AccueilPour une histoire matérielle de la production des savoirs

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Publié le lundi 11 février 2019 par Céline Guilleux

Résumé

À l’histoire de l’institutionnalisation des disciplines et des généalogies intellectuelles, à la prise en compte des différents déterminants sociaux qui conditionnent à la fois le statut du chercheur et son projet intellectuel, il faut ajouter un troisième espace de réflexion qui bénéficie des grands courants de l’historiographie contemporaine,celui de la matérialité des artefacts, de l’activité quotidienne et des pratiques ordinaires que les savants mobilisent tout au long de leur carrière intellectuelle pour penser et agir. Au travers des archives, ou en acte, regarder ce que les savants font en pratiquant leur discipline, s’intéresser à ce qu’ils manipulent et comment, décrire leur ordinaire, remet en question la compréhension habituelle que nous avons de la production des savoirs, des éléments qui nous permettent de juger de l’originalité d’une pensée, d’une hypothèse ou d’une réflexion, mais aussi de la fécondité des intuitions d’un auteur, qu’il soit considéré comme un classique ou non.

Annonce

Présentation

À l’histoire de l’institutionnalisation des disciplines et des généalogies intellectuelles, à la prise en compte des différents déterminants sociaux qui conditionnent à la fois le statut du chercheur et son projet intellectuel, il faut ajouter un troisième espace de réflexion qui bénéficie des grands courants de l’historiographie contemporaine,celui de la matérialité des artefacts, de l’activité quotidienne et des pratiques ordinaires que les savants mobilisent tout au long de leur carrière intellectuelle pour penser et agir. Au travers des archives, ou en acte, regarder ce que les savants font en pratiquant leur discipline, s’intéresser à ce qu’ils manipulent et comment, décrire leur ordinaire, remet en question la compréhension habituelle que nous avons de la production des savoirs, des éléments qui nous permettent de juger de l’originalité d’une pensée, d’une hypothèse ou d’une réflexion, mais aussi de la fécondité des intuitions d’un auteur, qu’il soit considéré comme un classique ou non. C’est ce à quoi s’attache Jean-François Bert dans ses derniers travaux, comme son Histoire de la fiche érudite (ENSSIB, 2017, en libre accès) ou son plus récent Comment pense un savant ? (Anamosa, 2018). Deux ouvrages qu’il nous présentera à l’occasion de son séjour comme chercheur invité par l’ESPE et l’ADEF (EA 4671, AMU).

Programme et intervenants

Introduction de la séance :  Emmanuelle Chapron (AMU-CNRS-TELEMMe) & Véronique Ginouvès (Phonothèque MMSH).

Pour une histoire matérielle de la production des savoirs, conférence de Jean-François Bert, Université de Lausanne

Informations pratiques

Date : Jeudi 14 février 2019

Horaires : 15h - 17h30

Lieu : MMSH, salle Duby, Aix-en-Provence, 5 rue du Château de l'Horloge

Contact : telemme<at>mmsh.univ-aix.fr

Séance ouverte à toutes et tous.

Séance organisée dans le cadre de l'Axe 1-Groupe 1 "La construction des savoirs sociaux" Pépinière d’excellence « Archives en bibliothèques » UMR Telemme - Aix-Marseille Université-CNRS.

 

Catégories

Lieux

  • Salle Duby, MMSH - 5 rue du château de l'horloge
    Aix-en-Provence, France (13)

Dates

  • jeudi 14 février 2019

Mots-clés

  • pratique savante, archive, chercheur

Contacts

  • Véronique Ginouvès
    courriel : veronique [dot] ginouves [at] univ-amu [dot] fr
  • Emmanuelle Chapron
    courriel : chapron [at] mmsh [dot] univ-amu [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Véronique Ginouvès
    courriel : veronique [dot] ginouves [at] univ-amu [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Pour une histoire matérielle de la production des savoirs », Informations diverses, Calenda, Publié le lundi 11 février 2019, https://calenda.org/567650

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