AccueilGouvernance et labellisation des ressources territoriales face à la fragilisation des milieux

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Publié le jeudi 29 novembre 2018 par Anastasia Giardinelli

Résumé

Les sociétés modernes ont cru aux bienfaits des valeurs universelles partageables par l'humanité. Celles qui leur succèdent continuent à penser que la liberté d'expression, de religion, la dignité humaine, la citoyenneté, la fraternité, l'équité et l'accès aux ressources territoriales de base sont des valeurs communes à l'humanité. Dans ce contexte, la thématique générale proposée "gouvernance et labellisation des ressources territoriales face à la fragilisation des milieux" en constitue une base de réflexion théorique et opérationnelle et une préoccupation majeure pour articuler le développement local dans les milieux fragiles avec des interfaces de préservation des ressources de l'écosystème et des identités territoriales.

 

Annonce

Tabarka (Tunisie)  17, 18 et 19 Mars 2018

Argumentaire

Les sociétés  modernes ont cru aux bienfaits des valeurs universelles partageables par l’humanité. Celles qui leur succèdent continuent à penser que la liberté d’expression, de religion, la dignité humaine, la citoyenneté, la fraternité, l’équité et l’accès aux ressources territoriales de base sont des valeurs communes à l’humanité (Donadieu et Rejeb, 2009). Dans ce contexte, la thématique globale proposée « Gouvernance et labellisation des ressources territoriales face à la fragilisation des milieux » en constitue une base de réflexion théorique et opérationnelle et une préoccupation majeure pour articuler le développement local dans des milieux fragiles avec des interfaces de préservation des ressources de l’écosystème et des identités territoriales.

L’évolution de l’urbanisation et de ses paysages induits dans les zones fragiles de beaucoup de pays du Sud a conduit, dans les dernières années, à de nouvelles formes de territorialisation de l’action publique et de la gouvernance à travers lesquelles les agglomérations dans ces espaces  affirment souvent un positionnement souvent mitigé. Aujourd’hui, l’action publique en matière d’aménagement et de développement urbains dans ces territoires fragiles et convoités connaît des mutations sensibles notamment dans les pays du Maghreb. Occupés par une population locale en difficulté économique, le développement, dans ces espaces sous contraintes et précaires, représente, aujourd’hui, une problématique à part entière. En effet, avec un potentiel en termes d’aménités naturelles et culturelles, l’environnement humain et les écosystèmes sont confrontés à un ensemble de facteurs liés à la modification des pratiques de gestion traditionnelles, à des stratégies de patrimonialisation et de mise en tourisme souvent incontrôlées. Avec un phénomène caractérisé par le développement et l’extension des morphologies urbaines souvent sans cohérence, les paysages urbains notamment des sites et des cités commencent à refléter les nouvelles hiérarchies sociales confrontant, en même temps, des stratégies d’acteurs et des actions publiques divergentes. L’action (ou l’hésitation) de l’Etat dans ses territoires questionne les "politiques publiques" à l’œuvre et interroge l’émergence de nouvelles formes de vulnérabilité économique et sociale qui s’exprime par l’incohérence des modes de gestion territoriale et la remontée en vitesse des informalités.

L’organisation spatiale des agglomérations dans des situations diversessemble, aujourd’hui, perturbée sous la pression des dynamiques qui la traversent. Au-delà de leurs dimensions globales, les notions de paysage, patrimoine et tourisme sont, désormais, des instruments porteurs pour la gestionet la valorisation des espaces, notamment, ceux qualifiés de fragiles ou même vulnérable.

Bref, la valorisation des aménités patrimoniales et environnementales dans ces espaces fragiles et vulnérables amène à repenser les considérations environnementales et sociales qui sont aussi importantes que les variables de rentabilité et qui devraient être au centre de toute réflexion sur le développement territorial (Boukherouk, 2012 ; Dhaher, 2018 et Rejeb, 2018 ). Le marketing territorial qui part du principe de la valorisation du potentiel local, nécessite une réflexion profonde sur l’image du territoire et son inscription globale et locale dans les démarches de planification stratégique. Pour s’en tenir au contexte international, l’une des conclusions essentielles du sommet de Rio (1992) était que la protection de l’environnement et la réduction des inégalités sont en grande partie liée au développement économique qui doit contribuer à l’amélioration de la qualité de vie des hommes sans compromettre la qualité du patrimoine naturel ou culturel que ce soit dans villes, les espaces ruraux, les montagnes, les espaces sahariens, les zones sensibles, etc. (CNUED, 1992). Ce cadre universel inhérent aux enjeux globaux de la durabilité impose désormais aux pays et aux territoires locaux de nouveaux défis dictés par les onze objectifs de développement durables (ODD) du nouvel "Agenda 2030", auxquels les politiques publiques devraient s’aligner.

Face à de tels enjeux, défis et dynamiques à l’œuvre, il était indispensable d’inscrire les travaux ce colloque dans une approche pluridisciplinaire qui essaye d’interroger ces problématiques et d’ouvrir des horizons de recherche inédits avec visibilité et induisent de nouveaux questionnements autour de notions tels que la gouvernance et la labellisation  territoriale le rôle des acteurs du développement local, les perceptions et la valorisation de sites patrimoniaux, la qualité des paysages et leur médiation, la mise en tourisme des aménités naturelles et culturelles dans une perspective d’alléger l’acuité des déséquilibres sociaux et spatiaux dans ces espaces.

Des discussions scientifiques et des débats de haut niveau auront lieu avec d’éminents professeurs-chercheurs-experts-professionnels nationaux et internationaux et ce, pour créer une meilleure visibilité des programmes-actions portant sur les alternatives de développement des territoires fragiles basées sur de nouvelles échelles de gouvernance et de labellisation différenciés.

Axes thématiques

Compte tenu de ce qui précède, le  colloque se focalisera sur la discussion des trois axes suivants :

Axe 1- Gouvernance des territoires fragiles: Il y a lieu d’interroger les catégories d’analyses de développement local et de gouvernance territoriale en partant d’une étude de terrain sur la gouvernance des territoires et sur les différentes méthodes de création des images pour les destinations, villes et territoires touristiques. Comment peut-on assurer une nouvelle vie aux espaces fragiles et un développement aux zones en déclin notamment dans les pays du Sud ? Quels sont les défis et enjeux découlant de la promotion territoriale dans ces espaces ? Comment ces dynamiques sont-elles à l’œuvre dans les pays du Sud et sur le marché touristique.  

Axe2-  Aménagement et médiation des paysages: Dans cet axe, nous proposons de questionner les éléments  de gouvernance et de médiation des paysages.  Le paysage comme instrument de gouvernance des territoires fragiles. Quelles configurations nouvelles d’acteurs dans la gouvernance des territoires vulnérables mettant le paysage dans leurs projets territoriaux ? quelles politiques de valorisation et de gestion dans ces espaces riches mais fragiles ?

Axe 3- Ressources territoriales et développement local dans les zones fragiles: Cet axe interroge les actions de développement dans ces espaces. Il tentera de donner des éclaircissements sur les modes d’agir et de légitimer, d’une manière formelle ou informelle, l’action publique mais aussi l’action citoyenne. Comment les pouvoirs locaux ont réfléchi le marketing territorial et le développement à travers l’instrumentalisation des aménités naturelles et culturelles locales (tourisme, patrimoine, paysages, etc.). Comment la société civile se positionne dans le processus de démocratisation du développement locale, et quelles compétences singularisées peut-on attribuer aux expériences émergées?

Types de communications attendues

Tous types de présentations, de la théorie au cas d’étude en passant par les réflexions méthodologiques par des doctorants, chercheurs et spécialistes de différentes disciplines.

Valorisation des communications sélectionnées

Les résumés des communications acceptées seront publiés dans un volume qui sera remis à chaque participant à l’ouverture du colloque. 

Les contributions et communications retenues pourront faire l’objet d’une valorisation dans un numéro spécial de revue pluridisciplinaire et pourront servir de support de discussion au montage d’un projet exploratoire pluridisciplinaire

Comité d'organisation

  • L’Unité de Recherche « Horticulture, Paysage, Environnement »
  • L’Unité de recherche VAD « Ville, Aménagement, Développement »
  • L’Institut Sylvo-pastoral de Tabarka

En collaboration avec :

  • La Chaire UNESCO sur les pratiques journalistiques et médiatiques à l'Université de Strasbourg (France)

Modalités de soumission

Les propositions de communication sont à envoyer :  à najda1900@gmail.com

pour le 17 Décembre 2018 

au plus tard, sous forme d’un titre, d’un résumé et de cinq mots clef, d’un total n’excédant pas une page environ. En haut dans la même page, le ou les auteurs préciseront leur nom, prénom, fonction et institution(s) de rattachement.

Calendrier

  • 17 Décembre 2018 : date limite d’envoi des propositions

  • 24 Décembre 2018 : Réponse du comité scientifique du colloque : refus/acceptation ; communication classique/poster/participation à une table ronde.
  • 15 février : Dépôt en ligne du programme du colloque
  • 17, 18 et 19 Mars 2018: Colloque
  • Octobre 2019 : publication dans un ouvrage collectif des textes sélectionnés du colloque.

Lieu : Tabarka (un hôtel de la place) 

Les frais d’inscription et de participation seront réglés sur place :

150 Dinars Tunisiens (50 euros) pour les doctorants.

300 Dinars Tunisiens (100 euros) pour les enseignants chercheurs et autres.

  • L’inscription au colloque couvrira les frais d’hébergement et de restauration (3 nuitées), de participation aux activités et les pauses-cafés.
  • Des sorties et visites de sites touristiques et naturels seront organisées (le programme de ses sorties sera prêt avant le début du colloque).

Composition du comité scientifique du colloque

  • Najem Dhaher Université de Carthage Tunisie
  • Hichem Rejeb Université de Sousse Tunisie
  • PhlippeViallon Université de Strasbourg  France
  • Abid Sebei Université de Carthage Tunisie
  • Philippe Violier Université Angers  France
  • Mohamed Berrian Université de Rabat Maroc
  • Christophe Demazière Université de Tours France
  • Antonio Zarate Martin Université UNED Madrid Espagne
  • BoujemaaKhalfallah Université de Msilla Algérie
  • Enrico Costa  Università degli Studi Mediterranea di Reggio Calabria- Italie

Comité d’organisation

Présidents du comité d’organisation :

  • Pr. Najem Dhaher et Pr. Hichem Rejeb
  • Mohamed Hlel
  • Yasmine Attia
  • Gastli Bassem
  • Foued ben Ali
  • Abdelhamid Hagui
  • Raoudha Ben Ayed
  • Akram Hamrouni
  • Nabil Gasmi
  • NatachaTlili
  • Amira Belhaj
  • Wadii Othmani
  • Dhiaa Essouaied
  • Labib Toumi

Catégories

Lieux

  • HOTEL
    Tabarka, Tunisie

Dates

  • lundi 17 décembre 2018

Fichiers attachés

Contacts

  • Dhaher Najem
    courriel : najda1900 [at] gmail [dot] com
  • Rejeb Hichem
    courriel : hrejed62 [at] yahoo [dot] fr

Source de l'information

  • NAJEM DHAHER
    courriel : najda1900 [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Gouvernance et labellisation des ressources territoriales face à la fragilisation des milieux », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 29 novembre 2018, https://calenda.org/512114

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