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Terrains et chercheurs sous surveillance

Terrains and researchers under surveillance

(Auto)contrôle, (auto)censure et mise en administration des sciences sociales

(Self-)control, (self-)censorship and the administration of social sciences

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Publié le jeudi 17 mai 2018 par Anastasia Giardinelli

Résumé

En proposant de mobiliser le terme de surveillance pour caractériser le contexte de travail du chercheur, l’objectif de ce colloque est d’identifier et mettre en débat les diverses contraintes qui s’exercent désormais sur leur métier. L'enquêteur en situation de surveillance fait face à des réalités d’hétéronomie sur les enquêtés, l’enquête et l’écriture, pouvant engendrer des difficultés, voire des effets de censure pas toujours conscients sur le travail de recherche.

Annonce

Présentation

À rebours d’une vision enchantée du savant guidé par ses seules intuitions et tout entier animé par la découverte de la vérité, le chercheur en sciences sociales est – par la nature même de sa démarche de connaissance – pris dans une multitude de relations d’interdépendance (avec son institution de rattachement, avec ses financeurs, avec ses enquêtés, avec les comités d’édition). Celles-ci contraignent, bornent et parfois entravent sa liberté d’investigation, d’analyse et d’écriture. Aujourd’hui, sans doute par un effet conjugué de la managérialisation et de la judiciarisation des sociétés, les contingences de la recherche en sciences sociales se formalisent de façon très explicite, contractuelle, sous le jour de chartes d’éthique, de rapports d’activité, d’ordres de mission, de livrables, de demandes d’autorisation, etc. Prise entre de nouvelles exigences – la rentabilité et la sécurité juridique par exemple –, l’activité des chercheurs en sciences socialesne doit plus répondre simplement à des logiques strictement scientifiques mais satisfaire aussi à des injonctions en termes de responsabilité, de déontologie, d’utilité… La réponse à ces injonctions renvoie à des dilemmes d’autant plus problématiques que le « terrain » a pris une place prépondérante dans une partie des sciences sociales (Bensa et Fassin, 2008 ; Arborio et Fournier, 2015 ; Leroux et Neveu, 2017), particulièrement depuis le tournant ethnographique des années 1990. Celui-ci a ouvert de nouveaux objets à une investigation toujours plus attentive à saisir les pratiques sociales en situation, tout en élevant peu à peu les exigences de vigilance épistémologique. De même, la généralisation des techniques de l’information et de la communication a ouvert, de la part d’entreprises commerciales, tout un volet d’enregistrement de traces des pratiques des acteurs sociaux à leur insu pour anticiper leurs conduites et chercher à les infléchir. Ces manières, formellement voisines de certaines pratiques des sciences sociales, créent la confusion et obligent les chercheurs à composer avec des réticences et des préventions d’acteurs sociaux contre l’enquête en sciences sociales quelle qu’elle soit. La dernière décennie a même vu s’exprimer des revendications à un droit à l’enquête pour les chercheurs (Laurens et Neyrat, 2010).

En proposant de mobiliser le terme de surveillance pour caractériser le contexte de travail du chercheur, l’objectif de ce colloque est d’identifier et mettre en débat les diverses contraintes qui s’exercent désormais sur leur métier. L'enquêteur en situation de surveillance fait face à des réalités d’hétéronomie sur les enquêtés, l’enquête et l’écriture, pouvant engendrer des difficultés, voire des effets de censure pas toujours conscients sur le travail de recherche.

Axe 1 : Terrains sous surveillance

Si la surveillance est inhérente à tout terrain d’enquête, sa forme, sa mise en pratique, son intensité varient selon les objets d’étude et les configurations sociopolitiques. Il peut s’agir de terrains dans des contextes autoritaires, d’occupation (Romani, 2016), de révolution et de transition (Catusse, Signoles et Siino, 2015), ou en contextes dits démocratiques confrontés à une restriction des libertés publiques, y compris de type institution publique ou organisation productive (les entreprises voulant contrôler leur image n’hésitent plus à engager des poursuites contre les chercheurs accusés de les écorner). Dans ce type de situation, tant le chercheur que l’enquêté sont exposés à des modes de surveillance et à des rétorsions juridiques dès lors qu’ils rompent avec la représentation que les institutions veulent donner d’elles-mêmes. Échapper à la dimension conflictuelle de ses recherches surveillées se révèle parfois difficile, surtout sur des terrains d’enquête aux forts enjeux électoraux pour les pouvoirs publics, tels que ceux où se jouent des phénomènes de déviance et de délinquance (Boucher, 2015).

Ainsi, ces terrains dits « sensibles » (et d’une certaine manière, un nombre croissant de terrains devient « sensible ») constituent une occasion de décrire et d’analyser les dispositifs de surveillance en tant que tels, leur façon de se déployer, mais aussi les stratégies et les « ruses » visant à les contourner. Ces dispositifs sécuritaires ont recours à des formes et registres plus ou moins formalisés (pouvant aller jusqu’à la filature, au filmage, au piratage de données informatiques, à l’interpellation, à l’imposition d’un tiers accompagnateur, etc.). Ils peuvent être mobilisés pour entraver l’enquête si les « lignes rouges » sont considérées comme franchies par les autorités de tutelle : interdiction d’enquêter sur certaines institutions ou groupes sociaux, ethniques ou religieux, pressions pour ne pas aborder certaines questions, entraves pour accéder à certaines zones géographiques ou terrains « à risque », dissuasion de collecter certains types de données perçues comme « sensibles ».

Axe 2 : Enquêtes sous surveillance

La situation de surveillance n’émane pas seulement du terrain, mais aussi des particularités de l’objet d’étude, qualifié comme sensible, et la simple présence du chercheur peut déclencher à tout le moins une « surveillance » de la part des enquêtés. C’est le cas de la recherche sur certains objets tels que les institutions sécuritaires (armée, police (Chauvenet et Orlic, 1995), officines de renseignement), le nucléaire (Fournier, 1996), l’assurance maladie (Masson, 2011), ou encore les minorités ethno-religieuses (musulmane, évangéliste, sectes, etc.). Au-delà du caractère étatique, d’autres objets en apparence moins « chauds » peuvent aussi être le théâtre de la surveillance, tels que les conditions de travail dans les entreprises privées, les industries à risques (Bourrier, 2010), l’industrie pharmaceutique (Fournier, Lomba et Muller, 2016), les partis politiques (Bizeul, 2003), les syndicats ou les établissements scolaires.

Par-delà l’objet sensible, c’est parfois la manière d’en traiter qui déclenche des pressions en faveur d’un traitement à distance ou sous des conditions posées par un gate-keeper. L’enquêteur peut susciter en lui-même des méfiances du fait de son statut social, de son genre, de son apparence physique, de ses préférences philosophiques, politiques et religieuses ou de son exposition dans l’espace public, et être ainsi sujet à une surveillance par les enquêtés, voire à une instrumentalisation. Le regard du savant est négocié, avec des contreparties pouvant aller jusqu’à un droit de regard a posteriori sur l’analyse, voire au cours même de l’enquête.

Enfin, ces situations de surveillance peuvent aussi procéder de l’institution scientifique elle-même et être le fait de ceux qui se donnent pour mission de protéger les enquêtés contre des usages malveillants des informations données (chartes déontologiques, comités d’éthique, procédures de déclaration à la CNIL, etc.) (Cefaï et Costey, 2009 ; El Miri et Masson, 2009), comme de ceux qui se donnent pour mission de protéger les enquêteurs contre les travers de la juridicisation de la société (fonctionnaires sécurité/défense, tutelles académiques, directions des laboratoires, etc.). Ces surveillances prennent ainsi diverses formes de mise en administration où les chercheurs se conforment à des normes conditionnant l’octroi de financements de leurs projets mais limitant leur liberté d’enquête (Laurens et Neyrat, 2010).

Axe 3 : Écritures sous surveillance

Ces dispositifs de surveillance affectent enfin le chercheur dans les différentes phases de l’écriture scientifique : formulation du projet, élaboration du questionnaire d’enquête ou du guide d’entretien, compte rendu des observations de terrain, restitution des résultats, rédaction d’articles ou d’ouvrages et prises de parole publique et médiatique.

L’élaboration du cadre d’enquête en amont comme l’analyse de données de terrain en aval, se confrontent à des « influences » variées des pairs, englobant des normes éthiques plus ou moins explicites sur les façons d’enquêter, ou des normes quasi politiques pour considérer des sujets à forts enjeux sociaux. Le chercheur peut être amené à s’autocensurer, s’auto-protéger et/ou s’autolimiter dans des démarches non conformes à l’évolution d’une discipline, voire d’une sous-discipline, compte tenu d’un statut personnel non conforme à un terrain (trop « proche », trop « militant », ou au contraire trop « éloigné »), ou sur un projet de publication perçu comme illégitime ou non conforme à des classements spécifiques (Hanafi, 2012).

Au-delà, les chercheurs en sciences sociales, ne disposant pas du monopole à dire le social, se trouvent en concurrence avec l’ensemble des producteurs professionnels de représentations de la société (journalistes, acteurs politiques, écrivains, photographes, etc.) (Becker, 2009) sur la signification de phénomènes sociaux (l’interprétation d’indicateurs statistiques ou la portée d’une actualité). Chacun défend le « mandat » propre de son groupe professionnel. Ainsi, sur de mêmes objets, les différences dans la réception des travaux induisent une forme implicite de répartition du travail d’analyse de la société, s’imposant aux chercheurs. Cette division du travail d’interprétation délimite, par exemple à propos de l’enfance, ce qui relève du naturel plutôt que du social et donc à qui revient habituellement la parole autorisée sur le sujet (Lignier, Lomba et Renahy, 2012).

Le contrôle scientifique des objets d’étude s’opère pour finir via les financements de plus en plus ajustés à des logiques managériales, des financeurs contractuels pouvant avoir un droit de regard sur la publication et le partage des données. En effet, cette diffusion peut être réévaluée à l’aune, d’une part, de leur « rentabilité » ou de leur utilité au service des gouvernants et, d’autre part, du risque de poursuites judiciaires, d’arrestation, d’expulsion ou de mise en danger des sources et des informateurs (Castoldi, Mohammed et Vadillo, 2015). Ces contrôles sont susceptibles de remettre en cause à terme le recours aux méthodes ethnographiques ou qualitatives dans les recherches de sciences sociales.

Programme

Jeudi 17 mai - Sciences Po Aix

9h00-9h15 Accueil café - Salle 002

9h15-9h50 Ouverture - Salle 003

Interventions de bienvenue - Philippe Aldrin, professeur des universités, Sciences Po Aix, CHERPA - Mots de bienvenue : Sophie Bouffier, directrice de la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme (MMSH), Rostane Mehdi, directeur de Sciences Po Aix.

Programme

  • Fatiha-Amal Abbassi, doctorante, Aix Marseille Université (AMU), CNRS, Sciences Po Aix, IREMAM
  • Yves Mirman, doctorant, Sciences Po Aix, CHERPA
  • Gaëlle Troadec, doctorante, AMU, CNRS, LAMES, École française de Rome

9h50-10h25 Conférence inaugurale Laurent Mucchielli, directeur de recherche, AMU, CNRS, LAMES

Délinquances et politiques de sécurité : des terrains sous surveillance ?

Discussion avec la salle

10h25- 10h40 Pause café - Salle 002

10h40-12h30 Première session - Salle 003 - Faire face aux dispositifs de surveillance institutionnelle

Présidence de séance : Pierre Fournier, professeur des universités à AMU, CNRS, LAMES

  • Alex Alber, MCF à l’Université de Tours, CITERES/COST - Joël Cabalion, MCF à l’Université de Tours etmembre associé au CEIAS - Valérie Cohen, MCF à l’Université de Tours, CITERES : Récit d’une enquête impossible sur le premier centre public de lutte contre la « radicalisation »
  • Montassir Sakhi, doctorant à l’Université Paris 8, LAVUE : Enquêter sur l’Etat islamique : l’université dans les dispositifssécuritaires en France
  • Gilles Chantraine, chargé de recherches à l’Université de Lille, CNRS, CLERSE - Marie-Aude Depuiset, ingénieure de recherche CLERSE - David Scheer, chercheur à l’Université de Lille, CNRS, CLERSE : « Je vous préviens vous serez suivis ». Enquêter sur la prise en charge pénitentiaire du terrorisme
  • Sylvain Laurens, MCF au CESSP, EHESS : Droit d’enquêter dix ans après : hypothèses sur l’évolution des libertés académiques en état d’urgence

Discutant : Laurent Mucchielli, directeur de recherche, AMU, CNRS, LAMES

Discussion avec la salle

12h30-14h00 Déjeuner - Salle 002

14h00-15h30 Deuxième session - Mener une ethnographie sous contrainte et en rendre compte

Atelier 1 - Salle 001 - Présidence de séance : Audrey Freyermuth, MCF à Sciences Po Aix,CHERPA

  • Anne-Sophie Petitfils, chercheure associée àl’Université Lille 2, ERMES, CERAPS : L’enquêtrice enquêtée. Retour réflexif sur une expérience d’enquête ethnographique au sein de la droite gouvernementale nordiste
  • Jean-Stéphane Borja, chercheur associé àAMU, CNRS, LAMES, Sylvia Girel, MCF à AMU,CNRS, LAMES : L’art contemporain à l’épreuvede la cité. Des artistes, des œuvres et des chercheurs sous surveillance
  • Fatiha-Amal Abbassi, doctorante à AMU,CNRS, IREMAM : Observateur observé ! Une ethnographie sous contrôle. La dynamique d’une enquête en milieu partisan des Frères musulmans égyptiens

Discutante : Magali Boumaza, enseignante-chercheureà l’Université Galatasaray, Université de Strasbourg,CNRS, SAGE

Discussion avec la salle

Atelier 2 - Salle 101 - Présidence de séance : Yves Mirman, doctorant à Sciences Po Aix,CHERPA

  • Constance Perrin-Joly, chercheure déléguée au Centre français d’études éthiopiennes, CNRS : Enquête en Ethiopie : ethnographier l’activité des entrepreneurs dans un pays sous contrôle
  • Lise Foisneau, doctorante à AMU, CNRS,IDEMEC. L’ethnographie à l’épreuve de l’expulsion : conditions de l’enquête sur une aire d’accueil des gens du voyage
  • Anaïs Henneguelle, ATER à I’institut des Sciences sociales du Politique, ENS de Paris-Saclays : Les portes du pénitencier.Comment enquêter sur les statistiques officielles de l’administration pénitentiaire ?

Discutant : Pierre Fournier, professeur des universités à AMU, CNRS, LAMES

Discussion avec la salle

15h30-15h45 Pause café - Salle 002

15h45-17h15 Troisième session - Contrôle social et rupture de terrain

Atelier 3 - Salle 001

Présidence de séance : Fatiha-Amal Abbassi, doctorante, à AMU,CNRS, IREMAM

  • Marianna Ghiglia, doctorante à AMU, CNRS, IREMAM : De la peur et d’autres contraintes pour le chercheur en contexte de « restauration autoritaire ». Retour sur une expérience d’enquête dans l’Egypte post-30 juin 2013
  • Laurence Dufresne Aubertin, doctorante à Sciences Po Aix, CHERPA, AMU, CNRS, IREMAM : Intériorisation des contrôles et apprentissages de l’esquive. Enquêter sur une question « sensible » en Algérie
  • Hamza Esmili, doctorant à l’EHESS, ENS, Centre Maurice Halbwachs : Circulation de savoirs en temps de guerre. Enquêter l’Islam, de la banlieue francilienne au Moyen-Orient

Discutant : Jean-Pierre Gaudin, professeur émérite des universités à Sciences Po Aix, CHERPA

Discussion avec la salle

Atelier 4 - Salle 101

Présidence de séance : Magali Nonjon, MCF à Sciences Po Aix, CHERPA

  • Yves Mirman, doctorant à Sciences Po Aix, AMU, CHERPA, Instiller l’incertitude sur l’enquête : des effets univoques d’une surveillance sur des chercheurs
  • Stéphane Valter, MCF à Normandie Université (Le Havre), LLCE : Modalités de la recherche en science politique, pour un chercheur français, dans le contexte égyptien actuel
  • Anissa Habane, chercheure associée à l’Université de Perpignan, CORHIS : Suspect traveler : la liberté d’investigation en suspens

Discutant : Frédéric Neyrat, professeur des universités à l’Université de Rouen, DYSOLAB

Discussion avec la salle

17h30-18h30 Table ronde - Salle 001 - Les enjeux de la sécurisation de la recherche

  • Animateur de séance : Philippe Aldrin, professeur des universités à Sciences Po Aix, CHERPA
  • Président co-fondateur de l’association Nothing2Hide : Grégoire Pouget
  • Ancien directeur de l’IRMC et de l’IREMAM : Michel Camau, professeur des universités émérite, AMU, CNRS, IREMAM
  • Ancien membre du service du Fonctionnaire de Sécurité de Défense d’AMU : Jean-Luc Toffar
  • Correspondant informatique et libertés du CNRS : Emilie Masson

Vendredi 18 mai - Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme (MMSH)

9h00-9h30 Accueil café - Hall d’entrée

9h30-11h20 Quatrième session

Atelier 5 - Salle Paul-Albert Février

Contraintes financières et éthiques dans la recherche

Présidence de séance : Gaëlle Troadec, doctorante à AMU, CNRS, LAMES, École française de Rome

  • Alina Surubaru, MCF à l’Université de Bordeaux, Centre Emile Durkheim : Chercher sous contrainte financière : censure et autocensure
  • Candice Raymond, chercheure post-doctorale, ERC Social Dynamics of Civil Wars, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, chercheure associée à AMU,CNRS, IREMAM : Une autonomie à négocier… ou pas. Travailler pour un institut de recherche libyen dans le Liban en guerre (1975-1990)
  • Aude Signoles, MCF à Sciences Po Aix, CHERPA, Fatiha Kaouès, docteure à l’EPHE, GSRL : Enquêter sur « le champ humanitaire islamique » en France. Pour qui ? Pour quoi ? Comment ?
  • Anaïs Maro, doctorante à Queensland University Technology, Creative Industries faculty : Éthique pour qui ? Le doctorant pris en étau entre l’éthique universitaire et le respect des informateurs

Discutant : Mustafa El Miri, MCF à AMU, CNRS, LEST

Discussion avec la salle

Atelier 6 - Salle Duby

Paradoxes de la surveillance dans l’enquête

Présidence de séance : Magali Boumaza, enseignante-chercheure à l’Université Galatasaray, Université de Strasbourg, CNRS, SAGE

  • Vincent Geisser, chargé de recherche à AMU, CNRS, IREMAM : Enquêter en contexte sécuritaire, la « paradoxale » liberté du chercheur : retour sur l’expérience tunisienne
  • Thomas Pierret, chargé de recherche à AMU,CNRS, IREMAM : Les paradoxes d’un contexte autoritaire non libéralisé : retour sur une enquête de terrain en Syrie pré-révolutionnaire
  • Laure Marguerite Mbilongo Eleme, Abdou Njikam Njifotie, chargés de recherche au Centre national d’éducation, Centre gouvernemental de recherche en sciences sociales et humaines du Cameroun : Au travers des autorisations d’exercice de la recherche en sciences sociales au Cameroun : l’expérience des chercheurs du Centre national d’éducation
  • Marie-Laure Cuisance, docteure à l’Université Paris Ouest, LESC : Des voix « sur écoute ». Interactions invisibles et technologies de pouvoir en centres d’appels

Discutante : Sylvie Mazzella, directrice de recherche à AMU, CNRS, LAMES

Discussion avec la salle 

11h20-11h35 Pause café - Cafétéria

11h35-13h00 Table ronde - Salle Paul-Albert Février

La voie de l’exil

Animateur de séance : Vincent Geisser, chargé de recherche à AMU, CNRS, IREMAM

  • Engin Sustam, MCF invité à l’Université Paris 8, lauréat du programme PAUSE, SUP-DDHT, chercheur associé à IFEA Istanbul : Dire la vérité face la guerre au sein de l’université et être chercheur en exil
  • Mohammad Alsadhan, chercheur, lauréat du programme PAUSE à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, CNRS, PRAXILING : Recueillir des paroles auprès des réfugiés syriens. Une enquête sous surveillance
  • Ahmet Insel, professeur à l’Université Galatasaray, directeur éditorial des éditions Iletisim à Istanbul et chroniqueur dans le quotidien Cumhuriyet
  • Aysen Uysal, professeure à l’Université Dokuz Eylül à Izmir, chercheure associée CRESPPA-CSU, CETOBAC : Etre en exil dans son propre pays

Laura Lohéac, directrice exécutive du programme PAUSE pour le Collège de France

13h00-14h00 Déjeuner - Cafétéria

14h00-15h50 Cinquième session - Salle Paul-Albert Février

Écriture sous surveillance

Présidence de séance : Christophe Traïni, professeur des universités à Sciences Po Aix, CHERPA

  • Pierre Fournier, professeur des universités à AMU, CNRS, LAMES : Enquêter dans le nucléaire : sous la double surveillancedes gatekeepers et des pairs
  • Al Nasser Wissam, chercheur associé à Sciences Po Aix, CHERPA : Réseaux socio-numériques : entre mine de données et dispositif de surveillance
  • Dominique Pécaud, professeur des universités à l’Université de Nantes, Centre François Viète d’épistémologie et d’histoire des sciences et des techniques : Sociologies du contrôle et contrôles du discours
  • Stéphane Beaud, professeur des universités à l’Université de Poitiers, GRESCO : Enquêter dans une famille : censures et autocensures du chercheur

Discutante : Catherine Miller, directrice de recherche à AMU, CNRS, IREMAM

Discussion avec la salle

16h00-17h00 Conclusion - Salle Paul-Albert Février

Présidence de séance : Philippe Aldrin, professeur des universités à Sciences Po Aix, CHERPA

  • Vincent Geisser, chargé de recherche à AMU, CNRS, IREMAM 
  • Frédéric Neyrat, professeur des universités à l’Université de Rouen, DYSOLAB

Colloque organisé par les laboratoires CHERPA (Sciences Po Aix), LAMES et IREMAM (MMSH Aix)

Catégories

Lieux

  • IEP et MMSH
    Aix-en-Provence, France (13100)

Dates

  • jeudi 17 mai 2018
  • vendredi 18 mai 2018

Mots-clés

  • terrain, enquête, écriture, chercheur, surveillance, contrôle, censure / auto-censure, éthique, liberté, contrainte

Contacts

  • Yves Mirman
    courriel : yves [dot] mirman [dot] c [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Sylvie Chiousse
    courriel : chiousse [at] mmsh [dot] univ-aix [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Terrains et chercheurs sous surveillance », Colloque, Calenda, Publié le jeudi 17 mai 2018, https://calenda.org/442457

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