HomeLe textile : un jardin d'Eden ?

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Published on Friday, March 29, 2019 by Elsa Zotian

Summary

Jusqu'à la révolution industrielle, le textile est lié à la nature pour ses matériaux et son iconographie. L'art des jardins dialogue avec celui des textiles et les deux se réinventent mutuellement. Cette influence peut être réaliste, imaginaire ou symbolique. Si les végétaux sont généralement représentés sur des surfaces planes, ils sont parfois réalisés en trois dimensions, en ameublement comme dans l'habillement. Qu'en est-il de nos jours ? Cet art en voie de disparition est encore pratiqué seulement par quelques artisans au savoir-faire précieux. Le monde contemporain a pris conscience des dangers d'une industrie textile très polluante. Comment les acteurs peuvent-ils concilier environnement, éthique et esthétique dans la production et la création ?

 

Announcement

Argumentaire

Y aurait-il encore des inconnues à découvrir sur l’importance du végétal dans la vie du textile aussi bien dans les apports matériels, esthétiques qu’éthiques ?

Jusqu`à la révolution industrielle, le textile est redevable de la nature pour une grande partie de ses matériaux comme de ses colorants. Si ces domaines sont bien connus, ils peuvent être approfondis par l’étude de nouvelles sources ou  par l’utilisation de nouvelles possibilités scientifiques. Des applications (traitements et usages) peuvent être imaginées pour des fibres moins connues.

Les végétaux sont également une des principales sources iconographies du textile.

Ceux-ci sont représentés sur une surface plane par impressions, brochage ou autres techniques de façon réaliste, imaginaire ou symbolique. En quoi cette représentation peut –elle être spécifiquement liée à la nature de son support ? Celui-ci a-t-il été le vecteur d’importation de nouveaux modèles botaniques ? Comment ceux-ci peuvent-ils définir un style, une époque ?

Ces végétaux peuvent être représentés en trois dimensions en tricot, crochet, dentelle ou en soie découpée. Ils sont en usage dans l’ameublement, pour des bouquets ou autres guirlandes florales, ou dans la mode comme garniture de chapeaux ou de corsage. La Restauration en fut friande comme les années 1950 avec le célèbre camélia de Coco Chanel. Ce domaine, peu étudié et peu représenté dans les collections muséales, mérite toute notre attention. La fabrication des fleurs en soie est perpétuée aujourd’hui par quelques rares artisans dont il serait intéressant de connaître le mode opératoire.

L’art des jardins dialogue avec celui du textile et les deux se réinventent mutuellement. Ne nomme-t-on pas « broderies de buis » les parterres dessinés avec la précision d’une aiguille. Ils évoluent ensemble et les nouvelles modes paysagères se retrouvent transposées sur l’étoffe. Fabriques, fontaines, palissades ou treillis sont intégrés à l’imagerie textile. L’engouement pour la culture en serres permet de posséder des plantes exotiques et des fleurs en toutes saisons. C’est notamment par l’étoffe que cette ambiance verte va déborder dans la maison : si elle diffuse un jardin réaliste, elle s’attache aussi au jardin symbolique ou rêvé, au jardin clos préfigurant le paradis.

Le monde contemporain a pris conscience des dangers d’une industrie textile très polluante avec des impacts environnementaux mais aussi sociaux souvent dramatiques. Comment les leçons du passé peuvent-elles inciter à mieux pérenniser les ressources végétales dans le respect de la planète ? Comment les artistes textiles participent-ils à l’éco-création où le parti éthique devient la justification esthétique et ce au-delà du greenwashing de la création opportuniste ?

Globalement, et dans toutes les pistes de recherche évoquées ci-dessus, le comité scientifique privilégiera l’approche qui analysera d’une façon originale les exigences de partenariat avec la nature et qui mettra l’accent sur la responsabilité environnementale des acteurs textile.

Conditions de soumission

Envoi des propositions à : margue.copp@gmail.com

.Résumé : 15 lignes maximum

Date limite d’envoi : 30 avril 2019

Comité scientifique

  • Marguerite COPPENS, Conservateur- chef de section honoraire, Musées royaux d’Art et d’Histoire, Bruxelles.
  • Odile BLANC, Responsable de la bibliothèque et de la documentation des œuvres, Institut national du patrimoine, Département des restaurateurs.
  • Anna LEICHER, Conservatrice des Antiquités et objets d’art de Maine-et-Loire.
  • Josiane PAGNON, Attachée principale de conservation, chercheur à l’Inventaire général du patrimoine culturel région Occitanie.

Places

  • Musée des Beaux-arts, 14 rue du musée
    Angers, France (49100)

Date(s)

  • Tuesday, April 30, 2019

Keywords

  • textile, végétaux, jardin, iconographie, environnement, création

Contact(s)

  • Marguerite Coppens
    courriel : margue [dot] copp [at] gmail [dot] com

Information source

  • Claude Coupry
    courriel : claude [dot] coupry [at] orange [dot] fr

To cite this announcement

« Le textile : un jardin d'Eden ? », Call for papers, Calenda, Published on Friday, March 29, 2019, https://calenda.org/591043

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