AccueilDéfinir la transgression : des sciences sociales aux sciences de l'Antiquité

Définir la transgression : des sciences sociales aux sciences de l'Antiquité

Journée d’étude organisée par le Laboratoire junior TAntALE

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Publié le mercredi 15 mai 2019 par Anastasia Giardinelli

Résumé

Les nombreuses expressions lexicales décrivant une forme de transgression soulignent la multiplicité des sens et la portée à la fois concrète et métaphorique de cette notion. Aujourd’hui, la transgression est au cœur des recherches et des réflexions, par exemple en politique, dans les études de genre, dans le courant transhumaniste ou l’art contemporain. Mais transgresser une norme signifie-t-il la même chose à toutes les époques ou dans toutes les sociétés ? Et plus précisément, l’approche contemporaine de la transgression est-elle appropriée à l’Antiquité et aux sociétés grecque et romaine ? C’est l’objet de cette journée d’étude qui vise à définir la transgression dans l’Antiquité grâce à la confrontation de ses champs d’application avec les travaux des sciences sociales et les théories de la déviance en sociologie.

Annonce

Argumentaire

Désobéir, enfreindre la loi, violer un interdit, déroger à une tradition, défier une autorité, s’affranchir d’un code, s’écarter du droit chemin, passer une frontière, dépasser l’entendement…

Les nombreuses expressions lexicales décrivant une forme de transgression soulignent la multiplicité des sens et la portée à la fois concrète et métaphorique de cette notion. Aujourd’hui, la transgression est au cœur des recherches et des réflexions, par exemple en politique, dans les études de genre, dans le courant transhumaniste ou l’art contemporain.  Mais transgresser une norme signifie-t-il la même chose à toutes les époques ou dans toutes les sociétés ? Et plus précisément, l’approche contemporaine de la transgression est-elle appropriée à l’Antiquité et aux sociétés grecque et romaine ?

C’est l’objet de cette journée d’étude qui vise à définir la transgression dans l’Antiquité grâce à la confrontation de ses champs d’application avec les travaux des sciences sociales et les théories de la déviance en sociologie.

Si la transgression dans l’Antiquité peut apparaître à la fois dans les sphères politique, législative, philosophique, morale, scientifique ou artistique, la comparaison de plusieurs pratiques durant cette journée de réflexion vise à saisir les éléments constitutifs de toute transgression. Quel est le sens particulier de ce concept par rapport à la multiplicité des pratiques « hors norme » comme la subversion, l’infraction ou l’écart ? La notion apporte-t-elle un éclairage singulier sur ces divers modes de transgression ? Peut-on la penser en-dehors d’un cadre politique ou culturel ? Que transgresse-t-on et qui décide de la norme ? Y a-t-il un espace plus propice qu’un autre à l’émergence de l’acte transgressif ? Dans quelles conditions et selon quelle temporalité l’acte se fait-il transgressif ou cesse-t-il de l’être ? Un geste est-il transgressif du fait de la figure qui l’accomplit ou est-ce le geste qui transforme son agent en figure de révolté ?

Pour tenter de répondre à ces questionnements, la journée d’études réunit des sociologues et des spécialistes des mondes anciens de diverses disciplines afin d’interroger la nature, la logique temporelle et la grammaire de la transgression, aujourd’hui et dans l’Antiquité.

Programme

8h45-9h10 Accueil des participants et introduction de la journée d'étude

9h10-10h10 Conférence inaugurale

  • Cédric Passard (Sciences Po Lille) : « Franchir les limites du tolérable. Ce que transgresser veut dire »

10h10-10h50  Marlène Bouvet (ENS de Lyon) : « La transgression, un "fait social normal" à l'épreuve des mécanismes de domination : introduction aux théories sociologiques de la déviance »

10h50-11h10 Pause

11h10-11h50 Charles Guérin (Sorbonne Université, Paris 4) : « Usages des modèles, agression et shame culture: remarques sur les mécanismes oratoires d’imposition de la norme »

11h50-12h30 Catherine Psilakis (Université de Lyon I) : « Tous nomous parabainein: la rhétorique de la transgression chez les orateurs attiques »

12h30-14h Pause déjeuner

14h-14h40 Arnaud Macé (Université de Franche-Comté, Besançon) : « Nature et société déterminent-elles des formes différentes de transgression en Grèce ancienne ? »

14h40-15h20 Stéphane Marchand (Université Panthéon Sorbonne, Paris 1) : « Approche sceptique de la norme et de la transgression »

15h20-16h Pierre Ponchon (Université Blaise-Pascal, Clermont-Ferrand) : « Portrait du tyran en loup-garou : les figures de la transgression aux livres VIII et IX de la Républiquede Platon »

16h-16h30 Clôture de la journée d'étude et temps de convivialité

Informations pratiques

Lieu : ENS de Lyon, 15 parvis René Descartes

Salle D8.001, site Buisson, Institut français de l'Éducation, 19 allée de Fontenay

Accès :Arrêt Debourg du métro B ou du tram T1

Contact : tantalens@gmail.com

Organisateurs :      

Emilie Ruch– TAntALE, Univ. de Franche-Comté, ISTA (EA 4011)

Guillian Hernandez– TAntALE, Univ. Jean Moulin Lyon III

Laboratoire junior TAntALE :

Blog :https://tantale.hypotheses.org/

Facebook : https://www.facebook.com/laboratoirejuniorTantale/

Lieux

  • Salle D8.001, site Buisson, Institut français de l'Éducation, 19 allée de Fontenay - 15 parvis René Descartes
    Lyon, France (69)

Dates

  • lundi 27 mai 2019

Mots-clés

  • transgression, sciences sociales, Antiquité, scepticisme, Platon, rhétorique, normes, Michel Foucault, déviance

Contacts

  • Émilie Ruch
    courriel : tantalens [at] gmail [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • Marie Durnerin
    courriel : tantalens [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Définir la transgression : des sciences sociales aux sciences de l'Antiquité », Journée d'étude, Calenda, Publié le mercredi 15 mai 2019, https://calenda.org/617838

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