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Revue d’égyptologie et d’histoire des civilisations de l’Afrique noire journal – Varia section

Revue d’égyptologie et d’histoire des civilisations de l’Afrique noire – Varia

The journal of Egyptology and the history of Black African civilisations*

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Published on Friday, June 28, 2019 by Céline Guilleux

Summary

Apres près de quatre décennies de gestation tumultueuse pendant lesquelles l’enseignement des antiquités nègres égyptiennes est passé bon gré malgré du stade de simple cours à celui de spécialisation au Cameroun, la nécessité de disposer d’une tribune spécialisée en rapport avec ces questions s’impose de soi. Jusqu’en 1976, il existait à la faculté des lettres et sciences humaines de l’université de Yaoundé un cours sur l’histoire ancienne des peuples du croissant fertile. À travers l’étude de la Grèce antique et d’autres civilisations de la Mésopotamie, il est fort probable qu’Engelbert Mveng ait fait allusion à l’Egypte ancienne. Toutefois, c’est Fabien Kange Ewane qui, usant de certaines astuces, va faire émerger les études sur l’Égypte pharaonique.

Announcement

Appel à contributions pour le premier numéro 

Contexte de création

Apres près de quatre décennies de gestation tumultueuse pendant lesquelles l’enseignement des antiquités nègres égyptiennes est passé bon gré malgré du stade de simple cours à celui de spécialisation au Cameroun, la nécessité de disposer d’une tribune spécialisée en rapport avec ces questions s’impose de soi.  Jusqu’en 1976, il existait à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Yaoundé un cours sur l’histoire ancienne des peuples du croissant fertile. A travers l’étude de la Grèce antique et d’autres civilisations de la Mésopotamie, il est fort probable qu’Engelbert Mveng ait fait allusion à l’Egypte ancienne[1]. Toutefois, c’est Fabien Kange Ewane qui, usant de certaines astuces, va faire émerger les études sur l’Egypte pharaonique. En effet, suite à l’absence prolongée du père Mveng au courant de l’année académique 1976/1977 en déplacement pour un long séjour en Europe, Martin Zachary Njeuma, alors chef de département d’Histoire lui avait demandé d’enseigner l’histoire du “croissant fertile”. Dans ses enseignements, l’accent était surtout mis sur les peuples de la vallée du Nil. Ce n’est cependant qu’à partir de 1980 que les enseignements sur l’égyptologie ont commencé à être faits de façon autonome. Progressivement, ces enseignements ont été l’œuvre de trois générations d’enseignants : Engelbert Mveng, Fabien Kange Ewane, Léon Kaptué, Jean-Paul Notué et Joseph-Marie Essomba pour la première ; quant à la seconde, elle est composée de Pierre Oum Ndigi et  Mouhamadou Nissire Sarr tandis que la troisième est faite d’Alexis Tague Kakeu, Achille Elvice Bella, Emmanuel Bitong, Eveline Apisay Ayafor, Chamberlain Nenkam, Ferdinand Paul Enoka et Michel Eonè.

Pour Cheikh Anta Diop, il n’est pas anodin de le préciser, “aujourd’hui encore, de tous les peuples de la terre, le Nègre d’Afrique noire, seul, peut démontrer de façon exhaustive, l’identité d’essence de sa culture avec celle de l’Egypte pharaonique, à telle enseigne que les deux cultures peuvent servir de systèmes de références réciproques ” (Diop, 1993 : 12). Cependant, il ne s’agit pas juste de se connaître, mais surtout et au regard de l’œuvre aliénante et déformante de la fameuse mission civilisatrice, de renaître culturellement. L’inexistence d’une tribune d’expression spécialisée, à l’instar d’une revue consacrée à ces questions au Sud du Sahara et domiciliée sur place, interpelle l’expertise en la matière quoiqu’embryonnaire. C’est fort de tout cela que l’érudition égyptologique subsaharienne mobilisée autour du groupe de Yaoundé, essentiellement constitué des chercheurs formés en la matière à l’Université de Yaoundé I, après concertation avec les collègues de bien d’autres pays exerçant actuellement dans des universités et instituts de recherche du continent, a trouvé opportun de mettre sur pied la revue GNWT/GENOUT.

Elle sera en charge de la publication et de la diffusion du savoir, produit des recherches de cette communauté savante émergente sans en faire leur chasse gardée. Cette posture est commandée par l’intérêt croissant que connaît cette science au sein de nos universités et de nos sociétés. A son tour, cet intérêt exige le refus de la dépendance et de l’extraversion  dans la mesure où elle donne désormais à nos chercheurs la possibilité de publier ici ou ailleurs, selon leur convenance. Dans la mesure où cette revue voit le jour dans un environnement pluridisciplinaire ou l’Egyptologie se côtoie avec d’autres sciences historiques, une rubrique varia consacrée à la diffusion des articles inédits en rapport avec ces domaines de recherche est prévue. Tous ces savoirs doivent néanmoins avoir pour grille de lecteur et fil conducteur les sources essentiellement endogènes pouvant contribuer à une meilleure lecture et compréhension du passé séculaire de l’Afrique noire. Pourquoi avoir opté pour le terme GENOUT comme nom de baptême de la revue ?

GENOUT en soi est un mot féminin pluriel de la langue medou kemet (égyptienne) autrefois parlée par les Kemetyou (Egyptiens anciens). En français, le mot correspondant est "Annales" et en anglais "Annals". Quoi de plus normal pour servir de support à la connaissance des antiquités et de la civilisation négro-africaine ! Le fait que le mot choisi pour désigner la revue soit féminin  pluriel, atteste de la fécondité et de la diversité heuristique de ce que sera son contenu numéro après numéro. La revue GENOUT naissante, par souci d’autonomie et d’efficacité, aura une parution annuelle fixée au mois d’octobre.

GENOUT sera encadrée et dirigée par des enseignants-chercheurs du Cameroun et d’autres pays, autant africains (Sénégal, Gabon, République du Congo, Côte d’Ivoire) qu’européens (Angleterre et France) et de l’Amérique du Nord en l’occurrence le Canada.

Recommandations aux auteurs

Chaque article doit être envoyé sous la forme d’un document Word d’un maximum de 50 000 signes (espaces et notes compris) ou 15 pages au maximum. Police Garamond ; taille 12 pour le corps de texte, 10 pour les notes de bas de page et 10 pour les citations en retrait ; interligne 1,5.

      La première page doit comporter les informations suivantes :

  • Titre de l’article en minuscules, corps gras, police 14 ;
  • Nom et adresse de l’auteur ;
  • Résumé en français et en anglais (de 70 à 100 mots pour chacune des versions) ;
  • Mots-clés en français et en anglais (au maximum 5).

Accents : Utiliser les majuscules accentuées (À, É) ;

Citations longues : (plus de3 lignes) sans guillemets et hors texte, avec un retrait de 1 cm à gauche et interligne simple ;

Crochets : Mettre entre crochets [ ] les lettres ou les mots ajoutés ou changés dans une citation, de même que les points de suspension indiquant la coupure d’un passage […] ;

Guillemets : utiliser les guillemets anglais ("  ") ;

Soulignement : Proscrit ;

Italique : Mettre en italique tous les termes et expressions qui ne sont ni en français ou en anglais.

Notes

  • Placer les références des ouvrages et des articles à l’intérieur du texte indiquant, entre parenthèses, le nom de l’auteur, l’année et la ou les pages consultées. Ex. : (Kange Ewane, 1985 : 21-22) ;
  • Utiliser les notes de bas de pages uniquement pour les sources orales, les sources d’archives et pour les explications ;
  • Numérotation en continu ;
  • Utiliser les exposants pour les appels de notes de bas de pages;
  • Placer les appels de notes avant la ponctuation

Sources :

  • Pour les sources orales: Dans l’ordre alphabétique des noms des informateurs ; dans un tableau comportant un numéro d’ordre, nom et prénom des informateurs, leur âge, statut social, le lieu et la date de l’entretien ;
  • Pour les archives: Mentionner en toutes lettres, à la première occurrence, le lieu de conservation des documents suivi de l’abréviation entre parenthèses. N’utiliser que l’abréviation pour les occurrences suivantes.

Bibliographie :

  • Livre: Obenga Th., 1990, La philosophie africaine de la période pharaonique : 2780-330 avant notre ère, Paris, L’Harmattan.
  • Article de périodique: Oum Ndigi P., 2007, “L’Égyptologie, une source majeure controversée de la nouvelle historiographie africaine”, Annales de la FALSH, vol.1, no 7, p.67-94.
  • Chapitre de livre: Diop C. A., 1980, “Origine des anciens Egyptiens”, in Mokhtar G. (dir.), Histoire générale de l’Afrique: Afrique ancienne, tome II,  Paris, UNESCO / NEA, p.239-258.
  • Thèse ou mémoire : Tague Kakeu A., 2007, “Le sous-développement dans l'Afrique indépendante au regard du développement dans l'Égypte ancienne et le pays bamiléké de la période précoloniale”, thèse de Doctorat / Ph.D en Histoire, Université de Yaoundé I (Cameroun).
  • Site web : Sall , “Hommes et cultures du Sahara ancien”, http://www.ankhonline.com/revue/sall_ba_sahara_ancien.htm (consulté le 16 juin 2019).

Dates importantes 

Les propositions d’articles doivent être envoyées au plus tard le 15 août 2019

aux adresses électroniques suivantes avec pour objet Article GNWT :

  • chanenkam@gmail.com;
  • bitong123emmanuel@gmail.com;
  • enokapaul@yahoo.fr

Les versions corrigées des articles doivent être renvoyées le 15 septembre 2019 au plus tard.

Parution du numéro : Octobre 2019

Personnes à contacter 

  • Alexis Tague Kakeu :  (+237) 6 77 52 22 15
  • Chamberlain Nenkam : (+237) 6 99 93 80 76
  • Emmanuel Bitong:   (+237) 6 99 04 70 76
  • Ferdinand Paul Enoka :   (+237) 6 96 34 96 72

Frais d’instruction et d’insertion

L’envoi de toute contribution doit être accompagné de l’envoi des frais d’instruction (15000 F Cfa). Si l’article est accepté pour publication, l’auteur devra s’acquitter des frais d’insertion qui s’élèvent à 25000 F Cfa. Tous les paiements doivent être effectués auprès de Monsieur Chamberlain Nenkam. Le paiement des frais d’insertion donne droit automatiquement à un tiré à part sous forme numérique. Les frais d’expédition de tirés à part (en cas d’envoi par voie postale) ou de l’exemplaire de l’auteur sont à la charge de ce dernier.

[1]Entretien avec Léon  Kaptué, 55 ans, Enseignant-Chercheur, Yaoundé, 20 Juillet 2000.

Comité éditorial

Directeur de publication : Alexis Tague Kakeu (Département d’Histoire, Université de Yaoundé I).

Coordinnation

  • Chamberlain Nenkam (Département d’Histoire, Université de Yaoundé I) ;
  • Emmanuel Bitong (Département d’Histoire, Université de Yaoundé I) ;
  • Ferdinand Paul Enoka (ENS, Université de Maroua) ;
  • Aimé Kouassi Malanhoua (Chaire Unesco pour la Culture de la Paix, Université FHB, Côte d’Ivoire).

Membres du comité

  • Afu Isiah Kunock (Départment of Anthropology, the University of Yaounde I);
  • Apisay Eveline Ayafor (Département d’Histoire, Université de Yaoundé I);
  • Hassimi Sambo (Département d’Art et Archéologie, Université de Yaoundé I);
  • Léa Lili Kemegne Simo (ENS, the University of Bamenda);
  • Nadine Carole Ngon; (ENS, the University of Bamenda);
  • Zuhmboshi Eric Nsuh (Department of African Literature and Civilizations, the University of Yaounde I).

Comité scientifique

  • Aboubacry Moussa Lam (Pr, Université Cheikh Anta Diop / Sénégal) ;
  • Abraham Zéphirin Nyama (MC, Université Omar Bongo / Gabon) ;
  • Achille Elvice Bella (MC, Université de Yaoundé I / Cameroun);
  • Aggée Célestin Lomo Myazhiom (MC, Université de Strasbourg / France);
  • Alexis Tague Kakeu (MC, Université de Yaoundé I / Cameroun);
  • Bienvenu Cyrille Bela (MC, Université de Yaoundé I / Cameroun);
  • Bienvenu-Denis Nizesete (MC, Université de Ngaoundéré / Cameroun);
  • Colette Celestine Fouellefak Kana (MC, Université de Dschang / Cameroun);
  • David Mokam (MC, Université de Ngaoundéré / Cameroun);
  • Florence Piron (Pr, Université de Laval / Canada);
  • Hugues Moukhaga (Pr, Université Omar Bongo / Gabon);
  • Gérard Lézou Dago (Pr, Université Félix Houphouët Boigny / Côte d’Ivoire);
  • Gilbert Taguem Fah (MC, Université de Ngaoundéré / Cameroun);
  • Karen Exell (Honorary Senior Research Associate, Museum Studies, UCL Qatar)
  • Lang Michael Mpughe (MC, the University of Bamenda / Cameroon);
  • Luc Mebenga Tamba (MC, Université de Yaoundé I/ Cameroun);
  • Martin Elouga (Pr, Université de Yaoundé I/Cameroun) ;
  • Mbonji Edjenguèlè (Pr, Université de Yaoundé I/ Cameroun);
  • Michel-Alain Mombo (Pr, Université Marien Ngouabi / Congo-Brazaville);
  • Mouhamadou Nissire Sarr (MC, Université Cheikh Anta Diop / Sénégal) ;
  • Muriel Gomez-Perez (Pr, Université de Laval / Canada);
  • Paschal Kum Awah (MC, the University of Yaounde I / Cameroun);
  • Takor Kahjum Nixon (MC, the University of Bamenda / Cameroon).

Comité de lecture

  • Alassa Fouapon (Département d’Histoire, Université de Yaoundé I);
  • Ali Ndjidda (Département d’Histoire, Université de Yaoundé I);
  • Christian Théophile Obama Belinga (ENSET / Université de Yaoundé I);
  • Cyrille Aymard Bekono (Département d’Histoire, Université de Yaoundé I);
  • David Maura (ENS/Université de Yaoundé I);
  • Deli Tize Teri (Département d’Anthropologie, Université de Yaoundé I);
  • Eric Wilson Fofack (Département d’Histoire et Archéologie, Université de Dschang);
  • Hugues Heumen Tchana (Département des Sciences Historiques, Archéologiques et du Patrimoine / Université de Maroua);
  • Isidore Pascal Ndjock Nyobe (Département d’Histoire, Université de Douala);
  • Jabiru Muhammadou (ENS, the University of Yaounde I);
  • Jeremie Diye (Département d’Histoire, Université de Yaoundé I);
  • Keming David Nchinda (Départment of History, the University of Yaounde I);
  • Kum George Fuh (Départment of History, the University of Yaounde I);
  • Mathias Kaimangui (Département d’Histoire / Université de Ngaoundéré);
  • Mathieu Jérémie Abena Etoundi (Département d’Histoire / Université de Yaoundé I);
  • Moïse Williams Pokam Kamdem (Département d’Histoire et d’archéologie, Université de Dschang);
  • Moussa II (Département d’Histoire, Université de Yaoundé I);
  • Nadeige Laure Ngo Nleng (Département d’Histoire, Université de Douala);
  • Rodrigue De Paul Kepgang (ENS, Université de Maroua);
  • Paul Samsia (Department of African Literature and Civilizations, the University of Yaounde I);
  • Eone Michel (Département d’Histoire / Université de Yaoundé I);
  • Victor Shey Ngitir (Institut des Beaux-Arts de Nkongsamba/ Université de Douala).

Date(s)

  • Thursday, August 15, 2019

Attached files

Keywords

  • égyptologie, anthropologie, art, archéologie, histoire de l'art, patrimoine, sociologie, histoire, culture, civilisation

Contact(s)

  • Chamberlain Nenkam
    courriel : chanenkam [at] gmail [dot] com

Information source

  • Chamberlain Nenkam
    courriel : chanenkam [at] gmail [dot] com

To cite this announcement

« Revue d’égyptologie et d’histoire des civilisations de l’Afrique noire journal – Varia section », Call for papers, Calenda, Published on Friday, June 28, 2019, https://calenda.org/644854

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