AccueilDe la violence à l’extrême : discours, représentations et pratiques de la violence chez les combattants

De la violence à l’extrême : discours, représentations et pratiques de la violence chez les combattants

From violence to extreme - soldiers' discourse, representations and practices of violence

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Publié le mercredi 30 mai 2018 par Céline Guilleux

Résumé

Ce colloque a pour ambition d’interroger la spécificité de la violence des militaires. Il inscrit ainsi ses réflexions au croisement de deux historiographies en plein renouvellement, celle du fait militaire d’une part, et celle de la violence d’autre part. Contrairement à la violence dans les sociétés, la violence combattante et notamment ses aspects professionnels ont peu été abordés par les ouvrages historiques jusqu’à récemment. Or, les militaires, plus que tout autre, entretiennent un rapport particulier avec la violence. Physique, verbale, psychologique ou encore symbolique, la violence est consubstantielle de leur état et peut être véhiculée autant sur d’autres groupes de combattants, des civils ou encore l’environnement.

Annonce

Argumentaire

Ce colloque a pour ambition d’interroger la spécificité de la violence des militaires. Il inscrit ainsi ses réflexions au croisement de deux historiographies en plein renouvellement, celle du fait militaire d’une part, et celle de la violence d’autre part. Contrairement à la violence dans les sociétés, la violence combattante et notamment ses aspects professionnels ont peu été abordés par les ouvrages historiques jusqu’à récemment. Or, les militaires, plus que tout autre, entretiennent un rapport particulier avec la violence. Physique, verbale, psychologique ou encore symbolique, la violence est consubstantielle de leur état et peut être véhiculée autant sur d’autres groupes de combattants, des civils ou encore l’environnement. Ses formes, ses manifestations et ses sens diffèrent cependant selon les époques, les lieux et les conflits. Les discours et les pratiques de la violence sont ainsi déterminés et réinterprétés au prisme des normes martiales, sociales et culturelles dans lesquelles ils s’insèrent. La violence trouve ainsi sa place au cœur des interactions sociales.

Les apports de la sociologie, de la psychologie ou encore de l’anthropologie ont contribué au renouvellement des questionnements et des méthodes de l’historien, ouvrant de nouveaux défis quant à la compréhension des comportements violents. Ce colloque propose donc de poursuivre les réflexions initiées par les historiens et historiennes de la guerre et du fait militaire dans le domaine spécifique de la violence martiale. Comment penser cette violence ? Quelle place prend-elle dans l’imaginaire du combattant ? Quels mécanismes mènent à l’adoption de comportements violents ? En quoi les représentations militaires, sociales et culturelles influencent-elles les pratiques de la violence, l’appréhension de la violence professionnelle et les moyens mis en œuvre pour les réguler ? Quels sont les apports d’autres disciplines à la compréhension historique de la violence militaire ?

Au carrefour de ces réflexions, les propositions de recherche se dégagent sous quelques grandes lignes directrices :

  • Penser le rapport entre la violence des hommes de guerre et la société civile ;
  • Explorer l’expression de la violence et son rôle dans l’expérience de guerre ;
  • Observer le rapport de la justice militaire à la violence ;
  • Circonscrire la violence dans le droit de la guerre ;
  • Approfondir les méthodes d’appréhension de la violence.

Le colloque, organisé avec le soutien notamment de l’UQAM, des Universités de Montréal et McGill, du Centre Interuniversitaire de Recherche sur la première Modernité (CIREM 16-18) et du Groupe de recherche en histoire des sociabilités (GRHS), cherche l’interdisciplinarité et est ouvert à toutes propositions en lien avec l’étude de la violence en situation de guerre, et à tous les jeunes chercheurs et chercheuses des cycles supérieurs (maîtrise et doctorat) et de tout champ en sciences sociales. Les thématiques soulevées ci-dessus ne limitent en rien les propositions de communication.

Modalités de soumission

Les propositions de communication ou de session peuvent être envoyées en français ou en anglais (300 mots maximum)

avant le 15 juin 2018 à minuit,

à l’adresse qui suit : colloque.hm@gmail.com. Elles devront indiquer votre nom, prénom et affiliation institutionnelle, une courte présentation biographique et indiquer les éventuels besoins de soutien financier pour le déplacement et l’hébergement ainsi que le coût estimé du voyage. Le colloque aura lieu dans le théâtre du Musée McCord-Stewart.

Comité scientifique 

  • Patrick Baker (Université Laval),
  • Benjamin Deruelle (UQÀM),
  • Marie-Michèle Doucet (CMR Kingston),
  • John A. Lynn (University of Illinois),
  • Giovanni Ricci (Università degli Studi di Ferrara)
  • Laurent Vissière (Université Paris-Sorbonne),
  • Thomas Wien (Université de Montréal)

Comité organisateur 

Nicolas Handfield et Philipp Portelance

Catégories

Lieux

  • Montréal, Canada

Dates

  • vendredi 15 juin 2018

Mots-clés

  • militaire, combattant, violence, extrême

Contacts

  • Philipp Portelance
    courriel : philipp_portelance [at] hotmail [dot] com
  • Nicolas Handfield
    courriel : handfield [dot] nicolas [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Benjamin Deruelle
    courriel : deruelle [dot] benjamin [at] uqam [dot] ca

Pour citer cette annonce

« De la violence à l’extrême : discours, représentations et pratiques de la violence chez les combattants », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 30 mai 2018, https://calenda.org/442273

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