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La communication au Gabon

Les moyens de communication au prisme des mutations socio-politiques et des enjeux de gouvernance

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Published on Tuesday, August 06, 2019 by Céline Guilleux

Summary

Dans le numéro n°240 d’Afrique contemporaine, intitulé les « Afriques médiatiques », Capitant Sylvie et Marie-Soleil Frère déclarent que les mutations politiques du continent africain au cours des deux dernières décennies ont fait des acteurs incontournables du paysage socio-politique : les médias. Bien que cette affirmation semble s’inscrire dans une approche déterministe des moyens de communication, elle met néanmoins en exergue leur rôle dans les principaux changements observés dans la plupart des États africains. Dans une perspective plus large, cette assertion met en lumière la problématique de communication et développement en général et celle de médias et développement en particulier. En effet, sur le terrain africain, plusieurs réflexions se sont toujours développées sur les phénomènes communicationnels, les pratiques et les moyens de communication, en questionnant notamment leur incidence sur le développement.

Announcement

Argumentaire

Dans le numéro n°240 d’Afrique contemporaine, intitulé les « Afriques médiatiques »,Capitant Sylvie et Marie-Soleil Frère déclarent que les mutations politiques du continent africain au cours des deux dernières décennies ont fait des acteurs incontournables du paysage socio-politique : les médias (2011). Bien que cette affirmation semble s’inscrire dans une approche déterministe des moyens de communication, elle met néanmoins en exergue leur rôle dans les principaux changements observés dans la plupart des États africains. Dans une perspective plus large, cette assertion met en lumière la problématique de communication et développement en général et celle de médias et développement en particulier. En effet, sur le terrain africain, plusieurs réflexions se sont toujours développées sur les phénomènes communicationnels, les pratiques et les moyens de communication, en questionnant notamment leur incidence sur le développement (Alain Kiyindou : 2017). Cette tendance a été motivée par le contexte de naissance de plusieurs de ces États, de l’appréhension des moyens de communication comme des vecteurs de développement et des considérations des premiers leaders africains sur les supposés effets de puissance de médias (André-Jean Tudesq : 2006 ; Marcy Ovoundaga : 2017).

Au Gabon, la communication, dans sa conception anthropologique de mise en scène des détenteurs du pouvoir (Arnaud Mercier : 2017), a été au cœur du processus de naissance de l’État indépendant. Elle l’a été, notamment, dans l’affirmation d’une élite autochtone durant la lutte vers l’émancipation de 1946 à 1960, si l’on s’en tient à la chronologie d’André-Wilson Ndombet (2009). Par ailleurs, la coïncidence entre l’avènement des médias audiovisuels et l’accession du pays à la souveraineté internationale a fait en sorte que ces derniers soient des acteurs et des témoins de l’évolution socio-politique du pays. Dépassant le caractère élitiste de la presse écrite, la radiodiffusion (1959) et la télévision (1963) ont été rapidement étatisés dès leur naissance (André-Jean Tudesq : 1998, 65). Ces médias audiovisuels ont non seulement consacré le monopole de l’État sur l’information mais ils l’ont également accompagné dans la mission de réalisation de l’unité nationale. Une mission qui fut en théorie portée par le projet de parti unique instauré de 1968 à 1990. Malheureusement durant cette période, les activités médiatiques ont plus œuvré à l’entretien et à la consolidation du pouvoir du père fondateur du Parti Démocratique Gabonais (PDG). N’est-ce pas cette réalité qu’expose Mavoungou Bouyou en parlant de la communication politique télévisée au service de la personnalisation du pouvoir ? (1986). En effet, la majorité des analyses  faites du rôle des médias dans ce contexte font état d’une propagande politique accompagnée d’un contrôle étroit des contenus et d’un usage exclusif des médias au bénéfice des dirigeants (Mavoungou Bouyou : 1986, André-Jean Tudesq : 1998, Sabi Djaboudi : 1999).

Mais ce tableau noir des médias, dit-on, a pris officiellement fin après l’ouverture démocratique de 1990. Si tel est le cas, il est donc important de questionner le nouveau rapport État-Médias. En effet, cette ouverture démocratique a entraîné l’ébranlement du monopole étatique sur les moyens de communication. Le paysage médiatique est vite devenu diversifié avec la venue des médias privés. Dans ce nouveau contexte social et politique, n’est-il pas judicieux de cerner le rapport État et médias en général d’une part et celui d’État et médias de service public d’autre part ?

Le renouveau démocratique, né à la suite des conférences nationales, a contribué à la mise en place des institutions censées veiller au respect de la liberté d’expression, au pluralisme politique et au bon fonctionnement de ce paysage médiatique diversifié. Au Gabon, cela se  concrétisa en 1992 par la création d’un organe de régulation : le Conseil National de la Communication (CNC) devenu Haute Autorité de la Communication (HAC). Malgré un retard dans le secteur audiovisuel, une étude de l’UNESCO sur le développement des médias au Gabon  a dénombré une vingtaine des titres de la presse écrite, une cinquantaine de stations radio, une douzaine de chaînes de télévisions et la réception de plusieurs chaînes satellitaires (2013 : 15). Face à une offre médiatique aussi variée, ne serait-il pas judicieux aujourd’hui d’apprécier le rôle de cet organe de régulation ?

Dans ce même registre, il n’importerait pas également d’examiner la fonction de cet organe dans la problématique générale de médias et propagande ? Celle-ci met en scène le rôle des médias en tant que vecteur d’idéologies (Charlotte Lepri : 2010). Elle s’est illustrée sur le terrain africain par la campagne des médias de la haine ayant conduit au génocide Rwandais (Jean-Pierre Chrétien : 1995). Si l’épisode Rwandais a toujours retenu l’attention de l’opinion au regard du rôle nocif des médias, il demeure qu’il expose, en toile de fond, la question de médias et diversité des peuples et des cultures dans laquelle les missions d’une institution de régulation doivent être mises au goût du jour. Pour mieux s’imprégner de cette situation au Gabon, il convient d’adhérer au constat d’André-Wilson Ndombet suivant lequel : « L’État au Gabon est né sans socle historique ancien […] Sa pluralité de nationalités avec leur altérité culturelle propre constituait un handicap sérieux qui menaçait en permanence l’unité nationale » (2009 : 178). Cette question de l’hétérogénéité des communautés historico-culturelles a été source de nombreux conflits dans plusieurs États africains (Michel Mathien : 2013). Au Gabon, elle n’a jamais cessé de fragiliser le tissu social à chaque échéance électorale. Ainsi, au regard des crises identitaires et du vivre ensemble qui sont persistantes dans la société gabonaise, il serait important  ici de situer les moyens de communication en tant qu’instruments de médiation. Pour ce faire, un questionnement sur le rapport Médias, régulation et diversité culturelle ne peut être que pertinent.

Par ailleurs, les mutations rapides dans le secteur de la communication avec  l’avènement des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) vont être au cœur de plusieurs bouleversements. Ces derniers résulteront de la connexion officielle du Gabon à l’internet en 1997 et de la nouvelle donne drainée par les NTIC dans la société de l’information (Makanga Bala : 1997 : 28). Ces nouvelles technologies entraînent la fin du monopole des médias classiques dans la production et la diffusion de l’information. Dans la majorité des pays africains, ils se sont affirmés comme des outils démocratisant (Alain Kiyindou : 2016). L’arrivée des réseaux sociaux numériques et les événements du « printemps arabe » de 2011 ont accéléré ce processus. Depuis cette date, ces réseaux sociaux, en tête desquels Facebook, se sont révélés comme des médias indépendants, des plateformes alternatives de transmission, d’expression civile et civique. Dans un contexte gabonais où les espaces traditionnels de débats restent restrictifs, ces réseaux ne cessent de s’affirmer comme des tribunes d’expression citoyenne, des espaces d’engagement politique et militant (Marcy Ovoundaga : 2018). S’imposant par les usages politiques et citoyens, ils présentent les attributs d’espace symbolique d’échange discursif et de délibération (Dominique Wolton : 2006). Cependant, à l’heure où l’on parle de l’élargissement de l’espace public grâce à Internet ou à sa reconfiguration (Miège : 2010, Cardon : 2010, Dahlgren : 2010), il conviendrait d’interroger l’impact de ces nouveaux vecteurs médiatico-numériques au Gabon.

Aussi, à la sortie des élections présidentielles de 2016, ces réseaux sociaux numériques ont permis l’émergence d’un cyberactivisme pour l’expression du mécontentement populaire. Et ils ont mis en jeu le rôle d’un journalisme citoyen dans lequel chaque acteur social a le pouvoir de médiatiser les faits politiques, économiques et sociaux. Mais cette fonction expose également le champ de l’information à plusieurs dérives : la prolifération des fake-news et la diffamation. Dans des espaces africains où l’art rumoral est dominant et dans un espace social gabonais où le « Kongossa » a établi un parallélisme parfait avec le rapport à la vérité (Placide Ondo : 2009), ces réseaux ne participent-ils à pas la prédominance d’une post-vérité dans le champ informationnel gabonais ? C’est-à-dire des circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont moins d’influence pour modeler l’opinion publique que des appels à l’émotion et aux opinions personnelles (H. Arendt : 1972). Tout aussi, cet avènement du journalisme citoyen en ligne n’entraine-t-il pas la crise du journalisme professionnel ?

C’est pour répondre à toutes ces préoccupations que nous avons décidé de traiter de la thématique suivante : la communication au Gabon : les moyens de communication au prisme des mutations socio-politiques et des enjeux de gouvernance

L’objectif de cet appel à contribution est de situer les moyens de communication au gré des mutations socio-politiques du Gabon. Notre ambition est d’apprécier, dans un premier temps, le paysage médiatique qui émerge au sortir de l’ouverture démocratique de 1990, de questionner son rapport à l’État et son positionnement vis-à-vis des enjeux démocratiques et socio-culturels. Dans un second temps, il est question de mesurer l’impact des réseaux sociaux numériques en tant que nouvelles plateformes de diffusion d’informations, d’échanges et de débats.

Quatre axes d’études sont retenus. Il s’agit de :

Axe 1 : Les rapports États-Médias

Les questionnements au sein de cet axe thématique doivent s’articuler autour du rapport Médias et État au lendemain de l’ouverture démocratique de 1990. Il serait, par exemple, intéressant de s’interroger sur la nouvelle configuration du paysage médiatique après cette mutation politique. Est-il né une nouvelle politique de la communication et un nouveau mode de gouvernance des médias ? La création d’une institution de régulation a-t-elle participé et/ou participe-t-elle à ancrer les médias publics et privés au sein de ce renouveau démocratique ? Quels rapports se dessinent-ils entre l’État et les médias privés ? Peut-on parler d’une indépendance de ces derniers vis-à-vis des pouvoirs publics ? Qu’en est-il de la mainmise étatique sur les médias du service public ? La situation  des producteurs du contenu dans ces médias a très tôt mis en exergue le profil des journalistes fonctionnaires (Sabi Djaboudi : 1999). Comment ce statut a-t-il évolué et quel est son impact dans les choix éditoriaux des actualités ? Aussi, le contexte gabonais a laissé vite percevoir les tendances d’un État providence en apportant de l’aide financière à la presse écrite. Quels sont les effets de cette providence sur l’indépendance et l’autonomie de cette presse ? Enfin, l’État peut-il réellement soutenir la liberté d’expression et l’indépendance des médias ?

Axe 2 : Médias, régulation et diversité culturelle

Dans cet axe, nous considérons la culture comme étant des expressions symboliques et matérielles qui incarnent la conscience du « soi collectif » et qui sollicite en elles-mêmes la communication avec l’autre et avec l’environnement. Il n y a «  pas de culture sans l’intervention des médias et pas d’identité sans traduction » (A. Mattelart : 2008). Nous questionnons donc ici les médias dans le rôle de médiateur culturel. Au regard de l’hétérogénéité ethnolinguistique du Gabon, comment les médias contribuent-ils à éduquer la société à la culture de la reconnaissance de l’autre et à la cohabitation entre ses diverses cultures ?  Quel est le rôle de l’institution de régulation dans cette entreprise ? Comment positionner les médias dans les différentes crises identitaires qui divisent la société gabonaise en période électorale ? Comment traitent-ils de l’image des étrangers dans leurs contenus ? Participent-ils à la vulgarisation de ces nouveaux marqueurs identitaires de « gabonais de souche » et « gabonais d’adoption » ? Si oui, sous quelles formes ? Et comment se positionnent l’autorité de régulation dans ces problèmes de repli identitaire et de xénophobies ?

Axe 3 : Les réseaux sociaux numériques : espace d’expression citoyenne et démocratique ?

L’une des principales préoccupations ici est de questionner le rôle des réseaux sociaux numériques (Facebook, twitter, WhatsApp…) en tant que nouvelles plateformes de débat public et d’expression citoyenne. Les usages citoyens des réseaux sociaux, en tête desquels Facebook, donnent-ils lieu à l’existence d’un espace de dialogue, de transmission de valeurs démocratiques et d’intervention civique ? (Najjar : 2013 : 28). Peut-on parler des espaces accessibles à tous ou reproduisent-ils des clivages sociaux en termes d’éducation, de couches sociales, de compétence politique et de genre ? Sinon, quelle place occupe la femme gabonaise dans ces nouveaux espaces médiatico-numériques ?

Axe4 : les réseaux sociaux numériques au cœur de la communication politique  et de la  crise du journalisme professionnel au Gabon

L’ambition de cet axe thématique est de cerner l’impact de ces réseaux sociaux numériques sur la communication et l’information. Il s’agira notamment de voir comment les médias traditionnels évoluent au sein de ce nouvel environnement. Il sera également question d’interroger les effets de ces nouveaux espaces médiatico-numériques sur la communication des acteurs politiques. En quoi ces plateformes numériques peuvent être considérées comme des nouveaux lieux, par excellence, d’exercice de la communication politique ? Sinon  quels sont les usages politiques de ces réseaux ? S’ils ont permis l’élargissement de la sphère publique, ils ont également participé à l’essor du « let do it yourself journalism », le journalisme citoyen (Yannick Estienne : 2007), et cela avec les conséquences négatives caractérisées par la prolifération des fake-news. Comment s’opère cette réalité en terre gabonaise où la rumeur est devenue une forme non conventionnelle d’action politique ? (Placide Ondo : 2009 : 76). Cette intronisation des citoyens dans la production de la matière informative ne conduit-elle pas vers cette conception subreptice du journalisme dans laquelle le journaliste professionnel n’a plus son importance ? Que pensent les journalistes gabonais de ce phénomène ? Depuis 2016, cette forme de journalisme citoyen ne met-elle pas en jeu des relents d’un cyberactivisme qui militent pour une société juste ?

Cet appel à contribution s’adresse à des enseignants-chercheurs, docteurs, doctorants, et étudiants en sciences humaines et sociales en général et en sciences de l’information et de la communication en particulier. Il donne également l’opportunité aux praticiens de la communication et aux journalistes d’apporter leurs contributions. Pour ce faire, sur le plan méthodologique, les techniques de recueillement de données devront être d’ordre sociologique et phénoménologique, c’est-à-dire, privilégier, l’analyse du contenu, les questionnaires d’enquêtes, entretiens semi-directifs, observations directes et indirectes, analyses documentaires, les études des cas…

Calendrier

Les propositions d’articles d’un volume de 6000 mots (espaces y compris) sont à soumettre à l’adresse : marcyovoundaga@gmail.com ; communicationgabon1@gmail.com

au plus tard le 20 février 2020.

Elles devront être précédées d’un résumé d’environ 80 à 130 mots.

Les articles seront évalués par un comité scientifique en double aveugle.

  • Notifications aux auteurs : 20 avril 2020
  • Réception des textes finaux : 20 mai 2020
  • Publication de l’ouvrage collectif : été 2020

Consignes d’écritures

La structure des articles se présentera selon les normes de présentation CAMES.

Pour un article qui est une contribution théorique et fondamentale : Titre, Prénom et Nom de l’auteur, Institution d’attache, adresse électronique, Résumé en Français, Mots clés, Abstract, Key words, Introduction (justification du thème, problématique, hypothèses/objectifs scientifiques, approche), Développement articulé, Conclusion, Bibliographie.

Pour un article qui résulte d’une recherche de terrain : Titre, Prénom et Nom de l’auteur, Institution d’attache, adresse électronique, Résumé en Français, Mots clés, Abstract, Key words, Introduction, Méthodologie, Résultats et Discussion, Conclusion, Bibliographie.

Les articulations d’un article, à l’exception de l’introduction, de la conclusion, de la bibliographie, doivent être titrées, et numérotées par des chiffres (exemples : 1. 1.1. ; 1.2 ; 2. 2.2. ; 2.2.1 ; 2.2.2. ; 3. etc.)

Les passages cités sont présentés en romain et entre guillemets. Lorsque la phrase citant et la citation dépassent trois lignes, il faut aller à la ligne, pour présenter la citation (interligne 1) en romain et en retrait, en diminuant la taille de police d’un point.

Les références de citation sont intégrées au texte citant, selon les cas, de la façon suivante :

(Initiale (s) du Prénom ou des Prénoms de l’auteur. Nom de l’Auteur, année de publication, pages citées) ;

Initiale (s) du Prénom ou des Prénoms de l’auteur. Nom de l’Auteur (année de publication, pages citées).

Exemples :

En effet, le but poursuivi par M. Ascher (1998, p. 223), est « d’élargir l’histoire des mathématiques de telle sorte qu’elle acquière une perspective multiculturelle et globale (…), d’accroitre le domaine des mathématiques : alors qu’elle s’est pour l’essentiel occupé du groupe professionnel occidental que l’on appelle les mathématiciens(…)».

Pour dire plus amplement, ce qu’est cette capacité de la société civile, qui dans son déploiement effectif, atteste qu’elle peut porter le développement et l’histoire, S. B. Diagne (1991, p. 2) écrit :

Qu’on ne s’y trompe pas : de toute manière, les populations ont toujours su opposer à la philosophie de l’encadrement et à son volontarisme leurs propres stratégies de contournements. Celles-là, par exemple, sont lisibles dans le dynamisme, ou à tout le moins, dans la créativité dont sait preuve ce que l’on désigne sous le nom de secteur informel et à qui il faudra donner l’appellation positive d’économie populaire.

Le philosophe ivoirien a raison, dans une certaine mesure, de lire, dans ce choc déstabilisateur, le processus du sous-développement. Ainsi qu’il le dit :

Le processus du sous-développement résultant de ce choc est vécu concrètement par les populations concernées comme une crise globale : crise socio-économique (exploitation brutale, chômage permanent, exode accéléré et douloureux), mais aussi crise socio-culturelle et de civilisation traduisant une impréparation socio-historique et une inadaptation des cultures et des comportements humains aux formes de vie imposées par les technologies étrangères. (S. Diakité, 1985, p. 105).

Les sources historiques, les références d’informations orales et les notes explicatives sont numérotées en série continue et présentées en bas de page.

Les divers éléments d’une référence bibliographique sont présentés comme suit :

NOM et Prénom (s) de l’auteur, Année de publication, Zone titre, Lieu de publication, Zone Editeur, pages (p.) occupées par l’article dans la revue ou l’ouvrage collectif.

Dans la zone titre, le titre d’un article est présenté en romain et entre guillemets, celui d’un ouvrage, d’un mémoire ou d’une thèse, d’un rapport, d’une revue ou d’un journal est présenté en italique. Dans la zone Editeur, on indique la Maison d’édition (pour un ouvrage), le Nom et le numéro/volume de la revue (pour un article). Au cas où un ouvrage est une traduction et/ou une réédition, il faut préciser après le titre le nom du traducteur et/ou l’édition (ex : 2nde éd.).

Ne sont présentées dans les références bibliographiques que les références des documents cités. Les références bibliographiques sont présentées par ordre alphabétique des noms d’auteur. Par exemple :

Références bibliographiques

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DIAKITE Sidiki, 1985, Violence technologique et développement. La question africaine du développement, Paris, L’Harmattan.

Comité de rédaction 

  •  Dr Marcy Delsione Ovoundaga
  •  Dr Marina Nziengui Matsanga
  •  Dr Oswald Mihindou
  •  Mboumba Ndembi Delcia
  •  M’boumba M’boumba Riva-Vianney

Comité scientifique

  •  Pr Georice Berthin Madébé, UOB, Libreville
  •  Pr André Wilson Ndombet, UOB, Libreville
  •  Pr Eugénie Eyeang, ENS, Libreville
  •  Pr Benoît Lafon, Université Grenoble Alpes, Grenoble
  •  Dr Akhiate Yassine, Université Mohamed V, Rabat
  •  Dr Amine Ben Messaoud, Université de la Manouba, Tunis

Bibliographie indicative

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Wolton Dominique, 1998, Penser la communication, Paris, Flammarion.

Date(s)

  • Thursday, February 20, 2020

Keywords

  • communication, gouvernance

Contact(s)

  • Marcy Ovoundaga
    courriel : marcyovoundaga [at] gmail [dot] com

Information source

  • Marcy Ovoundaga
    courriel : marcyovoundaga [at] gmail [dot] com

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« La communication au Gabon », Call for papers, Calenda, Published on Tuesday, August 06, 2019, https://calenda.org/657273

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