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Voies de communication et espaces culturels en Afrique subsaharienne

Mélanges à l'honneur du Professeur Philippe Blaise ESSOMBA

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Published on Wednesday, June 12, 2019 by Anastasia Giardinelli

Summary

Au Cameroun, le Professeur Philippe Blaise Essomba a su faire le lien entre les voies de communication et les espaces culturels dans sa Thèse de Doctorat d'Etat intitulé : « Voies de communication et espaces culturels au Cameroun sous domination allemande de 1884 à 1916 ». C'est en hommage à ce Grand Maître que ceux qu'il a formés ont choisi de commettre un ouvrage collectif axé sur : Voies de communication et développement économique ; Voies de communication et intégration sous-régionale ; Voies de communication et coopération multilatérale ; Patrimoines culturels africains à l'aube des émergences envisagées ; Voies de communication et politique ; Evolution des voies de communication ; Enjeux géostratégiques et sécuritaires des voies de communication ; Voies de communication et développement socioculturel ; Croyances et  voies de communication; Frontières et espaces culturels; Voies de communication et environnement; Voies de communication et acculturation; Voies de communication et migrations.

 

Announcement

Mélanges à l'honneur du Professeur Philippe Blaise ESSOMBA

Sous la Direction de : KPWANG KPWANG, MOUSSA II et  C. T. OBAMA BELINGA

Argumentaire

Même avant leur position de bipède, les Hommes ont toujours éprouvé le besoin de se déplacer pour communiquer entre eux et pour diverses raisons, à travers des voies de communication aménagées. Autrefois, les seules voies de communication étaient des cours d'eau et des sentiers. Aujourd'hui, si l'Homme se déplace aisément, il le doit à sa curiosité et son ingéniosité. Il a su inventer la route, le rail, l'autoroute, le bateau et l'avion. Il a réalisé de gigantesques ponts sur de vastes étendues d'eau, creusé des rochers pour se frayer un chemin (tunnel). Dans de nombreux pays africains des sentiers existaient déjà. Cependant, elles étaient moins nombreuses et précaires. Les déplacements n'étaient pas inconnus mais ils s'effectuaient sur un rayon de quelques kilomètres. Au Burkina Faso, par exemple, le colon n'a pas réellement inventé des voies, il les a développés. Il sélectionnait parmi les nombreuses voies existantes quelques pistes jugées stratégiques qu'il améliorait par la construction de remblais sur les zones de bas-fonds, pour en faire progressivement des routes carrossables au moins en saison sèche, nécessaires aux liaisons entre les différents postes administratifs et militaires, et qui devinrent plus tard avec l'avènement de l'économie monétaire, des voies de collecte ou de distribution assez importantes. Ces routes coloniales ont parfois gardé le même aspect sans aucune transformation en Afrique contemporaine. Au-delà de leur impact économique, ces espaces de déplacement ont accéléré les mutations sociales et psychologiques qui constituent, entre autres, la mobilité sociale, la connaissance des uns par les autres, la détribalisation et le vivre-ensemble. Bref, les peuples qui voyageaient très peu jadis (hormis les commerçants) pouvaient  désormais par le biais des infrastructures routières, maritimes, ferroviaires et aériennes, entrer en contact avec les autres. L'aménagement ou la construction de ces voies n'a jamais été une sinécure. Leur réalisation fait très souvent face à de nombreux problèmes dus au déguerpissement des populations de leurs zones d'habitation généralement constituées d'espaces culturels ancestraux et à la nuisance des engins.  Au Cameroun, l'Etat n'a jamais hésité de prendre des décisions allant dans le sens de la réparation des préjudices causés aux populations. C'est le cas des indemnisations qui s'apparentent de plus en plus aux serpents de mer car, entre la prise de décision et son implémentation sur le terrain des années s'écoulent souvent. Malheureusement, les populations réagissent pour revendiquer leurs droits et ces projets de construction piétinent. La réalisation de l'autoroute Yaoundé-Douala, d'environ 200 kilomètres, en est une parfaite illustration. Certains peuples du Cameroun ont généralement refusé ces indemnisations pour préserver leurs espaces culturels. C'est le cas des Sawa (Duala) qui ont réussi à obtenir de l'Etat le maintien de leurs espaces culturels aménagés le long de la pénétrante Ouest à Bonabéri. Cela met donc en relief le rapport entre le développement des voies de communication et les espaces culturels en Afrique subsaharienne contemporaine. Les chercheurs ont parfois fait des voies de communication des sujets de réflexion au cours de multiples colloques. C'est le cas du colloque “Pathways of Communication. Roads and Routes in Anatolia from Prehistory to Seljuk Times”  tenu du 20 au 22 mars 2014 à la Faculté des Lettres de l'Université d'Ankara (Turquie). Trois jours d'échanges intensifs se sont succédé autour d'un programme dense et très riche, nourri de la diversité des profils et des origines des intervenants, ainsi que des angles d'approche d'un sujet aussi passionnant que complexe.  Au Cameroun, le Professeur Philippe Blaise Essomba ne s'est pas limité aux voies. Il a su faire le lien entre elles et les espaces culturels dans sa Thèse de Doctorat d'Etat intitulé : « Voies de communication et espaces culturels au Cameroun sous domination allemande de 1884 à 1916 ». Dans quelques mois, ce  Professeur titulaire des Universités,  spécialiste de l'histoire contemporaine, doit prendre sa retraite administrative à l'Université de Yaoundé 1 où il est depuis 2009, Chef de Département d'Histoire à la Faculté des Arts, Lettres et Sciences Humaines. C'est en hommage à ce Grand Maître que ceux qu'il a formés ont choisi de commettre un ouvrage collectif axé sur :                      

  • AXE 1 : Voies de communication et développement économique ;
  • AXE 2 : Voies de communication et intégration sous-régionale ;
  • AXE 3 : Voies de communication et coopération multilatérale ;
  • AXE 4 : Patrimoines culturels africains à l'aube des émergences envisagées ;
  • AXE 5 : Voies de communication et politique ;
  • AXE 6 : Evolution des voies de communication ;
  • AXE 7  : Enjeux géostratégiques et sécuritaires des voies de communication ;
  • AXE 8  : Voies de communication et développement socioculturel ; 
  • AXE 9 : Croyances et  voies de communication;
  • AXE 10: Frontières et espaces culturels;
  • AXE 11: Voies de communication et environnement;
  • AXE 12: Voies de communication et acculturation;
  • AXE 13: Voies de communication et migrations.

Modalités et délais de soumission

Envoi des propositions de contribution (Titre, Résumé de 300-500 mots et 4 à 5 mots clés) en français ou en anglais, au plus tard le 30 juin 2019 aux adresses melessombaphil@gmail.com

Avis du comité scientifique: 15 juillet 2019

Réception des articles 1ère  version  (10 à 15 pages, Time New Roman, police 12, interligne 1.5, texte justifié, marges de 2,5cm) : 15 septembre 2019

Renvoi des articles expertisés: 30 octobre 2019

Réception des articles version finale: 15 novembre 2019

Publication: Décembre 2019

Comité scientifique

  • Philipe Blaise ESSOMBA (Pr/Université de Yaoundé 1)
  • Daniel ABWA  (Pr/Université de Yaoundé 1)
  • SAIBOU ISSA (Pr/Université de Maroua)
  • Dili PALAI  (Pr/Université de Maroua)
  • Cornelius MBIFUNG LAMBI (Pr/Université de Buea)
  • Jean KOUFAN MENKENE (Pr/Université de Yaoundé 1)
  • Albert Pascal TEMGOUA (Pr/Université de Yaoundé 1)
  • Michel Alain MOMBO (Pr/Université Marien NGOUABI, Brazzaville)
  • Luc MEBENGA (Pr/Université de Yaoundé 1)
  • Roger Bernard ONOMO ETABA (Pr/Université de Yaoundé 1)
  • Antoine SOCPA (Pr/Université de Yaoundé1)
  • Dominique ABOMO MEVA (MC/Université de Douala)
  • Jules ASSOUMOU (MC/Université de Douala)
  • Flora AMABIAMANIMA (MC/Université de Douala)
  • Ladislas NZESSE (Pr/Université de Yaoundé1)
  • Eugene ELOUNDOU (MC/Université de Yaoundé 1)
  • Maxime Gabriel DONG MOUGNOL (MC/Université de Yaoundé 1)
  • MAMOUDOU (MC/Université de Ngaoundéré)
  • Célestin Christian TSALA TSALA (MC/Université de Yaoundé 1)
  • Armand LEKA ESSOMBA (Université de Yaoundé 1)
  • CANUTE NGWA (MC/Université de Bamenda)
  • Raymond Anselme EBALE (MC/Université de Yaoundé 1)
  • Mark Bolak FUNTEH (MC/Université de Bamenda)
  • Alex MENGUE MBOM (MC/Université de Yaoundé 1)
  • Jean GORMO (MC/Université de Maroua)
  • LANG Michael KPUGHE (MC/Université de Bamenda)
  • François WASSOUNI (MC/Université de Maroua)
  • Emmanuel BINGONO (MC/Université de Yaoundé 1)
  • Christophe MBIDA (MC/Université de Yaoundé 1)
  • André TASSOU (MC/Université de Yaoundé 1)
  • Alexis TAGUE (MC/Université de Yaoundé 1)

Subjects

Date(s)

  • Sunday, June 30, 2019

Information source

  • collectif Kpwang/Moussa/Obama
    courriel : melessombaphil [at] gmail [dot] com

To cite this announcement

« Voies de communication et espaces culturels en Afrique subsaharienne », Call for papers, Calenda, Published on Wednesday, June 12, 2019, https://calenda.org/637612

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