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Mémoire sonore du Japon

Sound memory in Japan

Le disque, la musique et la langue

Records, music and language

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Publié le mercredi 26 décembre 2018 par Elsa Zotian

Résumé

La Bibliothèque nationale de France organise un colloque international pour célébrer le patrimoine sonore japonais présent dans ses collections. Ce colloque témoigne de la vitalité des liens noués entre la BnF et le Japon. Du foisonnement de ces archives sonores, trois thématiques ont été retenues pour ce colloque : la mémoire de la langue, la musique japonaise à l’époque moderne et contemporaine, le japonisme musical.

Annonce

Argumentaire

Le 25 janvier 2019, dans le cadre des manifestations « Japonismes 2018 » et sous le haut patronage de l’Ambassade du Japon en France, la Bibliothèque nationale de France organise un colloque international pour célébrer le patrimoine sonore japonais présent dans ses collections. Après le portail Internet « France-Japon », après la numérisation de cinquante-cinq globes terrestres et célestes de la BnF par l’entreprise japonaise Dai Nippon Printing Co., ce colloque témoigne de la vitalité des liens noués entre la BnF et le Japon. Il est ouvert à toute personne intéressée aussi bien par la culture japonaise que par les archives sonores.

Du son dans les collections de la BnF : des archives de la parole au dépôt légal

L’origine du département de l’audiovisuel de la BnF remonte aux Archives de la parole, entreprise pionnière du linguiste Ferdinand Brunot qui, à partir de 1911, va enregistrer grâce au phonographe toutes les manifestations de la langue parlée. Les voix de Guillaume Apollinaire ou d’Alfred Dreyfus sont ainsi conservées pour l’éternité. En 1938, l’enregistrement sonore devient patrimoine avec la création par Jean Zay, ministre de l’éducation nationale et des beaux-arts, de la Phonothèque nationale. Héritière des Archives de la parole, celle-ci est chargée de collecter toutes les productions phonographiques diffusées sur le territoire national. Le dépôt légal appliqué au disque voit ainsi le jour. En 1977, la Phonothèque nationale devient un département de la BnF qui reçoit également le dépôt légal de la vidéo et des documents multimédias, composante qui sera intégrée au département de l’audiovisuel créé en 1994 et installé sur le nouveau site François-Mitterrand.

Les archives sonores de la BnF et le Japon

Les archives sonores de la BnF témoignent de la proximité de cette dernière avec le Japon. Dès 1923, les Archives de la parole enregistrent à Paris Mannen UEDA, le premier linguiste japonais. Dans les années 1930, le musée de la parole noue de nombreux contacts avec l’étranger. Entrent ainsi dans les collections des interprétations historiques de Gagaku ou des éditions commerciales des firmes japonaises comme Nipponophone, Teichiku, Nitto… Des dons ont pu aussi contribuer à ces enrichissements : la discothèque personnelle d’Yvonne Loriod et Olivier Messiaen donnée à la BnF en 2005 comporte de nombreuses éditions japonaises. Et depuis une dizaine d’années, en collaboration avec des chercheurs japonais, le département de l’audiovisuel mène une politique soutenue d’acquisitions au Japon. Les documents rares et précieux (enquêtes ethnomusicologiques des années 1930-1940 de Hisao TANABE, documentaires audio des années 1970 de Shôichi OZAWA, mémoire orale des Aïnous collectée par Shigeru KAYANO, intégrale de la reine de chanson populaire de l’après-deuxième guerre mondiale Hibari MISORA…) côtoient les chefs d’œuvres de la musique classique contemporaine comme Toru ou Akira IFUKUBE, ou encore les stars de la J-pop (AKB 48, Kyary PAMYU PAMYU…).

Dans leur diversité, ces archives figurent parmi les plus riches collections sonores constituées sur le Japon en Europe.

Une journée consacrée aux archives sonores japonaises de la BnF

De ce foisonnement, trois thématiques ont été retenues pour ce colloque :

  • la mémoire de la langue,
  • la musique japonaise à l’époque moderne et contemporaine,
  • le japonisme musical.

Avec la participation des partenaires scientifiques, ce colloque apparaît également comme une occasion privilégiée de faire connaître la recherche française dans le domaine des études musicale et linguistique japonaises. Il permet par là même de mettre l’accent sur les liens étroits noués entre le monde de la recherche française et japonaise.

Programme

  • 9h30-10h10 Café de bienvenue musical « japonisme » : Clara Wartelle (violon), Seiko Suzuki (shô)
  • 10h10-10h30 Ouverture du colloque : M. le conseiller culturel de l’ambassade du Japon en France (sous réserve), Denis Bruckmann, BnF, direction des collections

I : Les archives entre la langue et la musique (Gabriel Bergounioux, Université d’Orléans)

  • 10h30-11h00 Takehiko MARUYAMA (Université Senshû/National Institute for Japanese Language and Linguistics (NINJAL)) « Diachronic change in spoken Japanese in the 20th century » (en anglais, ppt en français et en japonais)
  • 11h00-11h30 Yasuyuki SHIMIZU (Université féminine du Japon) « On the Japanese Sound Resources recorded at Musée de la parole in the 1920s » (en anglais, ppt en français et en japonais)
  • 11h30-12h00 Seiko SUZUKI (Université Paris-Diderot/CRCAO) « Entre les paroles et le chant : la revendication de l’oralité dans les années 1960 et 1970 »

12h00-14h00 Déjeuner

II : Archives sonores et musique japonaise à l’époque moderne/contemporaine (Marc Battier, Université Paris-Sorbonne)

  • 14h00-14h30 Clara Wartelle (Inalco/CEJ) « L’évolution de la culture de l’enfance suite au phénomène des chants pour enfants enregistrés »
  • 14h30-15h00 Jeremy Corral (Inalco/CEJ) « Les débuts de la musique électroacoustique japonaise et ses archives sonores »
  • 15h00-15h30 Chiharu CHÛJÔ (Université Jean Moulin Lyon III/Institut d’études transtextuelles et transculturelles (IETT) « Une approche de la question du genre du Vocaloïde et de la société japonaise contemporaine »

15h30-15h50 Pause-café et gâteaux « japonismes »

III : 160 ans de japonisme musical (Midori HIROSE, Université Paris Diderot/CRCAO)

  • 15h50-16h20 Véronique Brindeau (Inalco/CEJ)« Mémoire du japonisme chez Tôru Takemitsu »
  • 16h20-16h50 Asako SHIRAISHI (Université féminine de Nagoya) « Henri Gil-Marchex (1894–1970), ses œuvres et le japonisme »
  • 16h50-17h20 Satsuki INOUE (Université des arts d’Aichi) « Sada Yakko, Puccini ou le japonisme dans la musique »
  •  17h20-17h30 Clôture : Tomoaki SHIMANE, vice-président de la Maison de la culture du Japon à Paris ; directeur général adjoint du bureau en France pour « Japonismes 2018 ».
  • 17h45-18h15 Illustration musicale : Asako SHIRAISHI (piano), Mieko KAMIYA (chant) : pièces de Henri Gil-Marchex

18h30-19h15 Vin d’honneur et fromage apéritif « japonismes » par Yuri INUTA

Lieux

  • Petit Auditorium - Bibliothèque nationale de France, site François Mitterrand-Tolbiac
    Paris, France (75013)

Dates

  • vendredi 25 janvier 2019

Mots-clés

  • musique, archives sonores, musée de la parole, archives de la parole

Contacts

  • Pascal Cordereix
    courriel : pascal [dot] cordereix [at] gmail [dot] com
  • Seiko Suzuki
    courriel : perca912 [at] gmail [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • Pascal Cordereix
    courriel : pascal [dot] cordereix [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Mémoire sonore du Japon », Colloque, Calenda, Publié le mercredi 26 décembre 2018, https://calenda.org/528210

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