Ramón GROSFOGUEL (Berkeley University)
  • Cristina DÍAZ PÉREZ (investigadora independiente, México)
  • Henri MAGUEMATI WAGBOU (Universidad Nacional de Colombia)
  • Guy MBUYI KABUNDA (Universidad Autónoma de Madrid)
  • Ndioro SOW (Université Gaston Berger, Senegal)
  • Véronique Solange OKOME-BEKA (ENS, Gabón)
  • Mbare NGOM (Morgan State University, USA)
  • Clément AKASSI ANIMAN (Howard University, USA)
  • Paul MVENGOU CRUZMERINO (Université Omar Bongo, Gabon)
  • Sébastien LEFEVRE(Université Paris Ouest Nanterre la Défense, France, Université Gaston Berger, Senegal)

Apresentação

« Sentado na sala de aula, várias perguntas me perturbam. Tenho 10 anos, e já tem tanta coisa passando pela minha cabeça. Aprendo a História de um país que me parece tão distante. Tal país, de acordo com alguns, nunca será o meu. Nos livros, quase não tem nada sobre o lugar de onde venho. Com meus colegas de escola, falamos crioulo em voz baixa. Paskèyo di noukréyòlsébavyénègkipafèlékòl[1]. Aprendo a história dos grandes homens deste país distante, sabendo que para mim será muito difícil trilhar o mesmo caminho que eles. Dizem que minha cor seria um freio para eu avançar na vida. Há dois meses bati asas rumo à metrópole para estudar nos bancos da escola de lá. Estou com 20 anos e só o que me incomoda é a estranha sensação de ser um filho ilegítimo desta pátria mãe, da qual eu me lembro de ter aprendido tanto sobre. E em contra-partida, parece fazer parte de uma história que nos lê. Desprezo ? Teria faltado franqueza no que me foi ensinado, já que me dizem : saibas de onde vens, a fim de teres certeza para onde vais… Hoje, mesmo que ainda reste muito a ser feito, consigo ver um pouco mais claramente. Digo-me : se quero avançar, não posso viver do passado, apesar de terem tentado apagá-lo. Hoje, tenho orgulho do que sou, o passado ficou para trás, mas não cairá jamais no esquecimento, mesmo que as coisas tenham mudado graças às lutas travadas, o caminho foi traçado, a luta está apenas começando, sékréyòl ka palé fransé[2]... »[3]

A música costuma ter melhor desempenho do que qualquer texto teórico! E.sy Kennenga é um cantor francês da Martinica. No entanto, E.sy poderia ser mexicano, peruano, panamenho, cubano, espanhol, português, italiano, senegalês, togolês, gabonês..., pois sua música testemunho-reivindicação, fala sobre o que sente a grande maioria dos Afro-caribenhos, Afro-mexicanos, Afro-peruanos, Europeus « de origem » africana, Africanos… ao abrir um livro escolar, que seja de História, de espanhol, de inglês, de matemática, de tecnologia… : Uma relação de esquizofrenia com a nação (DUBOIS 2007, N’DEYE 2008), o que significa ter a consciência de existir como afro/africano numa sociedade que nega- oculta-escamota-despreza (sorrateiramente) tal existência. É preciso desenvolver subterfúgios, desvios, uma certa dose de alienação permitida ou ressentida. De qualquer forma, assim como E.sy Kennenga, é preciso resistir, resistências múltiplas e variadas para apesar de tudo continuar a avançar… Mas o gosto amargo de ser « um filho ilegítimo » e a impressão de « sentir um treco de louco » perduram, pois « uma parte da minha história de repente me parece nebulosa, tenho a impressão de que não me disseram tudo, que me esconderam uma grande parte da minha história »[4]… Para os africanos, mesmo que não haja forçosamente esta relação esquizofrénica, há o sentimento de se viver com uma organização de pensamento importada das antigas metrópoles, uma herança colonial sempre presente.

Mesmo que haja diferenças de perspectivas entre a África e as populações de descendência africana, elas continuam vinculadas pelos mesmos paradigmas coloniais herdados de 1492 : colonialidade do ser, do saber e do poder.

Nosso colóquio tem a assumida pretensão de reverter estes paradigmas da colonialidade. Invertê-los numa perspectiva afro-descolonial, ou seja : integrar as leituras teóricas dos estudos descoloniais a partir de posicionamentos africanos e afrodiaspóricos. Para as Caraíbas e as Américas adotar-se-á uma grade de leitura transatlântica afrodiaspórica, levando-se em consideração a metodologia e a teoria da transversalidade dos fenômenos, das práticas sociais e culturais oriundas das sociedades afro-latino-americanas com demais fenômenos vindos de contextos africanos e europeus ; ambos marcados pelo Tráfico, pela Escravidão, pela Colonização e por suas consequências na construção das sociedades contemporâneas. Para o continente africano, o intuito é de se desfazer dos hábitos mentais coloniais através de uma proposta de leituras dos fenômenos sócio-históricos a partir das realidades africanas : das ambiguidades no exercício da justiça até práticas não-comerciais, perpassando pelas artes tradicionais e pelos multilinguismos, diversas dimensões do social africano capazes de contribuir na crítica da modernidade europeocentrada evidenciando assim ; semelhanças « mágicas e críticas » com a afro-diáspora. Mais uma vez, estes dois espaços complementam-se e unem-se na « passagem do meio » (DESLAURIERS 2000). Manuais escolares africanos poderiam ser elaborados sem levar em conta a afro-diáspora ? E inversamente, manuais escolares americanos e caribenhos poderiam ser escritos ignorando-se uma história da África ?

A « aposta melancólica » (BENSAÏD 1997) do nosso colóquio é de conseguir construir uma genealogia reconectada entre os mais diversos espaço-tempo, reinserindo todas as Histórias numa História pluriversal (DUSSEL 1994, 2005) da Humanidade, na qual todos os componentes são representados por seu justo valor.

Visão pedagógica, temáticas

A fim que algo de concreto surja deste encontro, nosso colóquio propõe-se ser um espaço de real diálogo entre prática e teoria. Além disso, um dos objetivos enunciados é o de criar uma base adequada para a elaboração de manuais escolares, nos quais as populações de descendência africana e africanas passem a ser representadas por seu justo valor. Conscientes das dificuldades que isto implica, fica evidente que para atingirmos um público maior, primeiramente teremos que desenvolver suportes digitais. A fim de atingirmos nosso objetivo, ao término do colóquio será elaborado um plano de trabalho a médio prazo.

No que diz respeito ao enfoque pedagógico, serão privilegiadas intervenções sob a forma de oficinas colaborativas : oficinas nas quais o tema abordado será apresentado por um participante e em seguida, será debatido coletivamente para que cada um possa enriquecer as reflexões prático-teóricas. Nenhuma intervenção deve ser lida, permitindo assim que cada participante se reaproprie de seu respectivo conteúdo a fim de se obter uma colaboração coletiva. Dentro desta ótica, o resultado final de todas as apresentações será obtido ao fim da cada debate. O tempo de apresentação é de 30 minutos, seguidos de uma troca de colaborações de 1 hora e para encerrar; 15 minutos para uma avaliação coletiva das discussões. Tal avaliação deverá ir além da apresentação inicial e terá como objetivo levantar pistas capazes de contribuir na elaboração de novos manuais de ensino.

[1]Porque nos disseram que o crioulo é para os negros velhos que não frequentaram a escola.

[2]É o crioulo que fala francês.

[3] E.sy Kennenga « Un truc de fou » (Um treco de louco) https://www.youtube.com/watch?v=m6DaDuGshpE

[4]Refrão da música E.sy kennenga. « Un truc de fou » (Uma coisa de louco)

Exemplo de oficina colaborativa

A representação de pessoas de descendência africana nos manuais escolares de ensino de espanhol.

  1. Apresentação sintética da situação da questão
  2. Estudo de duas ou três sequências de manuais escolares. Análise crítica
  3. Avaliação coletiva : proposta de pistas de novas sequências que incluam suportes afro

Lembramos que as reflexões práticas devem ser acompanhadas de reflexões teóricas. Logo, no período da manhã, estão previstas sessões plenárias de reflexões epistemológicas sobre a temática do colóquio (manuais escolares e perspectivas afro-descoloniais)

Ao fim de cada dia, será elaborado um relatório de todas as oficinas. Cada oficina deverá nomear um porta-voz responsável por seu respectivo relatório.

  • A última tarde do colóquio será consagrada à elaboração do plano de trabalho para a criação dos manuais escolares.
  • Em cada área, criação de uma equipe encarregada de pensar sobre a elaboração de um manual específico e tricontinental.
  • Identificar os grandes temas que servirão como pontos comuns nos manuais
  • Fixar um cronograma de reuniões para cada equipe

O colóquio é aberto ao mundo acadêmico e científico, mas não exclui os que praticam a pluriversalidade cultural do mundo artístico e associativo.

Informações práticas

Local : Universidade Gaston Berger, Saint Louis, Senegal, Departamento de Estudos Ibéricos e Ibero-Americanos / Departamento de Língua Espanhola e Civilizações Hispânicas

Datas: De 02 de maio até 06 de maio de 2017

Acomodação: 

  • Hotel Maison Rose, Hotel Le Résidence (60 euros/35 000 CFA/a diária)
  • Albergue (15 euros/10 000 CFA/ a diária)
  • Alojamento em casa de família (11 euros/7 500 CFA/ a diária)

Alimentação: Restaurante universitário

Línguas : Todas as línguas passíveis de tradução

Envio das Contribuições

  • Todas as propostas de contribuição deverão ser enviadas no mais tardar até o dia 01 de março de 2017. (e-mail: afrodecolonial@gmail.com)

  • O texto das propostas não deve ultrapassar 500 palavras.
  • Todas as propostas de contribuição apresentarão um título, uma bibliografia, a modalidade de participação escolhida (oficina colaborativa ou reflexões epistemológicas), uma lista de palavras-chave e um breve CV do autor ou dos autores da contribuição.
  • As respostas relacionadas às contribuições aceitas serão enviadas aos autores até o dia 15 de março 2017.
  • Todas as comunicações poderão ser objeto de uma publicação posterior (documentos digitalizados e projetos de publicação científica em colaboração com a revista Revista de Estudios Decoloniales).

Comitê de organização

  • NdioroSOW(Hispanista, Université Gaston Berger, Senegal)
  • Véronique Solange OKOME-BEKA(Hispanista, ENS, Gabão)
  • MbareNGOM (Hispanista, Morgan State University, USA)
  • Clément AKASSI ANIMAN(Hispanista, Howard University, USA)
  • Paul MVENGOU CRUZMERINO (Antropólogo, Université Omar Bongo, Gabão)
  • Djidiack FAYE (Hispanista, Université Gaston Berger, Senegal)
  • Gustave Voltaire DIOUSSE (Hispanista, Université Gaston Berger, Senegal)
  • Ndeye Khady DIOP (Hispanista, Université Gaston Berger, Senegal)
  • MameCouna MBAYE ASSOUAN (Hispanista, Université Gaston Berger, Senegal)
  • Adam FAYE NDIAYE (Hispanista, Université Gaston Berger, Senegal)
  • Alba GARCIA RODRIGUEZ (Hispanista, Université Gaston Berger, Senegal)
  • Cheikh GUEYE (Hispanista, Université Gaston Berger, Senegal)
  • Alioune Badara THIAM (Hispanista, Université Gaston Berger, Senegal)
  • Kalidou SY (Hispanista, Université Gaston Berger, Senegal)
  • Jean Marie NGOM (Hispanista, Association des Professeurs d’Espagnol du Senegal)
  • Bégong Bodoli BETINA (Hispanista, Université Gaston Berger, Senegal)
  • Mahanta KEBE (Hispanista, Université Cheikh Anta DIOP de Dakar, Senegal)
  • Mor Penda DIONGUE (Hispanista, Université Gaston Berger, Senegal)
  • Aly SAMBOU(Hispanista, Université Gaston Berger, Senegal)
  • Sébastien LEFEVRE(Hispanista, Paris Ouest Nanterre la Défense França, Université Gaston Berger, Senegal)

Comitê científico

  • Javier SERRANO(Instituto Cervantes, Nairobi, Quênia)
  • Joanna BOAMPONG(Legon University, Accra, Gana)
  • Armando ENGONGA (Universidad Nacional de Guinea Ecuatorial)
  • Daniel GARCÉS ARANGON (Universidad del Cauca Popayán, Colômbia)
  • Willam MINA ARAGON(Universidad del Cauca Popayán, Colômbia)
  • Justo BOLEKIA BOLEKA (Universidad de Salamanca, Espanha)
  • Landry-Wildrid MIAMPIKA (Université Alcalá de Henares)
  • Pierre Paulin ONANA ATOUBA (Université de Yaoundé, Camarões)
  • Mbol NANG (Université de Yaoundé, Camarões)
  • Jacint CREUS(Universidad de Barcelona)
  • Dorothy ODARTEY-WELLINGTON (Université de Guelth, Canadá)
  • Sosthène ONOMA ABENA (Université de Yaoundé, Camarões)
  • Begong Bodoli BETINA (Université Gaston Berger de Saint-Louis, Senegal)
  • Victorien LAVOU ZOUNGBO (Université de Perpignan, França)
  • Nzachée NDOUMIBISSI(Université CheikhAnta DIOP de Dakar, Senegal)
  • Milka Valentin IMBERT (Université Antilles Guyane, França)
  • Mireille FANON-MENDES FRANCE (Responsável Décennie Afrodescendante 2014-2024)
  • Ndiogou FAYE, (Inspetor geral da Educação Nacional, Ministério da Educação Nacional, Senegal)
  • Alejandra NTUTUMU (Potopoto, Cuentos infantiles africanos, Espanha)
  • Antoinette TORRES SOLER (Afroféminas, Espanha)
  • Belinda SALMERON (Ativista Movimento Associativo Afro, Espanha)
  • Juan Tomás ÁVILA LAUREL (Escritor, Guiné Equatorial, Espanha)
  • Rafael PEREACHALÁ ALUMA (Université de Cali)
  • Inongo MAKOMÉ (Escritor, Camarões, Espanha)
  • Eugenio NKOGO ONDO (Filósofo, escritor, criador da nova corente de pensamento radical, Espanha, Guiné Equatorial)
  • Lola BALLESTEROS PÀEZ (Pesquisadora independente, México)
  • Wilmer VILLA (Universidad Francisco José de Caldas, Colômbia)
  • Mireille FANON MENDES-FRANCE (Décennie afrodescendante 2014-2024)
  • Ramón GROSFOGUEL (Berkeley University)
  • Cristina DÍAZ PÉREZ (Pesquisadora independente, México)
  • Henri MAGUEMATI WAGBOU (Université Nacional de Colombia)
  • Guy MBUYI KABUNDA (Université Autonome de Madrid)
  • Ndioro SOW (Université Gaston Berger, Senegal)
  • Véronique Solange OKOME-BEKA (ENS, Gabão)
  • Mbaré NGOM (Morgan State University, USA)
  • Clément AKASSI ANIMAN (Howard University, USA)
  • Paul MVENGOU CRUZMERINO (Université Omar Bongo, Gabão)
  • Sébastien LEFEVRE (Université Paris Ouest Nanterre la Défense, França, Université Gaston Berger, Senegal)

Places

  • Saint-Louis, Republic of Senegal

Date(s)

  • Wednesday, March 01, 2017

Attached files

Keywords

  • afrodescendant, manuel scolaire, représentation, perspective afrodécoloniale

Contact(s)

  • Sébastien Lefèvre
    courriel : patacune [at] gmail [dot] com

Information source

  • Sébastien Lefèvre
    courriel : patacune [at] gmail [dot] com

To cite this announcement

« The representation of Africans and people of African descendancy in school manuals », Conference, symposium, Calenda, Published on Wednesday, September 07, 2016, https://calenda.org/376694

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