AccueilMarges et interstices en histoire de l'architecture (XVIIIe-XXIe siècle)

Marges et interstices en histoire de l'architecture (XVIIIe-XXIe siècle)

Margins and interstices in the history of architecture (18th-21st century)

Questionner la figure de l’architecte et son champ d’action

Questionning the figure of architecture and its field of action

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Publié le mercredi 23 janvier 2019 par Caroline Soppelsa

Résumé

La journée d’études proposée est le second volet d’une réflexion sur les marges en histoire de l’architecture, qui a déjà donné lieu à l’organisation d’une première journée d’études à l’Université de Tours. Conformément au désir initial du premier appel à communications et au caractère éminemment polysémique des termes « marge » et « interstice », les huit présentations de la première journée ont permis d’explorer plusieurs manières de concevoir, d’utiliser et de mettre en perspective ces notions ; ceci dans une chronologie élargie allant du XVIIIe au XXe siècle et souvent à la frontière – précisément – de plusieurs champs d’étude (architecture et photographie, paysage, philosophie, histoire, sociologie).

Annonce

La journée aura lieu le 5 février 2019 à l’École nationale supérieure d’architecture de Lyon (Vaulx-en-Velin).

Argumentaire

La journée d’études proposée est le second volet d’une réflexion sur les marges en histoire de l’architecture, qui a déjà donné lieu à l’organisation d’une première journée d’études, le 5 février 2018, à l’Université de Tours. Conformément au désir initial du premier appel à communications et au caractère éminemment polysémique des termes « marge » et « interstice », les huit présentations de la première journée ont permis d’explorer plusieurs manières de concevoir, d’utiliser et de mettre en perspective ces notions ; ceci dans une chronologie élargie allant du XVIIIe au XXe siècle et souvent à la frontière – précisément – de plusieurs champs d’étude (architecture et photographie, paysage, philosophie, histoire, sociologie).

Plusieurs thèmes ont été abordés, nous incitant à faire un pas de côté et nous faisant voir la norme sous un jour nouveau. Car, en creux, c’est aussi de normes, toujours intellectuellement construites dans des temps et milieux donnés, et de catégories, à géométrie variable ou aux contours poreux, dont il a été question. La notion de marge, du point de vue de la tradition historiographique de la discipline architecturale, appelle aussi celle de la réception, immédiate ou différée – selon un concept déjà bien connu – mais également « fabriquée » ou « spontanée ». Par ailleurs, l’analyse d’un édifice, d’un programme architectural ou d’une personne au prisme de sa médiatisation révèle des hiatus et des postures complexes, parfois paradoxales. Ces questions sont toujours au centre des réflexions portées par le second volet de ces rencontres. Le comité d’organisation souhaite ainsi poursuivre son exploration sans a priori de terrains / acteurs / objets / approches potentiellement marginales ou interstitielles, temporairement ou de façon pérenne, la confrontation des expériences et des regards s’avérant particulièrement stimulante.

Plusieurs pistes nous paraissent pouvoir être approfondies. La question des activités « annexes » du maître d’œuvre, à l’image des recherches de Valérie Nègre et de Robert Carvais sur les contours et implications de la fonction d’« expert » à l’époque moderne et qui mériterait également d’être précisée à l’époque contemporaine. Il nous semble intéressant de mettre en perspective la figure de l’architecte-conseil, de l’architecte-élu ou de l’architecte-rénovateur dans son implication directe ou indirecte dans la fabrique de la ville. Quels sont alors ses moyens d’action, son aura, ses références ? Y a-t-il des interstices identifiables favorables à son action ?

Nous aimerions également questionner la marge d’un point de vue frontal en interrogeant son corollaire « l’abandon », dans le champ de l’architecture et de l’urbanisme. Comment se fabrique une déshérence, un oubli – programmé ou involontaire –, et la limite qui l’accompagne ? Est-il possible de penser et d’évaluer l’oubli alors qu’il n’y a pas destruction ? Enfin, que disent les architectes ou les commanditaires de l’abandon, du sacrifice ou de la méfiance envers l’un de leur bâtiment ?

Dans le cadre de cette journée, les méthodes, les corpus et les discours demeurent des champs d’observation constants, qu’ils proviennent de chercheurs confirmés ou de jeunes chercheurs. Nous envisageons ce nouvel événement comme une journée de recherche commune où le public, les intervenants et les membres du comité scientifique et d’organisation puissent débattre à bâtons rompus et évaluer des partis pris scientifiques qui n’ont que peu l’occasion de se rencontrer autour de l’architecture et de ses mécanismes de création. D’une façon plus générale, cette nécessité d’échanger autour de nos approches nous conduit également à être particulièrement attachés à faire de ce nouveau rendez-vous un de ces trop rares moments de dialogue entre modernistes et contemporanéistes.

Axes privilégiés

  • Questionnement des notions de « marges » et de « normes » (définition, statut, périodicité, géographie, confrontation) dans le champ disciplinaire de l’histoire de l’architecture
  • Réception et médiatisation
  • Programmes, personnalités, fonctions, courants absents de l’historiographie française ou étrangère
  • Abandon programmé ou involontaire
  • Statut et fonctions protéiformes de l’architecte

Comité de sélection

  • Isabelle Chesneau, MCF SHS (ENSA Paris-Malaquais).
  • Hervé Doucet, MCF en histoire de l’art contemporain (université de Strasbourg).
  • Philippe Dufieux, MCF (ENSA Lyon).
  • Pierre Gras, MCF associé VT (ENSA Lyon).
  • Audrey Jeanroy, MCF associé HCA (ENSA Lyon).
  • Guy Lambert, MCF HCA (ENSA Paris-Belleville).
  • Olivier Liardet, chargé d’études documentaires (Conservation régionale MH – DRAC Hauts-de-France).
  • Christophe Morin, MCF en histoire de l’art moderne (université de Tours).
  • Olivier Prisset, doctorant en histoire de l’art contemporain (université de Tours).
  • Caroline Soppelsa, chercheur post-doc (Centre allemand d’histoire de l’art, Paris).
  • Géraldine Texier-Rideau, MCF HCA (ENSA Clermont-Ferrand).

Comité d’organisation

  • Audrey Jeanroy, MCF associé HCA (ENSA Lyon).
  • Olivier Prisset, doctorant en histoire de l’art contemporain (université de Tours).
  • Caroline Soppelsa, chercheur post-doc (Centre allemand d’histoire de l’art, Paris).

Modalités pratiques de soumission

Une prise en charge des frais de transport des intervenants est prévue.

Les propositions de communication (résumés de 1500 signes précisant le titre de l’intervention et les principaux éléments d’argumentaire qui seront accompagnés d’une courte biographie de l’intervenant) sont à envoyer par mail

avant le 15 septembre 2018

à l’adresse archimarges@gmail.com.

Le comité de sélection se réunira à la fin du mois de septembre.

Un projet de publication est envisagé à l’issue de la seconde journée d’études, réunissant l’ensemble des contributions des deux volets (2018 et 2019).

Lieux

  • Université de Tours - 3, rue des Tanneurs
    Tours, France (37)

Dates

  • samedi 15 septembre 2018

Fichiers attachés

Mots-clés

  • marges, interstices, architecte

Contacts

  • Caroline SOPPELSA
    courriel : archimarges [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Caroline SOPPELSA
    courriel : archimarges [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Marges et interstices en histoire de l'architecture (XVIIIe-XXIe siècle) », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 23 janvier 2019, https://calenda.org/561521

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