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Postures et impostures : la recherche-création et la recherche-intervention à l'université

Postures and duplicity - research-creation and research-intervention at university

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Publié le mercredi 28 février 2018 par João Fernandes

Résumé

Dans le cadre de cette journée, nous souhaitons aborder la question de la recherche-création et de la recherche-intervention dans le contexte universitaire. Le doctorat en études et pratiques des arts de l’université du Québec à Montréal, qui accueille cette journée, est décrit par l’institution comme un programme interdisciplinaire qui « vise à susciter une interaction entre les pratiques et les théories artistiques actuelles ». C’est dans cette même vision que s’inscrit cette journée ouverte à tous et toutes les étudiant·e·s, professeur·e·.s, chargé·e·s de cours, artistes et intervenant.e.s qui travaillent en recherche-création ou en recherche-intervention : l’objectif est de provoquer des relations artistiques et intellectuelles entre les disciplines, les chercheur·e·s, les professeur·e·s et les institutions qui réfléchissent aux postures et impostures relatives à la recherche-création et à la recherche-intervention en milieu universitaire.

Annonce

Argumentaire

Dans le cadre de cette journée, nous souhaitons aborder la question de la recherche-création et de la recherche-intervention dans le contexte universitaire. Le doctorat en études et pratiques des arts de l’Université du Québec à Montréal, qui accueille cette journée, est décrit par l’institution comme un programme interdisciplinaire qui « vise à susciter une interaction entre les pratiques et les théories artistiques actuelles ». C’est dans cette même vision que s’inscrit cette journée ouverte à tous et toutes les étudiant.e.s, professeur.e.s, chargé.e.s de cours, artistes et intervenant.e.s qui travaillent en recherche-création ou en recherche-intervention : l’objectif est de provoquer des relations artistiques et intellectuelles entre les disciplines, les chercheur.e.s, les professeur.e.s et les institutions qui réfléchissent aux postures et impostures relatives à la recherche-création et à la recherche-intervention en milieu universitaire. 

Tout en respectant la rigueur et l’exhaustivité des études supérieures, la recherche-création et la recherche-intervention sont des approches qui encouragent également le dépassement des systèmes de la recherche traditionnelle. En effet, « perturbant le cloisonnement et la hiérarchisation des espaces de production du savoir, [la recherche-création] participe à la déstabilisation des instances disciplinaires en tant que lieux de pouvoir. L’implication des artistes, des institutions artistiques et d’un certain nombre d’acteurs du monde de l’art esquisse de nouveaux réseaux d’émergence, de validation et de transmission pour la recherche. » (Delacourt et al., 2016, p. 19) Relativement nouvelle et résolument plurielle, l’approche en recherche-création, ainsi que celle en recherche-intervention, sont dès lors considérées dans le milieu académique de maintes façons : leur interdisciplinarité, leurs potentialités et leurs méthodologies novatrices qui « participent à une critique postmoderne de l’objectivité scientifique » (Rouleau, 2016, p. 98) font autant l’objet de célébrations que de mépris dans le milieu académique, ce qui a pour effet d’entretenir les débats entre épistémologies traditionnelles et alternatives, entre savoirs objectifs et savoirs situés (Harraway, 2007; Harding, 2003), entre vérités uniques et connaissances subjectives. Insolentes, la recherche-création et la recherche-intervention ont surtout le potentiel « de jeter le trouble dans la pensée » (Lancri, 2006, p. 15), de « critiquer la pensée dominante en proposant des études qui sortent des normes universitaires établies » (Fortin, 2012, p. 65) et de permettre aux chercheur.e.s, artistes et institutions de s’appuyer sur l’imposture dont ils et elles sont parfois taxé.e.s pour repenser leurs postures dans le souhait d’abolir les binarismes traditionnels. Cette journée a donc pour but d’aborder la question très plurielle des postures et des impostures de la recherche-création et de la recherche-intervention dans le milieu universitaire, qu’elles soient d’ordre méthodologique, thématique, épistémologique, disciplinaire, structurel ou identitaire. 

Formule et détails

Puisque nous désirons « travailler en étoile » (Lancri, 2006), nous ne consacrerons qu’une demi-journée à des courtes communications présentées sous le modèle du « speed colloque ». Ainsi, nous accepterons des propositions pour des communications d’une durée maximale de 10 minutes. La seconde partie de la journée se déroulera selon la formule forum ouvert : les invité.e.s et les membres du public auront l’occasion de participer à des ateliers, à des séances de table ronde, à des activités participatives et à des discussions libres au cours desquelles vous aurez l’occasion d’approfondir votre propos. 

Les personnes suivantes sont invité.e.s à soumettre des propositions de communications :

  •  Étudiant.e.s au doctorat en études et pratiques des arts de l’UQAM (en thèse recherche, recherche-création ou recherche-intervention);
  •  Étudiant.e.s de maîtrise et de doctorat des autres programmes de la Faculté des arts de l’UQAM;
  •  Étudiant.e.s de maîtrise et de doctorat des autres universités qui travaillent en recherche-création en arts et en littérature;
  •  Professeur.e.s et chargé.e.s de cours de toutes les universités, artistes et chercheur.e.s indépendant.e.s intéressé.e.s aux questions de la recherche-création et de la recherche-intervention en arts et en littérature. 

Modalités pratiques d'envoi des propositions

Veuillez noter que les descriptions d’interventions et de pratiques artistiques, ainsi que les comptes rendus de projets de thèse ne seront pas considérés : ces projets doivent être considérés non pas comme une fin, mais bien comme un point de départ à partir duquel articuler une réflexion relative aux thématiques de la journée. Nous acceptons les propositions en français et en anglais, d’au plus 300 mots, en format docx ou pdf, accompagnées d’une bibliographie de trois (3) titres, de vos coordonnées (nom complet, courriel, affiliation) et d’une courte notice biographique. 

Nous les attendons d’ici le 23 mars 2018 à l’adresse suivante : posturesimpostures@gmail.com.

Date de l'événement : 6 juin 2018, Université du Québec à Montréal (Canada)

Comité organisateur et scientifique 

  • Julien Champagne (membre du comité scientifique, artiste interdisciplinaire, doctorant en études et pratiques des arts, UQAM)
  • Nicholas Dawson (coorganisateur, membre du comité scientifique, écrivain, doctorant en études et pratiques des arts, UQAM)
  • Catherine Lalonde Massecar (coorganisatrice, membre du comité scientifique, artiste interdisciplinaire, doctorante en études et pratiques des arts, UQAM)
  • Isabelle Miron (coorganisatrice, membre du comité scientifique, écrivaine, professeure en études littéraires et directrice du doctorat en études et pratiques des arts, UQAM)
  • Faye Mullen (membre du comité scientifique, artiste interdisciplinaire, doctorante en études et pratiques des arts, UQAM)

Lieux

  • Pavillon Judith-Jasmin - 405, rue Sainte-Catherine Est
    Montréal, Canada (H2L 2C4)

Dates

  • vendredi 23 mars 2018

Fichiers attachés

Mots-clés

  • recherche-création, recherche-intervention, arts, littérature, histoire de l'art, épistémologie, action, arts interdisciplinaire, création littéraire

Contacts

  • Nicholas Dawson
    courriel : nichodawson [at] hotmail [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • Nicholas Dawson
    courriel : nichodawson [at] hotmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Postures et impostures : la recherche-création et la recherche-intervention à l'université », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 28 février 2018, https://calenda.org/434921

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