AccueilUrbanisme, architecture, agriculture au défi des changements climatiques et environnementaux

Urbanisme, architecture, agriculture au défi des changements climatiques et environnementaux

Peut-on construire des écosystèmes résilients ? Pour un dialogue multicentré de destinées territoriales

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Publié le jeudi 07 mars 2019 par Céline Guilleux

Résumé

Dans le contexte de l’exposition croissante aux risques climatiques et environnementaux, la catégorie de milieu à forte contrainte se généralise désormais à l’ensemble des territoires habités. Les concepts, instruments et figures de l’urbanisme se doivent de quitter une approche focalisée sur les besoins et aspirations des seuls êtres humains, pour composer avec le monde des connections vitales. Si, dans les années 1970, le concept d’écosystème s’était offert aux disciplines du projet comme un paradigme fort et rassurant, à la limite du positivisme, il revient à nouveau d’actualité en vue d’appréhender les spécificités de situations socio-écologiques complexes, pour lesquelles se multiplient les injonctions à concevoir des stratégies de durabilité.

Annonce

Argumentaire

Dans le contexte de l’exposition croissante aux risques climatiques et environnementaux, la catégorie de milieu à forte contrainte se généralise désormais à l’ensemble des territoires habités. Les concepts, instruments et figures de l’urbanisme se doivent de quitter une approche focalisée sur les besoins et aspirations des seuls êtres humains, pour composer avec le monde des connections vitales.

Si, dans les années 1970, le concept d’écosystème s’était offert aux disciplines du projet comme un paradigme fort et rassurant, à la limite du positivisme, il revient à nouveau d’actualité en vue d’appréhender les spécificités de situations socio-écologiques complexes, pour lesquelles se multiplient les injonctions à concevoir des stratégies de durabilité.

Au Maroc, le sort des greniers collectifs traditionnels dans la région de Souss Massa ; la transformation des oasis ; le développement de l'agroécologie, la vie après la mine à Jerada ; en Suisse, le conflit paralysant qui oppose surfaces urbaines et surfaces agricoles dans la Métropole lémanique ; sur l’Ile de Pâques , la congestion, les fragilités et les paradoxes des flux matériels : les défis que ces territoires lancent aujourd’hui aux disciplines du projet rendent caduques les partages entre Nord et Sud, mais aussi entre modernité et vernaculaire.

Aujourd'hui, ces territoires sont mis au défi d’esquisser un écosystème localisé intégré à des réseaux de plus en plus globalisés ; de définir et mobiliser des ressources fragiles dans une pensée innovante de l’héritage et de la protection, sans conduire à la fermeture ; d'établir des circuits courts voire des économies circulaires tout en intégrant la question de l’échange, soit l’autonomie sans l’autarcie.

Ce séminaire a donc pour objectif d’initier un dialogue entre ces territoires d’études, mobilisant des chercheurs aux horizons différents qui, faisant levier sur des problématiques de projet, engagent des trajectoires de (re)mise en système dans une approche holistique et non sectorielle.

Organisé par le Centre Jacques Berque de Rabat, le séminaire s’inscrit dans le cadre d’un partenariat entre l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, le Global Heritage Fund, et l’Institut National d’Aménagement et d’Urbanisme.

Programme

15h00 Mot introductif d’Elena Cogato et de Salima Naji : Architecture, agriculture et urbanisme pour l’écosystème

  • Paolo Tombesi, École Polytechnique Fédérale de Lausanne : Architecture as a Verb. Experiment in Rapa Nui. 
  • Salima Naji, Global Heritage Fund : De l'architecture de collecte à l'écoconstruction, penser la résilience sur le temps long. De la restauration des greniers collectifs de Souss Massa à la construction de nouveaux équipements sociaux de proximité.
  • David Goeury, Sorbonne-Université : L'oasis comme configuration territoriale écosystémique emblématique. Quelles perspectives pour penser le devenir des relations entre agriculture et urbanisme?
  • Elena Cogato Lanza, École Polytechnique Fédérale de Lausanne : L’agriculture métropolitaine comme hypothèse de recherche : le cas de la métropole lémanique.
  • Zakaria Kadiri, Université Hassan II de Casablanca : L'agroécologie au Maroc, une nouvelle génération d'agriculteurs à même de repenser les relations territoriales? Eléments de discussion.
  • Aziz Iraki, Institut National d’Aménagement et d’Urbanisme de Rabat : Discussion et mise en perspective à travers les premiers enseignements du programme de la vie après la mine au Maroc, cas de Jerada.

Organisateur 

David Goeury

Contact : david.goeury@gmail.com

Biographies des intervenants

  • Elena COGATO LANZA, architecte de l’Université de Venise, Docteur è sciences  EPFL, est Maître d’Enseignement et de Recherche auprès du Laboratoire d’Urbanisme de l’EPFL. Ses recherches  se caractérisent par une constante intersection entre histoire de l'urbanisme et théorie du projet. A présent elle co-dirige la recherche City and Production in Crisis frame con C. Bianchetti e P. Viganò (PoliTo-EPFL). Directeur de la collection vuesDensemble chez Metispresses, membre de divers comités éditoriaux internationaux, depuis 2015 elle préside le Conseil de la Fondation Braillard Architectes à Genève.
  • Salima NAJI, est architecte DPLG (ENSA Paris-La Villette) et docteure en anthropologie sociale (École des hautes Études en Sciences Sociales, Paris). Elle a consacré de nombreux ouvrages aux patrimoines bâtis du Sud marocain dans leur dimension intangible éminemment sociétale et développe aujourd’hui des programme de recherche action liant réhabilitation et écoconstruction comme "Preservation of Sacred and Collective Oasis Sites" (2006-2013) Short list de l'Aga Khan Award for architecture en 2013 ou « Collective Granaries » soutenu par le Global Heritage Fund. Elle est aussi membre du comité scientifique du musée berbère du Jardin Majorelle en 2011, Fondation Yves Saint-Laurent-Pierre Bergé à Marrakech.
  • David GOEURY est  géographe au laboratoire Espaces Nature et Cultures de Sorbonne-Université. Il a codirigé le programme Zerka, sur l’urbanisation des oasis, avec Marc Breviglieri et interroge désormais les dynamiques collectives autour de la notion de biens communs notamment dans les processus d’innovation territoriale. Il est le coauteur d’une Introduction à l’analyse des territoires en 2015. Il est coordinateur scientifique du programme Collective Granaries du Global Heritage Fund.
  • Aziz IRAKI est architecte-géographe, professeur de l’Enseignement Supérieur à l’Institut National d’Aménagement et d’Urbanisme de Rabat. Il y coordonne la formation doctorale «Urbanisme, gouvernance urbaine et territoires ». Ses recherches récentes portent sur la gestion urbaine (Interroger les gouvernances urbaines, codirection avec C. De Miras, Karthala 2017) et l’émergence de nouveaux acteurs dans le champ urbain (Des notables du makhzen à l’épreuve de la gouvernance, l’Harmattan, 2003) ainsi que sur les mobilisations collectives autour de l’habitat social (Habitat social au Maghreb et au Sénégal ; gouvernance urbaine et participation en question, codirection avec J. Letellier L’Harmattan 2010).
  • Zakaria KADIRI est professeur de sociologie à l’Université Hassan II Casablanca – Faculté d’Ain Chock. Il est titulaire d’un doctorat en sociologie politique de l’Université d’Aix Marseille et ingénieur agronome de l’École Nationale d’Agriculture de Meknès. Ses recherches portent sur les mutations sociales, les politiques publiques agricoles et sur la jeunesse et ses formes de leadership rural. Il coordonne des projets de recherches autour des projets de recherche autour des pratiques agro-écologiques au Maroc (VIANA) et la durabilité des systèmes irrigués (DAIMA).
  • Paolo TOMBESI est Professeur de construction et d'architecture auprès de la Faculté de l'Environnement Naturel Architectural et Construit de l'EPFL (Lausanne), et Directeur de l'Institut d'Architecture et de la Ville. Architecte, avec un BArch de l'Université de Rome La Sapienza (1990), ancien boursier Fulbright, il est docteur de l'Université de Californie à Los Angeles (1997). Avant de rejoindre l'EPFL, il a travaillé à l'Université de Melbourne où il a été titulaire de la Chaire de construction pendant 10 ans.

Lieux

  • 35 avenue Tariq Ibn Ziyad
    Rabat, Maroc (10000)

Dates

  • vendredi 15 mars 2019

Mots-clés

  • urbanisme, architecture, agriculture, résilience, écosystème

Contacts

  • David Goeury
    courriel : david [dot] goeury [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • David Goeury
    courriel : david [dot] goeury [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Urbanisme, architecture, agriculture au défi des changements climatiques et environnementaux », Journée d'étude, Calenda, Publié le jeudi 07 mars 2019, https://calenda.org/579381

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