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Les solidarités sociales : expressions, formes et géographies nouvelles

التضامنات الاجتماعية: التعبيرات ، الأشكال والجغرافيات الجديدة

Social solidarities: expressions, forms and new geographies

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Publié le vendredi 17 août 2018 par Céline Guilleux

Résumé

À travers des approches multidisciplinaires ce colloque tente de soulever et d’éclaircir la question des solidarités et de leurs formes diverses, leurs expressions multiples et leurs espaces. Il se veut une contribution à une production scientifique objective, rigoureuse et s’intéressant fortement aux mutations profondes de nos sociétés. Mutations longtemps privées de l’intérêt scientifique qui lui sied. Il ne s'agit pas d'une revue des littératures scientifiques humaines et sociales accumulées tout au long du dernier siècle sur la solidarité ; mais plutôt d'un test de leurs pertinences et leurs capacités quant à bien comprendre toute la complexité et les enjeux des solidarités.

Annonce

Argumentaire

Les sociétés maghrébines n’ont pas été à l’abri des changements profonds que le Monde a connus ces dernières décennies tels que l’exclusion sociale, la précarité, l’anonymat ou le repli sur sois. Ceci s’est produit dans un contexte- climat fortement caractérisé par les conflits locaux, la migration clandestine, l’exode, le chômage et autre individualisme. Paradoxalement, et contre toute attente, ces sociétés ont connu une montée de nouvelles formes de solidarité qui cohabitent avec celles anciennes (de voisinage, de parenté, familiales…).

De la tribu aux associations, de la Assabiya aux plaidoyers modernes et au partage à travers les réseaux sociaux, de l’ancien don à celui via le téléthon ; la solidarité ne cesse de s’innover, de prendre de nouvelles formes et de nouvelles significations, s’affirmant comme étant socle d’un lien social[1] et octroyant à la société une identité, une essence et une pérennité. C’est en ce sens d’ailleurs que les solidarités- comme objet de recherche- sont au cœur de l’intérêt affiché des sciences humaines et sociales. L’effort consenti- assez tôt- par Durkheim pour élucider la solidarité[2], en est l’illustration parfaite.

Comment se forment et se transforment les solidarités et sur quelles valeurs se basent-elles ? Quelles sont leurs formes et expressions ? Dans quels contextes s’affaiblissent, se renforcent ou s’effritent-elles ? Y-a-t-il des solidarités propres aux différentes couches socioprofessionnelles (riches, pauvres, jeunes…) ? Quelles en sont les raisons particulières ? Les solidarités sont-elles impactées par les mutations spatiales-urbaines ? Comment se forme et s’exprime la solidarité lors des crises socioéconomiques et celles politiques ?

Les politiques publiques de l’Etat moderne, accompagnées par des nouveaux mécanismes de protection sociale (assurance, mutuelle…), ont-elles remplacé les cadres traditionnels de la solidarité qui reposaient eux sur l’entraide et le soutien mutuel ?

Telles sont ces questions qui évoquent les solidarités et qui s'inscrivent dans l'appel de Durkheim à repenser les solidarités comme étant partie intégrante d'une construction permanente  des relations socioprofessionnelles et coopératives. Objet d'étude dont l'importance n’est plus  à démontrer et dont la production scientifique sociologique n’allait pas de pair. C’est en partie pour répondre à toutes ces questions que ce colloque propose les cinq  axes  suivants:

La solidarité, théories, concepts et significations

Bien que le concept de solidarité ait jouit d’une utilisation récurrente et d'une forte présence dans les discours politiques et de communication ; ses contours restent flous et son utilisation intensive provoque confusion et contre sens. Il serait d'une importance capitale que d’éclaircir les fondements philosophiques, moraux et scientifiques sur lesquels repose ce concept.

 En fait, la solidarité était au cœur de l'analyse Khaldounyenne[3] des rapports sociaux et occupe une place centrale autant dans le paradigme de la précarité[4], dans celui du lien social que dans la thèse de Durkheim. Autour de ce concept, aussi, se sont constituées des écoles théoriques et des approches multiples au cœur de plusieurs champs disciplinaires (sociologie, anthropologie, psychologie, économie, histoire, philosophie...). L’on s'interroge sur les changements intervenus dans ces disciplines conservant-utilisant le concept de solidarité afin de redécouvrir sa force opératoire et ses capacités explicatives et heuristiques. Quels sont les fondements éthiques et moraux de la solidarité et quelles relations entretient-elle avec la justice et l'égalité? Ces dernières lui ont-elles procuré une nouvelle légitimité? Peut-on  dissocier la solidarité du lien social en tant que rapports sociaux imprégnés par le besoin et la fonction? Quels sont les référentiels, les supports, les types de  solidarité dans les contextes actuels ?

La solidarité dans des contextes transitoires

Lors des grands moments que sont les contextes des changements structurels sociétaux, les solidarités sont mises à l'épreuve ainsi que les capacités des institutions sociales, des valeurs et des cadres sociaux, à donner cohésion au groupe et à garder son unité. Ceci de par des comportements et des pratiques sociales et par l'appel à l’entraide et au soutien mutuel. D'un point de vue méthodologique, il est important d’élucider ces mutations et ces changements et d'en saisir les pratiques sociales qui émergent et renforcent ou affaiblissent la solidarité. Il est tout aussi important que de comprendre toutes les portées et significations des conjonctures nouvelles (sociales - politiques – culturelles) et cerner les nouvelles pratiques destinées à répondre aux nouveaux besoins et les procédés-processus d'adaptation qui surgissent.

Lors des graves crises politiques (révolutions, guerres civiles, chutes des Etats...) ou des catastrophes naturelles, les sociétés tendent à créer-produire des formes et des pratiques qui renforcent leur cohésion et leur solidarité (solidarité de défense). Cependant, ces contextes peuvent pousser vers plus  d'individualisme et plus de repli. Il se pourrait même que dans les faits, les choses sont et de loin plus complexes que ce simple dualisme. Quels sont les diverses solidarités qu'ont connues les sociétés Arabes et Maghrébines lors de ces changements- contextes transitoires? Comment se sont- elles formées ? Quels en  sont les contenus? Quels en  sont les impacts sur les liens sociaux et les systèmes de valeurs? Qui sont les solidaires dans ces contextes particuliers et quels sont leurs profils et spécificités? À quel point ces solidarités ont-elles créé de nouveaux liens sociaux ?  Ont-elles été objet d'une instrumentalisation politique ou autre?

Politiques publiques de solidarité et économie solidaire

Après la deuxième guerre mondiale et à l’instar des Etats modernes, les Etats du Maghreb issus de l'indépendance ont essayé de mettre en place  des systèmes de solidarité sociale par le biais d'un ensemble de lois- textes en la matière, allant de pair avec un ensemble d'institutions et de mécanismes dont le but annoncé était d'apporter soutien à plusieurs couches sociales. Ces politiques publiques et sous  les pressions des revendications sociales des syndicats  et la signature  des conventions internationales, ont été réajustées.

Progressivement, un processus d'étatisation des solidarités sociales s'est installé et l'Etat s'est érigé en garant  de la solidarité (Hobbes évoquait l'Etat réduisant l'incertitude).  Toutefois, ce processus a affronté pas mal de problèmes, avec l’effritement des solidarités traditionnelles et l'accroissement du coût de la solidarité, le tout dans un contexte de grands changements économiques se renforçant depuis les années quatre vingt du siècle dernier. L’Etat se désengageant progressivement de quelques unes de ses fonctions-attributions, dont d'ailleurs celle de la solidarité. En même temps, d'autres acteurs sociaux nouveaux s’affirment et montent en puissance (associations caritatives, ONG…) amenant la solidarité à changer en des services solidaires et en un marché  matériel  mais aussi symbolique  concurrent de l'Etat. Ces mutations s'accompagnaient de stratégies différentes qui l'instrumentalisaient. Ceci nous amène à réfléchir sur les enjeux politiques de ces nouvelles stratégies et sur les principes et fondements des systèmes modernes de sécurité sociale.   

L’on s'interroge si ces systèmes, en bâtissant une nouvelle légitimité politique, ont détruit  l'héritage traditionnel de la solidarité le considérant comme menace et entrave à la modernisation. Pour autant, ces systèmes n'ont pu remplacer totalement les solidarités traditionnelles- anciennes? N’est- ce pas là une forme de mondialisation de la solidarité là où l'Etat a échoué? N'est ce pas là une redistribution des rôles sociaux alloués initialement à l'Etat y compris celui de solidarité nationale? Ceci n'impacte-t-il pas la légitimité de l'Etat? Alors que les budgets alloués aux services sociaux se réduisent, les bénéficiaires des initiatives      solidaires ne seraient-ils pas " des victimes"  potentielles du marketing humanitaire des associations caritatives ? Ceci contribue- t- il à l'émergence - éclosion de groupes parallèles dont l'activité- service solidaire repose sur des principes d’allégeance ethnique et religieuse ? Qui contrôle les réseaux de solidarité et pèse sur leurs mécanismes d'encadrement et d'exécution? Comment fonctionne l'économie solidaire qui se développe énormément, et quels en sont les principes politiques et les portées symboliques.

Les géographies nouvelles des solidarités

Au cours des dernières décennies, les solidarités ont pu dresser une nouvelle géographie de ses rôles et institutions et a développé de nouveaux mécanismes de travail et de fonctionnement. Ceci est indissociable des changements structurels qu'ont connus les systèmes et liens sociaux et des dynamiques des valeurs de solidarité (soutien, entraide, plaidoyers, compassion...) et qui ont contribué à l'émergence de nouvelles formes de cohésion solidaire. Alors que les référentiels traditionnels-classiques se rétractent et régressent, la crise de l'Etat social et celle du libéralisme et du marché de l'emploi provoquent de nouvelles impasses sociales et ébranlent les principes du "solidarisme" et son institutionnalisation (système de retraite, pension de chômage, caisses de protection et de prévoyance, mutuelles de santé...) et remettent en question-doute les acquis sociaux supposés faisant face à la précarité, aux besoins, aux maladies, à la vieillesse et aux différents accidents de la vie.

L'on reste persuadés, plus que jamais, que malgré leurs contributions multiples dans la consolidation de la cohésion sociale; ces systèmes modernes n'ont pu éradiquer-extirper les inégalités, les discriminations et la précarité. Pis, de plus en plus de couches sociales sont aspirées par des situations d'appauvrissement et de précarisation et qui voient leur futur social et leurs statuts gravement menacés par les nouvelles crises locales et internationales.

Faisant face à tous ces déséquilibres et s'immunisant contre ces facteurs à risque; les solidarités nouvelles tentent de tisser de nouvelles artères et de nouveaux canaux et liens sociaux pour affronter les dysfonctions du marché et les retombées néfastes de la mondialisation. Elles essaient de faire face à l'hypertrophie de l'individualisme et à l'anonymat dans la ville. Ces solidarités s'expriment dans la gestion des choses et besoins de la vie quotidienne et dans les liens sociaux issus du voisinage (quartier, habitat collectif, dortoirs…) et autres événements et phénomènes (mariage, deuil, réussite scolaire...) tels que le covoiturage et les collectes des fonds. S'il y a pérennité de l'Etat et de ses institutions, la société ne cesse de faire perdurer ses solidarités, sa cohésion et ce en en permettant l'expression des anciennes formes. Ce qui nous amène à des questions à propos des nouveaux modèles-modes de solidarité, de leur fonctionnement, de leur impact et efficacité. Cerner les géographies de la solidarité et comprendre leurs dynamiques, sociologique anthropologique et culturelle. Disséquer la polysémie de l'acte solidaire et son impact supposé sur les pratiques sociales, sur les valeurs et sur les modes de pensée actuels. Comment et dans quels contextes et conditions la solidarité mue en des formes participatives sous l'influence de la croissance inégalée des organisations professionnelles modernes (syndicat, association, coopérative...)? Comment expliquer l'expansion croissante de ces nouvelles approches-formes de solidarité? Quelles formes économiques prennent-elles? Quelles sont leurs formes d'expression et d'organisation (groupes professionnels, mutuelles d’assurance, comités de quartier, syndics...)? Quelles sont leurs expressions culturelles? À quel point les nouvelles solidarités s'affirment et renforcent leur présence en puisant dans la culture religieuse et locale? Ou sont-elles affaiblies par ces mêmes cultures? Comment comprendre la capacité des anciennes formes de solidarité (don, aumône,...) à être encore fort présentes et actives ? et même à s'amplifier?

Si elles n’ont pas disparu, comment et par quels mécanismes perdurent-elles et quelles sont leurs spécificités nouvelles ? L’on s’interroge sur le lien entre les dynamiques naissantes de solidarité et les réseaux d’entraide nés dans les différents espaces numériques et cybernétiques.  Comment se réalisent et fonctionnent les solidarités en face des dangers prévus et risques encourus ? Comment les mécanismes de solidarité interviennent-ils concernant la solidarité générationnelle et le droit des générations à l’égalité, à la paix et au développement durable ?

Genre et solidarités 

Cet axe évoque les solidarités et le genre ainsi que les espaces où pourraient voir le jour des formes de solidarité féminine (mouvement social, association, organisation, NTIC…).Naissance renforcée et encouragée par les appartenances transfrontalières qui transcenderaient-éventuellement- largement les identités locales, nationales, ethniques ou de classe. Quelles sont les significations spécifiques qui se dégagent de la solidarité fondée sur le genre ? Quelles sont les stratégies de solidarité élaborées et adoptées par les mouvements féministes ? Ces derniers ont-ils réussi à mobiliser toute la société à être solidaire envers les causes qu’ils défendent ? Comment la solidarité féminine- et à quel point- participe au changement du système des valeurs sociales et celui juridique et à la redistribution des ressources ? Etre solidaire envers les causes de la femme arabe et maghrébine est un engagement moral ou un soutien politique ? Sur quelles bases repose la solidarité de genre dans le milieu du travail ? Impacte-t-elle les liens professionnels, la gouvernance, le management et la répartition des tâches ? Cette solidarité est-elle l’aboutissement des inégalités et des discriminations de genre ?

Quelle solidarité professionnelle concernant la femme rurale ? La participation féminine dans l’activité syndicale est-elle une forme de solidarité ? Comment la globalisation des causes féminines a-t-elle contribué à produire des solidarités transcontinentales ? Quel rôle y a joué les NTIC ?

À travers des approches inter et multidisciplinaires ; ce colloque tente de soulever et d’éclaircir la question des solidarités et de leurs formes diverses, leurs expressions multiples et leurs espaces. Il se veut une contribution à une production scientifique objective, rigoureuse et s’intéressant fortement  aux mutations profondes de nos sociétés. Mutations longtemps privées de l’intérêt scientifique qui lui sied. Ce ne sera pas une revue des littératures scientifiques humaines et sociales accumulées tout au long du dernier siècle sur la solidarité ; mais d’en tester plutôt leurs pertinences et leurs capacités quant à bien comprendre toute la complexité et les enjeux des solidarités.

Comité scientifique

  • Melliti Imed : Professeur d’enseignement supérieur à l’Institut Supérieur des Sciences Humaines – Université de Tunis el Manar et sociologue-chercheur à l’Institut des Recherches sur le Maghreb Contemporain, Tunis.
  • Khouaja Ahmed : Professeur d’enseignement supérieur, sociologue chercheur, chef de département de sociologie à la Faculté  des Sciences Humaines et sociales – Université de Tunis.
  • Mounir Saidani : Professeur d’enseignement supérieur, sociologue chercheur à l’Institut Supérieur des Sciences Humaines – Université de Tunis el Manar. Membre du bureau exécutif de l’AIS.
  • Mehdi Mabrouk : Professeur d’enseignement supérieur et sociologue chercheur à la Faculté des Sciences Humaines et Sociales – Université de Tunis.
  • Drissi Mehrez, Docteur et chercheur en sciences de l’éducation, directeur au ministère de l’éducation et expert en orientation universitaire.
  • Ayari Adel : Maître assistant, sociologue et chercheur en sociologie des entreprises. Rapporteur du comité scientifique.
  • Ahmed Idali : Maître assistant en sciences politiques, Université Ibn Zohr Agadir.
  • Mohamed Faoubar : Maître assistant, sociologue et chercheur, Université de Fes.

Dates

  • Date du colloque : 13-14-15 juin 2019
  • Date limite de l’envoi des résumés : 10 Novembre 2018

  • Notification des résultats des évaluations : 15 Décembre 2018
  • Date limite de soumission du texte final (full paper): 15 Avril 2019

Conditions de participation

Remplir la fiche d’inscription ci-jointe ou disponible sur www.carep.tn

Envoi des projets de communication:

  • Remplir la fiche ci-jointe
  • Envoi des résumés :
  • Envoi des résumés: La soumission de résumé doit comporter : un titre, un résumé de 500 à 700 mots, incluant  la problématique soulevée, la méthodologie de recherche et les principales idées, 05 mots clés, une  bibliographie sommaire. Tout en respectant les normes scientifiques de la rédaction, de la saisie des notes de bas de page et de la bibliographie, (consulter : www.carep.tn ou dohainstitute.org).
  • Le texte final(full paper) : de 5000 à 7000 mots au maximum.
  • Caractère de l’écriture : Times New Roman 12 pour le français et l’anglais, et Sakkal Majalla 14 pour l’arabe.
  • Langue du colloque : Arabe – Français - Anglais. 
  • Ne pouvant être accepté tout article déjà publié ou ayant participé à une autre manifestation scientifique.

Les soumissions doivent être envoyées à l’adresse électronique suivante : carep.tn@gmail.com

Publication

Les travaux de ce colloque seront publiés ultérieurement en langue Arabe.

Le CAREP prend en charge la traduction de tous les articles rédigés en langue étrangère vers la langue arabe.

Pour toute information, veuillez contacter : Carep.tn@gmail.com

Ou

00216 70 147 384

Notes

[1] Michel wieviorka (Dir.), les solidarités, Auxerre : Sciences humaines, 2017.  

[2] Emile Durkheim, de la division de travail social, Paris, PUF/Qudrige, 2013.

[3] Abd Rahmen Ibn Khaldoun,  Les Prolégomènes, traduction de Mac Gukin de Slane, S.P.E, Editions la Bibliothèque Digitale, 2012.

[4] Serge Paugam (Dir.), Repenser la solidarité. L’apport des sciences sociales, Paris, Presses Universitaires de France, coll Quadrige Essais Débats, 2011.

Lieux

  • Notre Dame - 10 rue Tanit
    Tunis, Tunisie (1082, tunis)

Dates

  • samedi 10 novembre 2018

Fichiers attachés

Mots-clés

  • solidarité, expression, forme, géographie nouvelle

Contacts

  • Henda Ghribi
    courriel : henda [dot] carep [at] gmail [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • Henda Ghribi
    courriel : henda [dot] carep [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Les solidarités sociales : expressions, formes et géographies nouvelles », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 17 août 2018, https://calenda.org/468419

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