HomeArt and Politics

Calenda - The calendar for arts, humanities and social sciences

Art and Politics

Art et politique

Kunst und Politik

Springtime Academy 2018

École de printemps 2018

Internationale Frühjahrsakademie 2018

*  *  *

Published on Tuesday, January 30, 2018 by João Fernandes

Summary

La XVIe École de printemps d’histoire de l’art organisée par le Réseau international de formation en histoire de l’art se déroulera à l’université Paris Nanterre du 18 au 23 juin 2018, sur le thème « Art et politique », en écho aux cinquante ans de mai 68. Cet événement d’une semaine permettra aux étudiants en master, doctorants et post-doctorants d’origines disciplinaires diverses, issus des institutions partenaires, d’échanger sur leurs travaux, de partager leurs recherches, de nouer des contacts avec des chercheuses et chercheurs, jeunes ou confirmés.

The 16th AnnualSpringtime Academy (École de printemps d’histoire de l’art) organized by the International Consortium on Art Historywill take place from June 18–23, 2018, at the Université Paris Nanterre, on the theme “Art and Politics,” reflecting the fiftieth anniversary of the events of May 1968. This weeklong program will bring together students at the masters, doctoral, and post-doctoral levels from various disciplines and specializations to share research, working methods and experience in an international and interdisciplinary dialogue with advanced scholars and professionals.

Die vom Internationalen Netzwerk für Kunstgeschichte organisierte 16. Frühjahrsakademie wird vom 18. bis 23. Juni 2018 zum Thema „Kunst und Politik“ in Gedenken an den Mai 1968 stattfinden, der sich 2018 zum 50. Mal jährt. Diese einwöchige Veranstaltung ermöglicht es Master-Studierenden, Doktoranden und Post-Docs unterschiedlicher Disziplinen, die unseren Partnerinstitutionen angehören, sich über ihre Arbeit und Forschungen auszutauschen sowie neue Kontakte mit anderen jungen und etablierten Wissenschaftler/-innen zu knüpfen.

La XVI Scuola di Primavera organizzata dal Coordinamento internazionale per la Formazione alla ricerca in Storia dell’arte si svolgerà presso l’Università Paris-Ouest (Nanterre) dall’18 al 23 giugno 2018 e avrà come tema “Arte e politica”, nel contesto del cinquantesimo anniversario delle manifestazioni del maggio 1968. La Scuola permetterà a dottorandi e post dottorandi, di orizzonti e specializzazioni diverse, di mettere in comune le proprie ricerche, i propri approcci ed esperienze in un forum nel quale giovani ricercatori e ricercatori più avanzati collaborano strettamente. 

Announcement

Université Paris Nanterre, 18-23 juin 2018

Contexte

La XVIe École de printemps d’histoire de l’art organisée par le Réseau international de formation en histoire de l’art se déroulera à l’université Paris Nanterre du 18 au 23 juin 2018, sur le thème « Art et politique », en écho aux cinquante ans de mai 68. Cet événement d’une semaine permettra aux étudiants en master, doctorants et post-doctorants d’origines disciplinaires diverses, issus des institutions partenaires, d’échanger sur leurs travaux, de partager leurs recherches, de nouer des contacts avec des chercheuses et chercheurs, jeunes ou confirmés. Pour la France, l’INHA permet à des candidats issus d’établissements extérieurs au réseau de proposer leur candidature et pour les candidats allemands extérieurs au réseau, le Centre allemand d’histoire de l’art pourra offrir une subvention. Ils obtiendront à l’issue de la semaine un complément de diplôme de la formation internationale en histoire de l’art. Le site internet www.proartibus.net comprend les programmes des précédentes écoles de printemps. Nous recommandons aux candidates et aux candidats inscrits en master, doctorat ou en post-doctorat de proposer des communications précises, en rapport avec leurs sujets de recherche quelle que soit la période de l’histoire de l’art et le domaine qu’elles ou ils étudient et quelles que soient les formes d’expression qu’elles ou ils souhaitent aborder.

Le thème : Art et politique

L’étude des rapports entre art et politique est toujours peu ou prou marquée du soupçon du fonctionnalisme. Evoquer la « fonction politique de l’art », serait en réduire la portée esthétique, sacrifier la forme sur l’autel d’un principe extérieur, plaquer sur l’œuvre une vision instrumentale. La notion de « propagande », abondamment utilisée par les historiens, est emblématique de cette réduction du visuel au message qu’impose l’insertion de l’art dans la cadence de l’histoire politique. Ce que le politique fait à l’art est alors envisagé comme une perte – de l’esthétique, de la forme, de l’autonomie de l’art. Tout se passe comme si se rejouaient ici les anciennes querelles qui entouraient jadis la réflexion sur la « destination sociale » de l’art ; comme s’il fallait aussi maintenir la possibilité pour l’art d’être le dernier refuge de la liberté.

De récents travaux font néanmoins apparaître un nouveau type de convergence entre l’histoire et l’histoire de l’art, qui nous amène à repenser les termes de la réflexion. D’un côté, les historiennes et historiens du fait politique semblent renouer avec une démarche nourrie dès ses origines par l’anthropologie, pour qui les symboles ont des conséquences sur le monde réel. Les rituels politiques, emblèmes, cultures visuelles ou artistiques contribuent au fait politique non comme simple reflet ou expression du déroulement historique, mais en tant qu’ils sont pris dans une chaîne événementielle complexe. Pour ces historiennes et historiens, la vie et la puissance des symboles se mesurent aux bouleversements qu’ils produisent dans le monde social. D’autre part, en écho à cette histoire, répond, dans la discipline de l’histoire de l’art, du théâtre, de la photographie et du cinéma, un intérêt renouvelé, rafraîchi pour une tradition qu’on croyait révolue, l’histoire sociale de l’art, attachée à ancrer la production artistique comme les discours sur l’art et l’historiographie dans les mouvements politiques et sociaux. Au croisement de ces deux trajectoires se pose une question : celle de l’art comme mode d’intervention politique.

Si l’on définit le politique comme le lieu de l’expression des dissensions, des désaccords, comme le moment où se rencontrent des positions contraires, alors il est possible de sortir d’une vision intentionnaliste selon laquelle l’art serait l’affirmation symbolique d’un pouvoir, d’une souveraineté, d’un message politique ; de comprendre comment l’art agit sur les frontières, les zones de frottement, les moments conflictuels, comment il partage et départage la chose publique. Il s’agit en somme de renverser la position pour s’interroger sur ce que l’art fait au politique. Quelles transformations l’art produit-il sur les institutions, les groupes, les partis, les classes sociales ? Plusieurs domaines ou approches seront envisagés :

  1. La production et la diffusion des signes et couleurs des identités politiques. Images et symboles définissent les groupes, tracent des frontières politiques, garantissent la cohésion des positions. Or le visuel produit dans ce domaine des effets que le langage ne peut atteindre : la superposition des significations, les contractions temporelles, l’ambiguïté des symboles et des formules d’émotion donnent à l’iconographie politique et aux identités visuelles un rôle spécifique dans la traduction et la diffusion des positions politiques et sociales.
  2. Les régimes de visibilité déterminent l’accès de personnes, groupes ou institutions à une représentation et une reconnaissance. L’invisibilisation de groupes, qu’ils soient minoritaires ou majoritaires, fait partie des moyens de la domination, de sorte que la lutte pour la reconnaissance, qui appartient aux formes les plus répandues des luttes sociales, passe par l’accès des dominés à la visibilité. L’art, comme l’écriture de l’histoire de l’art, est un des modes d’expression de ces luttes par lesquelles peut être renversé l’équilibre de la visibilité.
  3. Par le terme d’ « acte d’image », des travaux récents d’histoire de l’art et d’anthropologie définissent l’action que les images produisent sur le monde social. Cette notion décrit plus précisément la transmission d’un pouvoir ou d’une « agentivité » à l’image, processus au cours duquel, une personne ou un collectif donne pouvoir à cet objet d’agir à sa place, ou, inversement de recevoir une action destinée à frapper celle, celui ou ceux qu’il représente. Il en va ainsi des formules d’émotion par lesquelles le spectateur se trouve contraint d’agir. Les portraits ou caricatures frappant d’infamie les personnes qu’elles représentent en font partie également. Enfin les actes iconoclastes appartiennent à ces actes d’images, actes touchant des images pour viser des communautés.
  4. Les déplacements géographiques et sociaux des lieux de pouvoir mettent fréquemment en scène la production du symbolique. Aussi les géographies artistiques rencontrent ou se confrontent avec les espaces de pouvoir. L’étude de ces déplacements, comme de la mise en œuvre, diverse selon les époques, de l'expression sensible des dominations ou des oppositions politiques, doit permettre de s'interroger sur le rôle de l'art dans ces reconfigurations historiques ; sur la question des lieux d'expression visuelle, sonore ou corporelle du pouvoir ; sur les enjeux sociaux, politiques, éthiques et esthétiques du partage du sensible ; sur la traduction, au plan artistique, de conflits politiques et territoriaux, de combats menés en temps de paix pour la définition des territoires, des frontières, comme la dénomination des espaces géographiques.

Ces quatre modalités de l’intervention de l’art en politique nous aideront à sortir du paradigme de la « propagande politique » pour contribuer aux développements les plus récents de l’histoire des arts, de l’histoire politique et de l’anthropologie.

Procédure de candidature

L'appel à communications est mis en ligne sur les sites internet du Réseau international (www.proartibus.net), de l’Université Paris Nanterre (http://www.parisnanterre.fr) et de sa fondation (http://fondation.parisnanterre.fr), de l’École normale supérieure de Paris (www.ens.fr), de l'INHA (https://www.inha.fr), du Centre allemand d’histoire de l’art et du Zentralinstitut für Kunstgeschichte pour les autres partenaires français ainsi que sur ceux des autres établissements membres du Réseau international. Les étudiants en master, doctorants et post-doctorants souhaitant participer sont priés de soumettre un projet de communication de 15 minutes, accompagné d'un court CV. Les propositions ne doivent pas faire plus de 1800 caractères, ou 300 mots, et peuvent être rédigées en allemand, en anglais, en français ou en italien. Elles doivent être soumises en format Word, et doivent comporter le nom de la candidate ou du candidat, ses adresses (électronique et postale), l'établissement et le pays dont elle ou il dépend. La proposition et le CV doivent être joints en un seul document dans un courriel (nom de fichier : Proposition_Prénom_Nom abrégé de l’institution, exemple : Proposition_Louis_Marin_Univ-Paris-Nanterre). La ligne « sujet » doit préciser le nom du candidat et le pays dans lequel il est inscrit. Les courriels sont à adresser à edp2018parisnanterre@gmail.com avant le 16 février 2018.

Les propositions seront rassemblées par les organisateurs mentionnés ci-dessous, puis examinées et sélectionnées par pays. Les organisateurs établiront, en coordination avec des représentants de chaque pays du Réseau international, un programme définitif. L’annonce de la sélection des participants sera diffusée au début du mois de mars 2018.

Nota bene: dans les deux semaines suivant l’acceptation de leur proposition, les participants devront en soumettre une traduction dans une autre des langues officielles du Réseau international (allemand, anglais, français, italien). Un mois avant le début de l’Ecole, ils devront en outre envoyer aux organisateurs le texte complet de leur communication, ainsi que leur présentation Powerpoint. Étant donné que les participants font leur communication dans leur langue maternelle, la maîtrise des autres langues est indispensable. Les participants des pays latins doivent maîtriser au moins d’une façon passive l’anglais ou l’allemand, et ceux des pays anglophones ou germanophones le français ou l’italien.

Les propositions pour intervenir en qualité de répondant

Les étudiants ayant participé deux fois ou plus aux Écoles antérieures ne peuvent poser leur candidature qu’en qualité de répondant. Nous encourageons de cette façon les jeunes chercheuses et chercheurs, post-doctorants et doctorants dont les recherches sont déjà avancées à participer à l’École en répondant aux interventions et en animant la discussion.

Tout candidat souhaitant participer à cette École en qualité de répondant est prié de faire parvenir aux organisateurs (edp2018parisnanterre@gmail.com), avant le 16 février 2018, un CV et un court texte de motivation. La candidate ou le candidat doit également faire valoir la pertinence de ses recherches eu égard au thème choisi. Le texte de motivation ne devra pas dépasser 1800 signes ou 300 mots et pourra être rédigé en allemand, anglais, français ou italien. La candidature doit être soumise en format Word, et doit comporter le nom de la candidate ou du candidat, ses adresses (électronique et postale), l'établissement et le pays dont elle ou il dépend. La proposition et le CV doivent être jointsen un seul document dans un courriel (nom de fichier : Proposition_Prénom_Nom abrégé de l’institution, exemple : Proposition_Rosa_Luxemburg_Uni-Frankfurt). La ligne « sujet » doit préciser le nom de la candidate ou du candidat et le pays dans lequel elle ou il est inscrit.

Les propositions de communication des professeurs

Comme chaque année, les professeures et professeurs du Réseau international pourront soit proposer une communication, soit encadrer une séance en qualité de présidente ou président, de répondante ou de répondant. Les enseignantes et enseignants souhaitant intervenir dans le programme sont priés de faire connaître leurs intentions au Comité organisateur par courriel à l’adresse suivante, avant le 16 février 2018 : (edp2018parisnanterre@gmail.com).

Correspondants nationaux

  • Pour la France :
    • Frédérique Desbuissons (Université de Reims), Elitza Dulguerova (Paris, INHA), Béatrice Joyeux-Prunel (École normale supérieure de Paris), Anne Lafont (EHESS), Christian Joschke et Ségolène Le Men (Université Paris Nanterre) ;
  • pour l’Allemagne :
    • Thomas Kirchner (Paris, Deutsches Forum für Kunstgeschichte),  Michael F. Zimmermann (Katholische Universität Eichstätt-Ingolstadt) et Iris Lauterbach (Munich, Zentralinstitut für Kunstgeschichte) ;
  • pour l’Italie :
    • Marco Collareta (Università degli Studi di Pisa) et Maria Grazia Messina (Università degli Studi di Firenze) ;
  • pour la Suisse :
    • Jan Blanc (Université de Genève) ;
  • pour le Japon,
    • Atsushi Miura (Université de Tokyo) et Noriko Yoshida (Université Chuo) ;
  • pour le Canada :
    • Johanne Lamoureux (Montréal).
  • Pour les États-Unis :
    • Todd Porterfield New York University), Bronwen Wilson (UCLA) et Henri Zerner (Harvard University).

Comité d’organisation

Université Paris Nanterre, HAR EA 4414

Christian Joschke et Émilie Malouvier

Mail : edp2018parisnanterre@gmail.com

Organisé par

Réseau international de formation à la recherche en histoire de l’art
 – The International Consortium of Art History (http://www.proartibus.net) et l’université Paris Nanterre.

Université Paris Nanterre, June 18-23, 2018

Argument

The 16th AnnualSpringtime Academy (École de printemps d’histoire de l’art) organized by the International Consortium on Art Historywill take place from June 18–23, 2018, at the Université Paris Nanterre, on the theme “Art and Politics,” reflecting the fiftieth anniversary of the events of May 1968. This weeklong program will bring together students at the masters, doctoral, and post-doctoral levels from various disciplines and specializations to share research, working methods and experience in an international and interdisciplinary dialogue with advanced scholars and professionals. For French candidates,the Institut national d’histoire de l’art (INHA) will accept applications from candidates at institutions outside its network ; as for German, the German Center for Art History in Paris will provide financial help. At the conclusion of the event participants will receive a certificate of international studies in art history. Programs of previous Springtime Academies are available at www.proartibus.net. Masters, doctoral and post-doctoral students are invited to submit concise presentations related to their research subjects, in any field and period of art history and in any medium.

Theme : Art and Politics

The study of the relationship between art and politics nearly always embodies a certain degree of functionalism. Evoking the “political function of art” in effect reduces its esthetic power, sacrifices form on the altar of an exterior principle, and imposes an instrumental vision onto the work of art. The notion of “propaganda,” employed extensively by historians, is emblematic of this reduction of the visual to the message imposedby the introduction of art into political history. What politics does to art thus comes to be seen as a loss — of esthetics, of form, of autonomy. The discourse thus seems in a certain sense to rehearse old disputes formerly surrounding the concept of the “social destination” of art, and to insist on the possibility of art being the last refuge of freedom.

Recent work, however, seems to point to a new type of convergence between history and the history of art that encourages us to rethink the terms of the discussion. First, political historians seem to be reconnecting to an approach informed since its inception by anthropology, in which symbols have consequences in the real world. Political rituals, emblems, and visual or artistic cultures contribute to the political act not as simple reflections or expressions of historical progress, but as factors in a complex chain of events. For these historians, the life and the power of such symbols is measured by the disruptions they create in the social world. Furthermore, the disciplines of the history of art, theater, photography, and cinema respond with renewed, reinvigorated interest for a tradition thought to be past — the social history of art — dedicated to anchoring artistic production as a discourse on art and on the historiography of political and social movements. At the intersection of these two trajectories lies a question: that of art as a means of political intervention.

If we define politics as the place of expression of dissension and disagreement, and as the moment of encounter of opposing positions, then it is possible to overcome an intentionalist view according to which art is the symbolic affirmation of power, sovereignty, and political messages, and possible to understand how art acts at the boundaries, in the zones of friction, and in the moments of conflict, how it helps us to make things public. We must reverse our perspective in order to ask, rather, what art does to politics. What transformations does art produce upon institutions, groups, parties, or social classes? We will consider several areas or approaches:

  • The production and dissemination of the signs and colors of political identities. Images and symbols define groups, draw political boundaries, guarantee the cohesion of positions. In this realm the visual produces effects that cannot be attained by language: superposition of meanings, temporal contractions, and the ambiguity of symbols and of expressions of emotion give political iconography and visual identities a specific role in the translation and dissemination of political and social positions.
  • Regimes of visibility determine the access that individuals, groups or institutions have to representation and recognition. The rendering invisible of certain groups, whether minority or majority, is part of this means of domination, such that the struggle for recognition, one of the most widespread forms of social struggles, requires access to visibility by those who are dominated. Art, like the writing of art history, is one means of expression that can tilt the scales of visibility in these struggles.
  • By the term “image-act,” recent works of art history and anthropology define the actions that images enact upon the social world. This notion describes more precisely the transmission of a power or an "agency" to the image, a process in which an individual or a group confers power upon this object to act in its place, or, conversely, to receive an action intended to strike them or those they represent. Such is the case with expressions of emotion which compel a viewer to act, as well as with portraits or caricatures that cast infamy upon the individuals represented. Iconoclasm also belongs to these image-acts, striking out at images as a means of targeting communities.
  • The geographical and social displacements of sites of power frequently stage the production of the symbolic. Artistic geographies also meet with or are in confrontation with spaces of power. The study of these displacements, as well as the implementation of the sensible expression of political dominations or oppositions, which vary according to the period, must lead to an interrogation of the role of art in these historical reconfigurations; on the question of sites of visual, oral, or corporal expressions of power; on the social, political, ethical and aesthetic issues of sharing what can be sensed; on the artistic translation of political and territorial conflicts, of peacetime battles for the definition of territories, of borders; and of the denomination of geographical spaces.

These four modes of involvement of art with politics will help us to move beyond the paradigm of "political propaganda" to contribute to the most recent developments in the history of the arts, political history, and anthropology

Application procedure

The call for papers will appear online on the website of the Réseau (www.proartibus.net), the Université Paris Nanterre (http://www.parisnanterre.fr) and its foundation (http://fondation.parisnanterre.fr), the École normale supérieure de Paris (www.ens.fr) and the l'INHA (https://www.inha.fr) for the other French partners as well as of the other institutions of the members of the Réseau. Masters, doctoral candidates and postdocs who would like to participate are asked to submit a proposal for a paper of no more than 15 minutes, together with a short CV that includes foreign language abilities. Proposals should be no more than 1800 characters or 300 words in length and can be written in English, French, German, or Italian. They should be submitted in a Word document, and should include the name of the applicant, mailing address (electronic and postal), the institution and the country where the applicant is enrolled. The proposal and the CV should be attached as a single document to an email and identified in the subject heading by the applicant’s name and country of enrollment (file name: Proposal_First Name_ Last Name_Institution. Example: Proposal_Leon_Battista_Alberti_UNIFI). Emails should be sent to edp2018parisnanterre@gmail.com before 16 février 2018.

The proposals will be selected by the countries in the Réseau. The organizing committee, in consultation with the representatives of each member country of the Réseau, will establish the École de Printemps program. The selection of participants will be announced in early March 2018.

Nota bene: within two weeks following the acceptance of their proposal, participants will be asked to submit a translation into another of the Réseau’s official languages (German, English, French, Italian). One month before the start of the Ecole, participants are asked to send the organizers the complete text of their presentation, as well as their Powerpoint. Since participants present papers in their own language, knowledge of other languages is indispensable. Participants from Latin countries should have some command of either English or German; English or German speakers should have some command of either French or Italian.

Proposals to serve as a respondent

Students who have participated two or more times in previous Écoles are invited to serve as respondents In this way masters, doctoral and postdoctoral students whose research is well-advanced are encouraged to participate in the Écoles by leading discussion at the end of each session.

Candidates applying to serve as respondents should send a CV and a short text explaining their motivation and specific expertise, to the organizers (edp2018parisnanterre@gmail.com) before February 16, 2018.

La candidate ou le candidat doit également faire valoir la pertinence de ses recherches eu égard au thème choisi.

Proposals should be no more than 1800 characters or 300 words in length and can be written in English, French, German, or Italian. They should be submitted in a Word document, and should include the name of the applicant, mailing address (electronic and postal), the institution and the country where the applicant is enrolled. The proposal and the CV should be attached as a single document to an email and identified in the subject heading by the applicant’s name and country of enrollment (file name: Proposal_First Name_ Last Name_Institution. Example: Proposal_Rosa_Luxemburg_Uni-Frankfurt). Emails should be sent to edp2018parisnanterre@gmail.com before 16 février 2018.

Proposals for papers by professors

Each year the professors of the Réseau are able to propose a paper that will provide a frame

for one of the sessions. Teachers wishing to intervene in the program are asked to contact the organisers with their intentions by email before February 16 2018 at edp2018parisnanterre@gmail.com.

National correspondents

  • France:
    • Frédérique Desbuissons (Université de Reims), Elitza Dulguerova (Paris, INHA), Béatrice Joyeux-Prunel (École normale supérieure de Paris), Anne Lafont (EHESS), Christian Joschke and Ségolène Le Men (Université Paris Nanterre).
  • Germany:
    • Thomas Kirchner (Paris, Deutsches Forum für Kunstgeschichte), Michael F. Zimmermann (Katholische Universität Eichstätt-Ingolstadt) and Iris Lauterbach (Munich, Zentralinstitut für Kunstgeschichte).
  • Italy:
    • Marco Collareta (Università degli Studi di Pisa) and Maria Grazia Messina (Università degli Studi di Firenze). Switzerland: Jan Blanc (Université de Genève).
  • Japan:
    • Atsushi Miura (Université de Tokyo) and Noriko Yoshida (Université Chuo).
  • United States:
    • Todd Porterfield New York University), Bronwen Wilson (UCLA) and Henri Zerner (Harvard University).
  • Canada:
    • Johanne Lamoureux (Montréal).

Organising committee

Université Paris Nanterre, HAR EA 4414
Christian Joschke and Émilie Malouvier
Mail : edp2018parisnanterre@gmail.com

Organised by

Réseau international de formation à la recherche en histoire de l’art – The International Consortium of Art History (http://www.proartibus.net) and l’université Paris Nanterre.

Université Paris Nanterre, 18. - 23. Juni 2018

Kontext

Die vom Internationalen Netzwerk für Kunstgeschichte organisierte 16. Frühjahrsakademie wird vom 18. bis 23. Juni 2018 zum Thema „Kunst und Politik“ in Gedenken an den Mai 1968 stattfinden, der sich 2018 zum 50. Mal jährt. Diese einwöchige Veranstaltung ermöglicht es Master-Studierenden, Doktoranden und Post-Docs unterschiedlicher Disziplinen, die unseren Partnerinstitutionen angehören, sich über ihre Arbeit und Forschungen auszutauschen sowie neue Kontakte mit anderen jungen und etablierten Wissenschaftler/-innen zu knüpfen. In Frankreich ermöglicht das INHA Kandidat/-innen aus Institutionen, die nicht dem Netzwerk angehören, eine Bewerbung einzureichen, für Studierende aus Deutschland kann das Deutsche Forum für Kunstgeschichte Paris einen Zuschuss gewähren. Am Ende der Woche wird den Teilnehmern der Frühjahrsakademie ein Zeugniss zur internationalen, kunstgeschichtlichen Ausbildungausgehändigt. Die Programme der bisherigen Frühjahrsakademien finden sich gemeinsam mit weiteren Informationen auf der Website www.proartibus.net. Bewerber/-innen sind aufgefordert, Themenvorschläge mit Bezug zu ihren Forschungsprojekten einzureichen, ohne Einschränkung mit Blick auf die kunsthistorische Epoche, den fachspezifischen Bereich oder die künstlerische Ausdrucksform. 

Das Thema: Kunst und Politik

Die Erforschung der Bezüge zwischen Kunst und Politik ist meist von dem Verdacht der Instrumentalisierung der Kunst geprägt. Mit der Herausstellung der "politischen Funktion der Kunst" gehe eine Vernachlässigung des ästhetischen Gehalts einher, die Form werde einem dem Kunstwerk fremden Prinzip geopfert. Der Begriff der "Propaganda", der inflationär von der Geschichtswissenschaft verwendet wird, steht emblematisch für die Reduzierung des Visuellen auf eine Aussage, durch die die Kunst in den Diskurs der politischen Geschichte eingefügt werden kann. Was die Politik mit der Kunst macht, wird als Verlust wahrgenommen – als Verlust der Ästhetik, der künstlerischen Form und der Autonomie der Kunst. Hier belebt sich die alte Diskussion um die "soziale Bestimmung" der Kunst; so als müsste man der Kunst die Möglichkeit bewahren, der letzte Zufluchtsort der Freiheit zu sein.

In der jüngsten Zeit zeichnet sich indes eine neue Form der Annäherung zwischen Geschichtswissenschaft und Kunstgeschichte ab, die dazu anregt, Begrifflichkeiten zu überdenken. Einerseits scheint sich die Politikgeschichte wieder verstärkt mit anthropologischen Fragen auseinanderzusetzen, eine Herangehensweise, wonach Symbole Auswirkungen auf die reale Welt haben. Politische Rituale, Embleme, visuelle oder künstlerische Kulturen tragen zum Verständnis des Politischen nicht nur als einfache Widerspiegelung oder Ausdruck eines historischen Ablaufes bei, sondern werden in einer komplexen Kette von Ereignissen gesehen. Für diese Historiker/-innen werden das Leben und die Kraft der Symbole an den Umwälzungen messbar, die sie in der Gesellschaft verursachen. Mit diesen Tendenzen der Geschichtswissenschaft korrespondiert andererseits ein erneutes Interesse in der Kunst-, Theater-, Fotografie- und Filmgeschichte an der lange Zeit in den Hintergrund getretenen Sozialgeschichte der Kunst, welche die künstlerische Produktion sowie den Diskurs über Kunst und deren Historiografie vor dem Hintergrund politischer und sozialer Entwicklungen verortet. Dort, wo sich die beiden Strömungen begegnen, stellt sich die Frage, inwiefern die Kunst als Form der politischen Intervention verstanden werden kann.

Wenn man das Politische als Ort des Ausdrucks von Unstimmigkeiten und Meinungsverschiedenheiten, als Moment der Begegnung unterschiedlicher Positionen definiert, ist es möglich Sichtweisen zu überwinden, nach denen die Kunst nur der symbolischen Affirmation von Macht, von Staatshoheit oder einer politischen Botschaft dient. Es lässt sich stattdessen nachvollziehen, wie die Kunst auf Grenzen und Reibungspunkte reagiert, wie sie am Politischen teilnimmt und darauf einwirkt. Insgesamt geht es darum, die umgekehrte Position in den Blick zu nehmen und zu fragen, was die Kunst mit der Politik macht. Zu welchen Veränderungen trägt die Kunst in den Institutionen, den verschiedenen Gruppierungen, politischen Parteien und sozialen Klassen bei? Mehrere Themenbereiche und Ansätze werden hierfür in Betracht gezogen:

  1. Die Produktion und Verbreitung von Zeichen und Farben politischer Identitäten. Bilder und Symbole definieren Gruppen, ziehen politische Grenzen und garantieren den Zusammenhalt verschiedener Positionen. Das Visuelle kann in diesem Bereich Wirkungen erzielen, die über die Möglichkeiten der Sprache hinausgehen: Die Überlagerung von Bedeutungen, Gleichzeitigkeiten, die Mehrdeutigkeit von Symbolen und Gefühlsäußerungen tragen dazu bei, dass politischen Bildern sowie visuellen Identitäten eine spezifische Rolle bei der Übersetzung und Verbreitung sozialer und politischer Positionen zukommt.
  2. Modi der Sichtbarkeit bedingen die öffentliche Darstellung und die Wiedererkennbarkeit von Personen, Gruppen oder Institutionen. Ein Mittel der Beherrschung von Gruppen, egal ob Minderheiten oder Mehrheiten, ist, sie unsichtbar zu machen, sodass der Kampf um Anerkennung, der zu den weitverbreitetsten Formen von sozialen Klassenkämpfen gehört, über den Zugang der Beherrschten zur visuellen Präsenz ausgefochten wird. Die Kunst wie die Kunstgeschichtsschreibung sind Ausdrucksformen dieser Kämpfe, durch die bestehende Modi der Sichtbarkeit aus dem Gleichgewicht gebracht werden können.
  3. Mit dem Begriff des "Bildaktes" definieren jüngere kunsthistorische und anthropologische Ansätze das aktive Eingreifen von Bildern in die Gesellschaft. Der Begriff beschreibt die Übertragung von Macht bzw. agency auf das Bild, ein Prozess, in welchem eine Person oder ein Kollektiv einem Objekt stellvertretend Handlungsfähigkeit überträgt oder umgekehrt zum Empfänger einer Handlung macht, die sich an diejenigen richtet, die vom Objekt repräsentiert werden. Dazu gehört auch eine emotionale Komponente, durch die der Betrachter zu einer Handlung angeregt wird. Ebenso müssen Porträts oder Karikaturen berücksichtigt werden, die Personen durch die Form der Darstellung erniedrigen können. Schließlich sind ikonoklastische Handlungen dem "Bildakt" zuzuordnen, welche über die Zerstörung von Bildern ganze Gemeinschaften ins Visier nehmen.
  4. Die Verschiebung geografischer und sozialer Orte von Macht veranschaulicht häufig die Mechanismen der Produktion von Symbolen. Auch Orte des künstlerischen Schaffens berühren diese Räume der Macht oder treten in ein Spannungsverhältnis zu ihnen. Die Erforschung dieser Verschiebungen, wie der – je nach Epoche unterschiedlichen – Formen der Erfahrbarmachung von politischer Beherrschung oder des Widerstandes, sollte es ermöglichen, der Rolle der Kunst in diesen historischen Umwälzungen nachzugehen. Weitere Fragen stellen sich mit Blick auf die Orte des visuellen, akustischen oder körperlichen Ausdrucks von Macht; die sozialen, politischen, ethischen und ästhetischen Spannungsfelder der Aufteilung des Sinnlichen; die künstlerische Übersetzung von politischen und territorialen Konflikten, von Kämpfen, die in Friedenszeiten um die Festlegung von Territorien, Grenzen sowie der Benennung geografischer Räume ausgefochten wurden.

Diese vier Formen des Eingreifens der Kunst ins Politische helfen, sich vom Paradigma der "politischen Propaganda" zu lösen und an die jüngsten Tendenzen der Kunstgeschichte, der politischen Geschichte und der Anthropologie anzuknüpfen.

Bewerbungsverfahren

Der Call for Papers wird auf der Internetseite des Internationalen Netzwerkes für Kunstgeschichte (www.proartibus.net), der Université Paris Nanterre (www.parisnanterre.fr) und ihrer Stiftung (www.fondation.parisnanterre.fr), der École normale supérieure de Paris (www.ens.fr) und des INHA (www.inha.fr), des Deutschen Forums für Kunstgeschichte Paris, des Zentralinstituts für Kunstgeschichte sowie der übrigen Partner und Mitglieder des Netzwerks online gestellt. Interessierte Master-Studierende Doktorand/-innen und Post-Docs sind aufgefordert, für ihre Bewerbung eine Skizze von maximal 1800 Zeichen oder 300 Wörtern für einen 15-minütigen Vortrag sowie einen kurzen Lebenslauf einzureichen. Die Unterlagen können in Deutsch, Englisch, Französisch oder Italienisch verfasst sein. Die Bewerbung muss als Word-Dokument eingereicht werden und den Namen des Bewerbers/der Bewerberin enthalten, die Adresse (elektronisch und postalisch), die institutionelle Anbindung und das Land des Bewerbers/der Bewerberin. Alle Unterlagen reichen Sie bitte in einem Dokument als Anhang per E-Mail ein (Dateiname: Bewerbung_Vorname_Nachname_Abkürzung der Institution, Beispiel: Bewerbung_Max_Mustermann_LMU-München). In der Zeile "Betreff" geben Sie Ihren Namen und Ihr Herkunftsland an. Die E-Mail ist bis zum 16. Februar 2018 an folgende Adresse zu richten: edp2018parisnanterre@gmail.com

Die Bewerbungen werden von den Organisatoren gesammelt und gemeinsam mit den Vertretern der Länder geprüft. Die Auswahl der Teilnehmer wird von den Organisatoren und den Ländervertretern des Internationalen Netzwerkes für Kunstgeschichte vorgenommen und Anfang März 2018 bekannt gegeben.

Hinweis: In den zwei Wochen nach der Annahme der Bewerbung müssen die Teilnehmer eine Übersetzung ihrer Vortragsskizze in einer zweiten offiziellen Sprache des Internationalen Netzwerkes für Kunstgeschichte (Deutsch, Englisch, Französisch, Italienisch) einreichen. Einen Monat vor Beginn der Frühjahrsakademie müssen die komplett ausgearbeiteten Vortragstexte und die PowerPoint-Präsentation an die Organisatoren geschickt werden. Da jeder Teilnehmer in seiner Sprache vortragen kann, ist das zumindest passive Verständnis der anderen Sprachen des Netzwerkes unabdingbar. So wird vorausgesetzt, dass die italienisch- und französischsprachigen Teilnehmer zumindest in passiver Form zusätzlich Deutsch oder Englisch verstehen, die anglophonen und germanophonen Teilnehmer müssen zumindest in passiver Form zusätzlich Französisch oder Italienisch beherrschen. 

Bewerbung zur Teilnahme als Diskutant

Studierende, die bereits an zwei vergangenen Frühjahrsakademien teilgenommen haben, können sich lediglich als Diskutanten bewerben. Außerdem können sich junge Wissenschaftler/-innen, Doktorand/-innen und Post-Docs, deren Forschungen bereits weit fortgeschritten sind, auf diese Weise ebenfalls an der Frühjahrsakademie beteiligen. Aufgabe der Diskutanten ist es, am Ende der Sitzungen die Diskussionen zu beleben, durch alternative Erklärungen zu bereichern und vor dem Hintergrund ihrer eigenen Forschungen neue Perspektiven aufzuzeigen.

Interessierte, die an der Frühjahrsakademie als Diskutanten teilnehmen möchten, werden gebeten, den Organisatoren (edp2018parisnanterre@gmail.com) bis zum 16. Februar 2018 ihren Lebenslauf und ein kurzes Motivationsschreiben zu senden, das ihre Kompetenzen in Bezug auf die Fragestellung der Frühjahrsakademie und ihrer Sektionen herausstellt. Das Motivationsschreiben darf 1800 Zeichen oder 300 Wörter nicht überschreiten und kann in Deutsch, Englisch, Französisch oder Italienisch verfasst sein. Die Bewerbung muss als Word-Dokument eingereicht werden und den Namen des Bewerbers/der Bewerberin, die Adresse (elektronisch und postalisch), die Institution und das Herkunftsland enthalten. Die Bewerbungsunterlagen reichen Sie bitte als ein Dokument im Anhang einer E-Mail ein (Dateiname: Bewerbung_Vorname_Nachname_Abkürzung der Institution, Beispiel: Bewerbung_Max_Mustermann_LMU-München). In der Zeile "Betreff" geben Sie Ihren Namen und Ihr Herkunftsland an. 

Vortragsvorschläge (Professoren)

Die Professoren/-innen des Netzwerkes können, wie jedes Jahr, einen eigenen Vortrag vorschlagen, eine Sitzung leiten oder sich als Diskutant beteiligen. Diejenigen, die sich aktiv am Programm beteiligen möchten, werden gebeten, dies dem Organisationskomitee vor dem 16. Februar per E-Mail mitzuteilen (edp2018parisnanterre@gmail.com). 

Die nationalen Ansprechpartner

  • Frankreich: Frédérique Desbuissons (Université de Reims), Elitza Dulguerova (Paris, INHA), Béatrice Joyeux-Prunel (École normale supérieure de Paris), Anne Lafont (EHESS), Christian Joschke und Ségolène Le Men (Université Paris Nanterre);
  • Deutschland: Thomas Kirchner (Deutsches Forum für Kunstgeschichte Paris), Michael F. Zimmermann (Katholische Universität Eichstätt-Ingolstadt) und Iris Lauterbach (Zentralinstitut für Kunstgeschichte, München);
  • Italien: Marco Collareta (Università degli Studi di Pisa) und Maria Grazia Messina (Università degli Studi di Firenze);
  • Japan: Atsushi Miura (Universität Tokyo) und Noriko Yoshida (Universität Chuo);
  • Kanada: Johanne Lamoureux (Université de Montréal);
  • Schweiz: Jan Blanc (Université de Genève);
  • Vereinigte Staaten: Todd Porterfield (New York University), Bronwen Wilson (UCLA) und Henri Zerner (Harvard University). 

Das Organisationskomitee

Université Paris Nanterre, HAR EA 4414
Christian Joschke und Émilie Malouvier
E-Mail: edp2018parisnanterre@gmail.com

Organisiert durch

das Internationale Netzwerk für Kunstgeschichte (www.proartibus.net) und die Université Paris Nanterre.

Université Paris Nanterre, 18-23 juin 2018

Argomento 

La XVI Scuola di Primavera organizzata dal Coordinamento internazionale per la Formazione alla ricerca in Storia dell’arte si svolgerà presso l’Università Paris-Ouest (Nanterre) dall’18 al 23 giugno 2018 e avrà come tema “Arte e politica”, nel contesto del cinquantesimo anniversario delle manifestazioni del maggio 1968. La Scuola permetterà a dottorandi e post dottorandi, di orizzonti e specializzazioni diverse, di mettere in comune le proprie ricerche, i propri approcci ed esperienze in un forum nel quale giovani ricercatori e ricercatori più avanzati collaborano strettamente. I programmi delle precedenti scuole sono disponibili sul sito www.proartibus.net. La partecipazione a una scuola è uno degli elementi necessari all’ottenimento di un diploma di formazione internazionale in storia dell’arte. I candidati, dottorandi e post-dottorandi sono invitati a proporre interventi specifici, in relazione con i propri temi di studio, senza limiti di cronologia, area geografica o forma di espressione. Le bibliografie, le informazioni sullo svolgimento della Scuola e sul soggiorno dei partecipanti a Parigi saranno pubblicate sul sito dell’Università. Per maggiori precisioni vi preghiamo di scrivere al seguente indirizzo: edp2018parisnanterre@gmail.com

Il tema: Arte e politica

Lo studio dei rapporti tra arte e politica è stato spesso accusato di scadere nel funzionalismo. Invocare una “funzione politica” dell’arte, secondo questi critici, equivarrebbe a ridurne la portata estetica, e quindi a sacrificare la forma nel nome di un principio estrinseco, relegandola giocoforza a una concezione strumentale. La nozione di “propaganda”, largamente utilizzata dagli storici, è emblematica di questa riduzione del visivo al messaggio che impone l’iscrizione dell’arte nel contesto storico-politico. L’azione della politica sull’arte, in altri termini, è letta come una perdita: perdita della dimensione estetica, della forma, dell’autonomia dell’arte. Parlare di arte e politica riattiva tutte le annose polemiche sulla “destinazione sociale dell’arte”, come se si trattasse di mantenere a tutti i costi all’arte la possibilità di essere l’ultimo rifugio della libertà.

Una serie di lavori recenti ha tuttavia permesso di far apparire una nuova convergenza tra storia e storia dell’arte, invitandoci a ripensare i termini della questione. Da un lato, le storiche e gli storici della politica sembrano riprendere contatto con pratiche di ricerca nutrite fin dalle loro origini dai metodi dell’antropologia, nel cui campo i simboli agiscono sul mondo reale. I riti politici, gli emblemi, le culture visive o artistiche non contribuiscono alla vita politica solo come un semplice riflesso, un’espressione del decorso della storia, ma partecipano a pieno titolo del processo come tale, nella misura in cui si iscrivono in serie complesse di eventi. Per questa nuova storia politica la vita e la potenza dei simboli si misurano a partire dagli sconvolgimenti che essi provocano nella vita sociale. La storia dell’arte, del teatro, del cinema e della fotografia, per parte sua, risponde a queste nuove tendenze della ricerca storica tornando a interessarsi alla tradizione della storia sociale dell’arte, che si credeva a torto tramontata, e il cui obiettivo è ancorare tanto la produzione artistica quanto i discorsi sull’arte e la storiografia ai movimenti politici e sociali. All’intersezione di queste due tendenze si pone la questione dell’arte come modalità dell’agire politico.

Se si definisce la politica come il terreno sul quale si esprimono il dissenso e il disaccordo, o come il luogo in cui si scontrano posizioni avverse, diviene possibile uscire da una visione intenzionalista secondo la quale l’arte sarebbe l’affermazione simbolica di un potere, di una sovranità, di un messaggio politico. Si comprende cosi come l’arte possa agire sulle frontiere, le zone di contatto, i momenti di conflittualità, e come essa plasmi la cosa pubblica. Si tratterà dunque di invertire la questione per studiare quello che l’arte fa alla politica. Quali trasformazioni produce nelle istituzioni, nei gruppi, nei partiti, nelle classi sociali ? Diversi terreni e approcci saranno presi in considerazione:

1. La produzione e la diffusione dei segni e dei colori delle identità politiche. Immagini e simboli definiscono i gruppi, tracciano le frontiere politiche, garantiscono la coesione delle parti. Le culture visive producono in questo campo effetti che il linguaggio non riesce a produrre: la sovrapposizione dei significati, le contrazioni temporali, l’ambiguità dei simboli e delle Pathosformel attribuiscono all’iconografia politica un ruolo specifico nella traduzione e diffusione delle posizioni politiche e sociali.

2. I regimi di visibilità determinano l’accesso di persone, gruppi o istituzioni alla rappresentazione e al riconoscimento. L’invisibilizzazione di gruppi – maggioritari o minoritari – è una delle modalità del dominio, tanto che la lotta per il riconoscimento, che è una delle forme più diffuse di lotta sociale, passa per l’accesso alla visibilità da parte dei dominati. L’arte, cosi come la scrittura della storia dell’arte, è una delle modalità di espressione delle lotte attraverso le quali diviene possibile sovvertire gli equilibri della visibilità.

3. Con il termine “atto iconico” una serie di lavori recenti in storia dell’arte e antropologia definiscono l’azione delle immagini sul mondo sociale. Più precisamente, questa nozione descrive la trasmissione all’immagine di un potere o di una forma di “agency”. Nel corso di questo processo, una persona o un collettivo attribuisce all’immagine il potere di agire in propria vece o, inversamente, quello di farsi destinataria di un’azione che mira a colpire colui o coloro che l’immagine rappresenta. È il caso delle Pathosformel che costringono lo spettatore ad agire. I ritratti o caricature infamanti partecipano anch’esse di questo fenomeno, come anche le azioni iconoclaste, che colpiscono le immagini per colpire le comunità.

4. Le circolazioni geografiche e sociali dei luoghi del potere mettono spesso in scena una produzione simbolica. Le geografie artistiche entrano in contatto e si confrontano con gli spazi del potere. Lo studio di queste circolazioni, come quello delle diverse forme che assumono in epoche diverse il dominio o l’opposizione politica, deve interrogarsi sul ruolo che l’arte gioca di volta in volta in queste riconfigurazioni storiche, sulla questione dei luoghi dell’espressione visiva, sonora o corporea del potere, sulle dimensioni sociali, politiche, etiche ed estetiche della condivisione del sensibile, sulla traduzione in termini artistici dei conflitti politici e territoriali, delle battaglie condotte in tempo di pace per la definizione dei territori e delle frontiere, e per la denominazione degli spazi geografici.

Queste quattro modalità di intervento dell’arte sulla politica permettono di uscire dal paradigma delle “propaganda politica” per contribuire alle tendenze più recenti della storia dell’arte, della storia politica e dell’antropologia. 

Candidatura

Il call for papers sarà pubblicato sui siti dell’Università Paris-Ouest (http://www.parisnanterre.fr), dell’Institut national d’histoire de l’art (www.inha.fr) et del Coordinamento internazionale per la Formazione alla ricerca in Storia dell’arte (www.proartibus.net). I dottorandi, specializzandi, o giovani ricercatori in possesso di un titolo di Dottore di Ricerca o Diploma di Scuola di Specializzazione in Storia dell’Arte, o titolari di assegni di ricerca nelle discipline storico-artistiche, che desiderino partecipare alla Scuola dovranno inviare all’indirizzo di posta elettronica edp2018parisnanterre@gmail.com entro e non oltre il 16 febbraio 2018 :

  • un breve curriculum vitae, comprensivo dell’indicazione delle lingue padroneggiate
  • una sintesi illustrativa dell’intervento proposto, la cui durata sarà di 15 minuti esatti, esposta in un massimo di 1800 caratteri o 300 parole, in francese, italiano, tedesco o inglese. Il testo deve essere in formato Word e deve recare il nome del candidato, i suoi indirizzi (di posta e di posta elettronica), l’istituzione e il paese da cui dipende.

La proposta di intervento e il CV devono essere inviati in un solo documento (indicare, come nome del documento: Proposta_Nome_Cognome_Nome abbreviato dell’istituzione di appartenenza, per esempio: Proposta_Leon_Battista_Alberti_UNIFI). Il titolo della email di invio deve indicare il nome del candidato e il paese. 

Le proposte saranno raccolte, esaminate e selezionate per paese. Gli organizzatori stabiliranno il programma definitivo della Scuola insieme ai rappresentanti di ogni paese del Coordinamento. La lista dei partecipanti selezionati sarà resa nota all’inizio del mese di marzo.

Nota bene: nelle due settimane successive alla comunicazione della propria ammissione, i partecipanti dovranno far pervenire al Comitato organizzatore (edp2018parisnanterre@gmail.com), una traduzione, corretta, della sintesi del proprio intervento, in una delle altre lingue del Coordinamento: francese, o inglese, o tedesco. Un mese prima dell’inizio della Scuola dovranno inoltre inviare allo stesso indirizzo il testo definitivo della propria comunicazione accompagnato da una presentazione powerpoint. Dal momento che i partecipanti leggono il proprio intervento nella loro lingua materna, la conoscenza almeno passiva delle altre lingue è indispensabile. 

Partecipare alla Scuola come coordinatore di sessione

I giovani ricercatori che abbiano già partecipato a due edizioni delle Scuole precedenti, o comunque neo-dottori o assegnisti di ricerca in discipline storico-artistiche, possono presentare una candidatura quali coordinatori di sessione. Tali coordinatori avranno il compito di intervenire alla fine di ogni sessione, offrendone un sintetico bilancio critico, al fine di mobilitare e condurre il dibattito. Essi avranno altresì il compito di avanzare nuovi interrogativi, relativamente ai temi della sessione, a partire dalle proprie ricerche. I candidati al titolo di coordinatore devono inviare all’indirizzo di posta elettronica edp2018parisnanterre@gmail.com, sempre entro il termine ultimo del 16 febbraio 2018, una scheda (documento Word in allegato) comprensiva del proprio breve CV, istituzione di appartenenza, lingue conosciute, e di un breve testo di motivazione che indichi le proprie competenze rispetto alle tematiche affrontate dalla Scuola (1800 caratteri o 300 parole, in francese, italiano, tedesco o inglese). Tale testo e il CV devono essere inviati in un solo documento (indicare, come nome del documento: Proposta_Nome_Cognome_Nome abbreviato dell’istituzione di appartenenza, per esempio: Proposta_Leon_Battista_Alberti_UNIFI). Il titolo della email di invio deve indicare il nome del candidato e il paese. 

La partecipazione dei Docenti del Coordinamento

Come nelle precedenti edizioni, i docenti del Coordinamento potranno sia proporre una propria comunicazione (di 15 minuti), sia presiedere una sessione della Scuola, comunicando la propria disponibilità, entro il termine massimo del 16 febbraio 2018, al Comitato organizzatore (edp2018parisnanterre@gmail.com). 

Comitato d’organizzazione

Université Paris Nanterre, HAR EA 4414

Christian Joschke et Émilie Malouvier

Mail : edp2018parisnanterre@gmail.com 

Manifestazione organizzata dal Coordinamento internazionale per la Formazione alla ricerca in Storia dell’Arte – Réseau International de la Formation à la Recherche en Histoire de l’Art
 – The International Consortium of Art History (http://www.proartibus.net)

Corrispondenti nazionali

  • Francia:
    • Frédérique Desbuissons (Université de Reims), Elitza Dulguerova (Parigi, Institut national d’histoire de l’art), Béatrice Joyeux-Prunel (École normale supérieure), Christian Joschke e Ségolène Le Men (Université Paris Ouest Nanterre La Défense)
  • Germania:
    • Thomas Kirchner (Parigi, Deutsches Forum für Kunstgeschichte) e Michael F. Zimmermann (Katholische Universität Eichstätt-Ingolstadt)
  • Italia:
    • Marco Collareta (Università degli Studi di Pisa) e Maria Grazia Messina (Università degli Studi di Firenze)
  • Svizzera:
    • Jan Blanc (Université de Genève)
  • Giappone :
    • Atsushi Miura (Università di Tokio) e Noriko Yoshida (Università Chuo).
  • Canada:
    • Johanne Lamoureux (Montréal)
  • Stati Uniti :
    • Todd Porterfield (New York University)

Places

  • Nanterre, France (92)

Date(s)

  • Friday, February 16, 2018

Attached files

Keywords

  • art, politique

Contact(s)

  • Christian Joschke
    courriel : edp2018parisnanterre [at] gmail [dot] com
  • Emilie Malouvier
    courriel : edp2018parisnanterre [at] gmail [dot] com

Information source

  • Léonard Pouy
    courriel : leonard [dot] pouy [at] vancleefarpels [dot] com

To cite this announcement

« Art and Politics », Summer School, Calenda, Published on Tuesday, January 30, 2018, https://calenda.org/430846

Archive this announcement

  • Google Agenda
  • iCal
Search OpenEdition Search

You will be redirected to OpenEdition Search