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Inégalités et discriminations

Inequalities and discriminations

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Publicado quinta, 06 de dezembro de 2018 por Céline Guilleux

Resumo

Qu’en est-il de la science politique ? À cette question, notre section thématique entend apporter des éléments de réponse, en visibilisant et en confrontant des travaux sur les discriminations menés par des politistes en ordre dispersé. La focale est délibérément large, puisque sont a priori inclues toutes les formes de discrimination à raison de l’ensemble des critères prohibés ou susceptibles de l’être. Le présent appel à communications vise potentiellement toutes les composantes de la science politique (sociologie politique, politiques publiques, politique comparée et relations internationales, théorie politique). 

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Groupe Inégalités et Discriminations

Congrès AFSP de Bordeaux (2-4 juillet 2019)

Argumentaire

Après avoir longtemps été quasi absente du débat public en France, la notion de discrimination a fini par s’imposer il y a près de deux décennies (Fassin, 2002). Cependant, elle a connu une expansion incontrôlée. Autrefois ignoré, le terme est aujourd’hui galvaudé. Or toute inégalité n’est pas une discrimination. Stricto sensu, constitue une discrimination tout acte ou pratique qui, dans le cadre d’un jeu à somme nulle, détermine l’allocation de biens en quantité limitée et s’avère préjudiciable à au moins un individu du fait de son appartenance à un groupe saillant, défini à raison d’un critère de distinction prohibé ou qui devrait l’être, sans être indispensable à la réalisation d’un objectif à caractère impérieux. Ainsi conçue, la discrimination n’est que l’un des processus générateurs d’inégalités, qui s’articulent à d’autres tels la ségrégation, la stigmatisation, la violence physique, la socialisation elle-même, etc. (Anderson, 2015 ; Loury, 2015).

Largement issue du droit (Lochak, 1987), dont elle tire sa valeur de référence commune et de base de mobilisation potentielle, la notion de discrimination a fait l’objet d’élaborations parallèles ou concurrentes dans une pluralité de cadres disciplinaires. La théorie économique a notamment donné naissance au concept de discrimination probabiliste (statistical discrimination), lequel renvoie aux décisions préjudiciables aux membres d’un groupe et principalement motivées, non par une animosité à leur endroit ou l’adhésion à une idéologie justifiant leur exclusion, mais par l’existence d’une corrélation entre l’appartenance au groupe — trait dénué de pertinence intrinsèque mais immédiatement observable — et une caractéristique non immédiatement observable mais pertinente au regard d’un objectif du décideur communément tenu pour légitime (Arrow, 1973). La psychologie sociale a montré que la discrimination avait fréquemment pour ressort le jeu inconscient de stéréotypes intériorisés (Hamilton Krieger, 2008). La philosophie s’est interrogée sur les fondements de l’immoralité des discriminations immorales et sur les justifications éventuelles de celles qui ne le seraient pas nécessairement (Singer, 1978 ; Hellman, 2008 ; Lippert-Rasmussen, 2013 ; Eidelson, 2015). À l’exception partielle de la sociologie du droit (Bereni et Chappe, 2011), la sociologie n’est guère parvenue à forger une définition rigoureuse du concept qui lui soit propre. En témoignent tant la tendance à rebaptiser « discrimination » l’ensemble des modalités de l’exclusion ethno-raciale (Castel, 2007) que, à l’inverse, l’élaboration de typologies complexes des mécanismes constitutifs des inégalités où le terme est purement et simplement absent – en dépit de congruences frappantes (Brubaker, 2015).

Qu’en est-il de la science politique ? À cette question, notre section thématique entend apporter des éléments de réponse, en visibilisant et en confrontant des travaux sur les discriminations menés par des politistes en ordre dispersé. La focale est délibérément large, puisque sont a priori inclues toutes les formes de discrimination à raison de l’ensemble des critères prohibés ou susceptibles de l’être, quelle que soit l’échelle d’analyse retenue (locale, nationale, internationale et/ou comparative).

Axe 1 - Enjeux épistémologiques et méthodologiques

Un premier axe de problématisation consisterait à engager une analyse épistémologique, réflexive et critique sur les usages du concept de discrimination en science politique. Dans cette optique, une première piste de réflexion conduirait à s’interroger sur la définition même de la notion de discrimination dans la discipline considérée. Si celle-ci hérite en partie des perspectives théoriques du droit et de l’économie, certains travaux ont souligné les spécificités d’une conception de la discrimination propre aux sciences sociales, arrimée à l’analyse des rapports de pouvoir entre les groupes majoritaires et minoritaires, à rebours d’une approche strictement individualiste et intentionnaliste (Stryker, 2001). Il n’empêche que la notion de discrimination demeure marquée par « l’abstraction universalisante » du droit (Sabbagh, 2003) – qui met en équivalence une variété de rapports sociaux dans une grammaire commune –, et centrée sur les disparités de traitement dans l’allocation des ressources rares sur différents marchés (travail, logement, biens et services…) (Bereni et Chappe, 2011 ; Chappe, Eberhard et Guillaume, 2016). On examinera donc tant ses vertus heuristiques que ses limites pour l’analyse des mécanismes de production des inégalités.

Dans le prolongement de ces premiers questionnements, on pourra examiner comment le concept de discrimination s’articule avec d’autres concepts utiles à l’analyse des rapports de domination, qu’ils soient génériques (violence, stigmatisation, socialisation…) ou spécifiques à tel ou tel critère (racisme, sexisme, validisme, hétéronormativité, homophobie, etc.). Enfin, on pourra se demander si et comment la notion de discrimination permet d’appréhender l’imbrication des rapports sociaux. Si le concept d’intersectionnalité a été forgé initialement dans une perspective critique du droit de la non-discrimination (Crenshaw, 1988), bon nombre de recherches sociologiques contemporaines s’intéressent en effet à l’articulation entre différentes formes de discriminations (par exemple, sur l’articulation entre discrimination religieuse et raciale, voir Galonnier, à paraître ; voir aussi, plus généralement, Jaunait et Chauvin, 2012).

 Axe 2 – La fabrique organisationnelle des discriminations

Un deuxième axe d’analyse consiste à explorer la production des discriminations dans et par les organisations et institutions politiques, telles que les administrations, les collectivités locales, les partis, les syndicats, ou encore les associations. On s’appuiera pour cela sur la riche littérature sur les discriminations dans les organisations de travail, qui souligne le rôle des règles et des pratiques de gestion, des cultures et des réseaux de sociabilité dans la production des discriminations (Baron et Bielby, 1980 ; Acker, Reskin, McBrier et Kmec, 1999 ; Acker, 2006 ; Sala Pala, 2013 ; Bonnet, 2014 ; Marry et al., 2017), en dépit de la norme de non-discrimination censément en vigueur.

On pourra aussi s’interroger sur les manières dont les organisations administratives et politiques sont affectées par les politiques d’égalité déployées en leur sein, notamment par les dispositifs de discrimination positive fondés sur le sexe (parité, quotas) (Bereni et Jacquemart, 2018 ; Milner, Demilly et Pochic, 2018).

Axe 3 - Les inégalités et les discriminations comme matrice d’engagement

Un troisième axe d’analyse porterait sur l’expérience et la perception des inégalités et des discriminations (Eberhard et Simon, 2016) comme source et/ou enjeu de mobilisations politiques. Dans ce cadre, une première série d’interrogations porte sur le vécu des discriminations comme matrice d’engagement. Comment les individus réagissent-ils aux discriminations et inégalités dont ils sont victimes (Dubet et al., 2013 ; Lamont, Moraes Silva et al., 2016) ? Comment l’expérience des discriminations façonne-t-elle le rapport au politique et à l’engagement collectif (Carrel et al., 2017 ; Talpin et al., 2017) ? On pourra notamment s’interroger sur les formes de mobilisation et les répertoires d’action que le vécu des discriminations est susceptible de produire (Lefranc et Mathieu, 2009), via le recours au droit en particulier (Israël, 2012 ; Chappe, 2013 ; Lejeune et Yazdanpanah, 2017), et sur le passage de l’indignation individuelle à l’organisation collective (Thévenot, 2006 ; Fillion et Torny, 2015). On pourra examiner aussi bien des mobilisations et des mouvements sociaux qui font de la lutte contre les inégalités leur objet central (Laplanche-Servigne, 2014 ; Chappe et Keyhani, 2018) que des formes d’engagement qui, bien que partiellement suscitées par le vécu des discriminations, se déploient dans d’autres directions, comme c’est le cas dans certaines trajectoires de radicalisation (Bonelli et Carrié, 2018). À cet égard, on n’omettra pas de considérer que l’expérience des inégalités peut aussi être vecteur de désengagement et de retrait de la vie civique (Lagrange, 2008).

Dans le cadre de ce troisième axe, on pourra également s’interroger sur les formes d’action collective qui prennent pour objet les politiques de lutte contre les discriminations et/ou les discriminations positives. On pourra se pencher tant sur les mouvements sociaux qui militent pour la mise en place de ces politiques que sur ceux qui s’y opposent ardemment (Massei, 2017 ; Hsu, 2018).

Enfin, une dernière composante de ce troisième axe a trait au comportement électoral des discriminés, et, plus généralement, à la configuration électorale des sociétés traversées par de fortes inégalités. Comment les individus ou les groupes discriminés se positionnent-ils sur l’échiquier politique (Le Texier, 2006; Brouard et Tiberj, 2007) ? Peut-on identifier et hiérarchiser les déterminants de leur vote ? Au-delà, les sociétés relativement inégalitaires en termes de classe, de genre, d’âge ou quant au rapport entre groupes définis sur une base ethno-raciale, sont-elles caractérisées par des équilibres politiques et électoraux spécifiques (Jacobs et Skocpol, 2007) ?

Axe 4 – Politiques publiques de lutte contre les discriminations et discriminations positives

Les propositions de communication relevant de ce dernier axe auraient pour objet principal la genèse, la mise en œuvre et les effets des politiques publiques de lutte contre les discriminations, ainsi que des programmes d’action ou de discrimination positive, directe ou indirecte (Calvès 2010 ; Skrentny 1996 ; Sabbagh 2003 ; Sabbagh 2011 ; Sabbagh 2015). Elles pourront mettre l’accent notamment sur la circulation internationale de concepts ou d’instruments à la faveur de l’européanisation (Guiraudon 2004 ; Jacquot 2014) ; sur la constitution inachevée des discriminations en problème public et ses déterminants – parmi lesquels figure sans doute l’indisponibilité d’une partie des statistiques qui permettraient d’en estimer l’ampleur, statistiques dont le recueil suscite dans certains pays des résistances dignes d’examen (Peer et Sabbagh 2008 ; Simon 2008) ; ou encore – et corrélativement – sur la sélection implicite des critères prohibés définissant les groupes de fait appelés à bénéficier d’une protection comparativement efficace (en France, sexe, âge et handicap).

Les propositions pourront aussi s’inscrire dans le prolongement des travaux qui, concernant les modalités et les limites de l’action antidiscriminatoire à la française, ont souligné la prégnance d’une double dynamique de territorialisation et de délégation à des acteurs professionnels – privés notamment – soumis à des logiques contradictoires (Noël 2010 ; Doytcheva 2015 ; Mazouz 2017 ; Flamant 2017 ; Cerrato Debenedetti 2018 ; Bereni 2018). Ce ne sont là que des exemples parmi d’autres.

Le présent appel à communications vise potentiellement toutes les composantes de la science politique (sociologie politique, politiques publiques, politique comparée et relations internationales, théorie politique). Les axes identifiés plus haut sont mentionnés à titre indicatif et dépourvus de valeur contraignante. S’ils peuvent sans doute constituer d’utiles points de repère dans un certain nombre de cas, nous invitons les participant-e-s éventuel-le-s à éviter d’y rattacher artificiellement leurs propositions, puisque celles-ci seront évaluées indépendamment de ce découpage provisoire.

Modalités de soumission

Les propositions de communication (1 500 mots maximum, bibliographie incluse) sont à envoyer

pour le 12 décembre 2018

à Laure Bereni (laure.bereni@ens.fr); Juliette Galonnier (juliette.galonnier@gmail.com) et Daniel Sabbagh (daniel.sabbagh@sciencespo.fr)

Co-responsables du groupe

  • Laure Bereni, CMH, chargée de recherche CNRS, laure.bereni@ens.fr
  • Juliette Galonnier, INED, post-doctorante, juliette.galonnier@gmail.com
  • Daniel Sabbagh, Sciences Po (CERI), directeur de recherche, daniel.sabbagh@sciencespo.fr

Comité de sélection des propositions

  • Laure Bereni est chercheuse au CNRS, membre du Centre Maurice Halbwachs, où elle est responsable, avec Amélie Le Renard, de l’axe « Imbrication des rapports sociaux: genre, classe, race ». Ses recherches se situent au croisement de trois champs d’analyse : la sociologie politique et du droit ; la sociologie du genre et des discriminations ; la sociologie du travail et des organisations. Après une recherche doctorale sur les mouvements de femmes et féministes en France (l’ouvrage tiré de sa thèse, La bataille de la parité, est paru chez Economica en 2015), elle a conduit plusieurs enquêtes sur les discriminations et les politiques antidiscriminatoires dans les grandes organisations, notamment sur les dispositifs de « diversité » en entreprise : le manuscrit original de son HDR (2018) s’intitule Aux frontières de la raison des affaires. Le management de la diversité à New York et à Paris. Elle a notamment publié : « Discriminations et droit » (Politix, 94, dir. avec V.-A. Chappe et Séverine Lacalmontie, 2011) et Le plafond de verre et l’État. La construction des inégalités de genre dans la fonction publique (avec C. Marry, A. Jacquemart, S. Pochic et A. Revillard, Armand Colin, 2017). Membre des comités de rédaction de Politix et Sociologie du travail, elle a été secrétaire scientifique de la section 40 du CNRS (2012-2016). Elle enseigne à Sciences Po notamment.
  • Juliette Galonnier est post-doctorante à l’INED dans le cadre du projet ANR « Global Race ». Elle co-coordonne aussi le projet « Les musulmans d’origine subsaharienne et comorienne dans le paysage islamique français » (appel « Islam, religion, société » du Bureau central des cultes 2017). Ses travaux portent sur la construction sociale des catégories raciales et religieuses ainsi que sur leur imbrication. Elle a obtenu un double doctorat en sociologie de Sciences Po et Northwestern University en juin 2017. Intitulée Choosing Faith and Facing Race: Converting to Islam in France and the United States, sa thèse a reçu le Best Dissertation Award de l’American Sociological Association en 2018. Ses publications comprennent des articles dans les revues Sociology of Religion, Social Compass et Tracés, ainsi que plusieurs chapitres d’ouvrages. Elle est fellow de l’IC Migrations, membre des comités de rédaction de Tracés et La Vie des Idées, membre du programme PSL « Agenda pour une sociologie critique des religions » et membre du réseau thématique pluridisciplinaire « Les chercheurs sur l’islam dans la cité : enquêtes, risques et transferts ».
  • Daniel Sabbagh est directeur de recherche à Sciences Po (Centre de Recherches Internationales). Ses travaux portent principalement sur la problématique des discriminations et des discriminations positives, dans une perspective comparative et pluridisciplinaire. Il est l’auteur de L’Égalité par le droit : les paradoxes de la discrimination positive aux États-Unis (Paris, Économica, 2003 ; Prix François Furet 2004) et de Chine/États-Unis : fascinations et rivalités (Paris, CERI-Autrement, 2008 [avec Stéphanie Balme]). Il a codirigé trois ouvrages collectifs ([avec Anna Mountford-Zimdars et David Post], Fair Access to Higher Education. Global Perspectives (University of Chicago Press, 2014) ; [avec Magali Bessone], Race, racisme, discriminations. Une anthologie de textes fondamentaux (Hermann, coll. « L’avocat du diable », 2015) ; [avec Maud Simonet], De l’autre côté du miroir. Comparaisons franco-américaines (Presses universitaires de Rennes, 2018), ainsi que des dossiers parus dans Critique internationale (2002), la Revue internationale des sciences sociales ([avec Patrick Simon], 2005), French Politics, Culture, and Society (2008) et Sociétés contemporaines ([avec Agnès van Zanten], 2010).  Avec Gwénaële Calvès, il co-anime au CERI un séminaire consacré aux politiques antidiscriminatoires, sujet sur lequel il a écrit des rapports pour la Commission européenne, le Programme des Nations Unies pour le développement et la République d’Afrique du Sud. Parmi ses autres publications figurent des articles parus dans World Politics, Daedalus, Ethnic and Racial Studies, The Political Science Quarterly, la Revue française de science politique, Politix et la Revue de synthèse, ainsi qu’un chapitre dans le Oxford Handbook of Comparative Constitutional Law. Il enseigne à Sciences Po.

Références bibliographiques

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  • Brouard Sylvain et Tiberj Vincent, 2007, « L’incorporation politique ‘à la Française’ : modèles explicatifs des alignements politiques des Français d’origine maghrébine, africaine et turque », Migrations et Société, vol. 19, n° 111, p. 127-148.
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  • Dubet François, Cousin Olivier, Macé Éric et Rui Sandrine, 2013, Pourquoi moi ? L’expérience des discriminations, Paris : Seuil.
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  • Fillion Emmanuelle et Torny Didier, 2015, « De la réparation individuelle à l’élaboration d’une cause collective », Revue française de science politique, vol. 65, n° 4, p. 583-607.
  • Flamant Anouk, 2017, « L’incomplète construction des politiques municipales de lutte contre les discriminations raciales : enquête dans les villes de Lyon, Nantes et Strasbourg », Revue internationale de politique comparée, vol. 24, n° 3, p. 257-292.
  • Galonnier Juliette, à paraître, « Discrimination religieuse ou discrimination raciale ? L’islamophobie en France et aux États-Unis », Hommes et Migrations.
  • Guiraudon Virginie, 2004, « Construire une politique européenne de lutte contre les discriminations : l’histoire de la directive ‘race’ », Sociétés contemporaines, n° 53, p. 11-32.
  • Hamilton Krieger, 2008, Un problème de catégories. Stéréotypes et lutte contre les discriminations, Paris : Sciences Po ; New York : French American Foundation : https://www.inegalites.fr/IMG/pdf/FAF_report.pdf
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  • Jacquot Sophie, 2014, L’Égalité au nom du marché. Émergence et démantèlement de la politique européenne d’égalité entre les hommes et les femmes, Bruxelles : Peter Lang.
  • Jaunait, Alexandre et Chauvin, Sébastien, 2012, « Représenter l’intersection. Les théories de l’intersectionnalité à l’épreuve des sciences sociales », Revue française de science politique, vol. 62, n° 1, p. 5-20.
  • Lagrange Hugues, 2008, « Émeutes, ségrégation urbaine et aliénation politique », Revue française de science politique, vol. 58, n° 3, p. 377-401.
  • Lamont Michèle, Moraes Silva Graziella et al., 2016, Getting Respect: Responding to Stigma and Discrimination in the United States, Brazil and Israel, Princeton : Princeton University Press.
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Locais

  • Sciences Po Bordeaux - 11 allée Ausone - Domaine Universitaire
    Pessac, França (33607)

Datas

  • quarta, 12 de dezembro de 2018

Palavras-chave

  • inégalité, discrimination, politique publique, mobilisation, organisation, droit

Contactos

  • Laure Bereni
    courriel : laure [dot] bereni [at] ens [dot] fr
  • Daniel Sabbagh
    courriel : daniel [dot] sabbagh [at] sciencespo [dot] fr
  • Juliette Galonnier
    courriel : juliette [dot] galonnier [at] gmail [dot] com

Urls de referência

Fonte da informação

  • Juliette Galonnier
    courriel : juliette [dot] galonnier [at] gmail [dot] com

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« Inégalités et discriminations », Chamadas de trabalhos, Calenda, Publicado quinta, 06 de dezembro de 2018, https://calenda.org/518478

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