AccueilViolences et contre-violences en contexte (post)colonial et (post)esclavagiste

Violences et contre-violences en contexte (post)colonial et (post)esclavagiste

Violence and counter-violence in a post-colonial and post-slavery context

Focus sur les révoltes anticoloniales (Martinique – Guadeloupe – Madagascar)

Focus on anti-colonial revolts (Martinique – Guadeloupe – Madagascar)

*  *  *

Publié le vendredi 28 septembre 2018 par Céline Guilleux

Résumé

La violence est intrinsèque à la colonisation qui est l’une des formes de domination les plus coercitives. Ces actes de violence appellent forcément des formes de résistance par la violence, ce que nous voulons désigner par les « contre-violences » ou les multiples pratiques d’autodéfense. Ce cycle de la violence ne s’arrête pas avec les abolitions et les décolonisations, mais se continue au-delà à partir du moment où les schèmes de la matrice originelle de la colonisation persistent. Cette journée d’études souhaite examiner cette violence dans ses manifestations plus ou moins récentes, en examinant plusieurs cas précis.

Annonce

Organisation

Journée d'étude du groupe de recherche « Mondes Caraïbes et Transatlantiques en Mouvement »,(FMSH et CNRS), avec le "Columbia Institute for Ideas & Imagination".

Journée organisée par Christine Chivallon (CNRS-MCTM) et Elsa Dorlin (Columbia Ibstitute for Ideas & Imagination)

Argumentaire

La violence est intrinsèque à la colonisation qui est l’une des formes de domination les plus coercitives allant bien au-delà de la fabrique du consentement, même si cette dernière intervient dans les processus de stabilisation de la relation d’assujettissement. Cette violence s’exerce sur les corps de manière brutale, dans l’ensemble des processus de disciplinarisation qu’exige le maintien d’un ordre essentiellement conquérant et hiérarchique, confinant à la déshumanisation et à l’animalisation du colonisé. Le premier empire colonial français installe la violence la plus totale au fondement même des sociétés esclavagistes des Amériques au travers de ce qu’Orlando Patterson a su désigner par la « mort sociale. La formation du second empire colonial à partir du milieu du 19ème siècle, renouvelle d’autres formes de violences associées à la conquête de sociétés désormais menacées dans leur intégrité. Ces violences appellent forcément des formes de résistance par la violence, ce que nous voulons désigner par les « contre-violences » ou les multiples pratiques d’autodéfense, dont les formes les plus probantes sont les émeutes, révoltes et insurrections, la plupart se terminant par des massacres et des répressions de grande ampleur. Ce cycle de la violence ne s’arrête pas avec les abolitions et les décolonisations, mais se continue au-delà à partir du moment où les schèmes de la matrice originelle de la colonisation persistent, comme c’est le cas dans les Antilles françaises – Martinique, Guadeloupe – avec pour résultante la réactualisation des rapports sociaux fondés sur les clivages anciens. Cette journée d’études souhaite examiner cette violence dans ses manifestations plus ou moins récentes, en examinant plusieurs cas précis.

Programme

  • 9h00 : Accueil
  • 9h15 : Introduction et présentation du Groupe MCTM par Jean-Pierre Dozon, directeur scientifique et Vice-Président de la FMSH | Introduction à la journée d’étude par Elsa Dorlin (Columbia Institute for Ideas & Imagination) et Christine Chivallon (CNRS, UMR « Passages » et MCTM)
  • 9h30-10h15 :  Elsa Dorlin, philosophe, Columbia Institute for Ideas & Imagination, « Résistances esclaves : pratiques d'autodéfense et martialité vitale ».
  • 10h15-11h :  Didier Nativel, historien, Université Paris-Diderot et CESSMA, « Mémoires de 1947 et usages du passé à Madagascar. Retour sur les 70 ans de l’évènement ».

11h-11h15 : Pause-café

  • 11h15-12h : Matthieu Renault, philosophe, Université de Paris 8, « La contre-violence, un mythe hégélien : Fanon, Douglass, Toussaint Louverture ».
  • 12h-12h45 :  Première discussion générale animée par Maboula Soumahoro (Université de Tours) ; Jean-Christophe Goddard (Université De Toulouse le Mirail), Abdoulaye Gueye (Université d’Ottawa)
  • 14h30-15h15 :  Benjamin Stora, historien, Université Paris 13 et INALCO, « Les émeutes sanglantes de Guadeloupe en 1967 : éléments du rapport la commission d’information et de recherche historique de 2016 »
  • 15h15-16h :  Christine Chivallon, anthropologue, CNRS, UMR « Passages », « Massacre d’un planteur à la Martinique : le retournement des codes de la violence coloniale »

16h-16h15 : Pause-café

  • 16h15-17h :  Deuxième discussion générale animée par Maboula Soumahoro (Université de Tours) ; Jean-Christophe Goddard (Université De Toulouse le Mirail) ; Abdoulaye Gueye (Université d’Ottawa)

Lieux

  • FMSH - 54 Boulevard Raspail
    Paris, France (75006)

Dates

  • mercredi 03 octobre 2018

Fichiers attachés

Mots-clés

  • violence, colonialisme, post-colonialisme, contre-violence

Contacts

  • Christine Chivallon
    courriel : christine [dot] chivallon [at] cnrs [dot] fr

Source de l'information

  • Christine Chivallon
    courriel : christine [dot] chivallon [at] cnrs [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Violences et contre-violences en contexte (post)colonial et (post)esclavagiste », Journée d'étude, Calenda, Publié le vendredi 28 septembre 2018, https://calenda.org/484612

Archiver cette annonce

  • Google Agenda
  • iCal