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Urban wastelands: a form of urban nature?

Les friches urbaines : une forme de nature en ville ?

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Published on Tuesday, October 02, 2018 by Anastasia Giardinelli

Summary

Ce colloque traitera des friches urbaines et plus particulièrement de celles qui sont totalement ou partiellement végétalisées. Il se propose d’interroger les rôles joués par les friches dans la trame verte urbaine, en questionnant notamment leurs différences par rapport aux autres espaces végétalisés en ville. On se demandera si les friches peuvent être considérées comme des espaces verts informels et dans quelle mesure elles conduisent à penser différemment la nature en ville. Trois axes seront considérés, liés à trois enjeux majeurs : sociaux, écologiques et urbanistiques. 

 

This symposium will deal in particular with totally or partially vegetated urban wastelands, and proposes to question the roles played by wastelands in the green infrastructure, and in particular the differences with other urban green spaces. We can wonder whether brownfields can be considered as informal green spaces and to what extent they can help to change the current perception of urban nature. Three aspects will be considered, linked to three major issues: social, ecological and urban planning stakes.

Announcement

Argumentaire

Depuis une vingtaine d’années, les travaux de recherche sur les friches urbaines se multiplient, à la fois en urbanisme, en géographie, en sciences sociales et plus récemment en écologie et en sciences du sol. « Friches urbaines », « vacants », « délaissés »… De la diversité des noms et des définitions, des caractéristiques communes émergent : ces espaces sont dépourvus d’un usage officiel, ils sont temporaires, ils sont situés en zone urbaine. Très variables dans leurs forme et dimension, leur place dans le gradient urbain, leur longévité, les friches urbaines sont généralement présentes dans toutes les villes, quelle que soit leur taille. Il s’agit d’anciens champs cultivés englobés dans la ville par l’étalement urbain, ou bien d’anciennes zones résidentielles, d’activités industrielles ou de services, inscrites dans une dynamique de renouvellement urbain ou de désurbanisation. Dans tous les cas, l’existence des friches urbaines est intimement liée à l’évolution des villes : elles en sont partie intégrante.

Ce colloque s’adresse à la communauté scientifique et aux praticiens (gestionnaires, etc.). Il traitera des friches urbaines et plus particulièrement de celles qui sont totalement ou partiellement végétalisées. Il se propose d’interroger les rôles joués par les friches dans la trame verte urbaine, en questionnant notamment leurs différences par rapport aux autres espaces végétalisés en ville (Saint-Laurent, 2000).On se demandera si les friches peuvent être considérées comme des espaces verts informels (Rupprecht et al., 2015) et dans quelle mesure elles conduisent à penser différemment la nature en ville (Rink et Herbst, 2012). Trois axes seront considérés, liés à trois enjeux majeurs : sociaux, écologiques et urbanistiques.

Axe 1. Friches urbaines et habitants : usages informels et représentations

Les friches font partie du paysage urbain et du quotidien de beaucoup de citadins. Lieux de promenade, de pratiques sportives ou simplement de passage, terrains de jeu pour enfants, espaces d’isolement pour adolescents ou pour des populations « marginales »… Ces espaces délaissés par les propriétaires ou par l’action publique ne le sont pas toujours par les habitants riverains, qui y exercent des pratiques informelles plus ou moins régulières. Ces pratiques ont évolué au cours des dernières décennies, en relation avec les changements de fréquentation de l’espace public par les citadins : l’utilisation des friches urbaines comme terrain de jeu pour les enfants, par exemple, est devenue marginale, ce qui est à mettre en relation avec « l’enfermement » des enfants observé au cours des dernières décennies (Rivière, 2016). Par ailleurs, la fréquentation des friches urbaines, surtout lorsqu’elles sont situées dans d’anciennes zones industrielles, n’est pas exempte de menaces pour la santé humaine (Bambra et al., 2014).

Les communications porteront d’une part sur les usages des friches urbaines par les habitants des villes : les pratiques informelles qui y sont associées sont-elles les mêmes que dans les espaces verts publics ? Quelles pratiques seraient spécifiques aux friches urbaines ? Dans quelle mesure les friches urbaines apportent-elles une réponse à la demande sociale de nature en ville, réduisant, sinon compensant, les faiblesses des espaces verts publics ?

Les communications s’intéresseront d’autre part aux représentations, voire aux perceptions des friches urbaines par les citadins, notamment en comparaison avec les espaces verts habituels, davantage gérés et fréquentés. Les friches urbaines, représentent-elles des espaces plus « intimes » par rapport aux espaces verts publics ? Sont-elles associées à l’idée de nature ? Sont-elles synonymes de liberté et/ou de désordre dans la ville ? On pourra se demander si elles participent à l’amélioration de la qualité de vie en ville ou, au contraire, à sa dégradation. Les différentes représentations des friches urbaines seront questionnées, en relation avec leur localisation dans la ville, leurs usages informels, les profils sociodémographiques des habitants.

Axe 2. Les friches urbaines : des réservoirs de biodiversité en ville ?

Végétalisées spontanément, les friches urbaines font l’objet de l’attention croissante d’associations environnementalistes qui, confortées par les travaux scientifiques récents en écologie urbaine, y voient des lieux privilégiés de la biodiversité urbaine. En effet, les friches urbaines occupent une place particulière dans la gamme des espaces semi-naturels présents dans les villes : si elles font l’objet d’une gestion, celle-ci demeure généralement rare et irrégulière. Les friches urbaines sont ainsi les espaces les moins gérés dans la ville. Au cours du temps, ces sites peuvent développer des structures d’habitat uniques dans les zones urbaines (Kowarik, 2013), fournissant des refuges précieux ainsi que des habitats de substitution pour des espèces animales et végétales. De ce fait, des communautés floristiques et faunistiques s’y développent, influencées par les caractéristiques de ces espaces (superficie, durée d’abandon, type de sol, microclimat, type d’usage antérieur, etc.) et de ceux environnants : proximité d’autres espaces végétalisés ou d’autres friches, occupation du sol adjacente, hauteur du bâti, etc. (Bonthoux et al., 2014). La faiblesse de la gestion de ces espaces en fait les meilleurs révélateurs de la diversité du paysage urbain et de son histoire, potentiellement inscrites dans la banque de graines du sol (Johnson et al., 2018). Grâce aussi à leur longévité très variable, les friches urbaines accueillent potentiellement une biodiversité riche et variée, pouvant comporter des espèces exotiques, spontanées ou introduites dans les espaces environnants, qui peuvent se développer dans ces milieux urbains peu contrôlés (Muratet et al., 2007).

Les communications porteront sur la diversité biologique des friches urbaines, et pourront la mettre en relation avec les types d’occupation du sol environnants. On pourra ainsi se demander si la proximité de corridors biologiques, comme les berges des fleuves ou les dépendances vertes des routes, influence les communautés floristiques et faunistiques des friches urbaines. Ces communautés changent-elles, sur les plans taxonomique et fonctionnel, en fonction de la superficie, de la forme, de la place des friches dans le gradient urbain ? Sont-elles en relation avec la dimension de la tache urbaine ? Sont-elles affectées par la fréquentation et les usages des habitants ? On pourra aussi questionner, inversement, l'influence des friches sur les espaces végétalisés urbains environnants.

Les interventions pourront avoir également une dimension prospective, dans le contexte du changement climatique par exemple. En lien avec le premier axe, elles pourront aussi porter sur la relation qu’entretiennent les citadins avec la biodiversité des friches urbaines (Brun et al., 2018 ; Mathey et al., 2018) : est-elle appréciée par les habitants qui fréquentent ces lieux ? Est-elle simplement perçue par les usagers ?

Axe 3. Les friches urbaines dans l'évolution des villes : enjeux fonciers et urbanistiques

Dans un contexte de désurbanisation, la quantité de friches s’accroît fortement. À l’inverse, dans un contexte de croissance urbaine, les friches, ces espaces en attente d’un usage, sont généralement promises à être bâties. En effet, l’injonction à la densification, censée limiter l’étalement urbain, conduit les urbanistes à préconiser systématiquement l’urbanisation de ces « vides », à l’exception de ceux que l’on peut reconvertir en parcs urbains (Darly et al., 2013). Urbanisation ou reconversion vers un usage agricole ou de loisirs, voire un projet d’urbanisme temporaire, ces opérations de requalification se heurtent aux difficultés de la dépollution des sols, et sont au centre d’enjeux fonciers.

Les communications porteront sur les dynamiques de production des friches urbaines en relation avec l’évolution de l’urbanisation. Quelles dynamiques urbaines ces friches traduisent-elles ? Quelles sont leurs trajectoires passées et futures ? Quelle fonction leur est-il assigné dans les documents d’urbanisme ? Les interventions pourront notamment mettre en évidence les phases d’accélération ou de ralentissement dans la production des friches urbaines, en questionnant leurs déterminants.

Les friches urbaines font aussi partie des préoccupations des gestionnaires des villes, services techniques municipaux et élus locaux. Ces acteurs, tout comme les promoteurs immobiliers, les considèrent généralement comme des espaces à bâtir (Hofmann et al., 2012). Ils peinent à imaginer des usages temporaires (Lemoine, 2017) ou cherchent à encadrer rapidement les usages informels permis par le temps de veille de la friche (Ambrosino et Andrès, 2008). Les interventions pourront donc porter sur les acteurs de ces évolutions, tant publics (notamment collectivités territoriales, aménageurs publics) que privés (particuliers, entreprises, promoteurs immobiliers) : ont-ils des représentations convergentes des friches urbaines comme des « vides à bâtir » ? Au gré des projets d’urbanisation, des opérations immobilières, y a-t-il des interactions avec les habitants riverains de ces friches ? On pourra aussi se demander quelles représentations de ces espaces se dégagent des projets d’aménagement : aménager une friche serait-ce nécessairement la bâtir ?

Les propositions pourront s’inscrire dans l’un ou l’autre de ces trois axes mais les interventions transversales seront tout particulièrement bienvenues.

Une sélection de textes issus des communications fera l’objet d’une publication.

Modalités de soumission des propositions

Les contributions pourront se faire sous forme de communication orale ou de poster scientifique (format A0), en français ou en anglais, à préciser au moment du dépôt.

Les propositions sont à saisir sur le site dédié au colloque : 

urbanwastelands.sciencesconf.org.

Elles comporteront un titre, 5 mots-clés, un résumé de 3000 caractères maximum (espaces compris), en français ou en anglais.

Date limite de soumission des propositions : 20 novembre 2018.

Envoi des avis aux auteurs : début janvier 2019.

Comité scientifique

  • Lauren Andrès (Université de Birmingham, Grande Bretagne)
  • Béatrice Béchet (IFSTTAR, IRSTV, Nantes)
  • Sébastien Bonthoux (Université de Tours, UMR CITERES)
  • Marion Brun (Université de Lille 1, EA TVES)
  • Jean-Paul Carrière (Université de Tours, UMR CITERES)
  • Clémence Chaudron (Palacky’ University Olomouc, République Tchèque)
  • Hervé Daniel (Agrocampus Ouest, Angers)
  • Ségolène Darly (Université de Paris 8, UMR LADYSS)
  • Francesca Di Pietro (Université de Tours, UMR CITERES)
  • Sabine Greulich (Université de Tours, UMR CITERES)
  • Guillaume Lemoine (Établissement public foncier Nord-Pas de Calais, Lille)
  • Nathalie Machon (MNHN Paris, UMR CESCO)
  • Virginie Maris (UMR CEFE, Montpellier)
  • Denis Martouzet (Université de Tours, UMR CITERES)
  • Pascal Marty (ENS Lyon, UMR EVS)
  • Juliane Mathey (Leibniz Institute of Ecological Urban and Regional Development, Dresden, Allemagne)
  • Lotfi Mehdi (Université de Strasbourg, UMR LIVE)
  • Audrey Muratet (Natureparif, Paris)
  • Richard Raymond (MNHN Paris, UMR Éco-Anthropologie)
  • Amélie Robert (Université de Tours, UMR CITERES)
  • Laurent Simon (Université de Paris 1, UMR LADYSS)
  • Julie Scapino (MNHN Paris, UMR Éco-Anthropologie)
  • Laura Verdelli (Université de Tours, UMR CITERES)

Références citées

  • Ambrosino C., Andrès L. (2008) Friches en ville : du temps de veille aux politiques de l'espace, Espaces et sociétés 3-134 :37-51. doi : 10.3917/esp.134.0037
  • Bambra C., Robertson S., Kasim A., Smith J., Cairns-Nagi JM., Copeland A., Finlay N., Johnson K. (2014) Healthy land ? An examination of the area-level association between brownfield land and morbidity and mortality in England. Environnement and Planning A 46:433-454. doi:10.1068/a4610
  • Bonthoux S., Brun M., Di Pietro F., Greulich S., Bouché-Pillon S. (2014) How can wastelands promote biodiversity in cities ? A review. Landscape and Urban Planning 132:79‑88. doi: 10.1016/j.landurbplan.2014.08.010
  • Brun M., Di Pietro F., Bonthoux S. (2018) Residents’ perceptions and valuations of urban wastelands are influenced by vegetation structure. Urban Forestry and Urban Greening 29:393‑403. doi: 10.1016/j.ufug.2017.01.005
  • Darly S., Marty P., Milian J. (2013) La « nature en ville » à l’épreuve de la requalification des banlieues Le cas de Plaine Commune. Métropolitiques 1‑6.
  • Hofmann M., Westermann JR., Kowarik I., van der Meer E. (2012) Perceptions of parks and urban derelict land by landscape planners and residents. Urban Forestry and Urban Greening 11:303‑312. doi: 10.1016/j.ufug.2012.04.001
  • Johnson AL., Borowy D., Swan CM. (2018) Land use history and seed dispersal drive divergent plant community assembly patterns in urban vacant lots. Journal of Applied Ecology 55:451–460. doi: 10.1111/1365-2664.12958
  • Kowarik I. (2013) Cities and wilderness. A new perspective. International Journal of Wilderness 19(3):32–36.
  • Lemoine G. (2017) Usages temporaires des friches urbaines de l’Établissement public foncier Nord – Pas-de-Calais : une contribution aux villes durables ? Techniques Sciences Méthodes 3:1‑8. https://doi.org/10.1051/tsm/20173051
  • Mathey J., Arndt T., Banse J., Rink D. (2018) Public perception of spontaneous vegetation on brownfields in urban areas. Results from surveys in Dresden and Leipzig (Germany). Urban Forestry and Urban Greening 29 :384-392. doi: 10.1016/j.ufug.2016.10.007
  • Muratet A., Machon N., Jiguet F., Moret J., Porcher E. (2007) The Role of Urban Structures in the Distribution of Wasteland Flora in the Greater Paris Area, France. Ecosystems 10:661‑671. doi: 10.1007/s10021-007-9047-6
  • Rink D., Herbst H. (2012) From wasteland to wilderness – aspects of a new form of urban nature. In: Richter M., Weiland U. (Ed)Applied Urban Ecology: A Global Framework p. 82-92, Wiley & Blackwell, https://doi.org/10.1002/9781444345025.ch7
  • Rivière C. (2016) « Les temps ont changé ». Le déclin de la présence des enfants dans les espaces publics au prisme des souvenirs des parents d’aujourd’hui. Les Annales de la recherche urbaine 111:1‑17.
  • Rupprecht CDD., Byrne JA., Lo AY. (2015) Memories of vacant lots: how and why residents used informal urban green space as children and teenagers in Brisbane, Australia, and Sapporo, Japan. Children's Geographies 1‑16. doi: 10.1080/14733285.2015.1048427
  • Saint-Laurent D. (2000) Approches biogéographiques de la nature en ville : parcs, espaces verts et friches. Cahiers de géographie du Québec 44:147. doi: 10.7202/022900ar

Presentation

Since the last twenty years, research work on urban wastelands is constantly increasing and concerns several scientific fields, such as urban planning, geography, social sciences and more recently ecology and soil sciences. “Wastelands”, “brownfields”, “vacant lots”… Under different names and definitions, common characteristics emerge: these spaces have no official use, they are temporary, they are located in urban areas. Very variable in their shape and size, in their place on the urban gradient, in their longevity, urban wastelands are generally present in all cities, whatever their size. Urban wastelands are former cultivated fields encompassed in the city by urban sprawl, or former residential, industrial or services areas, involved in urban renewal or located in shrinking cities. In all cases, the existence of urban wastelands is closely linked to the evolution of cities: they are an integral part of them.

This symposium addresses the scientific community and practitioners. It will deal in particular with totally or partially vegetated urban wastelands, and proposes to question the roles played by wastelands in the green infrastructure, and in particular the differences with other urban green spaces (Saint-Laurent, 2000). We can wonder whether brownfields can be considered as informal green spaces (Rupprecht et al., 2015) and to what extent they can help to change the current perception of urban nature (Rink and Herbst, 2012). Three aspects will be considered, linked to three major issues: social, ecological and urban planning stakes.

1) Urban wastelands and residents: informal uses and perceptions

Wastelands are part of the urban landscape and everyday life of many city dwellers. Places for walking, for sporting activities or simply for passing through, playgrounds for children, areas of isolation for adolescents or for "marginal" populations… Urban wastelands are neglected by landowners and by public action, however they are often important for local residents who use wastelands more or less regularly in an informal manner. These uses have evolved in recent decades, in relation to changes in the use of public space by city dwellers: the use of urban wastelands as a playground for children, for example, has become marginal and is part of the "confinement" of children, during recent decades (Rivière, 2016). Moreover, the use of urban wastelands, especially when they are located in former industrial areas, is not free from threats to human health (Bambra et al., 2014).

The expected contributions can focus on the use of urban wastelands by city dwellers: are the informal uses the same as in public green spaces? What uses are specific to urban wastelands? To what extent are urban wastelands meeting the social demand for nature in cities and reducing, if not offsetting, the shortcoming of public green spaces?

Contributions can also focus on the representations or the perceptions of urban wastelands by city dwellers, particularly in comparison with the usual, more managed and frequented green spaces. Do urban wastelands represent more "intimate" spaces compared to public green spaces? Are they associated with the perception of nature? Are they synonymous with freedom and/or disorder in the city? One may wonder whether they contribute to improving the quality of life in the city or, on the contrary, to its degradation. The different representations of urban wastelands will be questioned, in relation to their location in the city, their informal uses, the socio-demographic profiles of the inhabitants.

2) Urban wastelands: biodiversity hotspots in cities?

Environmental NGO’s, on the basis of recent research in urban ecology, pay growing attention to urban wastelands and consider them as valuable places for urban biodiversity. Due to their spontaneous vegetation, urban wastelands occupy a special place in the range of semi-natural spaces in cities: their management, where existing, is generally rare and irregular. Urban wastelands are thus the least managed areas in the city. Over a period of years, such sites can develop habitat structures unique to urban areas (Kowarik, 2013), providing valuable retreats as well as substitute or stepping-stone habitats for animal and plant species. As a result, plant and animal communities develop as a function of the characteristics of the wasteland (its surface area, period of abandonment, type of soil, microclimate, kind of previous use, etc.) and of the area surrounding it: contiguity to other vegetated areas or other wastelands, adjacent land use, height of adjacent buildings, etc. (Bonthoux et al., 2014). The weak management of these areas makes them the best indicators of the diversity and history of the urban landscape, both being potentially included in the soil seed bank (Johnson et al., 2017). Due to their very variable longevity and diverse characteristics, urban wastelands may potentially host a high biodiversity. As a result of the little intense management, they may however also provide habitats for alien, sometimes invasive species, arriving there in a spontaneous manner or having been introduced into surrounding spaces (Muratet et al., 2007).

Contributions can focus on the biological diversity of urban wastelands, and may relate it to surrounding land use patterns: for example, to what extent proximity to biological corridors, such as river banks or road verges, influences plant and animal communities in urban wastelands? Are communities changing taxonomically and functionally as a function of size, shape or place of the wasteland on the urban gradient? Are they related to the size of the urban spot? Are they affected by residents’ attendance rates and uses? We could also conversely question the influence of wastelands on surrounding urban green spaces.

The submissions may also have a prospective dimension, e.g. in the context of climate change. In connection with the first theme, they may also focus on the relationship between city dwellers and the biodiversity of urban wastelands (Mathey et al., 2018; Brun, Di Pietro and Bonthoux, 2018): is it appreciated or simply perceived by the inhabitants who attend these places?

3) Urban wastelands and urban evolution: land and planning issues

In shrinking cities, the quantity of urban wastelands is increasing sharply. Conversely, in a context of urban growth, wastelands, waiting to be used, are generally promised to be built.. The injunction to densify cities, in order to limit urban sprawl, leads urban planners to systematically recommend the urbanization of these "empty places", excepted for those that can be transformed into urban parks (Darly et al., 2013). Reclamation of urban wastelands, for urbanization or transformation into recreational or agricultural areas, even for a temporary project, often needs soil decontamination, and represents important land and planning issues.

Contributions can focus on the evolution of urban wastelands production in relation to the evolution of urbanization. What urban dynamics reflect these wastelands? What are their past and future trajectories? What function is assigned to them in urban planning schemes? The submissions can highlight in particular the phases of acceleration or deceleration in the production of urban wastelands, by questioning their drivers.

Urban wastelands are also a concern for city managers, town technical services and local officials. These stakeholders, as well as property developers, generally consider them as building spaces (Hofmann et al., 2012). It seems difficult for them to imagine temporary uses (Lemoine, 2017), or quickly seek to frame the informal uses allowed by urban wastelands (Ambrosino and Andrès, 2008). The contributions will therefore focus on the actors of these changes, both public (notably local authorities, public developers) and private (individuals, companies, property developers): do they have converging perceptions of urban wastelands as "empty spaces to be built up"? Depending on the urbanization projects and real estate operations, do they interact with the residents living near the wastelands? One could also wonder what representations of these spaces emerge from the development projects: to reclaim a wasteland, would it necessarily be to build it up?

Submissions may fall under one or other of these three aspects, but transversal contributions are particularly welcome.

A selection of contributions will be published in a form to be defined.

How to submit proposals

Contributions may be made as oral presentations or posters (A0 format), in French or in English (to be specified when submitting).

Proposals are to be submitted on the conference website: 

urbanwastelands.sciencesconf.org.

They will include a title, 5 keywords, a summary of 3000 characters maximum (spaces included), in French or in English.

Deadline for proposals: 20 november 2018.

Notices to authors: early January 2019.

Scientific Committee

  • Lauren Andrès (Université de Birmingham, Grande Bretagne)
  • Béatrice Béchet (IFSTTAR, IRSTV, Nantes)
  • Sébastien Bonthoux (Université de Tours, UMR CITERES)
  • Marion Brun (Université de Lille 1, EA TVES)
  • Jean-Paul Carrière (Université de Tours, UMR CITERES)
  • Clémence Chaudron (Palacky’ University Olomouc, République Tchèque)
  • Hervé Daniel (Agrocampus Ouest, Angers)
  • Ségolène Darly (Université de Paris 8, UMR LADYSS)
  • Francesca Di Pietro (Université de Tours, UMR CITERES)
  • Sabine Greulich (Université de Tours, UMR CITERES)
  • Guillaume Lemoine (Établissement public foncier Nord-Pas de Calais, Lille)
  • Nathalie Machon (MNHN Paris, UMR CESCO)
  • Virginie Maris (UMR CEFE, Montpellier)
  • Denis Martouzet (Université de Tours, UMR CITERES)
  • Pascal Marty (ENS Lyon, UMR EVS)
  • Juliane Mathey (Leibniz Institute of Ecological Urban and Regional Development, Dresden, Allemagne)
  • Lotfi Mehdi (Université de Strasbourg, UMR LIVE)
  • Audrey Muratet (Natureparif, Paris)
  • Richard Raymond (MNHN Paris, UMR Éco-Anthropologie)
  • Amélie Robert (Université de Tours, UMR CITERES)
  • Laurent Simon (Université de Paris 1, UMR LADYSS)
  • Julie Scapino (MNHN Paris, UMR Éco-Anthropologie)
  • Laura Verdelli (Université de Tours, UMR CITERES)

Cited References

  • Ambrosino C., Andrès L. (2008) Friches en ville : du temps de veille aux politiques de l'espace, Espaces et sociétés 3-134 :37-51. doi : 10.3917/esp.134.0037
  • Bambra C., Robertson S., Kasim A., Smith J., Cairns-Nagi JM., Copeland A., Finlay N., Johnson K. (2014) Healthy land ? An examination of the area-level association between brownfield land and morbidity and mortality in England. Environnement and Planning A 46:433-454. doi:10.1068/a4610
  • Bonthoux S., Brun M., Di Pietro F., Greulich S., Bouché-Pillon S. (2014) How can wastelands promote biodiversity in cities ? A review. Landscape and Urban Planning 132:79‑88. doi: 10.1016/j.landurbplan.2014.08.010
  • Brun M., Di Pietro F., Bonthoux S. (2018) Residents’ perceptions and valuations of urban wastelands are influenced by vegetation structure. Urban Forestry and Urban Greening 29:393‑403. doi: 10.1016/j.ufug.2017.01.005
  • Darly S., Marty P., Milian J. (2013) La « nature en ville » à l’épreuve de la requalification des banlieues Le cas de Plaine Commune. Métropolitiques 1‑6.
  • Hofmann M., Westermann JR., Kowarik I., van der Meer E. (2012) Perceptions of parks and urban derelict land by landscape planners and residents. Urban Forestry and Urban Greening 11:303‑312. doi: 10.1016/j.ufug.2012.04.001
  • Johnson AL., Borowy D., Swan CM. (2018) Land use history and seed dispersal drive divergent plant community assembly patterns in urban vacant lots. Journal of Applied Ecology 55:451–460. doi: 10.1111/1365-2664.12958
  • Kowarik I. (2013) Cities and wilderness. A new perspective. International Journal of Wilderness 19(3):32–36.
  • Lemoine G. (2017) Usages temporaires des friches urbaines de l’Établissement public foncier Nord – Pas-de-Calais : une contribution aux villes durables ? Techniques Sciences Méthodes 3:1‑8. https://doi.org/10.1051/tsm/20173051
  • Mathey J., Arndt T., Banse J., Rink D. (2018) Public perception of spontaneous vegetation on brownfields in urban areas. Results from surveys in Dresden and Leipzig (Germany). Urban Forestry and Urban Greening 29 :384-392. doi: 10.1016/j.ufug.2016.10.007
  • Muratet A., Machon N., Jiguet F., Moret J., Porcher E. (2007) The Role of Urban Structures in the Distribution of Wasteland Flora in the Greater Paris Area, France. Ecosystems 10:661‑671. doi: 10.1007/s10021-007-9047-6
  • Rink D., Herbst H. (2012) From wasteland to wilderness – aspects of a new form of urban nature. In: Richter M., Weiland U. (Ed)Applied Urban Ecology: A Global Framework p. 82-92, Wiley & Blackwell, https://doi.org/10.1002/9781444345025.ch7
  • Rivière C. (2016) « Les temps ont changé ». Le déclin de la présence des enfants dans les espaces publics au prisme des souvenirs des parents d’aujourd’hui. Les Annales de la recherche urbaine 111:1‑17.
  • Rupprecht CDD., Byrne JA., Lo AY. (2015) Memories of vacant lots: how and why residents used informal urban green space as children and teenagers in Brisbane, Australia, and Sapporo, Japan. Children's Geographies 1‑16. doi: 10.1080/14733285.2015.1048427
  • Saint-Laurent D. (2000) Approches biogéographiques de la nature en ville : parcs, espaces verts et friches. Cahiers de géographie du Québec 44:147. doi: 10.7202/022900ar

Places

  • Tours, France (37)

Date(s)

  • Tuesday, November 20, 2018

Keywords

  • friches, délaissés, nature, ville, espaces verts, écologie, sociologie, urbanisme, trame verte, wastelands, brownfields, vacant lots, nature, city, green spaces, ecology, sociology, urbanism, green infrastructure

Contact(s)

  • Amélie Robert
    courriel : amelie [dot] robert [at] univ-tours [dot] fr
  • Francesca Di Pietro
    courriel : francesca [dot] dipietro [at] univ-tours [dot] fr

Information source

  • Amélie Robert
    courriel : amelie [dot] robert [at] univ-tours [dot] fr

To cite this announcement

« Urban wastelands: a form of urban nature? », Call for papers, Calenda, Published on Tuesday, October 02, 2018, https://calenda.org/482057

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