AccueilLa Chine, un défi méthodologique pour les sciences humaines et sociales

La Chine, un défi méthodologique pour les sciences humaines et sociales

China, a methodological challenge of the humanities and social sciences

Réflexions sur les nouvelles approches

Reflections on new approaches

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Publié le lundi 18 février 2019 par Anastasia Giardinelli

Résumé

Les recherches incluant la Chine posent de nouveaux défis en termes de méthodologie, de découpage disciplinaire et invitent à repenser la notion d’aires culturelles. Cette journée d’étude propose ainsi de réfléchir quant aux manières innovantes, aux collaborations originales, aux démarches collectives, aux connaissances à mobiliser autres que linguistiques, autant de thématiques questionnant les transformations à l’oeuvre dans l’étude de la Chine. Cette journée d’étude s’adresse aux étudiants, doctorants, jeunes chercheurs et chercheures n’ayant pas un parcours de formation et de recherche spécifiquement ancrés dans les études chinoises, mais qui intègrent l'étude de la Chine (ou tout du moins une partie de la Chine) dans leurs recherches transnationales.

Annonce

Centre Norbert Elias - 27 Juin 2019

Argumentaire

Dès les années 1930-1940, un nombre croissant d’étrangers se rendent en Chine, notamment des historiens Français, tel que Marcel Granet. A l’époque, les recherches se tournent vers la Chine ancienne, elles seront aux fondements de la sinologie française (Granet, 1934). A partir des années 1960 puis 1980, marquée par l’ouverture de la Chine, c’est en tant que pays communiste que la Chine intéresse la communauté scientifique des chercheurs en sciences humaines et sociales (Gernet, 1972 ; Bianco, 1987). Des enquêtes empiriques sont alors menées, et un enseignement relatif à l’étude de la civilisation chinoise se structura à Paris, dès les années 1950. D’abord à l’EPHE (Ecole Pratique des Hautes Etudes), puis à l’EHESS, l’INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales) et plus récemment à SciencesPo.  

Parallèlement, à partir des années 1980, de plus en plus d’étudiants Chinois ont rejoint la France (Angela Leung). Cette tendance marquée par une présence chinoise à l’étranger n’a cessé de prendre de l’ampleur, notamment depuis une quinzaine d’années. La Chine est devenue « un projet » (Helen Siu) : elle se projette et s’exporte à l’extérieur, partout dans le Monde (tourisme, « Chinafrique », nouvelles routes de la soie, envoi massif d’étudiants, Instituts Confucius, etc.).

Ce double mouvement, ainsi que la place de la Chine parmi les premières puissances mondiales (Colin, 2015), incitent les chercheurs en sciences humaines et sociales à étudier la complexité et la multiplicité des relations transnationales et transcontinentales impliquant la Chine. La sinologie, ancrée dans une tradition historique et linguistique, ne peut plus alors être le seul canal d’étude de la Chine. De plus en plus de chercheurs en sciences humaines et sociales, notamment des Sociologues et des Anthropologues, non spécialistes de la Chine, l’intègrent dans leurs recherches. Leurs profils sont variés. Soit ces chercheurs font de la Chine un terrain d’étude privilégié au fil du temps ;  soit ils sont spécialistes d’autres aires culturelles et leurs recherches les entraînent vers la Chine. C’est le cas de certains chercheurs de l’EHESS, du Centre Norbert Elias et du CNRS, spécialistes de l’Asie Centrale, de l’Europe ou de l’Afrique ; soit ces chercheurs sont spécialistes de sujets ayant trait à la globalisation, l’étude de la Chine leur est alors devenue incontournable.

Ces recherches posent de nouveaux défis en termes de méthodologie, de découpage disciplinaire et invitent à repenser la notion d’aires culturelles. Cette journée d’étude propose ainsi de réfléchir quant aux manières innovantes, aux collaborations originales, aux démarches collectives, aux connaissances à mobiliser autres que linguistiques, autant de thématiques questionnant les transformations à l’oeuvre dans l’étude de la Chine.

Modalités de soumission

Nous attendons vos propositions de textes entre 400 et 500 mots maximum

avant le 26 Mars 2019

Le programme complet de la journée : 9h - 16h30 sera communiqué ultérieurement.

Comité scientifique

  • Ruggieri Marjorie, doctorante, Centre Norbert Elias, Marseille marjoruggehess@gmail.com
  • Claire Bouillot, doctorante, CNE Marseille, clairebouillot@ehessfr
  • Boris Petric, Anthropologue Directeur du Centre Norbert Elias, Directeur de recherche au CNRS, HDR Courriel : boris.petric@ehess.fr

Lieux

  • Centre Norbert Elias - 2 rue de la Charité, 13002 Marseille
    Marseille, France (13)

Dates

  • lundi 25 mars 2019

Mots-clés

  • chine, aires culturelles, méthodologie, études transnationales

Contacts

  • Marjorie Ruggieri
    courriel : marjorugg [dot] ehess [at] gmail [dot] com
  • Claire Bouillot
    courriel : claire [dot] bouillot [at] ehess [dot] fr

Source de l'information

  • Marjorie Ruggieri
    courriel : marjorugg [dot] ehess [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« La Chine, un défi méthodologique pour les sciences humaines et sociales », Journée d'étude, Calenda, Publié le lundi 18 février 2019, https://calenda.org/561305

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