AccueilL’apprentissage autonome est-il une panacée au-delà de tout apprentissage ou un appui pour l'apprentissage captif ?

L’apprentissage autonome est-il une panacée au-delà de tout apprentissage ou un appui pour l'apprentissage captif ?

Autonomous learning, is it a panacea beyond all learning or a support for captive learning?

Revue « Didactiques », volume 08, n° 01

Didactiques journal volume 08, no.01

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Publié le mercredi 14 novembre 2018 par Céline Guilleux

Résumé

L'appel à contribution de la revue Didactiques du Laboratoire de didactique de la langue et des textes (université Yahia Farès de Médéa – Algérie) traite de l'utilité de l'apprentissage autonome, notamment dans le domaine de l'apprentissage du français et ses relations avec l'apprentissage autonome et semi-autonome. Nous sollicitons nos futures contributrices et futurs contributeurs pour réfléchir sur ce thème en relation avec l'environnement pédagogique qui peut inhiber ou encourager l'apprentissage autonome, quelles sont les activités spécifiques à un tel apprentissage, quelles relations peut avoir cet apprentissage avec les centres de ressources en langues ? Quelles sont les genres didactiques et didactisés qui peuvent adaptés à un cet apprentissage ? Peut-on conjuguer apprentissage dirigé et apprentissage autonome ? Peut-il y avoir une passerelle entre l'apprentissage autonome et l'apprentissage captif, d'où notre dénomination apprentissage semi-autonome ?

Annonce

Il nous est agréable de solliciter vos contributions pour notre prochain numéro de la revue Didactiques. Vos contributions seront accueillies avec enthousiasme et bienveillance sur la plateforme algérienne des périodiques ASJP.

Coordination

Num Ludmia YAAGOUB et Djamel KADIK

Argumentaire

L’apprenant est invité à reprendre le rôle central auquel on l’avait soustrait et ainsi à assumer les différentes fonctions liées au fait d’apprendre et de s’enseigner. En corollaire de ce qui précède, les agents éducatifs sont conviés à fournir des outils plutôt qu’à instruire, à faciliter plutôt qu’à diriger, à accompagner plutôt qu’à transmettre. La présence de consensus forts autour de l’autoformation en tant que nouveau paradigme éducatif semble logique, compte tenu des situations de ruptures sociales et professionnelles que nous connaissons. En Algérie, il est à remarquer que dans les programmes prescrits de licences et de masters il existe un volume horaire (désormais VH) très conséquent dédié au travail individuel de l’étudiant : 375 heures par semestre. Mais on peut s’interroger dans la réalité du terrain si ce VH est respecté. Si la réponse peut être affirmative, par quelles activités linguistiques est-il mis sur le terrain? Par quels genres didactiques et didactisés est-il mis en application ? Par quelles traçabilités peut-on l’observer ? L’ergonomie de l’apprentissage à l’université favorise-t-elle l’exploitation de ce VH? En réponse à ces constats, les apprentissages autonome et semi-autonome peuvent-ils être la voie royale pour combler les défaillances de l’apprentissage dirigé et par conséquent une exploitation efficiente du VH individuel ?

De ce point de vue, en relation avec ce qui précède, on a rarement questionné l’utilité de l’apprentissage autonome en Algérie, lequel serait en mesure de répondre à la pertinence du volume horaire alloué à ce travail individuel de l’étudiant. Mais d’un autre point de vue, l’apprentissage autonome peut-il se conjuguer avec l’apprentissage captif ? Peut-il être une action individuelle ou en collaboration pour tracer une voie qui n’annihile pas l’appui du tuteur ou de l’institution, mais bien au contraire ? L’apprentissage autonome responsabilise l’apprenant, lui permet de créer, de gérer sa propre démarche d’apprentissage, de s’auto-évaluer, par conséquent de réguler et d’apprécier son apprentissage. Une hypothèse de travail pour répondre à ces séries de questions, les traçabilités des apprentissages autonome et semi-autonome peuvent nous aider à justifier ce volume horaire conséquent.

En revanche, cette hypothèse pourrait être contredite par une contre-hypothèse : l’apprentissage autonome doit surpasser l’apprentissage dirigé, le gouvernail est dans les mains de l’appreneur. Malgré cette hypothèse, nous gardons la nôtre sans exclure cette contre-hypothèse si celle-ci sera éventuellement défendue par certains de nos contributeurs et contributrices. Quelles sont les activités discursives en apprentissages autonome et semi-autonome qui seraient en mesure de répondre à notre hypothèse, mais peut-être aussi à la contre-hypothèse? En fait, ce VH horaire déjà cité, ou peut-être n’importe quel VH dans d’autres expériences d’enseignement dans le Monde , et qui parait très conséquent ou éventuellement dans d’autres pays que l’Algérie il serait rarement pris en considération comme réceptacle du travail individuel de l’apprenant, a besoin pour qu’il soit justifié, d’activités didactiques qui dépassent l’apprentissage captif, il faut questionner d’autres apprentissages comme les apprentissages autonome et semi-autonome, ses finalités et ses éventuelles relations avec l’apprentissage captif.

Nous revenons aux questions déjà posées mais en relations avec les apprentissages autonome et semi-autonome. Quels sont les genres didactiques et didactisés en mesure de donner justification à cet apprentissage autonome et semi-autonome ? Comment peut-on observer les traçabilités de tels apprentissages ? Quelles relations cet apprentissage autonome pourrait-il avoir avec l’apprentissage captif ? Peut-on évaluer cet apprentissage ? Quelles sont les nouvelles missions de l’enseignant et du tuteur dans l’observabilité d’un tel apprentissage sans le contrôler ? Quel rôle du contexte numérique pourrait-il avoir dans cet apprentissage comme environnement ressourçant ?

A partir de ces questions et autres, des thèmes pourraient être développés par nos futur(e)s contributrices contributeurs, comme par exemples : 

  • Volume horaire et efficacité d’apprentissage.
  • Caractéristiques des apprentissages autonome et semi-autonome.
  • Le temps, l’espace (les espaces) et les dispositifs de l’apprentissage autonome. Pour quel environnement favorable ? 
  • L’apprentissage autonome comme dispositif pour booster l’apprentissage captif ?
  • Les aptitudes linguistiques d’apprentissage et l’apprentissage autonome.
  • Apprentissage autonome et traçabilités : carnets de bord, portfolio, genres de discours didactiques et didactisés.
  • Rôle des centres de ressources linguistiques dans l’apprentissage autonome.
  • Rôles des sites pédagogiques dans l’apprentissage autonome.
  • Missions de l’enseignant dans l’apprentissage autonome et ses relations avec le numérique.
  • Missions des conseillers et des tuteurs dans des centres de ressources linguistiques pour appuyer l’apprentissage autonome.
  • Penser à l’évaluation de l’apprentissage autonome en rapport avec l’apprentissage captif ?
  • Comment peut-on observer la progression dans l’apprentissage autonome ?
  • L’enseignement parallèle, (les cours d’appui scolaire) est-il un appui ou un handicap à l’apprentissage captif et autonome.
  • Comment l’apprentissage en autonomie mène-t-il à l’utilisation autonome de la langue.

Chronogramme

  • 24 octobre 2018 : Diffusion de l’appel à contributions
  • 15 juin 2019 : Délai de réception des articles

  • Au courant du 2ème semestre 2019 : Publication de ce numéro thématique.

Soumission des articles sur la plateforme des périodiques algériens (ASJP) en suivant les recommandations : https://www.asjp.cerist.dz/en/PresentationRevue/300

Les normes typographiques sont insérées dans cette plateforme. Pour toute question ou éclaircissement vous contactez les courriels suivants : loudmilayaag@yahoo.fr kadik_djamel@yahoo.fr didact.med@hotmail.fr

Lieux

  • Médéa, Algérie (26000)

Dates

  • samedi 15 juin 2019

Mots-clés

  • apprentissage autonome, apprentissage captif, ressource linguistique, université, français

Contacts

  • Djamel Kadik
    courriel : kadik_djamel [at] yahoo [dot] fr

Source de l'information

  • Djamel Kadik
    courriel : kadik_djamel [at] yahoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« L’apprentissage autonome est-il une panacée au-delà de tout apprentissage ou un appui pour l'apprentissage captif ? », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 14 novembre 2018, https://calenda.org/506083

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