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Association of Research into Photographic Images (ARIP) seminar

Séminaire de l'Association de recherche sur l’image photographique (ARIP)

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Published on Friday, February 08, 2019 by Céline Guilleux

Summary

Pour l’année civile 2019, l’Association de recherche sur l’image photographique (ARIP) souhaite proposer un nouveau format de rencontres en ouvrant son premier séminaire thématique. Ce séminaire s’articulera autour du rapport de la photographie à l’exposition en invitant chaque mois des chercheurs·ses, commissaires d’exposition et responsables institutionnels à réfléchir autour d’une série de cas concrets. À partir de ces exemples qui questionneront différents aspects du problème, le séminaire nous permettra d’affiner notre compréhension de l’exposition de photographies, de sa présence et de son influence dans l’espace public.

Announcement

Argumentaire

Si, dans les années 1980, le développement sans précédent des institutions d’exposition appelait des regards renouvelés et des méthodologies universitaires repensées avec la naissance des études muséales, le début du xxie siècle a vu émerger, dans les études photographiques, une nouvelle insistance sur les spécificités des supports et contextes de présentation de l’image. Alors que Martin Parr et Gerry Badger publiaient Le Livre de photographies : une histoire en 2005, suscitant un regain d’intérêt pour le dispositif du livre et la réception personnelle et subjective des images, la présence toujours plus forte de la photographie dans le champ de l’art contemporain interrogeait à nouveaux frais la réception des images « collective et simultanée », chère à Benjamin. Dans des formats toujours plus grands, sur des supports se diversifiant, au service de nouvelles esthétiques ou de nouveaux discours, la photographie s’expose ces dernières années avec une dynamique inédite.

L’apparente transparence de ce mode de diffusion demande cependant à être questionnée. L’exposition est le plus souvent définie par la présentation d’images au collectif, au sein de différents espaces et notamment, dès la modernité, dans un espace public dont les particularités doivent être étudiées. Cet espace relève-t-il encore de la logique de Kant ou d’Habermas, est-il alors un lieu médiatisant la société et ses contradictions, un lieu où les intérêts privés se rassemblent pour faire face à des questions d’intérêt commun ? Ou les expositions sont-elles devenues des lieux « limites » où cette dialectique vivante n’a plus cours ? Sont-elles devenues des espaces exclusifs, inégalitaires, des instruments de domination ? Autrement dit, peut-on encore penser les expositions comme des outils d’émancipation ?

Dans les musées, les galeries d’art, les festivals mais aussi dans l’espace urbain, la photographie trouve une réception particulière et suscite des stratégies de monstration qui restent à analyser en détail. L’étude des expositions suppose la prise en compte de leur contexte spatial et temporel, leur hic et nunc : les jeux institutionnels, les forces politiques, les discours diffusés, les réactions du public, la disposition des images sont autant de paramètres signifiants dans le processus de mise en visibilité. La démarche d’analyse des expositions de photographies, on le voit, met par conséquent l’accent sur la matérialité de sa réception, affirmant que celle-ci se fait toujours en situation, dans un temps et un lieu précis et chargés de signification.

Quelles sont alors les stratégies d’exposition mises en place aujourd’hui par les photographes, les conservateurs ou les commissaires ? Quels sont les enjeux de ces nouvelles dynamiques d’exposition ? En quoi sont-ils déterminés par les éléments qui composent le champ photographique : les appareils, les photographes, les objets photographiés, les spectateurs, diffuseurs, consommateurs de l’image photographique ? Et à l’inverse, en quoi déterminent-ils en retour le champ photographique ?

Programme

Le séminaire se tiendra une fois par mois et verra l’intervention des personnalités suivantes :

Jeudi 14 février

18 h 00, salle Jullian, INHA :

  • Olivier Lugon, historien de la photographie.

Pour sa première séance, le séminaire recevra Olivier Lugon pour une intervention intitulée : "Exposer la photographie, redéfinir l’exposition".

Les interactions de la photographie et de l’exposition ont dépassé de beaucoup le cadre des seules « expositions de photographie ». En contribuant à l’émergence de nouveaux modes de spatialisation des images dans des catégories très diverses de manifestations et en encourageant l’essor même du champ de la scénographie d’exposition, elles ont non seulement renouvelé les formes de la monstration des images, elles ont reconfiguré avec elles les modes visuels d’adresse aux spectateurs et l’expérience de la visite. Au fil du XX e siècle, c’est autant la relation individuelle des visiteurs aux images que la relation des visiteurs entre eux qui ont s’en sont ainsi trouvées redéfinies. En croisant la force d’événement public de l’exposition, réunion effective d’un « public » en un lieu et un temps donné, et la logique de la reproductibilité et de la dissémination propre aux mass media, les nouvelles mises en scène des images permises par l’exposition photographique ont souvent ouvert à de nouvelles mises en scène du collectif, qu’il soit envisagé dans un cadre national ou mondialisé.

Olivier Lugon est historien de la photographie, professeur à l’Université de Lausanne. Spécialiste de la photographie du XXe siècle, de l’histoire de la scénographie d’exposition et de la projection, il a notamment publié Le Style documentaire : d’August Sander à Walker Evans (Macula, 2001), Fixe/animé : croisements de la photographie et du cinéma au XXe siècle, codirigé avec Laurent Guido (L’Age d’Homme, 2010), Exposition et médias : photographie, cinéma, télévision (L’Age d’Homme, 2012) et prépare la publication d’un ouvrage sur Nicolas Bouvier iconographe (2019). En 2017, il a été co-commissaire de l’exposition "Diapositive : histoire de la photographie" projetée au Musée de l’Elysée, Lausanne. Avec Christian Joschke, il codirige la revue Transbordeur : photographie, histoire, société chez Macula.

Mardi 19 mars

18 h 30, salle Vasari, INHA :

  • Rémi Parcollet, historien de l’art

Pour cette séance, le séminaire recevra Rémi Parcollet pour une intervention intitulée : « L’Exposition en photographies : la photographie exposée à l’échelle de l’espace ».

Le « photomural » apparaît comme exemplaire de l’ambivalence du statut de la photographie exposée, un statut qui oscille entre médiation scénographique, document et œuvre. C’est dans ce contexte qu’il faut analyser l’usage actuel des « vues d’exposition papier peint » dont l’échelle, souvent immersive, amplifie l’effet de mise en abyme. Or le discours qu’implique ce geste n’est pas le même lorsqu’il est assumé par un scénographe, un scientifique, un conservateur ou un historien, un commissaire d’exposition ou un curateur ou encore par un artiste. L’histoire de l’art s’écrit souvent sur les cimaises des musées et les archives d’expositions sont souvent utilisées pour appuyer et prouver par l’image la qualité de remise en espace d’une proposition curatoriale devenue historique. Ce phénomène est lié à l’essor de l’histoire des expositions, telle que ce domaine d’études s’affirme aujourd’hui, au croisement de la programmation institutionnelle et de la recherche scientifique.

La vue d’exposition se compose souvent autour d’une ouverture, en effet celle-ci est fréquemment exploitée par les curateurs pour créer des vis-à-vis entre les salles et constituer une continuité dans l’accrochage. Tout comme les photographes ils exploitent cette découpe de l’espace pour construire l’accrochage, le display. La relation de ces vues d’exposition agrandies avec les œuvres sera inévitablement documentée à son tour. Les perspectives de ces deux espaces seront coordonnées, le propos curatorial et le regard documentaire aussi. Le devenir image de l’exposition permet non seulement de la penser, d’écrire son histoire, mais il contribue aussi à la concevoir, à la créer.

Rémi Parcollet est historien de l’art contemporain. Il travaille sur l’histoire des expositions, à partir d’approches contemporaines des archives visuelles, du patrimoine et des humanités numériques, du traitement des images dans l’histoire des musées et des témoignages visuels dans le champ artistique et culturel.Il a travaillé à la mise en place du programme histoire des expositions au Centre Pompidou, initié le catalogue raisonné des expositions du MNAM-CCI et organisé deux journées d’étude (INHA-MNAM 2013) qui ont permis d’analyser les spécificités de la photographie de vue d’exposition dans le contexte du développement récent, mais en pleine expansion, de l’histoire des expositions d’une part, et de la numérisation/patrimonialisation des fonds documentaires conservés par les institutions productrices d’expositions

Mercredi 24 avril

18h30-20h30

INHA, Salle Jullian, 1er étage

L’entretien sera l’occasion de revenir sur la carrière d’Audrey Bazin avec un intérêt tout particulier pour son activité de directrice de La Galerie Particulière(http://lagalerieparticuliere.com). Nous parlerons de ses nombreuses collaborations avec les photographes (notamment Claudine Doury, Anne-Lise Broyer et Todd Hido), de son travail pour diffuser et valoriser la photographie et bien sûde son rapport à l’exposition.

Audrey Bazin est historienne de l'art. Elle a étudié à la Sorbonne, à la Columbia University de New York ainsi qu'à la Freie Universität de Berlin.Elle s'est spécialisée en art russe (constructivisme & suprématisme) et américain (minimalisme).Elle co-dirige avec Guillaume Foucher les trois espaces de La Galerie Particulière à Paris & Bruxelles. Entre 2008 et 2012, elle assiste Marie Hélène de La Forest Divonne à la Galerie Vieille du Temple après avoir fait ses armes au Centre Georges Pompidou - Cabinet d'Art Graphique aux côtés d'Agnès de la Beaumelle sur l'organisation de l'exposition Arshile Gorky et la supervision du catalogue de l'exposition.En parallèle de la direction de La Galerie Particulière, Audrey Bazin participe à de nombreuses lectures de Portfolio (les Rencontres d'Arles, Circulation(s)...), a été rapporteur pour le Prix Niépce 2017 et 2019, Prix Swiss Life à 4 mains et est membre de jury (Le Club des DA). Toutes les informations sont aussi sur l’événement Facebook de l’ARIP. 

Jeudi 23 mai

  • 18 h 30 (informations à venir) : Eric Tabuchi, photographe.

INHA, Salle Mariette, 1er étage, 6, rue des Petits-Champs, 75002 Paris

« Comment exposer la photographie ? C’est peut-être une des grandes questions qui anime la discipline, comme si à la problématique du « quoi montrer » s’était substituée celle du « comment montrer ». Quoi qu’il en soit, en vingt années de pratique, je me suis beaucoup posé cette question. Mettre en espace le médium, le faire sortir du cadre convenu qui est souvent le sien – que ce soit au travers de l’exposition à proprement parler mais aussi du livre ou de l’Internet – a très vite constitué l’un des enjeux importants de mon travail. S’il m’a fallu assez peu de temps pour définir mon langage photographique, je n’ai cessé ensuite de tâtonner, d’expérimenter et de chercher, pour ce qui concerne sa diffusion. Cette rencontre sera l’occasion de remonter le temps, de faire le point sur un certain état des choses, en d’autres termes de produire un instantané et d’échanger sur l’avancement d’une réflexion dont l’aboutissement reste incertain. » (Éric Tabuchi)

Éric Tabuchi est un photographe obsessionnel, insatiable traqueur d’objets à capturer par l’image. D’origine dano-japonaise, c’est au gré des kilomètres – des dizaines de milliers par ans – qu’il construit une œuvre photographique organisée en séries.Après avoir beaucoup voyagé, c’est un territoire familier qu’Éric Tabuchi s’attache aujourd’hui à représenter à travers son projet d’Atlas des Régions Naturelles (ARN), qui se donne pour objet la création d’une archive photographique offrant un large aperçu de la diversité des bâtis mais aussi des paysages qui composent le territoire français. À terme, 50 prises de vues seront réalisées dans chacune des environs 500 régions naturelles, ces entités géographiques et culturelles simples à appréhender par leurs dimensions (quelques dizaines de kilomètres) ayant des caractères physiques homogènes associés à une occupation humaine également homogène qui constituent la France. 

Toutes les informations sont aussi sur l’événement Facebook de l’ARIP

Jeudi 27 septembre

18h00 - 20h00 INHA Salle Vasari (1er étage), 6 rue des Petits-Champs, 75002 Paris Toutes les informations sont aussi sur l'événement Facebook.

  • Photographies en exposition"avec Patrick Marcolini, philosophe.

« Il serait aisé d’appliquer à la photo porno amateur sur Internet les grilles d’analyse aujourd’hui à la mode dans le monde universitaire : produite par des amateurs pour des amateurs, montrant des corps échappant fréquemment aux canons esthétiques en vigueur, témoignant de la diversité des pratiques et des identités sexuelles, elle serait une forme de réappropriation populaire des images de la sexualité, un outil de lutte contre l’ordre moral et le régime hétéronormatif, une forme d’empowerment sexuel. Ce serait toutefois passer à côté de l’essentiel : ses rapports étroits, en dépit de sa gratuité apparente, avec le capitalisme contemporain comme fait social total. Raison pour laquelle il peut être fructueux de la mettre à l’épreuve des analyses de l’Ecole de Francfort comme de la critique sociale situationniste. »

  • Patrick Marcolini est maître de conférences en esthétique à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3. Spécialiste du mouvement situationniste, il a également coordonné avec Cédric Biagini Divertir pour dominer 2 (L’échappée, 2019), un ouvrage collectif présentant une critique de la culture de masse, au sein duquel il a signé le chapitre consacré aux pornographies contemporaines.

Jeudi 24 octobre

18h00 - 20h00 à l'INHA Salle Vasari (1er étage), 6 rue des Petits-Champs, 75002 Paris Toutes les informations sont aussi sur l'événement Facebook

  • “L'exposition qui voyage : photographie et arts de la reproductibilité” avec Ascanio Cecco

« Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la forme « mobile » de l’exposition va s’imposer comme un important moyen de communication des objets, des idées et des connaissances. Visibles au sein même des véhicules qui les transportent, et mises au service de campagnes politiques, commerciales, pédagogiques et culturelles, ces expositions d’un nouveau genre sillonnent le monde à la rencontre d’un public qui les visite en masse, suscitant l’intérêt d’acteurs issus des sphères de l’architecture, du graphisme et de la photographie, qui les conçoivent la plupart du temps en équipe. L’une des principales particularités de ces « expositions qui voyagent » réside dans la capacité qu’elles ont à intégrer et exploiter toute une série de supports médiatiques, parmi lesquels la photographie tient une place de première importance. Reproductible, légère et prétendument lisible de manière « universelle », la photographie assume au sein de ces expositions des formes multiples, en support d’un message qu’elle participe à faire circuler. Surtout, dans son interaction avec les autres arts de la reproductibilité, et dans sa rencontre avec le modèle du design graphique en particulier, elle intensifie la diffusion des expositions mobiles à une très large échelle, en les transformant en de puissantes machines à convaincre et informer, dynamiques, ubiquitaires et proprement multimédiatiques. »

  • Ascanio Cecco est diplômé en histoire de l’art. Assistant au Centre des sciences historiques de la culture de l’université de Lausanne, il prépare actuellement une thèse de doctorat sous la direction d’Olivier Lugon, portant sur l’histoire des expositions mobiles. Ses principaux champs de recherche sont l’histoire du graphisme, du design et de la scénographie d’exposition des années 1950 aux années 1970.

Mercredi 4 décembre

INHA, salle Vasari, à 18h30 6 rue des Petits-Champs, 75002 Paris

Toutes les informations sont aussi sur l'événement Facebook.

  • “Exposer l'Ouest américain : Nouvelles perspectives, 1886-1926” avec Carolin Görgen

« Depuis les années 1970, la Californie ainsi que les paysages de l’Ouest américain du XIXème et début du XXème siècle sont associés aux travaux des photographes « maîtres », tels que Carleton Watkins ou Ansel Adams. Leurs œuvres suscitent un intérêt continu dans l’espace muséal et académique, et elles demeurent des bestsellers aux enchères.En dehors des musées et galeries, les archives photographiques régionales et municipales de l’Ouest américain révèlent une autre forme de production photographique, collective et conviviale, qui vient remplir une lacune frappante dans la chronologie de la photographie américaine. Des années 1880 jusqu’aux années 1920, période largement simplifiée dans les grands récits canoniques, un réseau dynamique de photographes amateurs, professionnels et artistes émerge depuis San Francisco. À travers des expositions, soirées de lanterne magique et salons, les camera clubs californiens forgent une identité esthétique et historique de l’Ouest. Pour les membres, les formes variées d’exposition collective et itinérante permettent d’articuler un récit visuel qui s’adresse à la fois aux habitants régionaux ainsi qu’à un public national et international désireux de consommer les histoires du Far West.Cette intervention propose de s’interroger sur les pratiques d’exposition au sein des camera clubs, sur l’imagination d’un territoire américain à travers des projets collectifs d’exposition et de circulation. De la première exposition photographique à San Francisco en 1886, en passant par les salons des années 1900, jusqu’à l’inclusion de la photographie au Legion of Honor Museum en 1926, on se penchera sur une période et une pratique largement oubliées, pourtant fondatrices pour comprendre l’attrait des paysages de l’Ouest. »

  • Carolin Görgen est historienne de la photographie et de l’Ouest américain. Diplômée de l’Université Paris-Diderot et de l’École du Louvre, elle a rédigé une thèse sur le California Camera Club, une société photographique largement oubliée, active à San Francisco autour de 1900. Ses recherches portent principalement sur l’histoire et l’historiographie de la photographie américaine, les archives photographiques et la culture matérielle. Depuis 2016, elle co-organise le séminaire Camera Memoria sur les histoires de photographie dans le monde anglophone (LARCA, Université de Paris).

Mardi 10 décembre

6 rue des Petits-Champs, 75002 Paris Toutes les informations sont aussi sur l'événement Facebook.

  • “La photographie au MoMA : exposer les collections, 2012-2019”, par Quentin Bajac, Diplômé de l’Institut national du patrimoine.

Quentin Bajac est nommé conservateur de la photographie au Musée d'Orsay en 1995. Il rejoint le Centre Pompidou en 2003. Il est ensuite nommé, en 2010, à la tête du Cabinet de la Photographie au Musée national d'Art moderne, et enseigne à l'Ecole du Louvre. En janvier 2013, il devient conservateur en chef de la photographie au MoMA, New York. En décembre 2018, Quentin Bajac quitte le MoMA pour prendre la direction du musée du Jeu de Paume, prenant la succession de Marta Gili.Pour l’ARIP, Quentin Bajac propose de revenir sur ses années new-yorkaises et sur les enjeux de monstration de la collection de photographies du MoMA

Places

  • INHA - 2 Rue Vivienne
    Paris, France (75002)

Date(s)

  • Thursday, February 14, 2019
  • Tuesday, March 19, 2019
  • Thursday, May 23, 2019
  • Wednesday, April 24, 2019
  • Friday, September 27, 2019
  • Thursday, October 24, 2019
  • Wednesday, December 04, 2019
  • Tuesday, December 10, 2019

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Keywords

  • photographie, exposition

Contact(s)

  • Association ARIP
    courriel : arip [dot] contact [at] gmail [dot] com

Information source

  • Association ARIP
    courriel : arip [dot] contact [at] gmail [dot] com

To cite this announcement

« Association of Research into Photographic Images (ARIP) seminar », Seminar, Calenda, Published on Friday, February 08, 2019, https://calenda.org/568743

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