InicioLa mer : paradoxes, enjeux et défis pour les États du Golfe de Guinée au XXIe siècle

La mer : paradoxes, enjeux et défis pour les États du Golfe de Guinée au XXIe siècle

The sea: paradoxes, challenges and challenges for the Gulf of Guinea states in the 21st century

*  *  *

Publicado el martes 09 de julio de 2019 por Céline Guilleux

Resumen

Le Golfe de Guinée est une région où dans son évolution, la mer a pris une importance de plus en plus croissante et les questions maritimes trouvent toutes leurs illustrations. L’aspect juridique trouve celui économique, et rencontre la géopolitique. La question de la sécurité en mer est visible. La mer est, dans cette région du monde, un lieu de coopération et de belligérance, de rencontre mais aussi de convoitise et de séparation. C’est une zone maritime très riche, mais qui toutefois ne parvient pas à générer des États prospères. Le projet d’ouvrage vise à susciter une lecture plurielle sur une construction transdisciplinaire de la mer du Golfe de Guinée. Par une ouverture, il interpelle de nombreux domaines pour des questions nationales, sous-régionales voire internationales. Il encourage donc les spécialistes des sciences humaines et sociales, les juristes, les économistes, les politistes, des environnementalistes…etc., à soumettre des contributions originales.

Anuncio

Appel à contributions pour ouvrage collectif 

Argumentaire

Bien que globalement, la mer occupe 70% de la surface de la Terre, contient 96% de l’eau disponible, génère plus de 50% de l’oxygène indispensable pour la respiration, peut absorber 1000 fois plus de chaleur que l’atmosphère et pourtant, elle demeure pour une large part méconnue.[1]  En réalité, la mer est la voie par laquelle s’opère la fourniture de l’essentiel des productions, des transformations, des consommations, des ventes, que ce soient des matières premières, de l’énergie et des produits manufacturés. De même, elle fournit une part importante de ses ressources vivantes ou fossiles et, c’est par voie de mer que se fait l’essentiel des échanges, licites et autres : trafics d’hommes et de biens, immigration clandestine, piraterie. C’est aussi par voie de mer que s’expriment et se concrétisent la puissance des Etats et leurs interventions conjointement militaires ou humanitaires, guerrières ou éprises de paix. De même, c’est dans les profondeurs des mers et des océans que se joue, aussi, ce combat indicible et silencieux qu’est la dissuasion. Par ailleurs, du fait de ses ressources incommensurables et largement inconnues, l’avenir du monde va largement se jouer sur la mer, mais aussi sur le « modèle maritime » véritable fil directeur du futur.

L’on peut reconnaitre qu’au cours du cycle de l’histoire moderne, la notion de l’État s’est fortement construite sur le socle de la souveraineté reposant sur un territoire alors circonscrit par des frontières terrestres. Dans ce sens, la pensée politique a assimilé la souveraineté de l’État au déploiement du monopole de la violence légitime sur la terre. Un point de vue qui s’est d’ailleurs forgé à partir du Léviathan, dans lequel Hobbes crayonnait une conception terrienne du gouvernement politique[2]. En réinterrogeant les théories hobbesiennes, Carl Schmitt s’étonnait que le monstre biblique choisi pour désigner le pouvoir de l’État soit un monstre aquatique, Léviathan.[3] Aussi, avec la traduction de la mondialisation qui se dévoile par une montée en puissance des enjeux maritimes aussi bien en termes de flux que de ressources, l’importance plurielle, à la fois stratégique, économique, diplomatique et écologique croissante des espaces maritimes fait plus que jamais de la mer un enjeu politique grâce auquel les États d’une région peuvent rayonner et affirmer leur puissance sur la scène internationale. C’est le cas des Etats du Golfe de Guinée, cette vaste zone géographique qui s’étend de l'Afrique de l'Ouest à l’Afrique centrale.

Situé au cœur de la côte Sud-Est de l’Atlantique et ouverte sur le monde en constituant un levier de la rencontre entre l’Afrique et l’Amérique du sud, le Golfe de Guinée est une région où dans son évolution, la mer a pris une importance de plus en plus croissante et les questions maritimes trouvent toutes leurs illustrations. L’aspect juridique trouve celui économique, et rencontre la géopolitique. La question de la sécurité en mer est visible. La mer est, dans cette région du monde, un lieu de coopération et de belligérance, de rencontre mais aussi de convoitise et de séparation.[4] C’est une zone maritime très riche, mais qui toutefois ne parvient pas à générer des Etats prospères. Bref, le Golfe de Guinée est la mer dans toutes ses contradictions ou paradoxes de nombreux enjeux et des défis, car sa situation au centre du bassin géopolitique de l’Atlantique et sa position de charnière place en effet la sous-région à la confluence des trafics en tous genres : piraterie, pêche illicite, flux de migrants clandestins favorisés par l’exploitation des ressources pétrolières, relais du trafic international de la drogue en provenance de l’Amérique latine, de l’Asie centrale et du Moyen-Orient et en partance pour les États-Unis et l’Union européenne ; c’est un fief pour la circulation d’armes légères, alimentée par une instabilité sociopolitique, facteur d’insécurité, de vulnérabilité.

Le présent projet d’ouvrage vise à susciter une lecture plurielle sur une construction transdisciplinaire de la mer du Golfe de Guinée. Par une ouverture, il interpelle de nombreux domaines dans le cadre de la formulation des articles liés aux questions nationales, sous-régionales voire internationales. Il encourage donc les spécialistes des sciences humaines et sociales, les juristes, les économistes, les politistes, des environnementalistes…etc., à soumettre des contributions originales, c’est-à-dire n’ayant pas fait l’objet de publication ailleurs, d’environ 15 pages en précisant préalablement les éléments suivants : titre du projet d’article, nom, prénom et coordonnées du/des auteurs.

Modalités de soumission

Date limite d’envoi des propositions : 15 Septembre 2019.

Les propositions doivent être accompagnées d’un résumé et d’un abstract d’une dizaine de lignes. Prière d’envoyer le tout aux deux adresses suivantes : tomondjobo1979@yahoo.fr et oblydie@yahoo.fr

Normes éditoriales pour les textes

  1. Texte saisi uniformément en Times New Roman avec un nombre de pages se situant entre 15 et 18 pages (notes + bibliographie + annexes inclues)
  2. Hiérarchie des titres : maximum quatre niveaux [I- II- III- A- B- C- 1- 2- 3- A- b- c-]
  3. Taille des lettres : le corps du texte doit être saisi en interligne simple, en police 12 et les notes en police 10 points.
  4. Les références bibliographiques, les sources d’archives et autres références explicatives figurent dans le texte en notes de bas de page en numérotation automatique.
  • Pour un ouvrage : nom de l’auteur, prénom abrégé, titre de l’ouvrage, lieu et maison d’édition, année de publication.

 Ex. : Nzamba D., La coopération économique Nord-Sud, Paris, L’Harmattan, 1989.

  • Pour un article : nom de l’auteur, prénom abrégé, année de publication, titre de l’article entre guillemets, titre de la revue ou de l’ouvrage collectif en italique, numéro, mois, série ou lieu et maison d’édition.

Ex. 1 : Nzamba D., « La coopération économique Nord-Sud », Revue africaine d’économie appliquée, N° 150, Vol. 4, Septembre1989.

Ex. 2 : Nzamba D., « La coopération économique Nord-Sud » in Balongo P., Coopérer autrement avec l’Afrique, Dakar, Editions du Codesria,1989.

  • La bibliographie est insérée en fin de texte, par ordre alphabétique et la présentation ci-haut.

NB : Les articles doivent respecter les consignes suivantes : Times new roman 12, interligne simple, sans espaces, sans lettres majuscules accentuées, italiques pour les termes de langue autre que le français, citations entre guillemets ( « Nous sommes … »), résumé et abstract d’environ 250 à 300 mots, traduit en anglais suivi de mots-clés et de keywords.

Les citations sont insérées dans le corps du texte. Les références bibliographiques et les notes explicatives qui doivent sans excédées 5 lignes sont renvoyées en bas de pages et numérotées de 1 à l’infini.

En dehors des titres, vous n’utiliserez pas de caractères gras. Aucun soulignement n’est accepté, tout comme des sauts de pages et de ligne entre les paragraphes. Nous vous invitons à veiller à une utilisation cohérente de la ponctuation.

Calendrier

  • 15 septembre 2019: Date limite d’envoi des résumés des propositions de contribution ;

  • 15 octobre  : Notification aux auteurs de l’acceptation de leur résumé ;  
  • 15 janvier 2020 : Envoi de l’article (entre 25 000 et 30 000 signes, espaces non compris) pour évaluation par les experts ;
  • 15 mars 2020 : Retour du comité de lecture de l’article complet avec recommandations aux auteurs ;
  • 25 avril 2020:  Envoi  de  la  version  définitive  de  chaque  texte  pour  mise  en  forme  du manuscrit pour publication.

Comité scientifique

  • Tsala Tsala, Maitre de Conférences Université de Yaoundé I
  • Pr. Tassou André, Maitre de Conférences Université de Yaoundé I
  • Lang Maechel, Chargé de Cours, Université de Bamenda
  • Mbeng Ndang Gilbert, Chargé de Cours, Ecole Normale Supérieure de Bertoua
  • Jiotsa Albert, Chargé de Recherches, Centre National d’Education, Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation.
  • Dr ; Ngbwa Stéphane, Chargé de Recherche, Centre National d’Education, Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation.
  • Dr Nouazi Kemkeng Carole, Chargé de Recherches, Centre National d’Education, Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation.
  • Ebele Richard, Chargé de Cours, Université de Yaoundé II
  • Akono Fabrice, Chargé de Recherches, Centre National d’Education, Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation.
  • Ehode Raoul, Chargé de Recherches, Centre National d’Education, Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation.
  • Dr Nouazi Kemkeng Carole, Chargé de Recherches, Centre National d’Education, Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation.
  • Mbida Elono Thomas, Juriste environnementaliste, Université de Yaoundé II
  • Melingui Aimé, Chargé de Cours, Université de Douala

Coordination Scientifique

  • Timothée TOMO NDJOBO, Chargé de Recherche (C.R.), Thalasso-historien des relations internationales, Centre National d’Eduction (Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation)

Références

[1] Jean-Marie Père, « Océans et mers ( eaux marines)-Propriétés », Encyclopia Universalis [en ligne], consulté le 26 juin 2019.

[2] T. Hobbes, Léviathan, Paris, Vrin, 2004 [1651].

[3] C. Schmitt, Le Léviathan dans la doctrine de l’État de Thomas Hobbes. Sens et échec d’un symbole politique, Paris, Seuil, 2002.

[4] OGOULAT, A.-D., « La commission de Golfe de Guinée, instrument du renouveau maritime sous régional ? » in <http://www.institut-stratégie.fr/Strategic_80_Ougoulat2.htm>.

Fecha(s)

  • domingo 15 de septiembre de 2019

Palabras claves

  • mer

Contactos

  • Timothée Tomo Ndjobo
    courriel : tomodjobo1979 [at] yahoo [dot] fr

Fuente de la información

  • Timothée Tomo Ndjobo
    courriel : tomodjobo1979 [at] yahoo [dot] fr

Para citar este anuncio

« La mer : paradoxes, enjeux et défis pour les États du Golfe de Guinée au XXIe siècle », Convocatoria de ponencias, Calenda, Publicado el martes 09 de julio de 2019, https://calenda.org/648424

Archivar este anuncio

  • Google Agenda
  • iCal