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Le devoir de l’écrivain

A writer's duty

Réflexions en temps de crises

Reflections in times of crisis

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Publié le mardi 28 août 2018 par Céline Guilleux

Résumé

Être écrivain, c'est une activité de veille en temps de paix et précisément en temps de crises. Ces dernières sont à la fois politique, économique, culturelle, sociale, institutionnelle ou intellectuelle. Écrire sur le sort du continent africain requiert de l'écrivain une implication de son écriture et donc son engagement.

Annonce

Argumentaire

L’écrivain est un intellectuel qui utilise les mots (à l’oral ou à l’écrit) pour réfléchir et agir sur le monde. Il ne peut se taire face aux injustices de la vie. Sa voix est attendue et il ne peut se donner des raisons pour justifier un silence de clerc perçu comme une trahison.

L’écrivain, le vrai, est, dès lors, obligé de prendre position. Il est le gardien des principes éthiques, et pour ce faire, son langage et sa pensée prennent leur origine dans les configurations problématiques du monde dans lequel il vit. Il ne peut en être autrement.

Un écrivain, parce qu’il se veut engagé, observe le monde avec lucidité et le juge sans nuance. Le devoir de l’écrivain devient ainsi une sorte d’impératif scripturaire à remplir dans une dimension purement critique.

Evidemment, chaque écrivain est libre de choisir son camp. Evidemment, chaque écrivain est libre de se donner la liberté de ne pas s’engager dans son écriture et sa thématique. Evidemment, chaque écrivain est libre de militer pour une cause. Cependant, l’état actuel du continent africain oblige l’activité de l’écrivain noir à plus d’utilité, à plus d’intérêt sur le devenir de l’Afrique.

L’Afrique est en proie non seulement à une dépendance multiséculaire vis-à-vis de l’Occident, mais aussi engluée dans une espèce d’insécurité multidimensionnelle. On peut observer que c’est un continent dont les langues, cultures et croyances sont minorées et vouées à l’abandon, la disparition même. C’est un continent où les institutions politiques sont inspirées de l’extérieur et où le mode de gestion au quotidien des nations aboutit non seulement à une incongruence, mais aussi à des mécontentements des gouvernés.

Les Etats africains sont ainsi fragilisés et soumis à des formes de représailles où la légitimité des gouvernants et des décisions qu’ils prennent au nom du peuple sont sans cesse remises en question. Les guerres intestines, tribales et même sécessionnistes apparaissent comme étant des conséquences immanquables de ces gouvernances tatillonnes et inappropriées quant aux aspirations profondes du continent et de ses populations.

Le rôle de l’écrivain devient donc capital à ce niveau. Il doit apporter sa contribution intellectuelle pour que par le rêve précieux qu’il vend sur la possibilité d’un monde-autre, les lecteurs s’approprient, chacun à son niveau, les vertus d’un tel idéal. Comment l’écrivain devient-il un véritable artisan d’alternative pour le monde ? En quoi son écriture est une recréation qui tourne le dos à la récréation scripturaire ? Comment expliquer la nécessité d’une écriture militante pour une Afrique qui stagne et se fait la guerre à elle-même ? Le pouvoir de l’écrivain, s’il est vrai qu’il en dispose effectivement, peut-il restituer à l’Afrique et aux Africains leur autonomie volée ?

Toutes ces questions, et bien d’autres encore, sont des voies d’accès à l’idée de (ré) conforter le rôle de l’écrivain dans nos sociétés africaines qui ne lisent plus et ne rêvent plus assez. Ce rôle n’est pas à négliger. Il consiste à ressusciter le patrimoine intime du continent africain et de le restituer à ses fils. Il se trouve que ses fils n’en auront pleinement conscience que si les écrivains africains retrouvent eux-mêmes le sens de l’urgence de la pensée active pour l’inscrire dans leur propre imaginaire créateur.

Conditions de soumission

Cet appel à contributions d’articles vise à la publication d'un ouvrage collecif et s’adresse uniquement aux écrivains africains soucieux de réfléchir sur le présent et l’avenir du continent à travers l’efficacité d’une plume soucieuse de l’utile. . Les contributions doivent être d’une longueur de 7 à 10 pages (TimesNewRoman, interligne normale).Envoyez vos textes à claude.zambo@yahoo.fr

au plus tard le 12 novembre 2018

mais prenez au préalable attache avec le coordonnateur pour les modalités pratiques au plus vite.

Coordination scientifique

  • Publication coordonnée par Owono Zambo, PhD en Littérature francophone.

Catégories

Dates

  • lundi 12 novembre 2018

Contacts

  • OWONO ZAMBO
    courriel : claude [dot] zambo [at] yahoo [dot] fr

Source de l'information

  • Owono Zambo
    courriel : claude [dot] zambo [at] yahoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Le devoir de l’écrivain », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 28 août 2018, https://calenda.org/471688

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