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Le diagnostic, dimension opératoire - Histoire, technique et projet

Diagnostic, operatory dimension - history, technique and project

Ve séminaire du RST Architecture, patrimoine et création

5th seminar of the Architecture, Heritage and Creation group

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Publié le mardi 15 janvier 2019 par Céline Guilleux

Résumé

Pour son Ve séminaire, le réseau scientifique, pédagogique et thématique « Architecture, patrimoine et création » a retenu un thème convoquant une question de méthodologie : le diagnostic, dimension opératoire – Histoire, technique et projet. Pratiqué de longue date lors des opérations de restauration de monuments historiques, le diagnostic s’impose comme une démarche particulière qui se généralise aujourd’hui telle une exigence qualitative lors d’interventions sur des architectures majeures ou mineures, de toutes époques, de l’échelle de l’édifice à celle de territoires urbains ou ruraux. L’intervention sur le patrimoine soulève ici la question de « l’opératoire », par conséquent des outils, des techniques, des méthodes en vue du projet. Comment un diagnostic opératoire ouvre sur des solutions ? Comment permet-il de révéler la ressource patrimoniale et d'élaborer une stratégie d'intervention ?

Annonce

Argumentaire

Ce 5e séminaire du réseau scientifique, pédagogique et thématique Architecture, patrimoine et création s’annonce comme un moment d’échange autour d’expériences pédagogiques et de réflexions pour l’engagement d’actions scientifiques à développer à travers les formations initiales, continues et de recherches dans les Ecoles Nationales Supérieures d’Architecture.

Le thème retenu « Le diagnostic, dimension opératoire » convoque une méthodologie propre à l’intervention avec l’existant. Considéré comme un outil nécessaire et indispensable pour la conception avec l’existant, la légitimité et la reconnaissance du diagnostic se posent aujourd’hui encore en interpellant la relation profonde et intime qui relie patrimoine et création.

Utilisé par extension pour l’étude préalable au projet, le « diagnostic », terme médical précisant l’état d’une maladie, évoque la dégradation de l’objet d’étude et la connaissance des signes de cette dégradation. Cet élargissement de sens rappelle l’importance de ce moment particulier, spécifique au projet avec l’existant, reconnu professionnellement depuis quelques années comme une mission du contrat de maîtrise d’oeuvre de l’architecte.

Pratiqué de longue date lors des opérations de restauration de monuments historiques, le diagnostic, identifié sous le vocable d’étude préalable, s’impose comme une démarche particulière qui se généralise aujourd’hui telle une exigence qualitative lors d’interventions sur des architectures majeures ou mineures, de toutes époques, de l’échelle de l’édifice à celle de territoires urbains ou ruraux.

L’ambition du diagnostic évoqué ici ne se limite pas à l’établissement d’une liste de pathologies. Il s’agit d’élaborer une mise en ordre et en perspectives des connaissances autour d’un objet architectural, urbain ou paysager ; connaissances élaborées en vue de la conception du projet. La réalité concrète de l’édifice fonde le diagnostic. Afin d’appréhender cette réalité, le relevé, outil fondamental et majeur dans la pédagogie, convoque l’observation, le dessin in situ, la prise de mesures manuelles et numériques, la restitution graphique, autant d’étapes à réaliser tout en analysant la composition architecturale, le système constructif, la construction – matériaux et mise en œuvre, la relation à son environnement… L’état sanitaire met en évidence les désordres et l’analyse archéologique révèle la succession et la complexité cachée des histoires. Les moyens techniques et méthodes d’investigation utilisés pour établir ces données, évoluent pour permettre des approfondissements dans la captation et pour des restitutions graphiques nouvelles. Ces informations de terrain se voient enrichies de recherches documentaires, d’archives, d’ouvrages, de rencontres, inscrivant l’objet de ces études dans le déroulé de l’histoire des arts et de la société. A d’autres échelles de projet – territoire urbain ou rural - d’autres investigations, d’autres outils, associent l’exploration in situ, le relevé cartographique de l’état actuel, informé par des sources savantes et directes.

Pourquoi une telle exigence d’accumulation de connaissances si ce n’est parce que l’on estime que l’objet d’étude le mérite ? Il s’agit d’élaborer ici une méthodologie propre au processus de conception avec l’existant considéré comme un objet patrimonial. Cette approche fine et scientifique de l’environnement physique et temporel doit permettre d’organiser une synthèse mettant en évidence la dimension patrimoniale et ouvrant aux potentiels de transformation. Le diagnostic devient une étude préalable au projet pour révéler la ressource patrimoniale et élaborer la stratégie d’intervention. Point d’entrée au projet, il en devient également le fondement et autorise ainsi le déploiement de diverses postures dans le projet et toute la richesse des écritures architecturales.

La formation des futurs architectes se doit de préparer à un exercice professionnel de haut niveau, qualitatif et novateur. C’est pourquoi de nombreuses écoles portent à leur programme des enseignements de Théorie et pratiques de la conception architecturale et urbaine avec l’existant ; intégrant le diagnostic dans leurs démarches. Au-delà de cette méthodologie particulière pour le projet, le diagnostic convoque intensément et de manière concomitante les disciplines présentes dans l’enseignement de l’architecture telles l’histoire, la construction, la technique, la sociologie, l’art, la représentation. Développer le diagnostic ouvre à l’interdisciplinarité, et permet l’évolution des enseignements et des pratiques d’apprentissage au sein même de ces disciplines.

Organisation du séminaire

Echanges autour d'expériences pédagogiques 

  • Diagnostic et techniques

Pourront être présentées des expériences développant la diversité des outils pour la connaissance et la représentation de l’objet d’étude : enseignements de la représentation, des techniques pour le relevé, des travaux pour la lecture archéologique du bâti, la recherche documentaire... Comment le temps de l’observation et de la mesure participe-t-il à l’appropriation de l’objet d’étude ? Quels choix parmi les multiples possibilités de représentation ?

  • Diagnostic et histoire

Qu’il s’agisse d’histoire culturelle et sociale, histoire de l’art et de l’architecture, histoire de la construction,… Quelle place occupe l’histoire dans le diagnostic et comment le diagnostic convoque ces données et les met en perspective ? Quelle dimension l’histoire apporte-t-elle au diagnostic ? Comment les temporalités passées interpellent le diagnostic ?

  • Diagnostic et projet

Quel moment dans le projet pour le diagnostic : mise en relation avec le projet, finalité du diagnostic, diversité selon les objets d’études et les échelles… Le diagnostic est-il le commencement du projet ou bien une phase ante-conception ? Quels liens entre le processus itératif du projet et le diagnostic ?

Prospectives scientifiques 

  • L’interaction entre les échelles des patrimoines : paysage, territoire, ville, édifice

Les problématiques patrimoniales se déclinent aujourd’hui dans l’articulation des échelles. Comment aborder les patrimoines dans leur diversité en les reliant à leurs territoires ? Comment intégrer dans la réflexion sur les méthodes pour la connaissance les éléments structurants du territoire urbain ou rural, la question des paysages ? Quelle place dans les études préalables pour cette relation complexe associant la mémoire des lieux, la programmation, les aménagements urbains, les recyclages et les questions d’environnement ? ….

  • Les « traces » du diagnostic dans le projet : quelles modalités opératoires

L’intervention sur le patrimoine soulève ici la question de « l’opératoire », par conséquent des outils, des techniques, des méthodes en vue du projet. Comment un diagnostic opératoire ouvre sur des solutions ? Comment donne-t-il sens à une intervention qui ne soit pas abstraite mais humaniste ? Outils et méthodes sont-ils liés à la nature de l’objet d’étude ? Comment évaluer les qualités de tous les éléments constitutifs d’une architecture ? Comment relativiser la part des normes ?....

Contributions

Les propositions de communications sont à envoyer sous forme d’un texte de 1 500 signes espaces compris à l’adresse suivante

nathalie.prat@toulouse.archi.fr

Elles seront accompagnées d’un CV de 500 signes espaces compris.

En français ou en anglais.

La langue du séminaire sera le français.

Calendrier

  • Appel à contribution : novembre 2018
  • Envoi des propositions : avant le 22 janvier 2019

  • Réponse et organisation : 11 février 2019
  • Dates du séminaire :11 et 12 avril 2019

Comité scientifique

  • Nathalie Prat, Françoise Blanc, Rémi Papillault (ENSA Toulouse),
  • Vanessa Fernandez (ENSA Paris-Belleville),
  • Mathilde Lavenue (ENSA Clermont-Ferrand)

Lieux

  • Ecole nationale supérieure d'architecture de Toulouse - 83,rue Aristide Maillol
    Toulouse, France (31)

Dates

  • mardi 22 janvier 2019

Fichiers attachés

Mots-clés

  • architecture, patrimoine

Contacts

  • Nathalie Prat
    courriel : nathalie [dot] prat [at] toulouse [dot] archi [dot] fr

Source de l'information

  • Nathalie Prat
    courriel : nathalie [dot] prat [at] toulouse [dot] archi [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Le diagnostic, dimension opératoire - Histoire, technique et projet », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 15 janvier 2019, https://calenda.org/545543

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