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Le Moyen Âge pour laboratoire

The Middle Ages as laboratory

L'invention théorique de la littérature médiévale

The theoretical invention of medieval literature

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Publié le jeudi 04 octobre 2018 par Anastasia Giardinelli

Résumé

Dans le sillage du numéro « Le Moyen Âge pour laboratoire » (Fabula LHT, n°20, janvier 2018), cet atelier entend poursuivre le questionnement qui l’animait : comment la littérature médiévale nous aide-t-elle à faire de la théorie littéraire autrement ?  Nous souhaiterions détromper l’idée selon laquelle les spécialistes de littérature médiévale n’auraient ni les moyens ni la légitimité de faire de la théorie littéraire ; l’atelier entend aussi aller à rebours de l’idée que les efforts de contextualisation, d’édition et de traduction qu’exigent les textes médiévaux devraient dissuader ou décourager toute entreprise théorique. Certes, les corpus littéraires médiévaux, par leur diversité et leur altérité, dérangent : ils mettent au défi les cadres théoriques généralement utilisés par les études littéraires et n’entrent pas d’évidence dans l’ensemble qui définit la notion même de littérature. C’est aussi la raison pour laquelle les œuvres qu’appréhendent les médiévistes incitent à faire preuve d’inventivité quant aux instruments qui permettent leur saisie.

 

Annonce

Argumentaire

Dans le sillage du numéro « Le Moyen Âge pour laboratoire » (Fabula LHT, n°20, janvier 2018), cet atelier entend poursuivre le questionnement qui l’animait : comment la littérature médiévale nous aide-t-elle à faire de la théorie littéraire autrement ?

Nous souhaiterions détromper l’idée selon laquelle les spécialistes de littérature médiévale n’auraient ni les moyens ni la légitimité de faire de la théorie littéraire ; l’atelier entend aussi aller à rebours de l’idée que les efforts de contextualisation, d’édition et de traduction qu’exigent les textes médiévaux devraient dissuader ou décourager toute entreprise théorique. Certes, les corpus littéraires médiévaux, par leur diversité et leur altérité, dérangent : ils mettent au défi les cadres théoriques généralement utilisés par les études littéraires et n’entrent pas d’évidence dans l’ensemble qui définit la notion même de littérature. C’est aussi la raison pour laquelle les œuvres qu’appréhendent les médiévistes incitent à faire preuve d’inventivité quant aux instruments qui permettent leur saisie.

Cette créativité théorique, nous voudrions l’assumer pleinement au fil d’un atelier qui se veut collectif et polyphonique. Il s’agira de poser des questions, d’affiner des problématiques et de bricoler des notions au contact étroit des textes médiévaux ; il s’agira aussi d’ouvrir des pistes qui chercheront à renouveler l’accès aux textes, sans esprit de systématisme, de chapelle ou d’unification paradigmatique ; il s’agira surtout de donner envie de lire les textes du Moyen Âge, en trouvant une fréquence inédite qui les donnera à entendre dans leur étonnante actualité. L’atelier ne s’adresse pas aux seuls médiévistes et engage une réflexion susceptible d’intéresser les spécialistes d’autres périodes, mais aussi les non-spécialistes curieux de questions littéraires.

Nous repartirons notamment de problèmes transversaux qui débordent les genres, les siècles ou les matières dans lesquelles la spécialisation tend à enfermer les médiévistes : comment rendre compte de la créativité des copistes et des lecteurs médiévaux ? Comment penser la dimension collective de l’écriture médiévale ? Peut-on découper la littérature du Moyen Âge en genres ? Comment saisir la spécificité ontologique et médiatique du manuscrit littéraire médiéval ? Telles seront par exemple quelques-unes des questions qui nous occuperont.

Nous chercherons aussi à comprendre comment acclimater de nouveaux modèles théoriques au texte médiéval – comme les études de genre ou les études postcoloniales – sans négliger de voir ce que la littérature du Moyen Âge leur fait en retour.

Nous miserons enfin sur la fécondité du dialogue entre les domaines linguistiques (domaine d’oïl, domaine d’oc, médiolatin), entre les disciplines de la médiévistique (littérature, philologie, histoire, et histoire de l’art) et entre les périodes (du Moyen Âge à l’ultracontemporain).

L’atelier, organisé par Florent Coste (Université de Lorraine), Nathalie Koble (ENS Paris) et Amandine Mussou (Université Paris Diderot), suivra un rythme mensuel : les séances se tiendront un jeudi par mois de 16h30 à 18h30 à l’Université Paris Diderot‑Paris 7 et à l’ENS Paris. Chaque séance fera entendre un ou deux intervenant(s) et sera animée par un ou deux discutant(s).

Programme

Les séances ont lieu un jeudi par mois, de 16h30 à 18h30.

Les séances du 11 octobre, 8 novembre et 20 décembre ont lieu à l’Université Paris Diderot-Paris 7, UFR Lettres Arts Cinéma : 5, rue Thomas Mann, 75013 Paris. Les Grands Moulins, aile C, 6ème étage, salle Pierre Albouy.

Les séances du 14 février, de mars, du 4 avril et du 9 mai ont lieu à l’École normale supérieure : 45 rue d’Ulm, 75005 Paris (la salle sera annoncée ultérieurement).

11 octobre (Paris Diderot-Paris 7)

Séance d’introduction

Intervenants : Florent Coste (Université de Lorraine), Nathalie Koble (ENS Paris), Amandine Mussou (Université Paris Diderot)

8 novembre (Paris Diderot-Paris 7)

Réseaux et communautés : retour sur deux notions en vogue

  • Intervenants : Florent Coste (Université de Lorraine) et Amandine Mussou (Université Paris Diderot)
  • Discutante : Laëtitia Tabard (Université du Maine)

20 décembre (Paris Diderot-Paris 7)

Le genre littéraire au Moyen Âge, entre philologie matérielle et approches cognitives

  • Intervenant : Patrick Moran (University of British Columbia)
  • Discutants : Noémie Chardonnens (Université de Lausanne) et Richard Trachsler (Universität Zürich)

14 Février (Ens Paris)

La littérature française médiévale dans le laboratoire des études de genre

  • Intervenantes : Yasmina Foehr-Janssens (Université de Genève) et Anne Paupert (Université Paris Diderot)
  • Discutantes : Sophie Albert (Université Paris Sorbonne) et Fabienne Pomel (Université de Rennes 2)

Mars (date à confirmer) (ENS Paris)

L’archéologie des media :  un nouveau regard

  • Intervenante : Estelle Doudet (Université de Lausanne)
  • Discutant : Yves Citton (Université Paris 8)

4 avril (ENS Paris)

Écritures collectives et pratiques sociales de la littérature médiévale

  • Intervenants : Florent Coste (Université de Lorraine) et Marion Uhlig (Université de Fribourg)

9 mai (ENS Paris)

Droits de lecteurs. L’écriture créative chez les copistes de romans médiévaux

  • Intervenantes : Nathalie Koble (ENS Paris) et Anne Rochebouet (Université Versailles Saint-Quentin)

Dates

  • jeudi 11 octobre 2018
  • jeudi 08 novembre 2018
  • jeudi 20 décembre 2018
  • jeudi 14 février 2019
  • jeudi 04 avril 2019
  • jeudi 09 mai 2019

Mots-clés

  • Moyen Âge ; théorie littéraire ; littérature médiévale

Contacts

  • Florent Coste
    courriel : florent [dot] coste [at] orange [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Florent Coste
    courriel : florent [dot] coste [at] orange [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Le Moyen Âge pour laboratoire », Séminaire, Calenda, Publié le jeudi 04 octobre 2018, https://calenda.org/483781

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