AccueilMigrations et espaces publics : discours, pratiques et postures (jeunes chercheurs)

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Publié le lundi 11 février 2019 par Anastasia Giardinelli

Résumé

Pour son sixième Séminaire Annuel, le Réseau Migrations invite tout·e· jeunes chercheur·e·s dont les travaux s’intéressent aux thématiques migratoires, à venir faire connaissance, s’exprimer, partager ses idées et présenter une partie de ses recherches dans lecadre de deux journées sur la thématique ci-après développée. Toutes les propositions de communication traitant des migrations, sous unangle géographique, sociologique, anthropologique, historique, politique, économique,démographique ou littéraire seront examinées.

Annonce

Argumentaire

Le Réseau Migrations existe depuis juin 2014 et entend rassembler les jeunes chercheur·e·s dont les travaux placent laquestion des migrations au cœur de leurs préoccupations. Incluant des doctorant.e.s, desétudiant.e.s en Master, des post-doctorant.e.s et des chercheur.e.s non-titulaires, il a vocation à leur offrir un espace transdisciplinaire, professionnel comme informel, d’échange, d’entraide et de réflexion, et à servir de plateforme pour promouvoir leurs recherches, notamment dans le contexte d’événements scientifiques organisés à ces desseins. Cet appel à contribution s’adresse ainsi aux doctorant.e.s et aux post-doctorant.e.s travaillant sur les migrations internationales.

Comment participer à définir la situation migratoire en tant que jeune chercheur.se en sciences sociales ? Ce séminaire annuel se propose d’interroger la construction du problèmepublic autour de la situation migratoire en incluant les jeunes chercheur.ses sur les étudesmigratoires comme acteur.trices de la publicisation du problème. Si la notion de public restefloue, éphémère, diverse et traversé par des antagonismes, des oppositions et des conflits, ilest possible de la définir comme « l’ensemble des personnes, organisations et institutions,indirectement concernées par la perception partagée des conséquences indésirables d’unesituation problématique et qui s’y impliquent pour tenter de l’élucider et de la résoudre » (Cefaï, Terzi, 2012, p. 10). Or, l’enjeu de la constitution d’un public se situe précisément dans ladéfinition du problème et dans le choix de sa résolution. Ce séminaire propose donc une réflexion sur la construction du problème, ses modes de résolution et la posture des jeuneschercheurs en études migratoires dans un processus de publicisation du problème qui nécessite des lieux de luttes, d’échanges, d’arguments et de mise en évidence de l’action que recouvre la notion d’arène publique (Céfaï, 2002).

La question spatiale est également prédominante au sein des études sur les migrations internationales, en termes d’échelle (locale, régionale, métropolitaine, nationale …), sous différents vocables (espace, lieu, territoire, zone …) ou articulée à d’autres questions (mobilité, ancrage, circulation, expérience, …). Au-delà de ces considérations conceptuelles et épistémologiques, il y a toute la dimension profondément empirique que le couple espacepublic et migration nous propose. Ici, l’espace n’est donc pas seulement réfléchi et conceptualisé, il est occupé et pratiqué. C’est notamment dans ces multiples lieux de la grandeville que celles et ceux qu’on appelle migrant.es se rendent visibles aux yeux des autorités etdes autres acteurs de ces espaces (habitants, passants, commerçants,…). Mais c’est aussi dans des espaces frontaliers, des espaces de communication et d’information, d’échange ou dediscussion que ce public se construit comme “problème” (Zask, 2008). D’une part, se matérialisent la précarité des conditions de vie et la violence gestionnaire des administrations et des pouvoirs publics. D’autre part, se déploient d’innombrables stratégies d’occupation et de mise en réseau, des capacités d’agir et des modes de diffusion de discours et de représentations. C’est ainsi que la recherche se fabrique : pour observer et comprendre la complexité de ces dynamiques, les chercheur.es installent dans ces espaces publics, au sens large, une présence singulière, ambigüe à plus d’un titre.

     A partir de ces considérations générales, le 6ème séminaire du Réseau Migrations se veut de réfléchir de manière approfondie aux plusieures déclinaisons du concept de public enlien avec l’étude des différentes formes de migrations. Pour cela, trois axes spécifiques ont étédéveloppés afin de proposer des lignes directives pour les propositions de communications. 

Axe I – Définir la situation migratoire. Discours et expériences d’unproblème public

Animé par Sylvain Beck et Juliette Duclos-Valois

Le phénomène migratoire, aujourd’hui globalisé, représente de multiples situations problématiques. Disparates et hétérogènes, ces situations concernent les acteurs et les actrices de la migration, mais aussi des organisations et des institutions de nature différente :Organisations internationales, États, associations, acteurs politiques, économiques et médiatiques… Comment sont définies ces situations problématiques ? Quel est le caractèreproblématique de ces situations ? Comment se configure l’apparition d’un concernement ? Le(s) problème(s) se posent-ils dans les mêmes termes pour chaque acteur qui compose les  communautés concernées ? Un intérêt commun peut-il être identifié en vue de contrôler etréguler les conditions qui provoquent ces troubles ?

La « Crise migratoire » de 2015 semble avoir intensifié la publicisation de la migrationcomme problème, révélant une situation de guerre contre des « migrants illégalisés », c’est-àdire rendus illégaux par les politiques migratoires européennes (Clochard et Lambert, 2015). En France, la densification de la couverture médiatique des décès survenant en mer Méditerranée, du sauvetage des canots par des navires associatifs comme l’Aquarius, les procès en justice pour « délit de solidarité » de certain.es habitant.es de la vallée de la Roya, dont l’agriculteurCédric Herrou, ou les manifestations pro- ou anti-immigration à la frontière alpine briançonnaise. Dans le même temps, la montée du populisme et de l’extrême-droite en Europeet dans le monde, l’incertitude face au changement climatique, aux actes terroristes et auxpolitiques néolibérales constituent un sentiment d’insécurité qui semble renforcer lastigmatisation et cristalliser l’essentialisation des identités. Le phénomène n’est pas nouveausi l’on considère que les migrant.es, en tant que figure de l’étranger, ont depuis longtempsconstitué un « problème » pour l’ordre social, en termes d’intégration par assimilation ou de reconnaissance de leur différence. Mais les amalgames semblent s’accentuer, à tel point que des étudiant.es étranger.es et des migrant.es diplômé.es ou temporaires sont également lacible de contraintes juridiques et administratives renforcées. On peut donc s’interroger sur la construction socio-historique et politique de ces amalgames et sur l’articulation des problèmessociaux dans lequel la migration est empêtrée. S’agit-il d’une crise migratoire ou d’une crisedes dispositifs d’accompagnements aux déplacements et d’accueil ? La « crise migratoire » concerne-t-elle les individus en déplacement et ceux qui les reçoivent localement ou bien des figures politiques et médiatiques locales ou nationales qui la définissent ainsi pour recouvrird’autres problèmes sociaux ? En d’autres termes, la crise migratoire ne serait-elle pas une des conséquences d’une crise politique et économique, mais surtout une crise morale face à dessituations de vulnérabilité ?

Cet axe se propose d’aborder la situation migratoire en tant que problème public selonle cadre d’analyse proposé par John Dewey dans le Public et ses problèmes (2005 [1927]). Autrement dit, en quoi la situation migratoire, c’est-à-dire le déplacement physique depersonnes dans l’espace mondial, constitue-t-elle un problème public ?

Il s’agit donc de situer, de manière compréhensive, le caractère public d’une situationinitialement d’ordre privé : l’immigration relevant de l’intimité d’une décision d’émigrer,socialement structurée et contingente. Cette distinction entre le privé et le public est au cœurde cet axe car elle interroge les personnes concernées par cette situation : en quoi sont-elles affectées, soit directement, soit indirectement ? D’un point de vue pragmatique, au sensépistémologique du terme en suivant Dewey, le seul critère valable pour décider du caractèreprivé ou public d’une activité est l’examen de ses conséquences (Zask, 2008, p. 86). C’est ainsi que W.I. Thomas a approfondi cette idée dans son théorème, cité par Robert Merton : « Quand les hommes considèrent certaines situations comme réelles, elles sont réelles dans leursconséquences » (Tripier, 2002, p. 7).

Le problème de la situation migratoire peut donc être reformulé de deux manières, entermes de problématisation et de publicisation, selon Dewey. D’une part, qui est concerné,directement ou indirectement par ce « problème » et comment est-il défini par les acteurs ? D’autre part, quelles sont les conséquences réelles de la situation migratoire pour le public ? Par exemple, l’articulation de ces deux interrogations ouvrent des pistes de réflexion sur ladéfinition du problème en articulant la migration en tant que déplacement humain dansl’espace mondial, articulé à la couleur de peau des personnes concernées, leur statut juridique,leur appartenance sociale ou religieuse, la figure de l’étranger. D’autres questions se posentalors. Qui se sent concerné par la migration ? Qui l’est réellement, directement ou indirectement ? De quelle forme de migration s’agit-il ? Quelles sont les migrations qui « posent problèmes » ? Quels problèmes représentent-elles et comment ceux-ci se sont-ils construits socio-historiquement ? Cette construction s’est-elle réalisée par des discours, des représentations ou par des expériences réelles, des situations vécues ? Comment situer ce « problème » de la migration : en termes de forme de déplacement, en matière juridique etadministrative de statut, légal ou illégal, en termes de race, de classe, d’origine nationale, ou d’appartenance religieuse ? Les migrant.es des pays du Nord, les migrant.es « qualifié.es », les « expatrié.es » constituent-ils également un problème public dans certains contextes locaux, régionaux, ou nationaux ? Et qu’en est-il des touristes ?

Aussi le problème public de la situation migratoire vient-il se confondre avec la questionsociale formulant d’autres problèmes publics, tels que le sans-abrisme, le mal-logement,l’emploi et l’insertion professionnelle, l’accès au droit commun et à la protection sociale,notamment la santé, la protection de l’enfance lorsqu’il s’agit de mineurs non accompagnés, etc. Cet axe porte une visée comparative, donc les communications qui proposent unecomparaison des significations de la situation migratoire et du problème public qu’elleconstitue dans différents contextes d’organisation sociale, locale, régionale, ou nationale etauprès de populations migratoires différentes, seront les bienvenues.

Axe 2 – Interactions et pratiques dans l’espace public

Animé par Sarah Barnier et Victor Albert Blanco

L'espace public, corrélatif de l'urbanité, est marqué par la tension entre ordreinstitutionnel et ordre de la rue (Milliot, 2013 ; Le courant, 2014). Il présente une doubledimension, celle d'un lieu de publicisation et celle d'un lieu de fabrication du politique (Quéré,1992). Cette dualité comprend une tension inhérente, la dimension normative du regard detous dans ces espaces où se jouent une "configuration du collectif" et celle d'un régime"d'appropriété mutuelle" (Quéré, 1992) où l'on devrait entrer sans ʺdroits d’entrée préalableou conditions restrictivesʺ en faisant ʺdes espaces urbains particuliers dans lesquels l’étrangerdoit être accueilli dans une indifférence positiveʺ (Joseph, 1984). Les espaces dits publics sontinvestis par les acteurs dont les pratiques viennent requalifier la fonction de ces différents lieux. (Segaud, 2008). Rues, ruelles, bars et places impliquent alors de "décliner son identité"(Le courant, 2014 ; Milliot, 2013), déterminant les relations qui peuvent changer à chaque"nouvel engagement situationnel" (Agier, 2009). L'espace public "s’avère être in primis le lieu de la rencontre et de l’interaction avec l’altérité" (Cattedra, 2003).

Dans cette perspective, plusieurs approches peuvent être proposées. La présence migrante en ville peut être analysée au prisme des politiques dites d'intégration, d'insertion etd'accueil. Ces politiques impliquent des catégorisations et des différenciations de la part desinstitutions et ont un impact sur la coprésence (Espaces et sociétés, n° 172-173, 2018). Nous invitons à questionner les effets que celles-ci peuvent avoir sur les groupes visés, par exemplesur les stratégies résidentielle, d’emploi ou de pratiques de la ville ; ainsi que sur lespopulations établies et sur les relations entre ces groupes. Les propositions peuventégalement porter sur les stratégies des groupes sociaux, évitement, agrégationscommunautaires ou au contraire situations de "cosmopolitisme ordinaire" (Schmoll, 2004). Les perspectives géographiques et urbaines des effets de ces phénomènes sur la productionde la ville seront également les bienvenues.

Marqué par des régimes de visibilité et d'invisibilité, l'espace public est également lelieu où se reconfigurent les relations de domination et de stigmatisation des populations enprésence. Il peut en être une simple scène ou au contraire renforcer ces rapports dedomination et réifier des frontières symboliques (Lamont, 2000) entre des groupes sociaux. Laspatialisation des rapports sociaux peut être un angle permettant d'approcher ces problématiques. Mais les régimes de visibilités viennent aussi nourrir des questionnementsscientifiques très actuels sur les rapports de racialisation et leur réalisation dans l'espace. Comment se nouent ces constructions d'altérité, d'ethnicisation, de racialisation dans lesinteractions quotidiennes (Goffman, 1963) ? Comment celles-ci sont-ils nourris descatégorisations de l'action publique et quelle circulation existe-t-il entre ces sphères ? Comment ces rapports sociaux s'articulent-ils avec d'autres tels que le genre, l'âge ou la religion ?

Les propositions pourront prendre différentes approches, entrant par la porte de l'espace public, et observant au plus près les interactions et relations entre les groupes sociauxen présence.

Axe 3 – Conduire sa recherche dans l’espace public : postures et méthodes

Animé par Caterina Giacometti et Benjamin Naintré

Cet axe appelle à des communications qui se proposent d’explorer la question de laprésence du/de la chercheur.se dans l’espace public et d’entreprendre un travail réflexif enprivilégiant des retours d’expérience de jeunes chercheur.es dont les recherches sur les migrations internationales les ont conduit.e.s à se situer de façon temporaire mais régulièredans des espaces publics divers. Ainsi, quels sont les enjeux réflexifs et méthodologiquesd’enquêter les migrations dans l’espace public ?

Il est de plus en plus habituel pour les chercheur.se.s d’interroger leur présence sur leurterrain de recherche. Une partie de leurs travaux sera alors consacrée au décryptage de ce quis’est joué tout au long de l’enquête in situ. Mais qu’en est-il lorsque le terrain du/de la chercheur.se s’avère être une rue, une place ou un parvis de gare, à savoir un lieu public, ouvertà la collectivité, libre d’accès, où chacun peut y passer comme s’y arrêter un temps et jouir de cette occasion d’être anonyme parmi les anonymes ? Car l’espace public nous offre la possibilité de naviguer entre plusieurs postures qui déterminent la nature des donnéesrécoltées et l’analyse qui en est faite : d’une observation distante et furtive des individus eninteraction au dévoilement de sa recherche et de son statut jusqu’à une immersion (totale ?)du chercheur dans le quotidien des usager.es d’une rue, d’un parc, d’un quartier, …, il y a un rapport dialectique entre son terrain d’enquête et la posture de recherche qu’il convientd’expliciter en termes de scientificité, de méthodologie mais aussi d’éthique, de moral et toutsimplement de rapports humains. A quoi engage une recherche conduite dans un ou desespaces communément qualifiés de public ?

A ce titre, l’espace public est aussi un espace social et, aussi commun et ouvert soit-il, ilest le support de logiques de contrôle et d’appropriation plus ou moins tacites autourdesquelles s’organise le quotidien des gens qui l’investissent. On note ici qu’il existe des usagesde l’espace public perçus comme légitimes, qui font le lieu en question, et qu’au-delà ducontrôle exercé par les autorités, il y a un contrôle social qui s’y opère. Comment gérer laposition d’observateur.trice observée ?

L’espace public est aussi traversé de frontières sociales et symboliques que le/lachercheur.se traverse, transgresse pour réaliser sa recherche. L’espace public est loin d’être un espace neutre et nous pouvons nous poser la question de ce que signifie enquêter dans desespaces, des lieux, des quartiers fortement marqués socialement et économiquement par laprésence migratoire, à tel point qu’ils sont communément perçus et désignés comme quartier « d’immigrants » ou quartier « cosmopolite ». Lieu d’intenses sociabilités, l’espace public est aussi le support d’activités économiques informelles exercées notamment par les migrant.esles plus précaires (mendicité, biffe, vente de paquets de cigarettes et autres marchandisesdiverses) surveillées de près et réprimées par les autorités. Comment mener sa recherche dansun tel contexte, quand l’espace public devient un espace « sous contrôle » ? Nous pouvons pousser notre réflexion encore plus loin dans le cas d’espaces qui non seulement sont investisquotidiennement mais aussi habités. Pensons par exemple aux campements des migrant.es en attente ou en transit dans nos villes mais aussi aux nombreux bidonvilles des grandes métropoles, où l’espace public devient soudainement un « chez soi » intime et porteur d’unsens subjectif profond. Comment alors réagir et se positionner en tant que chercheur.ses dansdes espaces où la frontière entre public et privé est redéfinie ?

L’espace public n'annule donc pas les marqueurs sociaux, ethniques, genrés, … denotre identité, aussi incorporés soient-ils. Les chercheur.ses sont donc amené.es à conduire leur recherche dans des espaces où sont en tension identité(s) négociée(s) et identité(s)attribuée(s).

La démarche ethnographique apparaît très clairement dans cet axe. Nous enprofiterons pour ouvrir un espace de dialogue autour de cette méthode d’enquête oùl’observation et la description sont centrales et appellent à une immersion du/de lachercheur.se sur son terrain. Cette présence suscite des temps de discussion informels avec lesdifférents acteurs de ces espaces. Que faire des informations contenues dans cesconversations hors du cadre formel des entretiens d’enquête ? Cet axe veut également orienterla discussion sur l’expérimentation d’outils et de supports moins classiques (parcours commenté, la vidéo, la photographie, etc.) à laquelle l’espace public peut se prêter. 

Enfin, nous aimerions ouvrir la réflexion à ceux et celles qui essaient de comprendre les dynamiques migratoires d’un point de vue quantitatif. En effet, une fois publiée, la connaissance que nous produisons, qu’elle soit le fruit d’une ethnographie, de méthodesqualitatives nouvelles ou d’une analyse de données statistiques, commencera à avoir une vieindépendante de nous dans l’espace public. Les effets de cette connaissance sur la réalitésociale doivent alors être pris en compte par rapport à la diffusion de ce qui est produit. N’oublions pas en effet que « le terrain n’est pas un lieu, c’est avant tout l’adoption délibérée d’une posture » (Debouny, 2017 : 124), et cela nous concerne toutes et tous, peu importe les méthodes que nous choisissons.

Les propositions pour cet axe devront interroger la question de la posture du/de lachercheur.se sur ses terrains, son ambigüité, ses choix et motivations, ses méthodes d’enquête en soulignant en particulier comment l’espace public contribue à les influencer.

Version complète de l'AAC disponible en pdf dans le fichier joint.

Consignes de proposition de communication

Pour proposer une intervention, la personne souhaitant communiquer devra faire parvenir, en un seul fichier Pdf à l’adresse resmig.seminaireannuel6@gmail.com les éléments suivants :

• L’axe retenu pour intervenir

• Le titre de la proposition

• Le type de communication (communication classique, vidéo, audio, …)

• Un résumé de 400 mots maximum de la proposition de communication

• Un court cv (comprenant nom, prénom, coordonnées précises, statut, organismed’affiliation, adresse, numéro de téléphone portable obligatoire, adresse mail et intérêts de recherche)

Date limite de soumission des résumés : 1er mars 2019 inclus.

Résultats de la sélection : Les résultats de la sélection seront indiqués à partir du 15 mars 2019.

Pour les personnes qui interviendront, des possibilités de financement sont envisageables.

Comité scientifique

  • Sarah BARNIER, EHESS
  • Sylvain BECK, GEMASS
  • Victor Albert BLANCO, U. Paris VIII
  • Juliette DUCLOS-VALOIS, EHESS
  • Caterina GIACOMETTI, U. Poitiers /Nasp
  • Benjamin NAINTRÉ, U. Poitiers

Bibliographie

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Lieux

  • Salle Lombard - 96 Boulevard Raspail
    Paris, France (75)

Dates

  • vendredi 01 mars 2019

Mots-clés

  • migrations ; espace public

Contacts

  • Audran Aulanier
    courriel : resmig [dot] seminaireannuel6 [at] gmail [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • Audran Aulanier
    courriel : resmig [dot] seminaireannuel6 [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Migrations et espaces publics : discours, pratiques et postures (jeunes chercheurs) », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 11 février 2019, https://calenda.org/563418

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