HomeHuman work - measure and excess in bodily activity (19th-20th centuries)

Human work - measure and excess in bodily activity (19th-20th centuries)

Le travail humain : mesure et démesure de l’activité corporelle (XIXe-XXe siècles)

Conference of the Société française d’histoire des sciences et des techniques (SFHST)

Symposium du congrès de la Société française d’histoire des sciences et des techniques (SFHST)

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Published on Friday, December 09, 2016 by Céline Guilleux

Summary

Dans le cadre du congrès 2017 de la Société française d'histoire des sciences et des techniques (Strasbourg 19-20-21 avril 2017) un symposium est consacré à l'histoire des mesures de l'activité corporelle. De manière spécifique le symposium s'intéressera au « travail » du corps et à sa metrologie.

Announcement

Argumentaire

A partir du XVIIe siècle, l’activité du corps, entendue à la fois comme l’ensemble des transformations avenant à « l’intérieur » de l’organisme et comme la production externe de mouvement commence à devenir l’objet de quantification. Ainsi, si depuis l’antiquité on utilisait en médecine le diagnostic sphygmologique, il faudra atteindre Santorio Santorio (1602) pour mettre au point un instrument permettant de mesurer quantitativement la fréquence cardiaque ; de même, si le rôle de la contraction musculaire dans la production des mouvements était connu depuis Galien, ce ne sera qu’avec le De Motu Animalium de Borelli (1680) que l’on pensa d’en quantifier la force. À partir de ces premières mesures mécaniques, la physiologie n’a cessé d’affiner ses méthodes et ses outils de quantification. Le développement du « paradigme énergétiste » à la fin du XVIIIe siècle accéléra fortement cette tendance. L’idée que toute activité dépende d’un seul type d’énergie matériellement quantifiable permettait de s’aventurer dans la mesure de phénomènes auparavant inaccessibles. La psychophysique de Fechner et la psychophysiologie sensorielle de Helmholtz (1860) ouvraient la voie à une nouvelle psychologie expérimentale pour laquelle la mesure deviendra incontournable.

L'objectif de ce symposium n'est pas de trouver un dénominateur commun à des histoires forcément bien spécifiques portant sur des objets très différents – mesure des constantes biologiques pendant l'effort, mesure des performances moyennes et maximales, mesure des seuils de perception, mesure de la résistance et de son coût biologique, etc. –. Il s’agit au contraire de partir de la variété des pratiques de quantifications de l’activité corporelle observables dans l’histoire des sciences pour questionner les conceptions de l’activité entendue comme l’usage anthropologiques du corps biologique qu’elles véhiculent. Toute mesure du corps en activité fournie en effet des standards pour modéliser et gérer le corps en tant que « premier instrument » de l’homme. Le symposium cherche donc à mettre en évidence, par l’histoire des réductions métrologiques de l’activité corporelle, le caractère irréductiblement multidimensionnel de ce que l’on peut appeler le « travail humain », entendu au sens le plus large d'interaction active du vivant humain avec son milieu.

Comment les différents moyens expérimentaux mis en place – à travers l'histoire – pour mesurer (dimensionner et quantifier) l'interaction du vivant avec son milieu nous renseignent-ils sur ce qu'on appelle (à chaque époque) « activité physique », « travail » ? Quel « concept opératoire » (ou, si l'on préfère, quel « paradigme », quelle « définition préalable ») de l'activité humaine tel instrument de mesure ou tel dispositif expérimental suppose-t-il pour fonctionner, pour être appliqué, pour être conçu ? – telles seront les questions (à l'interface entre l'épistémologie et l'histoire des sciences) qui animeront l'esprit de ce symposium.

Cette direction de questionnement pourrait se décliner en différents axes de réflexion dans lesquels les interventions pourraient s'inscrire (ou bien en ouvrir des nouveaux) :

  • en vue de répondre à quelle demande sociale de gestion de l’activité humaine l'instrument de mesure en question a-t-il été développé ?
  • quelles ont été les difficultés de la production de cette mesure ? Quelles sont les limites de pertinence du résultat obtenu ?
  • dans le cadre de quelle(s) controverse(s) scientifique(s) cette mensuration s'inscrit-elle ? Quels sont les concepts qui l'ont rendue possible à ce moment-là ? Quelle technique de mesure vient-elle remplacer, et pourquoi ?

Modalités de participation

Les contributions (250 mots max)  sont à déposer uniquement en ligne sur la plateforme https://sfhststras2017.sciencesconf.org/

Dates limites des propositions 5 janvier 2017

Organisateurs :

  • Barthelemy Durrive, Doctorant, Université Claude Bernard Lyon 1 (Laboratoire S2HEP)
  • Marco Saraceno, Post-Doctorant ATER, Université Paris 1 (CETCOPRA)

Les organisateurs effectueront la sélection des propositions.

Dates du congrès

19-20-21 avril 2017

Date(s)

  • Thursday, January 05, 2017

Keywords

  • métrologie, travail, anthropométrie, activité, ergonomie, épistémologie

Contact(s)

  • Barthélemy Durrive
    courriel : barthelemy [dot] durrive [at] ens-lyon [dot] fr
  • Marco Saraceno
    courriel : ma [dot] saraceno [at] gmail [dot] com

Reference Urls

Information source

  • Marco Saraceno
    courriel : ma [dot] saraceno [at] gmail [dot] com

To cite this announcement

« Human work - measure and excess in bodily activity (19th-20th centuries) », Call for papers, Calenda, Published on Friday, December 09, 2016, https://calenda.org/387126

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